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Maison de la Photographie / Lille / Hauts-de-France
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Revue de Presse

Nos Revues de presse pour l'année 2020

À Lille, fin de parcours pour la Maison de la Photographie avec une ultime exposition Après 24 ans d’aventures et de découvertes, la Maison de la Photographie de Lille s’apprête à fermer définitivement ses portes. Triste nouvelle, pour le milieu culturel

La culture du Nord et du Pas-de-Calais face aux incertitudes du Covid-19 La culture est touchée de plein fouet par les effets du Covid-19. Et malgré l’intervention du Président de la République mercredi, l’avenir est particulièrement brumeux. Jeudi 23 avril, la Maison de la Photo à Lille a organisé un vernissage. Mais pour respecter les règles en vigueur, celui-ci était… virtuel ! Comme l’exposition : «Insolation», d’Alban Gernigon, se découvre uniquement sur le net… «Nous avons eu une centaine de personnes durant les quarante minutes du vernissage, confie Olivier Spillebout, fondateur de l’institution lilloise en 1997, dont des gens de Stockholm, Rennes ou Arles ! C’était une expérience intéressante. Je pense même refaire un vernissage virtuel toutes les deux ou trois semaines.» Une illustration d’un secteur culturel qui a essayé d’innover pour ne pas se couper totalement de son public, confiné depuis le 17 mars. Plusieurs musées régionaux ont emboîté le pas au Getty Museum de Los Angeles en invitant le public à reproduire des œuvres de leurs collections à domicile; le festival Série Manias a proposé trois conférences en live autour de l'univers des séries ; le festival Waka Waka Dance s’est déporté en ligne, etc. Suite de l'article à lire ici  Nicolas Montard pour Les plats pays du 11 mai 2020  

Lille Actu : La Maison de la Photographie de Lille organise un vernissage virtuel pendant le confinement Pendant le confinement, la Maison de la Photographie de Lille (Nord) organise son premier vernissage virtuel avec des clichés du Lillois Alban Gernigon. Fermée depuis le 16 mars dernier, la Maison de la Photographie de Lille (Nord) cherche des solutions pour rapprocher artistes et visiteurs pendant le confinement. Un vernissage virtuel est donc organisé jeudi 23 avril 2020 avec des photographies du Lillois Alban Gernigon. Une création qui illustra la période actuelle A Lille, comme partout en France, l’activité culturelle est au point mort. Olivier Spillebout, le directeur de la Maison de la Photographie, a donc eu l’idée d’utiliser les moyens de la visioconférence pour réunir les visiteurs autour des photographies de Alban Gernigon. Ce jeune photographe lillois a déjà présenté son travail lors de la projection nocturne au Château de Loos, lors des Transphotographiques 2019. Jeudi, il proposera une nouvelle création, issue de la période de crise sanitaire et du confinement : Insolation. Le vernissage débutera à 19 h 30 et durera une heure. Pendant ce temps, les participants pourront voir défiler les photographies en écran partagé, le photographe commentera et échangera avec eux en direct. Pour participer, il faudra se connecter sur le service de vidéoconférence Zoom : https://us04web.zoom.us/j/78693449840. Puis entrer l’ID de réunion suivant : 786 9344 9840. [embed]https://www.facebook.com/maisonphoto.lille/posts/10157482104538542[/embed]                                             Lille Actu du 22 avril 2020

Il vous reste une dizaine de jours pour profiter des « Voyages dans l’instant » de Raghu Rai, à la Maison de la photo, à Lille. Le photographe indien de Magnum offre une pause paisible dans la vie de son pays-continent. Le tableau, capté dans les années soixante-dix dans une ruelle indienne, fige en noir et blanc et au format panoramique une scène grouillante de vie. Comme si le photographe avait réussi à marquer une pause dans une foule de mouvements que l’on jurerait prêts à repartir. Toute la force de Raghu Rai. Spectateur discret Le photographe de l’Inde, exposé à Paris en fin d’année dernière, est désormais lillois : Raghu Rai, photojournaliste de la prestigieuse agence Magnum, est invité, pour un peu plus d’un mois, à la Maison de la photographie. Fives héberge l’exposition qui accompagne le premier Prix de photographie de l’Académie des beaux-arts – William Klein, récemment remporté par le photographe de 77 ans. À Delhi dans les années soixante comme à Paris en 2019, au plus près de mère Teresa qui prie, le visage plongé dans ses mains ou perdu dans le ballet des anonymes d’une gare de Mumbai, Raghu Rai est ce spectateur discret d’océans de vie. Pour un portrait comme une scène de rue, le photographe travaille au contact de ses sujets et accorde la même netteté à tous les plans. Moments de paix Raghu Rai se promène ainsi dans les lieux et les époques, des inconnus aux célébrités, en noir et blanc pour mieux saisir une âme, ou en couleur pour mieux rendre justice aux lumières de l’Inde. Avec cette capacité, malgré l’immensité de son terrain de jeu, de nous livrer une intimité sincère. De nous offrir de vrais moments de paix dans une tempête de vie. Pierre Rouanet | Voix du Nord 13/02/2020

Nos Revues de presse pour l'année 2019

La Croix du Nord du 16 août 2019 - Jean Michel Stievenard   La photographie n'est pas qu'un objet d'art, ou de collection de souvenirs, elle permet aussi de saisir les mouvements de la société, de s'interroger sur son évolution et d'organiser le débat et la méditation. C'est le sens de l'exposition présentée dans le cadre des Transphotographiques 2019 qui, faute de subventions, multiplie les coopérations souvent heureuses autour de la photo. Ceci faisant plus que jamais un but de visite de cette Maison de la Photographie, localisée dans le quartier de Fives à Lille. Avec le Forum vies mobiles, c'est la mobilité nouvelle qui est questionnée en photo par des artistes et des chercheurs. Au-delà des photographes qui apportent leur contribution à l'exposition, on y trouvera de nombreux extraits de films, des planches de bandes dessinées, (celles de Moebius et de Schuitten notamment), des plans d'architectes (Le Corbusier) des affiches sur les luttes environnementalistes

Venez-vous bouger pour Mobile/Immobile, la nouvelle expo des Transphotographiques Du 15 juin au 15 septembre 2019, le Forum Vies Mobiles investit la Maison de la Photo à l’occasion du festival Les Transphotographiques avec l’exposition Mobile/Immobile, une interrogation sur le rapport au déplacement de nos sociétés humaines. Le moins que l’on puisse dire c’est que cette exposition qui interroge notre besoin de nous déplacer toujours plus important résonne tristement d’actualité dans notre métropole lilloise saturée par la pollution de l’air. Mobile/Immobile est une création du think tank Forum Vies Mobiles ”associant les regards d’artistes contemporains, de chercheurs en sciences sociales et le fonds des Archives nationales”, le tout s’inscrit dans la programmation du festival Transphotographiques (qui court du 4 mai au 27 octobre 2019). En gros pour qu’on vous explique, l’expo se divise comme ceci : Le rez-de-chaussée est consacré aux origines, le développement et les conséquences actuelles de l’ultra-mobilité contemporaine. L’étage se concentre sur les futurs possibles à envisager. On analyse les croquis d’un Paris futuriste imaginé en 1922 par Le Corbusier en passant par un diaporama sur les actuels Néonomades et leurs camions aménagés, jusqu’au film Human Flow réalisé par l’artiste militant Ai WeiWei sur les réfugiés et le rôle de l’accès à internet via smartphone. ‘’La mobilité est au croisement des enjeux sociaux, politiques et écologiques de notre époque’’, cet extrait du texte de présentation de la MDP résume bien la pensée qui articule l’expo. L’exposition se traverse comme une déambulation à travers séries photos, dessins et vidéos, mélange de visions d’artistes et d’études scientifiques. Oui parce que mine de rien, quand on aborde des sujets un poil touchy comme la remise en question des politiques d’accueil des réfugiés, de fichage massif des populations, c’est pas mal d’être certains de ce qu’on avance. A l’étage on se concentre sur les possibles évolutions : ‘’Et demain ? Tous ralentir pour mieux vivre ?’’, la section qui vient finir l’expo apporte plusieurs propositions possibles : l’expansion de la réalité virtuelle comme prochain enjeu majeur dans la dématérialisation de l’humanité, ou encore le ralentissement de nos rythmes de vies comme une invitation à réapprendre à se poser. On récapitule pour le complet pratico-pratique : l’expo Mobile/Immobile, c’est du 15 juin au 15 septembre 2019 à la Maison de la Photo au 28 rue Pierre-Legrand (métro Fives). Concernant les tarots on est sur du 8 euros tarif plein et 5 euros tarif réduit (étudiant.es, chômeurs, seniors). Vozer 18 juin 2019

Trente femmes atteignent l'objectif Exposition II reste quelques jours pour découvrir «30 Under 30 Women Photographers» à la Maison de la photographie de Lille Hommes interdits à la Maison de la photo. Trente photographes et rien que des femmes, telle est l'unité de l'exposition présentée jusqu'à dimanche. «30 Under 30 Women Photographers» est un projet mené entre la Maison de la photo et Artpil, dans le cadre des Transphotographiques, qui a pour volonté d'offrir un regard féminin sur le monde. Et c'est réussi. Brouiller les frontières En présentant chacune plusieurs clichés, les jeunes photographes, venues du monde entier, nous transportent dans des univers radicalement différents. On se pose devant les sujets marginaux de Sophie Green, avant de s'interroger sur les images brouillant les frontières entre imaginaire et réalité d'Evelyn Bencicova. Mention spéciale aux prises de vue très cinématographiques d'Iggy Smalls et à l'univers abstrait de Louise Brunnodottir, qui explore l'homme et son environnement. Ce patchwork entre documentaire, fiction ou esthétique, permet de prouver, si besoin est, que les femmes ont leur mot à dire dans un domaine traditionnellement dominé par la gent masculine. Nicolas Montard, 20 Minutes mai 2019 [caption id="attachment_12480" align="alignleft" width="800"] L'une des photos d'Evelyn Bencicova exposées jusqu'à dimanche.[/caption]

La fin des Mauresques à la Maison de la Photo de Lille Le regard des femmes marocaines revendiqué comme tel, et de leurs prises de position dans un contexte historico-politique plutôt adverse. Nous revenons sur une exposition hélas close à La Maison Photo de Lille parce qu’elle était tout simplement exceptionnelle. Un rappel de ce que furent les femmes marocaines, à la fois comme objet sexuel puis, comme objet esthétique, ou ethnique ; un appel à la conscientisation est lancé dans ces prises de parole multiples afin de faire oeuvre et débat, puis dialogues.   L’exposition Les Marocaines, en questionnant l’image de la femme marocaine dans les représentations anciennes du colonialisme, puis, au seuil des années soixante, celles plus esthétisantes d’Irving Penn, ont payé un lourd tribu au regard masculin. Si Penn a fait preuve d’un immense respect face à cette féminité, il reste pour le Festival l’expression d’un regard masculin extérieur, son regard relevant tout de même d’une forme d’ ethnocentrisme. C’est là un point de départ majeur pour aborder le cheminement des productions plus récentes, voire actuelles, qui ont fondé un combat du retour à la question identitaire et personnelle, dans la critique et le témoignage de ces travaux où un fil rouge s’inscrit remarquablement. Par un chemin global de libération, toute une représentation des femmes, corps et esprit, se trouve non seulement questionnée mais projetée dans cette poétique de la Libération. Poétique de l’éphémère ou de la persistance, de la psyché se dégageant des forclusions de l’Interdit, d’histoires personnelles et de revendications d’un statut différent, de l’évocation des quotidiens dans la résultante des processus répressifs, des éblouissements solaires aux rituels différents initiant ces mouvements de la conscience et de l’être. Tout cela est inscrit presque panoptiquement dans une distance, par un appel au soulèvement de soi et au combat contre l’ordre du monde. En effet le statut des femmes marocaines, par le biais des artistes exposées, répond de l’ idéologie dominante faisant d’elles des objets, fantasmés et réifiés des pouvoirs politico-religieux, sédimentations des interdits, paradoxalement forclusion du voir. Suite de l'article ici Pascal Terme 9 Lives 19 mai 2019 [caption id="attachment_12592" align="alignleft" width="700"] ©Carolle Benitah[/caption]

Fisheye : 30 under 30 women photographers : place à la creation féminine   La Maison de la Photographie de Lille et Artpil se sont associés pour exposer 30 under 30 women photographers au festival des Transphotographiques. Un bel hommage à la jeune création féminine. Focus. Projet fondé en 2010, 30 under 30 women photographers a été présenté pour la première fois au public en 2018, à la galerie Claude Samuel, dans le cadre de Paris Photo, puis à la Maison de la Photographie de Lille. L’édition 2019 s’intègre, jusqu’au 2 juin 2019, dans le festival des Transphotographiques. Un partenariat offrant une visibilité plus importante au projet. Son objectif ? Rendre hommage aux femmes photographes, et leur donner une place dans un monde artistique majoritairement masculin. « Dans le 8e art, la place traditionnelle de la femme est devant l’objectif, déclare la photographe Natalie Dybisz, alias Miss Aniela. Elle y joue le rôle de « regardé », tandis que l’homme regarde. » En mêlant différentes approches du médium – de la mode à la street photography en passant par le photojournalisme – 30 under 30 women photographers donne à voir la complexité de la jeune création féminine. L’exposition présente des artistes défiant la tradition et créant leur propre représentation visuelle. Réinventer le médium Isabelle Ha Eav, photographe française diplômée de l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles s’inspire de la littérature et de la philosophie pour réaliser des œuvres à la croisée des arts. En jouant avec les ombres, les corps et les mots, l’artiste construit un univers mystérieux et explore la notion de réalité. Ses modèles, souvent anonymes, ou dissimulés dans un paysage obscur, semblent représenter l’étrangeté de l’être humain. Les phrases qui remplissent leurs silhouettes se lisent alors comme des énigmes, tentant de donner du sens à notre existence. Artiste d’origine polonaise, Maria Gawryluk a d’abord étudié la peinture à l’Académie des Beaux-Arts Jan Matejko. Passionnée par la photographie de mode, elle capture les instants « indésirables » des shootings, les détails rejetés par les mannequins durant les séances. En sublimant la maladresse du quotidien, la photographe présente une nouvelle image des femmes et de la beauté. Sublimés par des teintes picturales, ses clichés à la fois insolites et poétiques réinventent l’image de mode. Née à Caracas, Fabiola Ferrero est photographe et journaliste. Engagée, elle s’attache à représenter les traumatismes collectifs vécus par les sociétés, notamment dans sa ville de naissance, l’une des métropoles les plus dangereuses au monde. Mélancoliques et poignantes, ses images donnent à voir la souffrance, la peur et l’espoir parfois faiblissant des peuples d’Amérique latine. Un travail d’une grande maturité sur la condition humaine, qui a séduit de grands journaux, comme le Times, le Wall Street Journal ou encore Le Monde. Les trente femmes retenues par 30 under 30 women photographers illustrent l’incroyable énergie de la jeune photographie. En mélangeant différents procédés et esthétiques, ces artistes donnent un nouveau souffle à la création photographique. Lou Tsatsas pour Fisheye Magazine

Les Marocaines au centre d’une nouvelle expo à la Maison de la Photo A Fives, la Maison de la Photo met l’accent sur la représentation des femmes au Maroc de l’imagerie coloniale à nos jours. ‘’Du regard de l’autre au regard sur soi …’’, l’exposition, pensée par Nathalie Locatelli, présente des artistes dont la majorité sont des femmes, militantes visuelles pour la libération du corps féminin. Si votre dada c’est plutôt la photo que l’art contemporain, on vous conseille cette très belle exposition qui se saisit d’un sujet épineux à aborder dans la culture du Maghreb. On commence par rappeler au visiteur que le corps de la femme est un terrain de domination et un enjeu de pouvoir avec des ”cartes postales” de l’époque coloniale où se forgent les premiers fantasmes autour de la figure de la femme Arabe. A ces visions du passé, on fait correspondre celles du présent, plus expérimentales, comme les séries d’Houda Kabbaj où les formes du corps féminin sont superposées à celles de la Nature. Toute la jeune génération d’artistes marocains se fait également entendre avec des œuvres plus engagées sur le terrain de la (re)conquête du corps de la femme par des femmes, de son appropriation dans l’art pour servir son émancipation comme le suggère les clichés de Rim Battal. Vozer 26 avril 2019

Grand Lille TV : Les Marocaines A Lille, la Maison de la Photographie présente « Les Marocaines : du regard de l’autre au regard sur soi ». Une exposition propose une déambulation visuelle de la représentation de la femme marocaine à travers la photographie. Treize artistes marocaines participent à l’événement. Au programme : une centaine de photos qui donne à voir une rétrospective de près d’un siècle de photographies allant de la carte postale datant de l’époque du colonialisme à la photographie contemporaine avec le travail des premières artistes marocaines, à l’image de Yasmina Bouziane au début des années 90. Ces travaux ont fait passer l’image du corps de la femme marocaine d’objet à sujet. Parmi les autres artistes qui exposent : Rim Battal. Née à Casablanca, elle fait partie de la nouvelle scène artistique marocaine. Elle présente une série de photographies intitulée « No man’s land ». L’artiste a rencontré des femmes qui se sentent oppressées par la société et les institutions. Elles ont toutes accepté de se confier, de se dénuder et d’utiliser leur corps pour s’affirmer.

