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Maison de la Photographie / Lille / Hauts-de-France
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Revue de Presse

Nos Revues de presse pour l'année 2019

Imaginé en juillet 2017 à l’initiative de Xavier Bertrand et de Sam Stourdzé, le directeur des rencontres d’Arles, l’Institut pour la Photo (IPP) ouvre ses portes au public ce week-end à Lille, en configuration provisoire, pour sa première programmation d’expositions. Un projet qui ne fait pas que des heureux Lui refuse de s’afficher sur la photo de famille. Directeur de la Maison de la photographie à l’initiative des Transphotographiques à Lille, Olivier Spillebout ne cache pas son amertume au sujet de l’Institut pour la photographie, projet qui « écrase sciemment l’existence de la Maison de la photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la photographie dans les Hauts-de-France et au-delà », comme il l’a écrit à Xavier Bertrand, dans une lettre ouverte. Pour Olivier Spillebout, l’IPP est un « projet pharaonique » et faire « Arles à Lille n’a aucun sens. C’est une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi ». Et d’annoncer sa volonté de « combattre et dénoncer la culture qui dépense sans compter, la culture des paillettes, la culture au service des ambitions personnelles ». Déjà l’an dernier des acteurs culturels de la Région s’inquiétaient de voir que la hausse du budget culture bénéficie à des projets nouveaux directement impulsés par Xavier Bertrand… qui s’en défend. « Séries Mania n’a pas empêché une aide accrue aux festivals d’Amiens, Arras et Valenciennes cette année. La preuve qu’un nouvel événement ne fait pas d’ombre aux acteurs locaux. L’Institut pour la photo n’enlèvera rien à personne, d’ailleurs la Région s’engage aussi sur l’extension du centre régional de la photo de Douchy-les-Mines ». Le président du conseil régional renvoie la posture d’Olivier Spillebout au contexte politique lillois. L’épouse de ce dernier est la candidate LREM contre Martine Aubry… partenaire de Xavier Bertrand sur le projet d’Institut pour la photo et qui avait en 2018 suspendu les subventions de la Ville à la Maison de la photo. Sébastien Leroy, Voix du Nord 10/11/2019 (illustration Florent Moreau)

Dans les beaux quartiers de Lille, l’Institut pour la photographie n’est qu’en préfiguration, mais son inauguration, le 11 octobre dernier, a fait couler beaucoup d’encre dans la presse régionale (et au-delà), relayant les doutes des acteurs de la culture.   « L’Institut pour la photographie n’enlèvera rien à personne » C’est ce que Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France et initiateur du projet (en collaboration avec les Rencontres d’Arles dont les équipes dirigent le projet) avait assuré. Ces lieux de culture photographique qui « ne manquent pas dans la région » (cf. Les Échos du 11 octobre 2019), « pas question de les fragiliser ». Raté. La Maison Photo (présente à Lille depuis 1997) a vu ses vivres coupés en 2018, et enchaine les licenciements. Et n’a « toujours aucune réponse sur la reconduction de la subvention régionale pour (son festival) les Transphotographiques en 2019 ni sur la subvention de fonctionnement ». Dans l’Oise, c’est Diaphane (et ses festivals les Photaumnales et Usimages) qui regrette l’absence de « signe budgétaire fort de la part de la région » comme nous le disait Fred Boucher dans son interview du 30 septembre dernier. « La subvention de la Région n’a pas bougé depuis 3 ans, nous avons de réels besoins pour consolider le festival. » Pourquoi attendre avant de sauver ou conforter ces acteurs historiques ? Et pourquoi avoir fait passer les subventions pour l’Institut, avant ? Politiquement incorrect ? Xavier Bertrand les avait appelés à « fournir de nouveaux projets en lien avec l’Institut ». Mais comment « faire la course à l’échalote aux projets si on n’a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser » s’interroge Fred Boucher, de Diaphane. Pas question non plus de donner le change du côté de la Maison Photo. Son directeur s’est retiré du « comité d’experts » jugé ni consultatif, ni décideur et a dénoncé un projet déséquilibré et opaque. Comme il l’exprime dans l’article du The Art Newspaper du 3 octobre dernier, il s’inquiète sur la position et l’implication des Rencontres d’Arles, qu’il voit comme une « prise de contrôle hostile » sur la région. Il semblerait que du côté du CRP/ de Douchy-les-Mines, les choses avancent d’avantage que pour les deux autres structures régionales, son Président, Jean-Marc Vantournhoudt nous confirme qu’un projet d’extension va voir le jour dès 2020, grâce à la DRAC et à la région. Une décision qui a été prise suite à la visite de Xavier Bertrand au centre en juin dernier. Si Jean-Marc Vantournhoudt nous avoue avoir été sceptique sur le projet d’Institut à ses débuts et de ne pas avoir compris pourquoi les acteurs locaux n’aient à aucun moment été consultés en amont, aujourd’hui, ils affirment leur volonté d’un travail commun. Pouvoir revendiquer la paternité d’un grand projet culturel Sur l’impulsion de son nouveau président, le budget culture des Hauts de France a bondi. Le hic ? La hausse profite à des projets nouveaux « au détriment de l’existant » a dénoncé le CRAC (comité régional arts et culture) dès 2018. Les personnalités politiques ne seraient-elles pas intéressées par des projets préexistants qui ne portent pas leur signature ? Dans la Voix du Nord (ce 10 octobre), Olivier Spillebout, de la Maison Photo, pointe «  la culture qui dépense sans compter »,