Fives Exposition «memymom», née de la complicité d’une fille et de sa mère Ce concept artistique a débuté en 2004 entre deux photographes autodidactes vivant à Bruxelles. L’exposition présente donc la complicité d’une mère et de sa fille (me and my mom), une exposition coproduite par le Musée de la Photographie à Charleroi. Ce qui n’était au départ qu’un jeu entre elles : la jeune fille s’habillant avec les vêtements de sa mère et jouant à la grande personne devant l’appareil, s’est transformée en véritable projet artistique. « J’ai commencé comme tous les parents, à photographier mes enfants pour des portraits de famille, des photos rien que pour nous. Rapidement, mes deux fils se sont lassés mais Lisa a continué à accepter de jouer devant l’objectif  » a souligné l’artiste Marilène Coolens. «  J’ai travaillé auparavant avec d’autres artistes mais c’est ce projet qui nous a introduits comme duo mère et fille  ». Trois chapitres composent la visite : la forme d’archive familiale, qui prend ensuite un autre aspect « memymom » contraction de « me and my mom », la série The Digital Décade qui témoigne de la volonté de créer des tableaux à contenu plus volontiers symboliques et enfin, la série Somewhere Under The Rainbow 2016 encore en cours qui évoque, dans des décors à Bruxelles et de voyages à l’étranger, l’ambiance de films. À l’entrée de la galerie, on peut également découvrir les travaux de deux artistes de la région, « Black Soul » de Guillaume d’Hubert et « In silentio » de Michel Nguie. Exposition visible jusqu’au 7 avril. Entrée : 8€ / 5€ tarif réduit (Plus de 65 ans, famille nombreuse, étudiant, demandeur d’emploi, Groupes). Gratuit : Moins de 8 ans (individuel), bénéficiaire du RSA, personne à mobilité réduite, accompagnateur de groupe. La Maison de la Photographie 28 rue Pierre-Legrand à Fives-Lille 03 20 33 00 22 Co.C. (Clp) Voix du Nord 22/03/2019  

L’exposition memymom à la Maison photo de Lille Rencontre avec Lisa de Boeck Jusqu’au 7 avril, la Maison de la Photographie de Lille présente l’exposition memymom, un concept artistique photographique formé par un duo familial composé de Lisa de Boeck & Marilène Coolens. Mère et fille ont créé une importante archive photographique. Nous avons rencontré la fille, Lisa de Boeck pour nous parler de ce projet hors norme qui s’étale sur plus de 3 décennies. 9 Lives : Pouvez-vous nous raconter la genèse de ce projet et son évolution qui dure depuis presque 30 ans ? Quand j’étais enfant, ma mère, Marilène était professeure de sport et travaillait donc beaucoup avec les jeunes. Elle leur apprenait à s’exprimer et elle faisait la même chose avec nous (mes deux frères Thomas, Michaël et moi). Elle nous stimulait dans notre expression, ce qui nous amusait beaucoup. Mais en général, mes parents Marilène et Jo de Boeck nous ont introduit dans leur monde. Leurs amis artistes comme par exemple Arno et leurs centres d’intérêts nous ont construit : les films, la photographie, la musique et le voyage… Nous sommes par exemple allés à New York et à Arles. Cette expérience arlésienne m’a beaucoup marquée, depuis lorsque je retourne en France, j’essaye d’y retourner !
 Ce sont des choses qui m’ont touchées étant enfant. A six ans, ma mère m’a ramené de New York le livre de Cindy Sherman, j’ai adoré regarder les images. Pour moi elles exprimaient beaucoup plus que les mots. Le monde de Twin Peaks de David Lynch, c’est aussi un monde d’images qui a marqué mon enfance. Et voilà, comme beaucoup de parents, ma mère prenait ses enfants en photo, mes frères aussi au début, mais très vite c’est devenu notre espace rien qu’à nous, si bien que nous nous sommes – ma mère et moi – constituées une archive argentique. C’était un jeu très spontané entre nous. Quand j’avais 16 ans, mon père est mort et ça a été une énorme rupture pour nous tous. 
Nous avons stoppé notre jeu photographique et ne l’avons repris que deux ans plus tard avec l’éclosion du numérique. Cette innovation rendait notre jeu d’autant plus intéressant. Quand nous avons commencé, il y avait énormément de limitations techniques, une pellicule avait un nombre de prises de vue limité ! L’arrivée du numérique a tout bousculé, il n’y avait plus de barrières et c’est à partir de ce moment là que je me suis mise à photographier moi aussi. Dans notre chapitre « The Digital Decade » on ne montre que notre travail à partir de 2010, mais avant cela il y a eu six ans d’expérimentation. A l’époque on ne se rendait pas compte que ce serait possible de réaliser une exposition. Je publiais seulement quelques photos sur un blog, mais quand j’y repense nos proches étaient déjà enthousiastes ! Ensuite nous avons acheté un ordinateur et commencé à faire des retouches sur Photoshop. Ca nous a beaucoup amusé. Notre côté autodidacte est très important ici, on était totalement libres. 9 Lives : Votre mère a commencé à

La Maison de la photographie accueille l’exposition « Memymom » La Maison de la photo de Lille (Nord) frémit encore

Nos Revues de presse pour l'année 2018

30 Under 30 Women Photographers Interview d’Olivier Spillebout et Maeva Lecoq sur WEO TV dans le cadre de l’exposition collective 30 Under 30 Women Photographers.

VOZER : Yann Arthus Bertrand, direction FIVES

Yann Arthus-Bertrand expose à la Maison de la Photo à Lille

Étienne Daho et son exposition snobés par la majorité municipale lilloise Les relations sont tendues entre la ville de Lille et la Maison de la photographie. Est-ce une raison suffisante pour expliquer qu’il n’y ait pas eu un seul élu de la majorité, samedi, pour accueillir le chantre de la pop à la française ? David Hugoo et François Kinget (Un autre Lille) ou encore Christophe Itier (LREM) étaient, samedi, à la Maison de la photographie à Fives, pour le vernissage de l’expo Daho l’aime pop, en présence du chanteur et photographe. Mais ils n’y ont croisé aucun membre de la majorité municipale. « Nous n’avons pas reçu d’invitation officielle, assure Arnaud Deslandes, le directeur de cabinet de Martine Aubry. Simplement un mail il y a trois ou quatre semaines. » Une démarche très courtoise et précise Ce courrier électronique pouvait-il être lu autrement que comme une invitation officielle ? Non, crie Olivier Spillebout, le patron de la Maison de la photo. « Un mail a été adressé au cabinet de Martine Aubry, avec copie à l’adjointe à la Culture et aux services. Ce mail a bien été reçu par les intéressés. On nous a répondu. Il proposait même que l’heure soit fixée à la convenance du maire. Cette démarche très courtoise et précise a été faite auprès des quatre financeurs des Transphotographiques mi-avril : la ville, la Métropole européenne de Lille, le Département et la Région. Ensuite, le carton d’invitation au vernissage privé a été adressé, début mai, à tous les élus de la ville, de la MEL, du Département et de la Région. Soit environ 375 emails. La MEL, le Département et la Région ont répondu par écrit sur les représentations ou excuses. Concernant la ville, on nous a indiqué que la réponse était en attente, puis nous n’avons pas eu d’autres nouvelles. » L’expo Daho l’aime pop est organisée dans le cadre des Transphotographiques, une édition 2018 financée à hauteur de 30 000 € par la ville de Lille (*). Le prix pour ne pas aller aux vernissages de la Maison de la photo ? Chacun se fera son avis. Ce jour-là, Christophe Itier a bu du petit lait. Il a même demandé (via Twitter), puisqu’« aucun élu de la majorité n’a rendu hommage à cet immense artiste » que des excuses lui soient envoyées. Emmanuel Crapet, Voix du Nord 21 mai 2018          

Cette pop française qui a tapé dans l’œil d’Étienne Daho Le chanteur était à la Maison de la photographie, ce samedi après-midi, pour l’inauguration de l’expo « Daho l’aime pop ». Des images d’archives et des photos à lui. Soixante-dix ans d’histoire en deux cents clichés. Benjamin Biolay a dit en sortant de l’exposition à la Philharmonie : « Ça donne envie de faire de la musique. » C’est Étienne Daho qui raconte l’anecdote, ce samedi après-midi, à Lille : « On ne pouvait pas me faire plus beau compliment. » L’expo Daho l’aime pop n’est plus à Paris mais à la Maison de la photographie. Pour donner corps, jusqu’à la mi-juillet, à la nouvelle édition des Transphotographiques. Avec Daho l’aime pop, l’artiste donne à voir l’histoire de la french pop. Pas loin de soixante-dix ans de chansons françaises et près de deux cents clichés. Étienne Daho partage ses coups de cœur : pour Kat Onoma ou encore pour Jad Wio. Étienne Daho interroge : « Charles Trénet (qui ouvre le bal) ne serait-il pas le premier des chanteurs pop ? » Étienne Daho couche sur papier glacé des insouciances et des photogénies. D’un cliché à l’autre, on reconnaît Dashiell Hedayat, Françoise Hardy, Bérurier Noir, Véronique Sanson, les Rita Mitsouko, Gainsbourg… Qu’ils aient fait un seul disque ou qu’ils aient vendu des centaines de milliers d’albums, Daho leur fait prendre la lumière de la même façon. Toute l’élégance du travail réside aussi dans cette capacité-là. Un Rolleiflex en cadeau pour ses 11 ans Tout est évidemment bien mis en scène, mais ça prend une autre dimension quand c’est Daho qui raconte et qui partage sa play list. Avec cette voix qui renvoie aux Heures hindoues ou aux Voyages immobiles. Le parcours n’est pas que visuel. Il s’écoute aussi. L’histoire d’Étienne Daho avec la photo commence quand il a 11 ans lorsque son oncle lui offre un Rolleiflex. Il photographie ses potes, des pochettes d’albums. « Au lycée, j’étais responsable du club photos. » Dans cette expo, il ne présente que quelques photos à lui. Au « Daholab », se retrouvent Lescop, Lou Lesage, Pérez, l’Impératrice. Daho les aime parce qu’ils sont pop. Is This

Lille Antanas Sutkus, un humaniste au temps des Soviets La Maison de la photo expose, jusqu’en avril, de nombreux tirages du maître balte, célèbre sous nos latitudes pour son portrait de Sartre. Le passionnant travail de Sutkus dans la Lituanie soviétique témoigne du quotidien du peuple balte, dans la veine de la photographie humaniste. Tout le monde connaît Antanas Sutkus, 78 ans. Souvent sans le savoir. Le photographe lituanien, dont le nom est inconnu du profane, est l’auteur d’une photo gravée dans l’inconscient collectif : Jean-Paul Sartre, de trois-quarts dos, sur un fond vaporeux, voûté comme en lutte contre une force invisible. Cette image puissante, dont Libération fit une Une célèbre, on ne la verra pas à la Maison de la photo. L’expo ici montrée, venue du Château d’eau à Toulouse, est d’une autre nature. Elle s’attache au grand travail mené par le photographe, dont le credo tient dans l’intitulé d’une de ses premières séries : « Le peuple lituanien. » « Chaque homme est important » Et il est partout dans l’accrochage fivois, ce petit peuple de la Lituanie soviétique, celui des chantiers navals, des arrêts de bus, des fermes collectives, des grands ensembles comme du vieux Vilnius. Le peuple de la rue. « Pour lui, le temps photographique est comme la respiration, a écrit Margarita Matulyté, citée par l’expo. Chaque moment est important, chaque homme croisé dans la rue est important. » Malgré la férule de l’URSS, on cherchera en vain l’influence du réalisme socialiste dans les visages saisis par le maître balte. Nulle idéalisation chez celui qui emprunte davantage à la photographie humaniste, et déclenche « sans réfléchir », « comme s’il était amoureux ». Dans ce quotidien sans artifices, femmes et enfants se taillent la part du lion. Les premières sont des lavandières qui sèchent leur linge, des ouvrières en train de tracer une route, des élégantes en équilibre sur un trottoir ou une serveuse en pause clope. Les seconds montent des vélos trop grands pour eux, jouent au pied de maisons fissurées, étreignent une main protectrice, quand ils ne s’assoupissent pas au cimetière. L’URSS en toile de fond Pionniers, fermes collectives, villages des travailleurs : la domination soviétique transparaît sur les vibrants clichés de Sutkus. Mais en arrière-plan. On tombe sur des photos de Lénine et Brejnev, mais brandies par des manifestantes parcheminées. Il y a bien un autre cliché de Lénine : sa statue, déboulonnée à Vilnius en 1991. De la main, Vladimir Ilitch Oulianov désigne l’horizon. Mais la grue, inexorablement, le tire en arrière. À voir en parallèle, l’expo Rêves de banlieue, de l’Américaine Beth Yarnelle Edwards, qui met en scène la classe moyenne des banlieues. Sébastien Bergès Voix du Nord du 06/02/2018  

Nos Revues de presse pour l'année 2017

Grand Lille TV : Les 20 ans de la Maison Photo à l'occasion des 20 ans de la Maison Photo (1997-2017), Adrien Degand répond à Grand Lille TV

Catherine Balet, Remise au Point Créer une oeuvre originale avec des copies ? C’est le défi lancé par Catherine Balet. Réussi, pour le coup. A travers Looking for the Masters in Ricardo’s Golden Shoes, la Française revisite 176 ans de l’histoire de la photographie, en reproduisant méticuleusement une centaine de clichés iconiques.   Au premier coup d’œil, l’exposition ressemble à une anthologie de la photographie somme toute “classique”. Impressionnante, d’ailleurs. On trouve à la Maison de la Photographie de Lille des clichés de Weegee, Capa, William Klein, le portrait de George Sand par Nadar ou cette pose d’Yves Saint Laurent nu, magnifiée par Jeanloup Sieff…. Mais à bien y regarder, quelque-chose cloche : le modèle est toujours le même ! En l’occurrence, un dandy de 77 ans au regard malicieux (que Denis Brogniart qualifierait sans doute d’« alerte ») et chaussé de souliers dorés (signés Dries Van Noten). Il s’agit de Ricardo Martinez Paz, un styliste argentin dont la ressemblance avec Pablo Picasso demeure troublante. En particulier dans ce remake de la célèbre image de Doisneau, représentant le génie espagnol en marinière avec des petits pains en guise de doigts (1952). « Cela fait 20 ans que nous nous connaissons, explique Catherine Balet. On a commencé ce projet lors des rencontres d’Arles en 2013, ce fut notre premier détournement ». Ce qui n’était au départ qu’un simple jeu est devenu une série de 120 pièces. Il aura fallu près de trois ans pour l’achever. Il faut dire que ces reproductions ont été façonnées avec un souci du détail confondant. Esprit « L’idée était de restituer au plus près de l’esprit de l’original. Mes créations sont parfois presque identiques, d’autres fois moins. Mais je me suis rendue compte que chaque élément contribuait à la force de ces compositions ». Telle cette copie du Petit parisien de Willy Ronis (1952), montrant un garçonnet courant sur le trottoir avec une baguette sous le bras. « On en a fait cuire une mesurant 1,80 mètre pour respecter les proportions, et j’ai pris la photo debout sur un escabeau afin que Ricardo paraisse plus petit ». Il fallait aussi retrouver les lieux exacts où avaient été immortalisés ces chefs-d’oeuvre, essentiellement à Paris. « Pour cela j’ai utilisé Google Street View ». S’agissait-il de réemployer les techniques des maîtres ? « Non, je me suis servie du même appareil pour chaque prise, ensuite il y a eu beaucoup de postproduction. Pour moi Photoshop est un outil fantastique, me permettant de peindre avec la lumière, de retrouver le grain de la photo, la douceur de certains textiles… ».   Actors Studio Pour autant, ce travail s’apparente parfois à celui d’un plasticien. Par exemple pour exécuter cette réplique du premier autoportrait de l’histoire du 8e art, signé en 1839 par Robert Cornelius. « Ce fut un boulot énorme. Il y a eu une première retouche sur Photoshop, ensuite je l’ai imprimée sur du métal, grattée, peinte… ». Saluons enfin les qualités d’acteur de Ricardo, qui teinte ce parcours d’humour, voire de tristesse, comme dans cette imitation du Young Man in Curlers at Home… de Diane Arbus (1966), dans laquelle il traduit toute la

Les 20 ans de la Maison Photo / Catherine Balet / DEBUTS / SEEN / Peter Lindbergh Présentation par Olivier Spillebout des expos du 20 ème Anniversaire de la Maison de la Photographie sur France 3 Nord Pas-de-Calais Un grand merci à Martin Igier, Céline Rousseaux et toutes les équipes de France 3 qui nous soutiennent depuis 20 ans !

Pour ses 20 ans, la Maison de la photo s’offre une double expo La Maison de la photo de Lille ? Une usine désaffectée, achetée à vil prix, dans un quartier populaire et coupée du centre-ville par le périph’. Ça, c’était avant. Aujourd’hui, rue Pierre-Legrand, le quartier est toujours aussi populaire, le périph’ toujours aussi bruyant, mais l’usine, par la grâce d’un baiser d’Olivier Spillebout, le directeur, s’est transformée en un temple de la photo, chic et à l’ambiance feutrée. Vingt ans se sont écoulés, donc, entre les sacs de gravats de l’usine et les cimaises invisibles. Alors la Maison de la photo s’est offert un cadeau. Qu’elle partage, jusqu’au 21 janvier : Catherine Balet, photographe française, et les lauréats du festival DEBUTS, de jeunes Polonais, exposent. Iconiques La première s’est amusée avec une vraie malice et un infini sens du détail à se réapproprier 120 photographies, parmi les plus iconiques du huitième art. On le sent, elle s’est amusée avec sa « muse », Ricardo, un ami argentin, modèle protéiforme, star sur chaque photo. « On a commencé pour le fun, lors des Rencontres photo d’Arles, en 2013, à reproduire avec Ricardo les photos que nous aimions. » Quelques clichés postés sur Facebook, un succès fou et l’idée d’aller plus loin. [caption id="attachment_12513" align="alignnone" width="689"] Catherine Balet s’est amusée avec une vraie malice et un infini sens du détail à se réapproprier 120 photographies parmi les plus iconiques du huitième art.[/caption] À l’étage, c’est le talent de jeunes Polonais, lauréats du festival DEBUTS, vingt noms, vingt univers, comme celui de Lukasz Szamalek, trentenaire dont les œuvres sobres forment autant de tableaux à l’équilibre subtil. On aime aussi la géométrie parfaite des clichés de Cyganik comme le sépia et la délicatesse de Cichoszewska. Vous avez jusqu’au 21 janvier, vacances incluses, pour désigner vos propres chouchous. Sami Chebah Voix du Nord du 15 décembre 2017 Catherine Balet, « Looking for the masters in Ricardo’s golden shoes », et DEBUTS, jusqu’au 21 janvier, à la Maison de la photo de Lille, 28, rue Pierre-Legrand. Tél. 0320052929. Ouvert du jeudi au vendredi de 10 h à 18 h, samedi et dimanche de 14 h à 18 h. 8/5 €.  

Vincent Perez à la Maison de la photographie, face à la forte personnalité des Parisiens et des Russes Dans le quartier Château rouge, à Paris, ou en Russie, le photographe et comédien suisse Vincent Perez croise des gens et les fait poser. À Lille jusqu’au 30 novembre, comme il l’avait fait dans la capitale, à la Maison européenne de la photographie, il rassemble ses « Identités ». « J’envie ceux qui sont rattachés à une identité claire et forte, et, en même temps, j’aime être en dehors de tout », écrit le photographe et comédien suisse Vincent Perez, né de père espagnol et de mère allemande. S’il a beaucoup vécu en France, il se sent citoyen du monde et voyage énormément. Il s’interroge ainsi sur sa propre identité. À la Maison de la photographie, à Lille, il donne de « ces identités claires et fortes  » une image haute en couleur, d’une netteté absolue. Il aborde des personnes au hasard, puis les place sous son objectif. Deux séries sont ainsi confrontées, celle des Parisiens et celle des Russes. Dans les deux cas, les individus posent de manière frontale, et, la plupart du temps, nous regardent droit dans les yeux. Dans le quartier Château rouge, sans doute à l’occasion d’un mariage, mais pas uniquement, Vincent Perez a fait le portrait d’Africains aux vêtements élégants et extrêmement colorés. Ceux-ci traduisent une joie de vivre. Et une dignité. Car, parfois, le regard est dur, il défie, il s’abîme dans la tristesse ou dans l’absence. En face, les Russes ont des fringues plus ordinaires, il se dégage d’eux bien plus d’amertume et de souffrance, une sorte d’effondrement de l’être, de folie qui affleure. Les mariés ressemblent à des fantômes dressés pour ne pas être engloutis par les tentures, un beau vieillard au regard bienveillant se tient de guingois, un clown halluciné côtoie un athlète ambigu dont la poitrine émerge sensuellement du noir. Gazelle fuyant vers un miroir, opulente jeune femme à la robe psychédélique, vieille Slave aux mains si crispées qu’elles hurlent de douleur, ancien combattant aux médailles clinquantes, tous dévisagent l’objectif de façon très droite, et Vincent Perez capte, au-delà de leur identité, leur expressive singularité. Ils disent une joie de vivre. Et une dignité. Parfois, le regard est dur, il défie, il s’abîme dans la tristesse ou l’absence. [caption id="attachment_11199" align="alignleft" width="800"] Portrait de la série « Les Parisiens », ceux du quartier Château rouge.[/caption]

Vernissage de l'expo IDENTITES par Vincent Perez à la Maison de la Photographie de Lille

France 3 : Vincent Perez au JT Vincent Perez était l'invité du Journal Télévisé de France 3 à l'occasion de son exposition "Identités" à la Maison de la Photographie de Lille

Rétrospective 20 ans de la Maison photo > Grand boulevard Mouvaux Vendredi soir a été inaugurée une exposition photos sur le Grand-Boulevard, en partenariat avec la Maison de la Photographie (Lille), qui fête ses 20 ans en présentant une rétrospective de photos d'artistes de renommée internationale. Jade Roch. coordinatrice à la Maison de la photographie, s'est réjouie du résultat. « Les prises de vues ainsi expos.s, sur des grands panneaux le long de la piste cyclable sont vraiment bien mises en valeur Cette opération s'inscrit dans la continuité, et c'est aussi une façon de remercier les artistes qui ont exposé chez Nous ». « L'exposition du siècle pour les photographes qui exposent, a déclaré Éric Durand, maire, car étant donné le nombre voitures gui passent sur ce boulevard, ça fa, un nombre de visiteurs important La Maison de la Photographie, lieu de rencontre autour de l'art visuel, accueille tout au long de l'année des expositions. des débats. des événements. et se veut être un véritable support pour la diffusion artistique sur le territoire et la création régionale. L'exposition est à voir jusqu'au 11 novembre

Vernissage Antoine Rose & Lucie Linder

Preparation Vernissage Antoine Rose et Lucie Linder

Nos Revues de presse pour l'année 2016

Interview de l'artiste Julian Lennon à la Maison de la Photographie

“Horizon”, l'expo de Julian Lennon à la Maison de la photo à Lille Après des début "timides" dans le cinéma et la musique, Julian Lennon fils de John Lennon et de Cynthia s'investit corps et âme dans la photo. Un univers artistique bouleversant souvent inspiré par l'Afrique. C'est un homme au nom célèbre qui a voulu et réussi à se faire un prénom, Julian. Facétieux et presque timide, toujours entre deux avions entre deux photographies

À la Maison de la photo à Lille, Julian Lennon imagine un nouvel horizon pour l’Afrique Exposée pour la première fois en France, la série photographique « Horizon », réalisée par Julian Lennon (fils de) au Kenya et en Éthiopie, saisi les grands paysages et les visages de cette partie de l’Afrique. Elle est visible jusqu’au 6 mars à Lille. Difficile, avec un tel nom, de ne pas penser à Dieu le père. Même si, comme il le dit poliment en interview, « ce n’est pas le sujet ici ». Julian Lennon, 52 ans, inaugurait mercredi soir, à La maison de la photo de Lille, sa nouvelle expo. Baptisée « Horizon », la série d’une vingtaine de poses, dévoilée en France pour la première fois, a rameuté de nombreux spectateurs. De New-York à Lille Présent également, le premier adjoint au maire, Pierre de Saintignon a salué une « magnifique expo qui présente les visages du Kenya et de l’Éthiopie ». Pris durant ses séjours humanitaires en Afrique, avec sa fondation « The white feather » (qui œuvre pour l’accès à l’eau potable), ces clichés dressent le portrait de terres arides à perte de vue et de leurs habitants, côtoyés droit dans les yeux. «  Je ne comptais pas en faire une exposition à l’origine, explique l’artiste. Il s’agissait simplement de photos prises sur le vif avec mon ONG. Mais lorsque je suis rentré chez moi, ensuite, beaucoup de ces images, tous ces grands paysages et ces gens, me sont revenus en tête… Et j’ai décidé d’en faire une sélection pour les montrer.  » De New York, où il expose (à la galerie Emmanuel Fremin), Julian Lennon, qui voyage beaucoup et multiplie les expériences artistiques, se retrouve aujourd’hui à Lille, fièrement accueilli par Olivier Spillebout, directeur de la Maison de la photo : « Je l’ai rencontré par un concours de circonstances, grâce à Emmanuel (à New York), confie-t-il. Son exposition porte d’abord un message humaniste et fait venir du monde ici grâce à lui. Cela permet aussi de faire découvrir de jeunes artistes également exposés, comme les lauréats du Prix Lens’Art photographic. » La Voix du Nord du 12/02/2016  

Nos Revues de presse pour l'année 2015

À la Maison de la photo, l’odyssée de l’espace de Maia Flore et Guillaume Martial La Maison de la photo expose, jusqu’au 30 décembre, Maia Flore et Guillaume Martial, lauréats 2015 du 20e prix HSBC pour la photographie. Deux artistes qui aiment à capter et habiter simultanément l’espace, de part et d’autre de l’objectif. La chevelure rousse de Maia Flore est magnifique. Il vaut mieux : elle est de toutes les photos de l’artiste de 27 ans. Cascadant sur des escaliers (la série Home), prise dans les branches d’un arbre délavé par l’aube (Situations) ou suspendue dans les airs (planantes Sleep Elevations). Des invitations à la rêverie sublimées par des compositions, des cadrages et des couleurs léchés, tellement qu’on songe par moments à l’onirisme vaporeux des pubs pour parfum. « Le réel n’existe pas, il faut le fabriquer » Reste ces troublantes Morning sculptures, lits défaits par le petit matin et modelés telle de l’argile par Maia Flore, ici une poupée de chiffon, là une mariée, ailleurs (peut-être) un Barbapapa ou un prisonnier d’Abou Ghraib. « Pour Maia Flore, le réel n’existe pas, il faut le fabriquer », écrit François Cheval, directeur artistique de ce prix HSBC. La clé de ces dimensions parallèles est parfois bien cachée. Moitié M. Hulot, moitié Buster Keaton Les décors hantés par Guillaume Martial s’avèrent plus prosaïques. Une aire de jeux désertée, une citerne en béton, un chantier de construction. Dans les replis atones des villes, le trentenaire promène ses fines moustaches, sa silhouette et son sens burlesque. Moitié M. Hulot (l’échalas égaré dans le modernisme), moitié Buster Keaton (le corps prolixe), l’ex-patineur excelle à révéler la poésie enfouie d’un mur sans âme ou d’un toit triangulaire. La géométrie l’épanouit. On l’avait déjà aperçu dans France(s) territoire liquide, passé par le Tri Postal en 2014. On est ravi de le retrouver dans ce très bel accrochage. La Voix du Nord | 15/12/2015  

Detroit décomposé et recomposé sous le regard de deux photographes Une ville, deux regards. Avec « Detroit : décomposition - recomposition », la Maison de la photographie juxtapose deux visions de celle qu’on appelait Motown, ville phare de l’industrie automobile américaine affreusement touchée par la crise. Une donnée pour mesurer l’étendue des dégâts : en cinquante ans, Detroit a perdu les trois quarts de ses habitants et n’en compte plus que 700 000 aujourd’hui. L’Américaine Sara Jane Boyers est allée à leur rencontre, en même temps que sur les traces de son père. Née à Detroit mais californienne depuis l’âge d’un an, la photographe a commencé son travail en janvier 2011, «  au moment où la ville était au plus bas ». Elle a pourtant fixé la vie et des motifs d’espérer entre les beaux édifices en ruines, ces gens du Midwest « très gentils », les fermes communautaires. « Oui, je pense que je suis optimiste pour Detroit. J’ai vu des citoyens qui étaient ensemble pour la reconstruire. » Ville de tous les maux Le Français Guillaume Rivière, lui, nous montre Detroit comme la ville de tous les maux dont il semble penser qu’elle ne se relèvera pas. Les chapitres de sa série donnent le ton : « Institutions en faillite », « Usines en déroute », « Architecture en sursis », « Théâtres en vacances », « Hôtels en déshérence », etc. Mais au-delà de ses clichés plus nuancés que le « ruin porn » en vogue, c’est cette phrase qui fait froid dans le dos : « La nourriture est le problème numéro un de Detroit. » Dans le cadre de lille3000 Renaissance. Jusqu’au 25 octobre, les jeudi et vendredi de 10 h à 18 h, le week-end de 14 h à 18 h. Visites guidées le week-end à 16 h, Maison de la photographie, 28, rue Pierre-Legrand, Lille. 5/3€. Tél. : 03 20 05 29 29. La Voix du Nord du 01/10/2015

Grand Lille TV : La Renaissance de Detroit Photographies de Sara Jane Boyers et Guillaume Rivière

En 80 photos, vue imprenable sur le logement social La Maison de la photographie expose jusqu’au 26 juillet les travaux des cinq photographes du collectif TempsMachine commandés par le réseau Habitat en région. Chacun à sa manière, ils portent un regard neuf sur les gens, les habitations, les quartiers. « Un peu plus loin, vers les maisons », il y a Marie-Louise, qui peigne son petit chien à la résidence Églantine de Tourlaville. Flore l’étudiante, assise dans la verdure en bas de chez elle à Douai. Nicole et sa vue imprenable sur le parc de la Citadelle à Lille

Exposition du collectif Temps Machines pour une commande de Habitat en Région

Ce week-end, la Melting art gallery investit la Maison de la photo Grande première depuis vendredi soir à la Maison de la photographie. La galerie d’art contemporain de la rue de la Halle a pris possession des lieux pour y exposer les œuvres de sept photographes. Un thème  : la femme. Une galerie qui investit une autre galerie, en voilà une idée étonnante. La Melting art gallery dévoile, en effet, depuis vendredi à la Maison de la photographie, à Fives, les images de sept photographes, six Français et un Belge dont les talents ne sont plus à faire. « Il fallait un écrin adapté à notre projet », décrypte Cécile Van Bockstaël. « Au départ, on pensait à un loft avant de choisir cette maison, qui correspond totalement à notre volonté de créer du lien et de mélanger les axes. » Les cent photographies qui y trônent forment un tronc commun qui se nomme joliment « La femme sens dessus dessous ». Comme un kaléidoscope « L’exposition est à prendre comme un kaléidoscope où l’image de la femme se bouscule dans nos représentations et dans les méandres de notre inconscient collectif », détaille la galeriste de la rue de la Halle dont les activités liées à l’art contemporain ont commencé il y a quatre ans dans le Vieux-Lille. « L’onirisme, le lyrisme, les suggestions métaphoriques et symboliques s’y côtoient pour ne faire finalement qu’un ou plutôt qu’une ! ». Tous ces regards croisés font également cohabiter les visions, opposées ou complémentaires, de ces femmes d’aujourd’hui sujettes à des choix difficiles entre le statut de mère et celui de femme. Pour incarner cette thématique, la galerie a choisi les œuvres de Marianne Rosenstiehl, Élène Usdin, Vincent Descotils, Joël Moens de Hase, Laetitia Lesaffre, Thierry Barré et Delphine Chenu. Maison de la photographie, 28, rue Pierre-Legrand à Lille. Ouvert ces samedi 28 et dimanche 29 mars de 10 h à 18 h. 5/3€. Tél.: 0320052929. La Voix du Nord du 28/03/2015