Nouvelle bataille. L’Institut pour la Photo ouvre ses portes aujourd’hui dans le Vieux-Lille avec une grande exposition. “Bébé” de Xavier Bertrand, président divers droite des Hauts-de-France , et de Martine Aubry, maire socialiste de Lille, le projet menace directement la Maison de la Photographie, vieille institution lilloise dédiée au huitième art. Son directeur, Olivier Spillebout, vent debout contre cet adversaire qu’il accuse d’une forme de concurrence déloyale, vient de publier une lettre ouverte au vitriol à Xavier Bertrand (ce n’est pas la première fois qu’il réagit). Et ce n’est pas tout…Entretien. En février dernier, la Maison de la Photographie saisissait le tribunal administratif de Lille avec une requête introductive d’instance portant recours en annulation d’une délibération du conseil régional des Hauts-de-France (19 octobre 2018 et 18 janvier 2019). Par le biais de sa commission permanente, ce dernier affecte une enveloppe de 1,6 million d’euros “afin de poursuivre les études déjà engagées dans le cadre de l’implantation de l’institut pour la photographie“. Ce dernier est le fruit d’un accord non-écrit entre Martine Aubry et Xavier Bertrand (relire notre article). Elu grâce au forfait de la gauche à la tête des Hauts-de-France, cette dernière absente de l’hémicycle, Xavier Bertrand, passionné de photographie, cherche à donner des gages au camp de Martine Aubry et à son électorat, sensible aux thèmes culturels. Un calcul partagé par les deux protagonistes, engagés chacun de leur côté dans leur campagne pour se faire réélire. Les décisions du conseil régional en question seraient entachées d’illégalité. De plus, le directeur général des services du conseil régional ne pouvait rejeter la demande de retrait formulée par la Maison de la photo, puisqu’il n’avait pas de délégation précise pour ce faire. S’ensuit une série d’anomalies (défaut d’information de la commission permanente, rupture d’égalité devant la loi et violation de la liberté associative,…) qui pourraient, selon le plaignant, aboutir à l’annulation de la mesure. C’est le principe même de l’institut qui est visé par le mémoire d’avocats (Manuel Gros, Heloïse Hicter et ass.). On peut y lire : “Créant une “super” association régionale, transparente ou para administrative, dotée de crédits illimités, les délibérations attaquées créent une rupture d’égalité entre les associations régionales“. Et “A terme, (L’institut de la photo) monopolisant les subventions…éliminera les “vraies” structures associatives“…Dont la Maison de la Photo, à l’instar d’autres, la profession d’auteur-photographe subit les contraintes économiques. Il y aurait même une intention de nuire, de “mettre à l’écart,” à l’endroit de la Maison de la Photo de Lille-Fives… Bref, le contentieux n’est pas près de s’éteindre sur fond de campagne électorale lilloise à couteaux tirés. Violette Spillebout, épouse du fondateur de la Maison de la Photo, candidate LREM, est une opposante clairement affichée à Martine Aubry, et Xavier Bertrand saisit l’argument au vol. Le directeur s’explique : DailyNord : Votre combat ressemble au pot de fer contre le pot de terre. Pensez-vous avoir une chance de le gagner ? La Maison de la Photo risque de disparaître… Olivier Spillebout : Ce combat n’est plus seulement celui de la Maison de la Photo, mais bien celui de la photographie