Grand Lille TV : la Melting Art Galerie présente, Femmes sans dessus dessous

à la Maison de la photo, Charles Pétillon en magicien du ballon rond Ce sont des lieux vides mais emplis de sens. Comment raviver notre regard anesthésié par l’habitude ? En faisant surgir des ballons, et du mystère, répond Charles Pétillon, accroché à la Maison de la photographie jusqu’au 22 mars. Molécules, spores, bulles, grains, ils s’insinuent dans les moindres recoins des tirages accrochés à la Maison de la photographie. Les ballons. Blancs et ronds. En grappe, en colonne, en nuée, ils colonisent et révèlent les décors d’« Invasions », première expo de Charles Pétillon. Dans Outrances, ils débordent d’une poubelle avec une grâce accusatrice de déchet immaculé. Dans Cloud Computing, ils flottent dans un hangar tel un nuage de données soudain tangible. Dans Anarchitecture, ils prolifèrent entre des immeubles fanés, comme un mérule affamé. Dans la série Ribambelles, ils s’envolent à la queue leu leu, arrachant à leur pesanteur usines ou blockhaus. «  Envahir le territoire  » Des ballons pour le dire. Charles Pétillon, qui travaille dans la pub à Paris, a eu en créant ses décors le coup de foudre pour ce matériau « organique, malléable, accessible, peu cher ». Un conquistador idéal pour « envahir le territoire ». Chez le Lillois, 42 ans, le thème, plutôt que le lieu, fait la photo. «  Faire une jolie photo, c’est mon métier, je sais faire, mais ce n’est pas ce que je cherche », confie celui qui « donne des clés » dans ses titres, longuement soupesés. À raison de quatre ou cinq clichés par an, surtout dans la région, Pétillon se frotte à la société des loisirs, à l’industrialisation de l’architecture ou à la dématérialisation des échanges. Il songe maintenant à aborder les mines. Cherche la bonne approche. Une invasion pour une autre. Le ballon et le charbon. La Voix du Nord | 25/02/2015

Grand Lille TV Les ballons de Charles Petillon envahissent la Maison de la Photographie

Nos Revues de presse pour l'année 2014

Le Paris aigre-doux de Martin Parr, à la Maison de la photographie à Lille Après Henri Cartier-Bresson, William Klein ou encore Raphael Gibson, Martin Parr a répondu favorablement à l’appel de la Maison de la photographie à Paris qui, depuis des années, invite des artistes à donner leur vision de la capitale. Après y avoir été présentés au printemps dernier, une soixantaine de clichés du Britannique sont exposés à la Maison de la photo, à Lille, jusqu’à fin décembre. Savoureux ! Parr s’est attaqué aux clichés parisiens, a saisi les incontournables (Notre-Dame de Paris, les Champs-Élysées, le Salon de l’agriculture…). Sauf que dans l’objectif de celui qui n’épargne rien à son sujet, on est très loin de la carte postale. La tour Eiffel est tout juste bonne à s’afficher en porte-clefs à la taille d’un vendeur à la sauvette. Les défilés de mode, pince-fesses dans l’œil d’un pince-sans-rire ? Ça donne une tripotée de vieilles peaux et, en coulisses, un mannequin tiré à quatre épingles qui bâille à s’en décrocher la mâchoire, les bras ballants. Du Louvre, on ne verra qu’une forêt de téléphones portables (la proximité de La Joconde sans doute). Un short, une paire de Crocs et un ventre bedonnant étalé de tout son long sur les quais de Seine nous signifient la « douceur » de Paris-Plage… Pas un mot, pas une date, pas un lieu pour accompagner ces photos prises de 2012 à 2014 : Parr suggère, s’amuse avec le spectateur, imposant le plus souvent une lecture en deux voire trois temps. Et si l’on peut se lasser de l’accumulation de clichés dénonçant l’omniprésence des écrans dans notre société, on se délecte de ce Paris arpenté avec ironie et sans concession, à condition de savoir faire preuve d’autodérision… R. M La Voix du Nord du 11 novembre 2014

Martin Parr, Paris La Maison de la Photographie de Lille accueille Paris. À travers une soixantaine d’œuvres, le plus célèbre des photographes anglais explore la capitale par le menu. Il tire notamment le portrait des acharnés de l’objectif, les touristes éblouis par la Ville Lumière. Agglutination de visiteurs devant les pièces maîtresses du Louvre ou sur le parvis de Notre-Dame, Martin Parr croque le tout sans mépris mais avec un regard acéré. Ici, le banal flirte avec le mauvais goût sans jamais devenir vulgaire. Qu’il souligne les conséquences du tourisme de masse ou la fashionista parisienne, il s’affirme comme un observateur sans pareil de notre temps, nous plaçant devant ce qu’on ne voit plus. Marie Pons LM Magazine du 31 octobre 2014

Martin Parr présente Paris Présentation par Idil Günay de l'exposition

Grand Lille TV : Maurice Renoma, l'art de surprendre

Fives : se voir d’une manière plus positive grâce à la photo, premier pas vers l’emploi Jeudi, toute la journée, la Maison de la photographie a accueilli près de 200 jeunes dans le cadre d’une opération menée par ERDF. Depuis quatre ans, cette société s’est engagée pour l’insertion professionnelle et sociale des jeunes. Une volonté du directeur interrégional Nord - Pas-de-Calais Picardie Normandie, Jean-Claude Baudens, fidèle aux valeurs de l’entreprise. « Suite à un besoin en recrutement pour l’entreprise, j’ai souhaité développer un engagement plus sociétal et social tout en me posant la question «Que faire pour les jeunes ?». J’ai rencontré des élus comme Pierre de Saintignon qui m’a informé du circuit court. À partir de là, nous avons fixé une ligne directrice pour poursuivre notre objectif au profit des jeunes, souligne le dirigeant. Dans le cadre de rencontres et d’accompagnements de jeunes en partenariat avec le centre Marcel-Bertrand, l’École de la deuxième chance Grand Lille, la Maison de l’emploi, nous avions constaté, lors de coaching, que majoritairement les photos des CV n’offraient pas une belle image du jeune. C’est Stéphanie Gerhart, à la communication, qui a eu l’idée de faire appel à un photographe professionnel, au profit des jeunes. » « Les photos sont superbes, valorisantes » Une action de qualité qui a contribué à redonner confiance aux jeunes. « J’ai eu l’information de l’organisation de cette journée par la mission locale. Je suis très heureuse, les photos sont superbes, valorisantes et je compte bien les utiliser pour ma recherche d’emploi dans le service », se réjouit Djenabou, 22 ans, de Lille-Sud. « Je trouve que c’est une action excellente. Je réalise que les jeunes ont peur de l’image qu’ils véhiculent. Au final, ils sont surpris par le résultat, ils se voient d’une manière plus positive », souligne Philippe Houzé, le photographe. En plus de cette séance photo, les jeunes présents ont pu rencontrer un DRH, des membres du service communication d’ERDF qui les ont aidés à construire un CV pour affiner, finaliser leur projet. Les actions d’ERDF en matière d’insertion professionnelle et sociale des jeunes ne s’arrêtent pas là. « Cela fait un an et demi que nous avons obtenu un partenariat qui soutient financièrement des actions que nous menons au centre Marcel-Bertrand. La rénovation de la salle de remise en forme avec la prise en charge d’une partie du salaire de l’adulte relais durant deux ans », témoigne Stéphane Lepetit, président du centre Marcel-Bertrand. Dans le cadre du circuit court, ERDF a accompagné des jeunes qui se sont positionnés sur des emplois et des formations en alternance.  » Depuis quatre ans, 320 CDI ont été signés et 160 contrats d’alternance avec un montant d’investissement global pour l’accompagnement et l’encadrement de 50 000 €. La Voix du Nord du 05/04/2014

Costa-Gavras expose ses photos à Lille, le parcours d’une vie (INTERVIEW) On connaît Costa-Gavras pour ses films. À Lille il tourna, en 1969, « L’Aveu », l’une de ses œuvres les plus emblématiques avec « Z ». Il y expose aujourd’hui, à la Maison de la photographie, soixante-dix de ses clichés, après Paris en 2012. Le regard sur un demi-siècle d’un homme sensible, curieux, engagé. Rencontre. Qu’avez-vous ressenti quand vous avez vu l’exposition à Paris ? « Une grande émotion. J’ai découvert des gens, des amis. Montand et Toscan du Plantier, par exemple, je l’avais agrandie un peu pour la donner à Montand, mais en grand ça raconte autre chose. J’étais tout surpris. » Toutes ces photos correspondent à des moment que vous avez vécus… « Oui, c’est un parcours de vie. Elles n’ont pas été faites gratuitement, chacune a son histoire. J’ai vécu avec la personne, ou on a été amis, ou on a vécu des situations particulières ensemble. » Quel photographe êtes-vous ? « J’aime les photos proches, ce qu’on appelle les cadres, les gros plans. Je crois que les vrais paysages sont là. Il n’y a rien de plus émouvant, de plus fort, de plus changeant aussi, que le visage des gens. J’ai fait d’autres choses. Il y a une photo que j’aime bien, prise au Japon, avec deux arbres et une silhouette au fond

À la Maison de la photo de Lille, l’œil vif et rieur de Costa Gavras Pendant un demi-siècle, Costa Gavras s’est servi de son appareil photo comme d’un bloc-notes. Le cinéaste a saisi sur le vif ses proches, ses amis artistes, ses camarades d’engagement, des images insolites ou poétiques… Dans ce parcours, 70 tirages ont été exposés l’an passé à Paris. Elles sont à Lille jusqu’au 3 avril. De petits formats en noir et blanc dans de vastes espaces. Belles, touchantes, surprenantes. Prises sur le vif. « C’est un peu le même esprit que Cartier-Bresson, indique notre guide. Ce ne sont jamais des images prévues, posées. Costa Gavras sort son «carnet» et saisit l’instant. Étant cinéaste, il est fasciné par le fait qu’une seule image puisse raconter une histoire. » Engagement Quand il repère cette histoire, Costa déclenche. Au milieu d’une manif’, il fixe une pancarte à l’orthographe fragile tenue par une fillette rieuse : « Le Pen, tu nous fait beaucoup de peine, donc si tu me vois, sache cela. Je te déteste. PS : j’ai honte d’être francese ». Un défilé contre le sida ressemble à un cercueil humain blotti sous parapluies, que surplombe une volée d’oriflammes. Une forêt de mains « Touche pas à mon pote » pointe sous une frondaison de slogans. Dans ces engagements collectifs, Costa Gavras se trouve au plus près des corps, dont il livre l’énergie. Il se poste à fleur de Mur, à Berlin, quand une femme traverse la muraille vaincue. Il capte Salvador Allende à travers un judas de chairs. Il s’approche en douce de Semprun ou de Danielle Mitterrand, dans un avion… Mythe Ces récits touchent parfois au mythe. La faucille et le marteau se muent en aigle au-dessus des poings de la Ligue communiste révolutionnaire. Une procession intemporelle gravit le pierreux Ventoux, au cours du Tour de France. Perché au sommet de l’Olympe, Jack Lang surplombe la foule de Charléty… Surréalisme Pourtant tirées de la réalité, des images composent des tableaux surréalistes. Ici, on songe à Magritte : un homme porte un vase sur l’épaule, dans une pièce étroite, au fond de laquelle une femme observe dans l’encadrement d’une porte. Sur trois chaises, entre un empilement précaire de sièges et une malle, Alain Sarde dort… Tout est dans le regard, aigu et drôle, et le cadrage, qui joue souvent sur les déséquilibres. Devant l’Acropole, Montand et Semprun cristallisent la vie et l’histoire ; tout le pan droit de la photo n’est qu’horizon, immensité du temps. Confidence Dans ses portraits de proches, famille ou amis artistes, Costa capte des expressions superbes, naturelles. Il nous met dans la confidence du quotidien. De temps en temps, en revanche, la banalité perce dans des scènes de rue. Faiblesses passagères. Il aurait été bien regrettable que toutes ces photos, négatifs rangés au jour le jour, qui n‘étaient a priori pas destinées à être exposées, échappent au regard. Hommage à Marker Cerise sur le gâteau, des photos de Chris Marker, choisies par Costa Gavras, plongent sur le tournage de L’Aveu. Noirs intenses, profils cinglants, souffrance palpable de Montand, au cœur de la scène. La Voix du Nord | 07/03/2014 [caption id="attachment_11238" align="alignleft" width="800"] Costa Gavra à

France 3 / Costa Gavras à Lille Costa Gavras à Lille pour son vernissage à la Maison Photo

À la Maison de la photo, Nicolas Grospierre met au carré vingt-sept répliques du bureau ovale Le photographe français a sillonné les États-Unis pour photographier les constructions à l’identique du bureau de la Maison Blanche. Nicolas Grospierre, 39 ans, est un artiste atypique. Né à Paris, il vit depuis 1999 en Pologne, le pays de sa mère. Diplômé de sciences politiques, il a également suivi l’enseignement très pointu de la London School of economics. Ce n’est qu’après qu’il décide de se consacrer à la photo. L’exposition qu’il présente depuis jeudi à la Maison de la Photographie est un peu le condensé de sa vie. Nicolas Grospierre a, en effet, photographié la plupart des bureaux ovales répliquant celui de la Maison Blanche à Washington. « J’ai découvert que le bureau du président américain était dupliqué un peu partout aux États-Unis en lisant une nouvelle d’Umberto Eco, explique l’artiste. Ça m’a donné envie de travailler sur le sujet. » « Lourdement connotée » Du coup, il a beaucoup bourlingué. Vingt-sept répliques du bureau ovale sont recensées sur l’ensemble du territoire américain. Sans compter celles de l’industrie cinématographique qui en fait un usage immodéré dans les films et séries télé. « Les répliques se trouvent dans les bibliothèques présidentielles, les musées et les fondations privées », indique le photographe. De New York à Los Angeles en passant par Atlanta, Saint-Louis, Dallas ou Las Vegas, il a ainsi fait de l’ovalie une espèce de quête. Passionné d’architecture, Nicolas Grospierre assure que le choix du bureau ovale n’est pas innocent dans la pensée américaine. « Ovale vient du mot latin ovum, qui signifie œuf. Celui-ci évoque le commencement de la vie, la fertilité, l’opulence, l’abondance. C’est une forme lourdement connotée. » Remontant dans l’antiquité, il rappelle que les Grecs, les Romains, les Byzantins utilisaient déjà ce symbole. Le plus symptomatique étant le Colisée de Rome. Seul regret : l’artiste n’est pas parvenu à immortaliser l’actuel bureau de Barack Obama. « On dirait que les répliques ont gagné  ! » « Les bureaux ovales », jusqu’au 1er mars, du lundi au vendredi, de 10h à 18h, le samedi de 14h à 18h, à la Maison de la Photographie, 28, rue Pierre-Legrand à Lille-Fives.  La Voix du Nord du 08/02/2014

Nos Revues de presse pour l'année 2013

Peter Lindbergh à la Maison de la Photographie Depuis le 5 septembre, et jusqu’à la fin du mois, se tient à la Maison de la Photographie de Lille l’exposition Berlin de Peter Lindbergh. Même s’il ne reste malheureusement plus que quelques jours pour se rendre sur place et admirer les grands tirages en noir et blanc de l’artiste, j’ai envie de conseiller à tous mes lecteurs de la métropole lilloise de prendre leur courage à deux mains et d’aller faire un tour au 28 rue Pierre Legrand, dans le quartier Fives. D’une part c’est l’occasion de venir découvrir la nouvelle disposition de la galerie depuis qu’elle a été transformée. On apprécie d’autant plus de circuler dans ce lieu d’exposition maintenant qu’il est aéré, éclairé et ouvert de la sorte. On profite un maximum de tout cet espace aménagé et organisé de façon claire et design pour recevoir les collections photographiques des artistes. D’autre part c’est le moment ou jamais de venir apprécier les clichés époustouflants de Peter Lindbergh. L’exposition Berlin mettant en avant plusieurs des axes de travail du photographe. On pourra donc contempler autant ses photographies de mode, ou ses portraits d’actrices, que ses images urbaines des rues de Paris, New-York ou justement Berlin. On retrouvera également des morceaux de ses séries sur le corps et la danse, mes préférées, avec notamment les participations de la danseuse allemande Pina Bausch et de la contorsionniste suisse Nina Burri. Avec une esthétique fortement inspirée des débuts du cinéma allemand et de la scène berlinoise des années 1920, il nous propose des clichés envoûtants, forts d’un noir et blanc très contrasté. Et il ne reste déjà plus que quatre petits jours pour aller découvrir ou redécouvrir cette jolie exposition, alors pas une minute à perdre… Marion Pluss pour twenty three peonies

À Lille, Peter Lindbergh, le maître du noir et blanc en ses œuvres Ouvrir une saison avec Peter Lindbergh, il y a plus mauvaise fréquentation. En invitant, ce début d’automne, le photographe des stars et des top models, sommité en ses territoires, la Maison de la photo de Lille crée un bel événement. Il est arrivé avec un peu de retard, du beau monde arpentant déjà la Maison de la photo – une maison transformée, désormais terminée souligne Olivier Spillebout : où les vastes espaces réaménagés lounge et cosy offrent le recul nécessaire pour apprécier les œuvres exposées. Plus d’une heure durant, ce jeudi soir, Peter Lindbergh s’est prêté avec gentillesse, bonhomie et humour aux sollicitations inhérentes à un vernissage dans les plus belles définitions. On n’accueille pas tous les jours un artiste qui, depuis près de quarante ans, photographie les stars de la mode et du cinéma, orchestrant depuis ses objectifs des campagnes de publicité qui ont fait le tour du monde ; un homme qui est autant chez lui dans les grands musées de Londres, Paris, New York ou Tokyo que sur les unes de Vanity Fair, Vogue, Elle ou Marie-Claire. Les photos présentées à Lille viennent en partie d’une exposition présentée à Berlin il y a quelques années. En grande majorité, des clichés noir et blanc, marque de la fabrique Peter Lindbergh. Des portraits, fascinants – Jeanne Moreau, Julianne Moore, Pina Bausch, Mélanie Thierry –, des vues urbaines, Berlin, ville chère à son cœur, le sens du détail, la fièvre d’un regard. « On ne photographie pas un modèle mais une ambiance, la relation qu’on a pu établir avec lui, explique Peter Lindbergh. Deux personnages dans un même lieu donneront des photos bien différentes, je l’ai mille fois constaté.  » Voila donc l’une des clés pour saisir l’univers de Peter Lindbergh, une autre étant cette prudence, cette réticence aux retouches. « À trop refaire, on finit par trafiquer, tout est trop tordu, trop parfait, on perd l’authenticité. » On conçoit qu’avec cette profession de foi, confortée par une maîtrise hors pair de la technique – fidélité au Nikon –, Peter Lindbergh a su capter la confiance des modèles les plus sollicités, les plus glamours. Nombre de ses photos sont célèbres dans le monde entier, on en retrouve quelques-unes dans la présente exposition. L’affaire semble en tout cas toujours l’amuser. Il y a dix ans tout juste, Peter Lindbergh avait répondu à une invitation des Transphotographiques (festival aujourd’hui disparu). Souhaitons qu’il ne nous faudra pas attendre à nouveau dix ans pour le retrouver. La Voix du Nord | 06/09/2013

La magie noir et blanc de Peter Lindbergh à la Maison de la photo de Lille Sans doute est-ce le premier événement culturel de la rentrée, le vernissage, ce jeudi soir à la Maison de la photo de Lille, de l’exposition consacrée au grand Peter Lindbergh. Photographe de mode mais pas seulement, portraitiste fascinant mais pas seulement, l’artiste qui se partage aujourd’hui entre Paris, New York et Berlin, ville entre toutes chère à son cœur, avait fait le voyage, manifestement ravi de répondre à l’invitation d’Olivier Spillebout (ils s’étaient déjà rencontrés il y a dix ans tout juste, en 2003, pour la troisième édition des Transphotographiques). Les photos qu’on peut découvrir ici à Lille, en majorité noir et blanc, beaucoup de grands formats, viennent pour partie d’une exposition présentée il y a quelques années à Berlin. Regards intenses des modèles – « on ne photographie pas une personne mais le moment, la relation, l’ambiance créée avec la personne », souligne le photographe –, détails d’un paysage urbain : de la photo véritablement fascinante. Que les visiteurs peuvent d’autant mieux apprécier dans une Maison de la photo transformée, désormais agrandie par l’aménagement de tous les espaces offerts par l’ancienne usine (et entrée désormais par la rue Pierre-Legrand). On y reviendra. Exposition à voir jusqu’au 30 septembre. Entrée libre du lundi au vendredi 10h-18h, le samedi de 14h à 18h, rue Pierre-Legrand à Lille. Voix du Nord du 5 septembre 2013

Fives : une exposition photo pour un autre regard sur la vie du quartier Jusqu’au 30 juin, la Maison de la photographie met à l’honneur les habitants du quartier de Fives, par le biais d’une exposition photo collective. La deuxième édition des « Portraits de Fives » illustre le travail, les recherches et les projets des habitants, des écoles, des associations et des structures culturelles et éducatives du quartier. Tous les participants à cette exposition ont été accompagnés par une médiatrice culturelle pour les aider à choisir leurs thématiques, leurs prises de vue et à laisser libre cours à leur imagination. « Les élèves du collège Boris-Vian ont participé à ce projet photo sous deux formes. Tout d’abord dans un projet culinaire avec des grands chefs, où le processus de confection d’un brunch a été photographié, et aussi avec un autre, plus poétique et loufoque, où les élèves laissaient vagabonder leur esprit et faisaient de l’école leur terrain de jeu », explique Pierre-Yves Breuze, directeur de la Segpa du collège. Le Nasdac, la Contre-Allée, le collectif des habitants Tous à vos fenêtres, le centre social Roger-Salengro, Culture du cœur, Capharnaüm et ATD Quart Monde ont également participé à cette exposition. Dans le cadre du chantier sur la résidence « Les Jardins de Fives », ATD Quart Monde a animé un atelier mosaïque. « Deux fois par semaine, résidants du quartier et enfants sont venus confectionner ces plaques en mosaïque. Des photos ont été prises par les animateurs et les participants. Elles expliquent le cheminement de leur travail et montrent le visage de ces gens qui participent à la vie du quartier, ce qui en améliore son image », détaille Catherine De Schauenburg, d’ATD Quart Monde. Exposition jusqu’au 30 juin à la Maison de la photographie, 18, rue Frémy. Entrée libre du mardi au vendredi de 10 h à 18 h et le samedi de 14 h à 18 h. Voix du Nord du 18/06/2013

France 3 : Portrait de Fives Avec humour et tendresse, les habitants du quartier Lille-Fives ont pris la pause. Collégiens, associations, familles

La femme face à l'extrémisme Se questionner sur la place et l'identité des femmes tunisiennes dans un pays en proie au changement. Tel est le but du travail de Mouna Jemal, qui expose ses photos à partir de vendredi. «Aujourd'hui, le sentiment de citoyenneté est davantage présent, explique-t-elle. Mais, parallèlement, il y a un malaise identitaire. Je veux montrer via mes photos ce que nous vivons.» Suggérer sans montrer Dans les différentes séries présentées, on trouve notamment «Le Sort», des autoportraits, où à travers le dessin sur le visage, l'artiste quadragénaire suggère la burka et le niqab. «Je ne veux pas cacher mes traits.» Le quadriptyque «Mujer» est aussi dans cette veine, contestatrice par l'esthétique. L'année dernière, à la même époque, Mouna Jemal participait d'ailleurs au Printemps des Arts à Tunis, qui avait vu l'intervention de groupes islamistes. «Il y a eu des menaces de morts, mais notre devoir est de continuer notre travail.» Nicolas Montard, 20 Minutes du 11 juin 2013 [caption id="attachment_12485" align="alignleft" width="698"] Mouna Jemal s'interroge identité.[/caption]

À la Maison de la photographie, les « American Girls » d'Ilona Szwarc Elles ont toutes un regard absent, des yeux fixes, graves, tristes peut-être, encore que certaines semblent comme défier fièrement l'objectif de la photographe qui les fixe, donc le spectateur qui scrute la photo. L'exposition American Girls d'Ilona Szwarc que la Maison de la photographie de Lille présente (jusqu'au 1er juin), pour relativement confidentielle - une vingtaine de photos -, mérite qu'on s'y arrête. Cette jeune photographe trentenaire d'origine polonaise, installée à New York depuis 2008, a déjà un beau parcours. Photographe de plateau, elle a travaillé pour la publicité, le cinéma, courts et longs métrages, côtoyé des réalisateurs comme Roman Polanski, Andrzej Wajda, Jonathan Glazer. Mais c'est pour un travail de portraits, proche de ceux présentés à Lille, qu'elle a reçu il y a quelques mois un prix du World Press. Double parfait Elles s'appellent Gillan, Sophie, Maya et Leela. Ces « american girls » qu'elle saisit dans leur univers posent avec leur poupée, la plupart du temps habillée comme elle, comme si l'une serait la représentation de l'autre, son double parfait - hormis la taille. Ilona Szwarc les saisit à New York et à Boston, au coeur des villes comme au fin fond de la ruralité américaine. Pour la photographe, la place de ce jouet qu'est la poupée « pose d'importantes questions » quant à l'image et au statut de ces fillettes, futures femmes américaines, dans ce qu'elles deviendront. À moins que ce soit aussi l'image d'une enfance en train de passer. Où la photographie pose des questions que les mots ne suffiront sans doute pas à résoudre. Jean-Marie Duhamel Voix du Nord du 9 mai 2013   [caption id="attachment_11288" align="alignleft" width="800"] Ilona Szwarc, la photographe d'originine Polonaise installée à New York à saisi de jeunes filles américaines posant avec leur poupée[/caption]                                      

Nos Revues de presse pour l'année 2012

Thomas Muselet à la Maison de la photo, à Lille : portraits décoiffants et épicés Une idée géniale et beaucoup de savoir-faire. À 34 ans, Thomas Muselet s'impose comme l'un des photographes les plus originaux de la région. Son univers est à découvrir jusqu'à vendredi à la Maison de la photo, à Lille. L'idée géniale, c'est d'avoir fait poser les sujets les plus divers dans le cadre immuable d'un frigo ménager. Frigo bourré d'astuces, de lumières, et de bricoles destinées à résumer la vie et les goûts du photographié. « J'avais remarqué que l'intérieur d'un réfrigérateur reflétait la nature des gens », raconte simplement Thomas Muselet. Autodidacte — il a découvert la photo à l'armée, dans le renseignement militaire ! le jeune homme vit de-puis 2007 de la mise en images d'artistes (supports de communication, affiches, etc.). Les frigos sont son premier projet personnel. Gérant de club échangiste, DJ, clown

Thomas Muselet, ses frigos et ses chefs à la Maison de la photographie, à Lille Vendredi soir, les premiers visiteurs ont quitté enchantés et impressionnés l'exposition « Le Fantastic de Thomas Muselet ». Enchantés parce qu'ils ont pu poser, le temps du vernissage, dans le fameux frigo de l'artiste et repartir aussitôt avec leur cliché. Impressionnés parce que le photographe a un univers et un savoir-faire rarement vus. En deux ans, le Douaisien a fait poser trente-neuf personnalités dans son frigo, à chaque fois garni de petits objets reflétant leur vie, leur personnalité. Des nez de clown pour son complice Yannick Hornez, des bidons de protéines pour la culturiste Maryse Manios, des sucreries pour Marc Meurin

L'oeil et la griffe de Thomas Muselet Ce soir, c'est portes ouvertes dans le frigo de Thomas Muselet ! Ce jeune photographe retoucheur lillois présente sa première exposition consacrée à l'un de ses travaux personnels : une série de portraits délirants réalisés dans un réfrigérateur désossé. Rencontre. Ya quoi ce soir à manger

Thomas Muselet expose son univers « Fantastic » à la Maison de la photo Quel pourrait bien être le lien entre la batterie, l'armée et la photographie ? Aucun, me direz-vous. Il en est pourtant un qui a côtoyé ces trois univers, avec toujours le même succès. C'est Thomas Muselet, 34 ans, aujourd'hui photographe et créateur numérique. Il sera prochainement à l'honneur à la Maison de la photographie pour l'exposition « Le Fantastic de Thomas Muselet ». Avec son style si original et son imagination débordante, Thomas Muselet présente le profil parfait pour incarner l'un des héros de Fantastic. Il y a dix ans, lui-même ne l'aurait certainement pas cru si on lui avait dit qu'il ferait partie des trente-quatre artistes à exposer dans le cadre de Lille3000. " j'ai commencé ma carrière comme musicien-batteur en jouant dans pas mal de groupes, puis en 2004 j'ai pris un grand virage en m'engageant dans le renseignement militaire. Il y avait une cellule photo là-bas et c'est là que j'ai appris les bases." « Ce qui me plaît le plus, c'est ce côté artisanal et indépendant à la fois. J'aime tenir les rênes. » Ce fut donc une révélation pour le jeune homme, qui, rapidement, s'est pris au jeu, photographiant ses amis musiciens dès que l'opportunité se présentait. Puis les musiciens sont devenus des magiciens, des comédiens, jusqu'à ce jour de 2007 où, à l'aube de ses 30 ans, Thomas Muselet décide de quitter l'uniforme. « La photo commençait à prendre pas mal d'ampleur. J'y ai investi beaucoup de temps et beaucoup d'argent et j'ai décidé de me mettre à mon compte en tant que photographe professionnel. » De l'armée, il a acquis la rigueur. Une rigueur qui se ressent dans ses travaux. « On peut notamment la retrouver lorsque je prépare un projet », avoue-t-il. De la musique, il a gardé cette envie de composer et de créer, que l'on retrouve dans ses portraits parfois loufoques et décalés. Des projets qui pleuvent Autodidacte, Thomas Muselet a rapidement été attiré par le côté artistique et technique de la photographie, mais pas seulement. « Ce qui me plaît le plus, c'est ce côté artisanal et indépendant à la fois. J'aime tenir les rênes. » Une indépendance qui permet à l'ex-batteur de gérer son agenda à son gré, alors que les propositions n'en finissent plus de tomber. « Je finis un projet, j'en ai cinq qui arrivent. C'est soit le salon de la photo, soit une expo, soit un voyage

Dans les yeux de Charlotte Rampling Un regard. Celui de Charlotte Rampling dévoilé à travers des portraits d'Helmut Newton, David Lynch, Peter Lindbergh, etc. Mais aussi son regard : celui qu'elle porte sur la vie à travers ses clichés à découvrir à Lille jusqu'au 16 novembre. On parle beaucoup « des yeux de Charlotte Rampling qui sont mythiques. Mais Charlotte, c'est aussi un regard sur sa propre vie et sur notre vie

France 3 : Charlotte Rampling & Jean Michel Jarre à la Maison de la Photographie

Une foule pour apercevoir Charlotte Rampling et Jean-Michel Jarre, à Lille De la folie ! À peine les avait-on aperçus qu'il fallait jouer des cou-des pour pouvoir les approcher, les photographier ou rêvons, leur parler. Hier soir, quand Charlotte Rampling et Jean-Michel Jarre sont entrés dans la Maison de la photo-graphie de Lille-Fives, 500 personnes étaient là. Il faut dire que l'événement était exceptionnel et comme le dirait Martine Aubry : « Quand on offre du grand et du beau aux Lillois, ils sont là !» Charlotte Rampling, toujours fine et gracieuse à 66 ans, est rarissime en public, ce qu'elle assume : « Je vis une vie très privée. » « Entourée de mystère » que l'on doit à « l'étrangeté énigmatique de son regard », commente Henry Chapier, commissaire de l'exposition, elle attire les curieux à chaque apparition. « II y a sans doute une vérité là-dedans, admet l'actrice. Je peux aussi paraître mystérieuse par ce que j'ai pu faire dans ma vie artistique. » Pour qu'elle sorte de sa légendaire discrétion, il fallait que cette exposition très personnelle arrive à Lille après deux mois à Paris. Des portraits de Charlotte Rampling par les plus grands photographes côtoient une collection de photos privées. L'exposition « Albums secrets » est inédite tant l'actrice s'y dévoile. On y voit ses enfants (qu'elle a eus avec Jean-Michel Jarre), ses amours, ses parents. Un vrai cadeau accompagné d'une musique inédite elle aussi de son ex-mari. Virginie Carton Voix du Nord du 21 septembre 2012 Charlotte Rampling et Jean-Michel Jarre, super stars pour le vernissage de la superbe exposition « Albums secrets ».  