Les lieux culturels de la photographie ne manquent pas dans les Hauts-de-France, mais la création de l'Institut pour la photographie à Lille déstabilise certaines structures qui s'inquiètent pour leur pérennité. L'arrivée de l'Institut pour la Photographie à Lille ne fait pas que des heureux dans le milieu culturel des Hauts-de-France. Car la photo a déjà ses lieux dans le nord du pays depuis quelques décennies. Une Maison de la photographie existe à Lille depuis 1997, avec son festival des Transphotographiques. Au sud de la région, Diaphane, créé en 1991, fait aussi vivre deux festivals dans l'Oise, les Photaumnales et Usimages. Et, enfin, le Centre régional de la photographie (CRP), implanté à Douchy-les-Mines, a été fondé en 1982 dans le prolongement du Photo-Club du comité d'entreprise Usinor Denain. Trois lieux aux ancrages historiques et territoriaux forts. L'annonce, faite aux Rencontres de la photographie d'Arles, à l'été 2017, de la création de l'Institut par le président de région, Xavier Bertrand, épaulé de Françoise Nyssen, alors ministre de la Culture, les a d'abord cueillis à froid avant de nourrir des espoirs. Xavier Bertrand avait vite rassuré, déclarant qu'il n'était « pas question de les fragiliser » tout en les appelant à « fournir de nouveaux projets en lien avec l'Institut ». Deux ans plus tard leur position a diversement évolué. Course aux municipales « On s'organise pour ne pas fermer », annonce Olivier Spillebout, le directeur de la Maison de la photographie. La subvention de 130.000 euros accordée par la Ville lui a été coupée en 2018, au terme d'une discussion animée à la mairie, où le nom de son épouse est loin d'être inconnu. L'ex-PS Violette Spillebout a été chef de cabinet de Martine Aubry, mais  c'est contre elle qu'elle fera la course aux municipales de Lille en 2020 , sous la casquette La République En marche (LREM). Dans l'Oise, on se sent un peu le parent pauvre picard. Le directeur de Diaphane, Fred Boucher, oscille entre deux sentiments.  « La dynamique photo est renforcée dans la région grâce à l'Institut, mais nous on ne se sent pas confortés dans nos missions. On ne peut pas faire la course à l'échalote aux projets si on n'a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser », déplore-t-il. Sur un budget annuel de 572.000 euros, la part de la région représente un peu plus de 100.000 euros pour Diaphane et ses activités d'expositions, de résidence et d'éducation à l'image auprès des scolaires.  « J'ose espérer que cette part sera revalorisée. La dotation du CRP de Douchy-les-Mines atteint, elle, plus de 250.000 euros », déclarait l'an dernier la maire de Beauvais, Caroline Cayeux. Cela n'a pas été le cas pour l'association photographique picarde. Belles archives Tandis qu'à Douchy-les-Mines les choses progressent. Le lieu est à l'étroit dans les 200 mètres carrés de l'ancienne poste du village qu'il occupe, mais « on a avancé sur des points d'extension et pour une antenne pédagogique digne de ce nom », se félicite la directrice du CRP, Muriel Enjalran. Récemment labellisé centre d'art contemporain d'intérêt national, le CRP possède de belles archives photographiques ainsi que quelque 7.000 ouvrages sur le médium pour lesquels ils ont également obtenu le détachement

The new Institut pour la Photographie is backed by the annual photography festival Rencontres d’Arles The idea for the institute, which will also host a reference library and potentially photographers’ archives, dates from September 2017. Its governing association was founded by the Hauts-de-France region and Rencontres d’Arles, which were joined in April by the city of Lille, the Lille European Metropolis and the Drac, a regional cultural body. The collaboration with the Arles festival aims to forge a “north-south axis” promoting the decentralisation of culture beyond Paris and enabling “more ambitious projects with shared costs”, Lacoste says. But the new institute has proved controversial closer to home. Olivier Spillebout, who founded the Maison de la Photographie in Lille in 1997 and the photography festival Transphotographiques in 2001, believes the project is badly run and a waste of public money. Investment and running costs currently stand at around €2.5m. A “hostile takeover” Last November, Spillebout quit the institute’s expert committee, which comprises three regional photography spaces and a château in Dunkirk, saying that it played “no role in consultation, advice or decision-making”. He says he asked the region to suspend the project “to take the time to enlarge the expert committee to curators, artists and directors of [photography] collections on a regional, national and international level”. Spillebout also questions the involvement of Rencontres d’Arles. Under Stourdzé, the festival “is launching hostile takeover bids in other territories, scorning existing players”, he says. “It would have been more original if this partnership served to promote regional photography and artists from Hauts-de-France each year in Arles.” The city of Lille withdrew funding from the Maison de la Photographie in 2018, “the year the creation of the institute was announced”, Spillebout says. Some longstanding staff members were made redundant and the space was temporarily closed earlier this year while Spillebout sought more sponsorship. The venue has been forced to cut back on exhibitions and can no longer fulfil its mission to support emerging photographers, he says. Anna Sansom The Art Newspaper 03/10/2019  