Grand Lille TV : Charlotte Rampling & Jean Michel Jarre interview de Charlotte Rampling & Jean Michel Jarre par Grand Lille TV à l'occasion de son exposition à la Maison de la Photographie de Lille

ROME EN UN KLEIN D’ŒIL En 1956, William Klein (28 ans) qui vient de publier son journal photographique sur New York est invité par Federico Fellini à Rome. Armé de son appareil, il arpente alors les rues de la Ville éternelle. Une nouvelle fresque romaine à découvrir ou redécouvrir sur les murs de la Maison de la Photographie de Lille. New York était le portrait critique et violent d’un exilé qui ne reconnait plus son berceau. Rome, c’est la vision neuve d’une ville fascinante coincée entre antiquité et modernité, où les vespas côtoient les statues de marbre. « Un geste d’amour envers cette ville éternelle » confie Alessandra Mauro, commissaire de l’exposition. Engagé par le réalisateur Federico Fellini comme assistant pour son film Les Nuits de Cabiria (1957), William Klein n’a pas grand-chose à faire, mais tout à vivre. Il foule alors les pavés des rues de la capitale, l’appareil autour du cou comme n’importe quel touriste américain. « Prendre une photo, c’est une excuse pour être badaud. Je me donne l’impression de faire quelque chose donc j’ai moins mauvaise conscience ». Une excuse talentueuse puisque l’on ressent à travers cette exposition « Le souffle de toute une ville ». En 65 clichés, on se projette dans ses rues, on observe les passants sur de grands formats via des fenêtres ouvertes… Rome s’étale sur les deux niveaux de la Maison de la Photographie pour un portrait exhaustif, riche et diversifié, qui saisit, sans classification ni hiérarchie, ruines et magasins, fresques et graffitis. Martin van Boxsom LM Magazine du 17 mai 2012  

À Lille, la Rome des années 50 vue par le photographe William Klein : "Je me croyais toujours dans un film italien", La silhouette est un peu voûtée, le pas lent, la canne indispensable. William Klein a 84 ans. Ses photos de Rome, ébouriffantes de jeunesse, débordantes de vie, le feraient oublier. Sur les murs de la Maison de la photographie, c'est l'Italie rêvée, fantasmée et vraie des années 50. Courses folles en Vespa et dômes d'église ; linge qui sèche et ruines antiques ; ragazza belle comme Sophia Loren et ragazzo endimanché. C'est la Ville éternelle, rendue plus éternelle par cette déclaration d'amour photographique. Groupie de Fellini Entre Klein et Rome, l'histoire aurait pu ne pas être. Mais l'artiste, tout jeune alors — 28 ans —, avait du culot. « Fellini, dont j'étais une groupie, était à Paris, ra-conte-t-il de sa voix à peine teintée d'accent américain. Je voulais absolument avoir un contact avec lui, j'ai appelé son hôtel, on me l'a passé. » Le cinéaste italien confie au photographe que le New York qu'il vient de publier est son livre de chevet et

Nos Revues de presse pour l'année 2011

Soirée de lancement et Timelaps de la Revue L'héliotrope #06

France 3 : Les Transphotographiques fêtent leur dix ans Les Transphotographiques est un festival photographique créé en 2001 par Olivier Spillebout et organisé depuis 2003 par la Maison de la Photographie de Lille. 30Pour célébrer les dix ans des Transphotographiques et pour rendre également hommage à la région qui les accueille depuis huit ans, le thème choisi est celui du regard porté sur la région du Nord au sens le plus large du terme. Au programme de ce festival, des soirées rétrospectives, un magazine spécial avec des portraits et interviews de tous ceux qui ont contribué à l'aventure, des rencontres avec des artistes, des stages

Nos Revues de presse pour l'année 2010

Campagne antifourrure menée par 70's Action après l'affichage choc, l'accrochage chic Hier soir, à la Maison de la photographie, avait lieu le vernissage de « 20 tops exposent leurs fourrures », exposition en réalité constituée de 25 photos où elles posent avec leur animal de compagnie. Explications avec l'auteur, le Nordiste Joseph Chiaramonte, qui a ainsi soutenu l'association 70's Action, qui lutte pour la cause animale. Fini l'affichage un rien provoc vantant les mérites de la fourrure (notre édition de lundi), place au glamour et à la bonne cause. Comme prévu, l'association 70's Action passait hier soir à la dernière phase de sa campagne de sensibilisation, quant à l'utilisation de la fourrure animale dans la haute couture, en invitant le milieu de la mode lillois au vernissage de l'un des siens, Joseph Chiaramonte, photographe réputé du milieu. Le but de l'événement ? Vendre le catalogue de l'exposition, les recettes étant ensuite intégralement versées au profit de la cause animale. « Si on avait fait une campagne classique, ça n'aurait pas eu le même impact. » Mais au fait, M. Chiaramonte, l'idée vous est venue comment ? « En photographiant ma compagne Stéphanie (dirigeante de l'association 70's Action), posant nue avec son chien. On avait posté la photo sur facebook et ça a créé un buzz. On a repris l'idée pour la campagne. » Et le côté provoc, vous assumez ? « Oui, c'est vrai que la première photo était choquante. Mais je suis convaincu que si on avait fait une campagne classique, ça n'aurait pas eu le même impact », explique celui dont le challenge aura consisté à « véhiculer (son) message de façon glamour et artistique ». Pour la forme, rien à dire : les 25 clichés noir et blanc, au format 2 x 2 mètres, sont superbes. Ajoutez la présence au casting de Constance Jablonski, qui vient d'intégrer le top 5 mondial des top-modèles, selon Vogue, et qui, comme toute l'équipe, a accepté de poser à titre gracieux, et vous obtenez effectivement un shooting très glamour. Quant au fond, que reprocher au final à un projet luttant pour l'abolition de la fourrure dans la haute couture ? Ça n'est pas le mannequin Kelly Fretin qui dira le contraire : « Quand on m'a proposé de participer à la campagne, je n'ai même pas réfléchi. J'adore les animaux, ils font partie de ma vie ! J'ai déjà refusé de poser pour des photos avec de la fourrure. » Que retient-elle de la séance photo ? « Ce n'était pas un shooting classique, c'est sûr. Et j'ai été étonnée par le calme de ma chienne, d'habitude très speed ! » Ne manque plus que la vente des 500 catalogues, achetables à la Maison de la photographie et sur le site de 70's Action, pour que le succès soit total. Reno Vatain Voix du Nord du 4 décembre 2010 [caption id="attachment_11138" align="alignleft" width="1024"] Constance Jablonski qui pose pour Joseph Chiaramonte, ou quand deux Nordistes se mobilisent pour la cause animale.[/caption]

BOURSE A LA CREATION Lille, 2 avril : Tous invités au vernissage de l'exposition ! Depuis sa création la Bourse à la Création organisé par Réponses Photo et les Transphotographiques de Lille permet à un photographe de répondre à une commande sur la ville de Lille. tannée dernière c'est Julien Pebrel du collectif Du grain à moudre qui a remporté le prix. Ses photos et celle du collectif sont visibles à la Maison de la Photographie du 2 avril au 17 avril. Venez nombreux ! Encourager les jeunes photographes, leur donner un coup de pouce avec une première commande c'est l'envie qui nous a guidé quand nous avons mis en place avec Olivier Spillebout, directeur du festival Transphotographiques, la Bourse à la Création. Depuis 2001, chaque année, un photographe travaille sur la ville de Lille dans une totale liberté. Il reçoit 1000 E et voit ses images exposées l'année suivante Julien Pebrel, lauréat de l'année dernière, et les membres du collectif Du grain à moudre viennent de finir leur travail et livrent une vision vraiment originale de la .1Ie qui sera exposée à la Maison de la Photographie. En couleur et en noir et blanc, toujours en argentique, ils ont arpenté les rues à la rencontre des lillois, ils ont saisi ambiances d'une ville qui paraît en perpétuel mouvement. Le vernissage de cette exposition le 2 avril sera aussi l'occasion de rencontrer des membres de la rédaction de RP, de débattre avec eux et même de leur soumettre, un peu plus dans l'aprés midi, son portfolio. Sylvie Hugues Réponses Photo avril 2010    

Maison de la photographie images et ambiances de Marc Dubord Pour lancer le cycle « Repérages régionaux », la Maison de la photographie de Lille donne carte blanche à Marc Dubord. Photographe lillois, spécialiste des images, passionné d'objets et d'ambiances. L'installation sur un tiers de la salle d'exposition (à l'étage) frappe le visiteur : fauteuils brimbalants, mannequins évadés de chez Morel, robes, trucs et machins de récup, bric-à-brac hétéroclite, « c'est mon univers ». Deux murs de photos : des autoportraits sur le thème de la folie, plusieurs séries de mises en scène à multiples personnages (le poker, le couvent, les portraits, les nus). Des photos extrêmement travaillées, Marc Dubord est un professionnel des retouches (il collabore avec des studios de Londres, Paris et New York), scénographiées avec luxe de détails, cinématographiques. Pour notre passage, il avait tenu à faire venir l'équipe avec la-quelle il aime travailler : coiffeur, maquilleur, styliste, mannequins. Voilà dix ans que Marc Dubord creuse son sillon après plusieurs an-nées comme athlète de haut ni-veau (le hockey) puis comme travailleur social. La proposition de la Maison de la photographie de l'accueillir lui offre une vitrine dont il se dit particulièrement ravi. D'autant que ce n'est pas un plateau mais tout l'étage, un loft, qui lui a été proposé, pour l'expo-installation puis deux stages photo qu'il animera les samedi 10 et 17 avril : prise de vues puis travail des images (Photoshop) sur le thème « La dualité et le temps ». Toujours en mobilisant ses copains coiffeur, styliste, costumière et également une dizaine de mannequins (inscription payante sur réservation au 03 20 05 29 29). Au rez-de-chaussée, la Maison de la photographie expose les images du collectif Du grain à moudre, quatre photographes lauréats de la Bourse à la création 2008 (dans le cadre des Transphotographiques) : images couleur et noir et blanc de leur vision de la ville de Lille dans laquelle ils se sont immergés durant une semaine. Vernissage ce soir à 18 h. @I Jean-Marie Duhamel Voix du Nord du 2 avril 2010   [caption id="attachment_11132" align="alignleft" width="800"] Une partie de l'équipe de Marc Dubord (veste claire au fond). PHOTO PIERRE LE MASSON[/caption]

Nos Revues de presse pour l'année 2009

Derniers clichés avant expo Deux membres du collectif Du grain à moudre, lauréat de la bourse à la création de la Maison de la photo, sont revenus à Lille. Ils ont fini de fixer sur pellicule les « frontières de la ville. On n'avait pas osé poser la question « tarte à la crème », alors ils l'ont fait eux-mêmes « Pourquoi avoir appelé le collectif Du grain à moudre ? À cause du grain de la pellicule, parce qu'on travaille tous en argentique », lancent Cédric Friggeri et David Ameye. On ouvre de grands yeux : il resterait donc d' irréductibles ! « Mais on n'est pas sectaires non plus

Nord Éclair : Banier expose Beckett à Lille Le photographe François-Marie Banier présente, à la Maison de la Photographie de Lille, une riche exposition consacrée à Samuel Beckett. Comment en êtes-vous venu à faire la rencontre de Samuel Beckett à Tanger, fin des années 70 ?  > Je voyais un homme extrêmement élégant, en short, avec un visage sculptural admirable. Au milieu de tous ces hommes et femmes en djellaba, cette « araignée » était étrange. Je le suivais souvent, je le photographiais quelquefois mais je ne savais pas qu’il était Samuel Beckett. Après, nous dînions dans le même restaurant qui s’appelait Gagarine. Il m’arrivait de me disputer avec les copains et c’était lui qui ramassait les fourchettes, les assiettes qui volaient. J’ai fini par faire sa connaissance. Quelle était la teneur de vos conversations ? > On a beaucoup parlé de la littérature, de la vie

À la Maison de la photographie l'homme qui a vu l'homme qui attendait Godot D'habitude, l'artiste expose à Ber-lin, à Los Angeles et à Moscou (en 2007), à Istanbul (2006) ou en-core à Rome (2005)

France 3 : Samuel Becket dans l'objectif de François-Marie Banier Son nom a désormais des parfums de scandale. Mais François-Marie Banier, est aussi photographe. Il expose ses clichés de Samuel Becket qu'il a accompagné dans les derniers moments de sa vie, notamment à Tanger. Son travail est présenté à la Maison de la photographie de Lille jusqu'au 17 décembre 2009 et fait l'objet d'une publication intitulée "Beckett" aux Editions Steidl. Depuis le début de sa carrière en 1969, à l'âge de 22 ans, François-Marie Banier côtoie le tout Paris : Dali, Aragon, Yves Saint-Laurent

« Sports Features », l'effort dans sa spiritualité Le Polonais Tomasz Gudzowaty avait déjà exposé quelques clichés à la Maison de la photographie, fin 2006, dans le cadre de l'exposition IndianScope. Avec « Sports Features », il revient en vedette pour la réouverture du lieu. Si l'auteur des clichés, Tomasz Gudzowaty, n'était pas physique-ment présent hier, en raison de soucis familiaux, son travail était porté par la voix de son assistant, Tomasz Lewandowski, venu présenter son travail de réflexion. Une première en France après l'exposition à La Yours Gallery, à Varsovie. « Tomasz Gudzowaty a commencé à s'intéresser au sport pendant les Jeux olympiques de Sydney, lorsqu'il a photographié les athlètes paralympiques, explique son assistant. Puis, il a eu l'idée de photographier d'anciens champions olympiques. Le projet, exposé ici, est autre. Il fait partie d'un vaste ensemble qui re-trace les dimensions culturelles, spirituelles et religieuses du sport. » Autour de lui, une vingtaine de clichés noirs et blancs montrent des adultes et des enfants en plein effort. Des sports traditionnels comme la lutte, le yoga, la gymnastique et ses en-traînements rigoureux, mais aussi des disciplines plus modernes comme la natation synchronisée. Des clichés qui rappellent la beauté des gestes, leur symbolique, et qui laissent libre cours à l'interprétation. « Les lectures sont multiples, explique Tomasz Lewandowski. Par exemple, ce cliché des gymnastes chinois est synonyme de l'oppression de l'État chinois pour bon nombre de visiteurs. Or, l'école où a été prise la photo est privée et payée par les fa-milles. Si oppression il y a, elle est plutôt parentale. » Marie Castro La Voix du Nord du 26 mars 2009 , Photo Edouard Bride [caption id="attachment_11125" align="alignleft" width="1024"] Tomasz Gudzowaty montre une dimension peu commune du sport, celle d'un acte culturel porteur de valeurs.[/caption]

Nos Revues de presse pour l'année 2008

Trans 2008 - Polish TV in Lille - Mode & Photography interwiew d'Olivier Spillebout par Ewa Olejniczak

Nos Revues de presse pour l'année 2007

À la Maison de la photographie, à Lille : les étendues glaciales de Gautier Deblonde De vastes étendues blanches et glaciales, tout juste ponctuées de présences insolites - un village fantôme, une bibliothécaire dans un trou perdu, une locomotive poussive

L'Arctique s'invite à la Maison de la photo Les clichés de Gautier Deblonde, artiste photographe lillois, retracent ses voyages en Arctique. Confronté à des paysages vierges de toute pollution, l'artiste retranscrit ses émotions à travers son exposition photographique. Quelques portraits se cachent parmi les multiples représentations de la nature de l'île de Svalbard au coeur de l'océan Arctique. Non, ces terres ne sont pas abandonnées, mais en tout cas les paysages sont intacts, encore vierges, sans pollution atmosphérique ni visuelle, des lieux où l'homme n'a pas encore pris ses aises et n'a encore rien dénaturé. Gautier Deblonde, photo-graphe, est tombé sous le charme de cette île. « j'ai telle-ment été touché et ému par ces endroits que j'ai voulu faire partager mon voyage et cette émotion. » L'artiste retranscrit la plénitude de ces terres internationales n'appartenant à per-sonne. Ces immensités, il les dé-couvre par hasard, à la suite d'une commande. « La première fois, j'y suis allé pour faire des images de scientifiques pour un film sur le réchauffe- ment de la planète. » Il fera en tout cinq voyages en trois ans pour donner vie à son projet personnel. À travers ses photos, on découvre un autre monde. À pieds ou en skis de fond, il se balade pour trouver le moment adéquat à immortaliser, celui où la lumière reflétera au mieux les sensations qu'il res-sent. « Les paysages sont démesurés, il n'y a pas d'habitation, pas d'humain. On perd la notion de temps et de distance. » La vie en Arctique, c'est 4 mois de noir total et 6 de lumière. Gautier Deblonde retrace merveilleusement dans ses clichés une vie au milieu de nulle part où le ciel et les montagnes se confondent dans des nuances argentées. Seulement trois villages existent. L'un d'entre eux, peuplé de scientifiques, est une référence du monde de la science. Un autre n'est plus habité et le dernier abrite essentiellement des Russes venus pour travailler. DELPHINE KWIC-ZOR  Jusqu'au 23 décembre les samedi et dimanche de 11h à 18h et en semaine sur RV. Maison de la Photographie, 18, rue Frémy, Lille. Fives 

C9 TV : interview de Gautier Deblonde

Nos Revues de presse pour l'année 2006

Indianscope, l'Inde intemporelle Olivier Spillebout répond à France3 sur l'exposition Indianscope, Commissaire : Laura Serani

Nos Revues de presse pour l'année 2005

Insolation, le reportage d'Alban Gernigon sur le confinement à Lille

Entretien avec Loïc Pénet, alias Bololo, artiste des Hauts de France, à l'occasion de son exposition à la Maison Photo

À Lille, fin de parcours pour la Maison de la Photographie avec une ultime exposition Après 24 ans d’aventures et de découvertes, la Maison de la Photographie de Lille s’apprête à fermer définitivement ses portes. Triste nouvelle, pour le milieu culturel

Exposition reportée (COVID19)
Vernissage le samedi 28 mars à 16h00
Articulée autour des principales thématiques explorées photographiquement par l’artiste de 1927 à 1940, le monde paysan, les objets naturels qualifiés par elle, Fernand Léger et Pierre Jeanneret d’« art brut », les constructions industrielles, la montagne etc

Le dernier vernissage de la Maison de la Photographie de Lille à l'occasion de l'exposition Charlotte Perriand, et les artistes régionaux Bololo et Alban Gernigon, discours d'Olivier Spillebout

Exposition à partir du 10 septembre 2020
Inauguration le mercredi 9 septembre à 18h30
BOLOLO (Loïc Pénet) crée ses images en pastichant des œuvres du XVème siècle à nos jours. Il les a découvertes lors de promenades dans les musées d'errances numériques.

Exposition à partir du 10 septembre 2020
Inauguration le mercredi 9 septembre à 18h30
Nous sommes le 12 avril 2020, le confinement va encore durer 1 mois mais personne ne le sait à ce moment-là; nous sommes le dimanche de Pâques, dans les rues de Lille désertées, la ville est isolée, confinée.

De Lille Design au Design de Lille, c’est possible ! L’une nouvelle élue passionnée de culture ; l’autre conseiller municipal de longue date ayant régulièrement soutenu  les initiatives culturelles de nos quartiers Lillois, nous nous devons de réagir au navrant trompe-l’oeil de ce 9 septembre 2020. Aujourd’hui  même en effet s’ouvrent au public les manifestations de « Lille Capitale mondiale du Design ». « Prendre soin, ville collaborative, économie circulaire et action publique », quatre priorités que l’on assure vouloir mettre en valeur à côté de celles de l’habitat et de la mobilité. Une méthode est promue dans le jargon des technocrates anglophiles, les « POC », « Proofs Of Concept », des « preuves par l’expérimentation » avec cette affirmation que Lille serait la ville du « design making » et pas uniquement du « design thinking ». Mais derrière cette novlangue se dissimule le plus sinistre des dénis culturels, l’étouffement jusqu’à ce que mort s’en suive de  la « Maison de la photographie » qui a été contrainte d’annoncer sa fermeture prévue dès le lendemain de l’exposition inaugurée ce même jour des œuvres photographiques de Charlotte Perriand, grande désigneuse française, et des photographes régionaux  Bololo (Loïc Pénet) et Alban Gernigon. On croit déjà réentendre les ricanements incultes et technocratiques plusieurs fois opposés en conseil municipal aux lanceurs d’alerte de l’opposition municipale. « Obsession maladive », nous répondront les éternels adversaires de fait de la liberté de création des bénévoles et des quartiers… Cela n’entamera en rien notre attachement à des valeurs qui pour l’heure leur semblent étrangères. Il y a 24 ans naissait la « Maison de la photo », idée d’abord puis réalisation, l’exemple même de ce que les technocrates verbeux des temps présents baptisent « design making ». Pendant de longues années, précisément, elle fut soutenue par la ville et les collectivités publiques, peut-être par passion sincère de l’art photographique, sûrement parce qu’elle a contribué à l’attractivité culturelle de notre territoire. A l’inverse, sa disparition aujourd’hui organisée par les mêmes qui l’avaient soutenue témoigne d’un souverain désintérêt pour les résultats concrets de l’action culturelle.   Tout au long de son existence, la « Maison de la photo » s’est attachée à rendre accessible au plus grand nombre, au cœur même du quartier populaire de Fives, les travaux des plus grands photographes français et internationaux, et de les y recevoir. Partager le beau, les beaux,  favoriser par une synergie la dynamique des initiatives locales, donner corps à la ville collaborative, participer au développement de l’économie circulaire, faire éclore et encourager les talents émergents et les populations. L’étouffement organisé depuis quelques années de la « Maison de la photo » est en flagrante contradiction avec les valeurs invoquées par « Lille Design » : l’économie circulaire ne peut  se vivifier sans cet ancrage territorial qu’ici on supprime, sans collaboration, dans l’isolement, l’indifférence et le rejet. Dans un récent « tweet » relatif au lancement des manifestations de « Lille Capitale Mondiale du Design », le maire de Lille évoquait « des œuvres pour réparer le Monde et concevoir une autre société »… n’est-ce pas un pompier pyromane, qui prétend réparer ce qu’il a endommagé par indifférence et manque de dialogue ? Il est encore temps d’empêcher cette disparition ! Bien sûr, nous souhaitons à « Lille Capitale Mondiale du Design » de rencontrer un

Clic-clac de fin à la Maison de la photo, acculée à la fermeture définitive   Étranglée depuis deux ans par l’assèchement de ses financements publics, achevée par la crise sanitaire, la Maison de la photo fermera ses portes après une ultime exposition. Le directeur de l’équipement, Olivier Spillebout, en rend la ville responsable. Rien n’y aura fait. Ni les horaires réduits, ni le bénévolat, ni les appels à l’aide. « La réalité s’impose à nous. On est au bout », constate le directeur de la Maison de la photo, Olivier Spillebout. Au terme d’une ultime expo (lire ci-dessous), le lieu d’art et d’image fivois, né sous sa forme définitive en 2003, tirera sa révérence. « Derrière les beaux discours sur la culture, on laisse mourir un outil dans les quartiers  », lâche, amer, Olivier Spillebout. Qui, sans surprise, rend Martine Aubry responsable de cette issue fatale. La Maison était en sursis depuis que la mairie, principal financeur public de l’association, avait coupé sa subvention de 130 000 €, début 2018. Un casus belli. D’un côté, le maire et son adjointe à la culture justifiaient leur décision par la gestion hasardeuse et la fragilité de la Maison. De l’autre, M. Spillebout et son conseil d’administration contestaient cette petite musique en brandissant leurs comptes annuels certifiés et dénonçaient un assassinat politique. Il faut dire que le directeur, qui partage la vie de l’opposante municipale LREM Violette Spillebout, est depuis quinze ans le seul patron de structure lilloise à critiquer publiquement les choix de la municipalité et le poids pris par lille3000, le bras armé événementiel de la ville qui draine chaque année un quart (2,5 millions en 2020) des subventions aux associations culturelles. Deux ans de survie Autre coup dur, l’émergence d’un mastodonte, l’Institut pour la photographie voulu par Xavier Bertrand. En 2018, le président des Hauts-de-France, avec la bénédiction de Martine Aubry, choisissait Lille pour implanter ce nouvel équipement doté de deux millions d’euros de subventions annuelles de la Région. Lille était-elle assez grande pour deux lieux dédiés à la photo ? On ne le saura jamais. Sur le fil du rasoir, la Maison s’est maintenue à flots grâce à son activité événementielle, des réceptions entre ses murs. « Ça ne nous suffisait pas à fonctionner normalement, mais ça nous a permis de survivre. » Jusqu’à 2020, et cette crise sanitaire qui a vidé le carnet de réservations. Le coup de grâce. Dès lors, les jours de l’association aux quatre salariés étaient comptés. Olivier Spillebout, qui vit au-dessus de la Maison, en a revendu les murs après en avoir été longtemps propriétaire. Il dit ignorer les intentions de son bailleur pour la suite. « C’est triste pour la culture à Lille, pour les quartiers, pour la photographie en région. » Resteront en mémoire les grandes heures d’une Maison et d’un festival, les Transphotographiques, qui à son apogée, dans les années 2000, se rêva en rival nordiste des Rencontres d’Arles. L’ascension fut foudroyante. La chute aussi. Sébastien Berges pour la Voix du Nord du 8 septembre 2020, article complet ici

Nos Revues de presse pour l'année 2004

Insolation, le reportage d'Alban Gernigon sur le confinement à Lille

Entretien avec Loïc Pénet, alias Bololo, artiste des Hauts de France, à l'occasion de son exposition à la Maison Photo

À Lille, fin de parcours pour la Maison de la Photographie avec une ultime exposition Après 24 ans d’aventures et de découvertes, la Maison de la Photographie de Lille s’apprête à fermer définitivement ses portes. Triste nouvelle, pour le milieu culturel

Exposition reportée (COVID19)
Vernissage le samedi 28 mars à 16h00
Articulée autour des principales thématiques explorées photographiquement par l’artiste de 1927 à 1940, le monde paysan, les objets naturels qualifiés par elle, Fernand Léger et Pierre Jeanneret d’« art brut », les constructions industrielles, la montagne etc

Le dernier vernissage de la Maison de la Photographie de Lille à l'occasion de l'exposition Charlotte Perriand, et les artistes régionaux Bololo et Alban Gernigon, discours d'Olivier Spillebout

Exposition à partir du 10 septembre 2020
Inauguration le mercredi 9 septembre à 18h30
BOLOLO (Loïc Pénet) crée ses images en pastichant des œuvres du XVème siècle à nos jours. Il les a découvertes lors de promenades dans les musées d'errances numériques.

Exposition à partir du 10 septembre 2020
Inauguration le mercredi 9 septembre à 18h30
Nous sommes le 12 avril 2020, le confinement va encore durer 1 mois mais personne ne le sait à ce moment-là; nous sommes le dimanche de Pâques, dans les rues de Lille désertées, la ville est isolée, confinée.

De Lille Design au Design de Lille, c’est possible ! L’une nouvelle élue passionnée de culture ; l’autre conseiller municipal de longue date ayant régulièrement soutenu  les initiatives culturelles de nos quartiers Lillois, nous nous devons de réagir au navrant trompe-l’oeil de ce 9 septembre 2020. Aujourd’hui  même en effet s’ouvrent au public les manifestations de « Lille Capitale mondiale du Design ». « Prendre soin, ville collaborative, économie circulaire et action publique », quatre priorités que l’on assure vouloir mettre en valeur à côté de celles de l’habitat et de la mobilité. Une méthode est promue dans le jargon des technocrates anglophiles, les « POC », « Proofs Of Concept », des « preuves par l’expérimentation » avec cette affirmation que Lille serait la ville du « design making » et pas uniquement du « design thinking ». Mais derrière cette novlangue se dissimule le plus sinistre des dénis culturels, l’étouffement jusqu’à ce que mort s’en suive de  la « Maison de la photographie » qui a été contrainte d’annoncer sa fermeture prévue dès le lendemain de l’exposition inaugurée ce même jour des œuvres photographiques de Charlotte Perriand, grande désigneuse française, et des photographes régionaux  Bololo (Loïc Pénet) et Alban Gernigon. On croit déjà réentendre les ricanements incultes et technocratiques plusieurs fois opposés en conseil municipal aux lanceurs d’alerte de l’opposition municipale. « Obsession maladive », nous répondront les éternels adversaires de fait de la liberté de création des bénévoles et des quartiers… Cela n’entamera en rien notre attachement à des valeurs qui pour l’heure leur semblent étrangères. Il y a 24 ans naissait la « Maison de la photo », idée d’abord puis réalisation, l’exemple même de ce que les technocrates verbeux des temps présents baptisent « design making ». Pendant de longues années, précisément, elle fut soutenue par la ville et les collectivités publiques, peut-être par passion sincère de l’art photographique, sûrement parce qu’elle a contribué à l’attractivité culturelle de notre territoire. A l’inverse, sa disparition aujourd’hui organisée par les mêmes qui l’avaient soutenue témoigne d’un souverain désintérêt pour les résultats concrets de l’action culturelle.   Tout au long de son existence, la « Maison de la photo » s’est attachée à rendre accessible au plus grand nombre, au cœur même du quartier populaire de Fives, les travaux des plus grands photographes français et internationaux, et de les y recevoir. Partager le beau, les beaux,  favoriser par une synergie la dynamique des initiatives locales, donner corps à la ville collaborative, participer au développement de l’économie circulaire, faire éclore et encourager les talents émergents et les populations. L’étouffement organisé depuis quelques années de la « Maison de la photo » est en flagrante contradiction avec les valeurs invoquées par « Lille Design » : l’économie circulaire ne peut  se vivifier sans cet ancrage territorial qu’ici on supprime, sans collaboration, dans l’isolement, l’indifférence et le rejet. Dans un récent « tweet » relatif au lancement des manifestations de « Lille Capitale Mondiale du Design », le maire de Lille évoquait « des œuvres pour réparer le Monde et concevoir une autre société »… n’est-ce pas un pompier pyromane, qui prétend réparer ce qu’il a endommagé par indifférence et manque de dialogue ? Il est encore temps d’empêcher cette disparition ! Bien sûr, nous souhaitons à « Lille Capitale Mondiale du Design » de rencontrer un

Clic-clac de fin à la Maison de la photo, acculée à la fermeture définitive   Étranglée depuis deux ans par l’assèchement de ses financements publics, achevée par la crise sanitaire, la Maison de la photo fermera ses portes après une ultime exposition. Le directeur de l’équipement, Olivier Spillebout, en rend la ville responsable. Rien n’y aura fait. Ni les horaires réduits, ni le bénévolat, ni les appels à l’aide. « La réalité s’impose à nous. On est au bout », constate le directeur de la Maison de la photo, Olivier Spillebout. Au terme d’une ultime expo (lire ci-dessous), le lieu d’art et d’image fivois, né sous sa forme définitive en 2003, tirera sa révérence. « Derrière les beaux discours sur la culture, on laisse mourir un outil dans les quartiers  », lâche, amer, Olivier Spillebout. Qui, sans surprise, rend Martine Aubry responsable de cette issue fatale. La Maison était en sursis depuis que la mairie, principal financeur public de l’association, avait coupé sa subvention de 130 000 €, début 2018. Un casus belli. D’un côté, le maire et son adjointe à la culture justifiaient leur décision par la gestion hasardeuse et la fragilité de la Maison. De l’autre, M. Spillebout et son conseil d’administration contestaient cette petite musique en brandissant leurs comptes annuels certifiés et dénonçaient un assassinat politique. Il faut dire que le directeur, qui partage la vie de l’opposante municipale LREM Violette Spillebout, est depuis quinze ans le seul patron de structure lilloise à critiquer publiquement les choix de la municipalité et le poids pris par lille3000, le bras armé événementiel de la ville qui draine chaque année un quart (2,5 millions en 2020) des subventions aux associations culturelles. Deux ans de survie Autre coup dur, l’émergence d’un mastodonte, l’Institut pour la photographie voulu par Xavier Bertrand. En 2018, le président des Hauts-de-France, avec la bénédiction de Martine Aubry, choisissait Lille pour implanter ce nouvel équipement doté de deux millions d’euros de subventions annuelles de la Région. Lille était-elle assez grande pour deux lieux dédiés à la photo ? On ne le saura jamais. Sur le fil du rasoir, la Maison s’est maintenue à flots grâce à son activité événementielle, des réceptions entre ses murs. « Ça ne nous suffisait pas à fonctionner normalement, mais ça nous a permis de survivre. » Jusqu’à 2020, et cette crise sanitaire qui a vidé le carnet de réservations. Le coup de grâce. Dès lors, les jours de l’association aux quatre salariés étaient comptés. Olivier Spillebout, qui vit au-dessus de la Maison, en a revendu les murs après en avoir été longtemps propriétaire. Il dit ignorer les intentions de son bailleur pour la suite. « C’est triste pour la culture à Lille, pour les quartiers, pour la photographie en région. » Resteront en mémoire les grandes heures d’une Maison et d’un festival, les Transphotographiques, qui à son apogée, dans les années 2000, se rêva en rival nordiste des Rencontres d’Arles. L’ascension fut foudroyante. La chute aussi. Sébastien Berges pour la Voix du Nord du 8 septembre 2020, article complet ici

Nos Revues de presse pour l'année 2003

Noir et blanc François Daumerie s'expose avec cinq autres photographes à Fives L'image a trouvé sa Maison François Daumerie est photographe amateur (manipulateur radio en hôpital dans son autre vie) et a son bout de mur rue de Fremy à Fives. Un statut auquel il tient : « Je prends des photos depuis trente ans, je n'en vis pas et je suis libre de mes choix ». Et il a choisi le noir et blanc (argentique bien sûr, même s'il apprécie la souplesse du numérique pour les photos de famille), son domaine de prédilection. « J'aime le noir et blanc parce qu'il suggère beaucoup de choses, la gamme de gris est vraiment très large ». Au mur, des images d'amis, artistes, des instantanés réalisés lors des filages sur les planches du théâtre de l'Escapade d'Hénin-Beaumont, à quelques pas de ses sujets, utilisant les éclairages de scène et parvenant à se fondre totalement parmi les comédiens. Un « intermittent de l'image » face aux intermittents du spectacle : l'exposition s'intitule donc Planches contact et veut être aussi « une façon de soutenir leur lutte ». Voilà pour le symbole. Il en existe un autre : cette exposition même, très éclectique dans les styles et les thèmes choisis, réunissant Eric Le Brun, Karl Cordonnier, Eric Delbaere, Jean-Pierre Duplan et Olivier Spillebout. Ce dernier est l'initiateur des célèbres Transphotographiques et, père, maintenant, d'une nouvelle Maison de la photographie qui n'existe pour l'instant que par ses murs et la volonté farouche des concepteurs d'en faire un lieu d'enseignements et d'expériences réunissant amateurs et professionnels. « L'exposition marque notre volonté de construire quelque chose, souligne François Daumerie, c'est ce dont on va parler aussi ce week-end en rencontrant les gens, qu'ils connaissent la photo ou non. On veut promouvoir l'idée d'un lieu ouvert ». A. D. [caption id="attachment_10965" align="alignleft" width="1024"] François Daumerie a saisi quelques amis intermittents du spectacle lors d'un filage : « Un symbole I »Ph. Patrick JAMES[/caption]                               18 rue Frémy à Lille-Fives, Samedi de 10 h à 18 h et dimanche de 10 h à 16 h. Deux vernissages sont encore prévus samedi midi et dimanche midi.

Une exposition organisée dans le cadre des Couleurs du temps marque sa naissance officielle Une maison de la photographie s'ouvre à Lille « Sur la lancée des Transphotographiques, l'idée de créer une maison de la photographie à Lille s'est imposée comme une nécessité », explique Olivier Spillebout, directeur de ce festival devenu un rendez-vous indispensable aux amateurs d'images. Et pour passer du rythme d'un événement ponctuel à celui, beaucoup plus régulier, d'un travail sur l'année, il fallait une structure permanente où création, animation, formation se conjuguent pour en faire un lieu vivant. Ce lieu existe désormais au 18 de la rue Frémy à Fives. C'est aussi après avoir ressenti une frustration tenace malgré la réussite des Transphotographiques qu'Olivier Spillebout et son équipe ont validé cette idée : « Grâce au festival, nous avons noué des contacts formidables avec des photographes qu'ils soient prestigieux ou amateurs, des créateurs, formateurs. Autant de gens de valeur dont nous ne profitions pas pleinement ». L'urgence et le foisonnement qui caractérisent un festival ne permettent pas en effet « d'avoir ce contact approfondi que le public attend aussi ». Quelques rencontres ont été déterminantes pour la création d'une maison de la photographie à Lille. Celle de Jean-Luc Monterrosso notamment. Créateur du mois de la photographie à Paris, il a lui aussi ressenti la nécessité d'ouvrir, dans la foulée, une Maison européenne de la photo. Il sera d'ailleurs le prochain directeur artistique des Transphotographiques, cuvée Lille 2004, avec William Klein comme invité d'honneur. Combler un vide Mais l'équipe des Transphotographiques n'est sans doute pas la seule à ressentir un manque en matière d'image dans notre région. Que dire du Centre régional de la photographie créé il y a plus de vingt ans à Douchy-les-Mines ? Qu'il s'est essoufflé, isolé ? Qu'il n'est plus aussi créateur d'images qu'à ses origines ? Qu'il n'a pas suivi l'émergence de nouveaux créateurs dans le paysage régional ? Un peu tout cela. La Maison de la photographie Nord - Pas-de-Calais à Lille va donc s'affirmer comme un lieu permanent, à vocations multiples et de dimension régionale. Premier volet, les expositions : « Nous recevons aux Transphotographiques des dossiers que nous ne pouvons utiliser. Des amateurs mais aussi des grands noms que nous pourrons ainsi présenter hors festival ». Deuxième axe, les commandes à des photographes : « Nous allons, lors de Lille 2004, accueillir en résidence à la maison de la photo de jeunes photographes polonais. Mais déjà une photographe d'origine tchèque, Anna Jakrova, est en train de travailler sur six villes du secteur de Noeux-les-Mines dans le cadre d'une commande de la communauté de communes ». Troisième aspect, la formation : « Les Transphotographiques nous ont permis de constituer un réseau de personnes compétentes et d'organiser des ateliers et des stages. Nous travaillons déjà avec les villes de Lille, Arras, Valenciennes. Le conseil régional va aussi nous aider pour mettre en place ce type de formation dans les lycées, collèges et centres sociaux ». Selon le même principe et dans le même état

Nos Revues de presse pour l'année 2002

Noir et blanc François Daumerie s'expose avec cinq autres photographes à Fives L'image a trouvé sa Maison François Daumerie est photographe amateur (manipulateur radio en hôpital dans son autre vie) et a son bout de mur rue de Fremy à Fives. Un statut auquel il tient : « Je prends des photos depuis trente ans, je n'en vis pas et je suis libre de mes choix ». Et il a choisi le noir et blanc (argentique bien sûr, même s'il apprécie la souplesse du numérique pour les photos de famille), son domaine de prédilection. « J'aime le noir et blanc parce qu'il suggère beaucoup de choses, la gamme de gris est vraiment très large ». Au mur, des images d'amis, artistes, des instantanés réalisés lors des filages sur les planches du théâtre de l'Escapade d'Hénin-Beaumont, à quelques pas de ses sujets, utilisant les éclairages de scène et parvenant à se fondre totalement parmi les comédiens. Un « intermittent de l'image » face aux intermittents du spectacle : l'exposition s'intitule donc Planches contact et veut être aussi « une façon de soutenir leur lutte ». Voilà pour le symbole. Il en existe un autre : cette exposition même, très éclectique dans les styles et les thèmes choisis, réunissant Eric Le Brun, Karl Cordonnier, Eric Delbaere, Jean-Pierre Duplan et Olivier Spillebout. Ce dernier est l'initiateur des célèbres Transphotographiques et, père, maintenant, d'une nouvelle Maison de la photographie qui n'existe pour l'instant que par ses murs et la volonté farouche des concepteurs d'en faire un lieu d'enseignements et d'expériences réunissant amateurs et professionnels. « L'exposition marque notre volonté de construire quelque chose, souligne François Daumerie, c'est ce dont on va parler aussi ce week-end en rencontrant les gens, qu'ils connaissent la photo ou non. On veut promouvoir l'idée d'un lieu ouvert ». A. D. [caption id="attachment_10965" align="alignleft" width="1024"] François Daumerie a saisi quelques amis intermittents du spectacle lors d'un filage : « Un symbole I »Ph. Patrick JAMES[/caption]                               18 rue Frémy à Lille-Fives, Samedi de 10 h à 18 h et dimanche de 10 h à 16 h. Deux vernissages sont encore prévus samedi midi et dimanche midi.

Une exposition organisée dans le cadre des Couleurs du temps marque sa naissance officielle Une maison de la photographie s'ouvre à Lille « Sur la lancée des Transphotographiques, l'idée de créer une maison de la photographie à Lille s'est imposée comme une nécessité », explique Olivier Spillebout, directeur de ce festival devenu un rendez-vous indispensable aux amateurs d'images. Et pour passer du rythme d'un événement ponctuel à celui, beaucoup plus régulier, d'un travail sur l'année, il fallait une structure permanente où création, animation, formation se conjuguent pour en faire un lieu vivant. Ce lieu existe désormais au 18 de la rue Frémy à Fives. C'est aussi après avoir ressenti une frustration tenace malgré la réussite des Transphotographiques qu'Olivier Spillebout et son équipe ont validé cette idée : « Grâce au festival, nous avons noué des contacts formidables avec des photographes qu'ils soient prestigieux ou amateurs, des créateurs, formateurs. Autant de gens de valeur dont nous ne profitions pas pleinement ». L'urgence et le foisonnement qui caractérisent un festival ne permettent pas en effet « d'avoir ce contact approfondi que le public attend aussi ». Quelques rencontres ont été déterminantes pour la création d'une maison de la photographie à Lille. Celle de Jean-Luc Monterrosso notamment. Créateur du mois de la photographie à Paris, il a lui aussi ressenti la nécessité d'ouvrir, dans la foulée, une Maison européenne de la photo. Il sera d'ailleurs le prochain directeur artistique des Transphotographiques, cuvée Lille 2004, avec William Klein comme invité d'honneur. Combler un vide Mais l'équipe des Transphotographiques n'est sans doute pas la seule à ressentir un manque en matière d'image dans notre région. Que dire du Centre régional de la photographie créé il y a plus de vingt ans à Douchy-les-Mines ? Qu'il s'est essoufflé, isolé ? Qu'il n'est plus aussi créateur d'images qu'à ses origines ? Qu'il n'a pas suivi l'émergence de nouveaux créateurs dans le paysage régional ? Un peu tout cela. La Maison de la photographie Nord - Pas-de-Calais à Lille va donc s'affirmer comme un lieu permanent, à vocations multiples et de dimension régionale. Premier volet, les expositions : « Nous recevons aux Transphotographiques des dossiers que nous ne pouvons utiliser. Des amateurs mais aussi des grands noms que nous pourrons ainsi présenter hors festival ». Deuxième axe, les commandes à des photographes : « Nous allons, lors de Lille 2004, accueillir en résidence à la maison de la photo de jeunes photographes polonais. Mais déjà une photographe d'origine tchèque, Anna Jakrova, est en train de travailler sur six villes du secteur de Noeux-les-Mines dans le cadre d'une commande de la communauté de communes ». Troisième aspect, la formation : « Les Transphotographiques nous ont permis de constituer un réseau de personnes compétentes et d'organiser des ateliers et des stages. Nous travaillons déjà avec les villes de Lille, Arras, Valenciennes. Le conseil régional va aussi nous aider pour mettre en place ce type de formation dans les lycées, collèges et centres sociaux ». Selon le même principe et dans le même état

Nos Revues de presse pour l'année 2001

Noir et blanc François Daumerie s'expose avec cinq autres photographes à Fives L'image a trouvé sa Maison François Daumerie est photographe amateur (manipulateur radio en hôpital dans son autre vie) et a son bout de mur rue de Fremy à Fives. Un statut auquel il tient : « Je prends des photos depuis trente ans, je n'en vis pas et je suis libre de mes choix ». Et il a choisi le noir et blanc (argentique bien sûr, même s'il apprécie la souplesse du numérique pour les photos de famille), son domaine de prédilection. « J'aime le noir et blanc parce qu'il suggère beaucoup de choses, la gamme de gris est vraiment très large ». Au mur, des images d'amis, artistes, des instantanés réalisés lors des filages sur les planches du théâtre de l'Escapade d'Hénin-Beaumont, à quelques pas de ses sujets, utilisant les éclairages de scène et parvenant à se fondre totalement parmi les comédiens. Un « intermittent de l'image » face aux intermittents du spectacle : l'exposition s'intitule donc Planches contact et veut être aussi « une façon de soutenir leur lutte ». Voilà pour le symbole. Il en existe un autre : cette exposition même, très éclectique dans les styles et les thèmes choisis, réunissant Eric Le Brun, Karl Cordonnier, Eric Delbaere, Jean-Pierre Duplan et Olivier Spillebout. Ce dernier est l'initiateur des célèbres Transphotographiques et, père, maintenant, d'une nouvelle Maison de la photographie qui n'existe pour l'instant que par ses murs et la volonté farouche des concepteurs d'en faire un lieu d'enseignements et d'expériences réunissant amateurs et professionnels. « L'exposition marque notre volonté de construire quelque chose, souligne François Daumerie, c'est ce dont on va parler aussi ce week-end en rencontrant les gens, qu'ils connaissent la photo ou non. On veut promouvoir l'idée d'un lieu ouvert ». A. D. [caption id="attachment_10965" align="alignleft" width="1024"] François Daumerie a saisi quelques amis intermittents du spectacle lors d'un filage : « Un symbole I »Ph. Patrick JAMES[/caption]                               18 rue Frémy à Lille-Fives, Samedi de 10 h à 18 h et dimanche de 10 h à 16 h. Deux vernissages sont encore prévus samedi midi et dimanche midi.

Une exposition organisée dans le cadre des Couleurs du temps marque sa naissance officielle Une maison de la photographie s'ouvre à Lille « Sur la lancée des Transphotographiques, l'idée de créer une maison de la photographie à Lille s'est imposée comme une nécessité », explique Olivier Spillebout, directeur de ce festival devenu un rendez-vous indispensable aux amateurs d'images. Et pour passer du rythme d'un événement ponctuel à celui, beaucoup plus régulier, d'un travail sur l'année, il fallait une structure permanente où création, animation, formation se conjuguent pour en faire un lieu vivant. Ce lieu existe désormais au 18 de la rue Frémy à Fives. C'est aussi après avoir ressenti une frustration tenace malgré la réussite des Transphotographiques qu'Olivier Spillebout et son équipe ont validé cette idée : « Grâce au festival, nous avons noué des contacts formidables avec des photographes qu'ils soient prestigieux ou amateurs, des créateurs, formateurs. Autant de gens de valeur dont nous ne profitions pas pleinement ». L'urgence et le foisonnement qui caractérisent un festival ne permettent pas en effet « d'avoir ce contact approfondi que le public attend aussi ». Quelques rencontres ont été déterminantes pour la création d'une maison de la photographie à Lille. Celle de Jean-Luc Monterrosso notamment. Créateur du mois de la photographie à Paris, il a lui aussi ressenti la nécessité d'ouvrir, dans la foulée, une Maison européenne de la photo. Il sera d'ailleurs le prochain directeur artistique des Transphotographiques, cuvée Lille 2004, avec William Klein comme invité d'honneur. Combler un vide Mais l'équipe des Transphotographiques n'est sans doute pas la seule à ressentir un manque en matière d'image dans notre région. Que dire du Centre régional de la photographie créé il y a plus de vingt ans à Douchy-les-Mines ? Qu'il s'est essoufflé, isolé ? Qu'il n'est plus aussi créateur d'images qu'à ses origines ? Qu'il n'a pas suivi l'émergence de nouveaux créateurs dans le paysage régional ? Un peu tout cela. La Maison de la photographie Nord - Pas-de-Calais à Lille va donc s'affirmer comme un lieu permanent, à vocations multiples et de dimension régionale. Premier volet, les expositions : « Nous recevons aux Transphotographiques des dossiers que nous ne pouvons utiliser. Des amateurs mais aussi des grands noms que nous pourrons ainsi présenter hors festival ». Deuxième axe, les commandes à des photographes : « Nous allons, lors de Lille 2004, accueillir en résidence à la maison de la photo de jeunes photographes polonais. Mais déjà une photographe d'origine tchèque, Anna Jakrova, est en train de travailler sur six villes du secteur de Noeux-les-Mines dans le cadre d'une commande de la communauté de communes ». Troisième aspect, la formation : « Les Transphotographiques nous ont permis de constituer un réseau de personnes compétentes et d'organiser des ateliers et des stages. Nous travaillons déjà avec les villes de Lille, Arras, Valenciennes. Le conseil régional va aussi nous aider pour mettre en place ce type de formation dans les lycées, collèges et centres sociaux ». Selon le même principe et dans le même état