Les premières expos de l’Institut pour la photo sont prévues pour l’automne 2019

Officiellement, les travaux de rénovation du futur Institut pour la photographie de la rue de Thionville ne commenceront qu’à l’été 2020. Mais pourquoi attendre ? Une partie sera ouverte au public avant la fameuse transformation dès octobre. Le but ? Donner un avant-goût de ce qu’on pourra trouver à l’Institut avec sept expos temporaires.
Le climat quelque peu tendu entre l’Institut régional et la Maison de la photo fivoise n’aura eu aucune conséquence sur le calendrier initial du projet de la rue de Thionville. “Pour l’instant, nous sommes dans la phase de préfiguration“, a expliqué Anne lacoste, future directrice de l’Institut lors d’une réunion de présentation fin janvier. Entendez : l’ancien lycée Lalo du Vieux-Lille n’a pas encore subi toutes les transformations pour que ses 3 600 m2 deviennent un lieu d’expos et de conservation de la photographie.
Et pour cause : les derniers occupants des lieux ne déménageront qu’en juillet prochain et les travaux de rénovation, supportés par la région, ne pourront démarrer qu’un an plus tard, à l’été 2020. Ça fait quand même loin tout ça…
Comme l’équipe est déjà composée et que le bâtiment déjà existant est “habitable”, il a été décidé de l’ouvrir au public avant que le projet architectural ne soit finalisé. “Ça permettra aussi aux visiteurs de voir l’avant-après tout en les incluant dans la construction du projet“, explique-t-on à l’Institut.

Nouvelle mise au point sur la Maison de la photo

Vendredi, lors du conseil municipal de Lille, Bernard Charles s’est ému de l’absence de subvention pour la Maison de la photo. Son intervention a donné lieu à une petite mise au point de la part de Marion Gautier, adjointe à la culture.
Ancien compagnon de route de la majorité, élu depuis 2001, ancien adjoint conspué par le PS depuis ses amitiés avec LREM, Bernard Charles s’est ému de l’absence de subvention pour la Maison de la photo précisant que la structure a réduit ses effectifs et qu’elle est forte d’une « dynamique événementielle ». Mais la mariée n’a visiblement pas convaincu la ville.
Selon Marion Gautier, la Maison de la photo a fait deux demandes de subvention à la ville pour 2019 : 200 000 euros pour le programme d’activités et 50 000 euros pour les Transphotographiques.« Des inquiétudes sur la viabilité du projet. »« Le budget prévisionnel soulève des inquiétudes déjà exprimées en 2018 sur la viabilité du projet », estime l’élue. Et d’indiquer : « Les charges de personnel représentent près de 80 % des dépenses et les recettes publiques affichées ne sont pas réalistes. » Selon la ville, l’association aurait prévu plus de 600 000 euros de subventions alors que pour 2018, seul le Département a participé au financement du programme d’activité, à hauteur de 30 000 euros.

Quand les subventions (dont celle à lille3000) pimentent les débats

C’est le groupe Un autre Lille qui a ouvert le bal. « Après quatre saisons et presque quinze ans de monopole culturel, aucune étude concrète n’a été fournie pour mesurer objectivement l’impact culturel et les retombées économiques d’un tel engagement d’argent public. »
L’opposition emmenée par Thierry Pauchet et Jean-René Lecerf a voté contre la délibération lille3000 tout en adressant cette petite mise en garde à la majorité sur son calendrier : « La saison culturelle Eldorado s’achèvera quatre mois avant le scrutin et donc très probablement en pleine campagne électorale (…). Évidemment, nous ne manquerons pas d’être vigilant à tout excès de communication en cette période de réserve. »

Un institut très politique Le projet d’Institut pour la photographie avait jusqu’ici fait couler plus d’encre politique que démontré sa dimension culturelle. Décidé en 2017 par Xavier Bertrand, ficelé avec le patron des rencontres d’Arles, l’Institut s’annonce à terme avec un budget de fonctionnement annuel d’environ 2 millions d’euros. De quoi le rendre suspect aux yeux de certains d’être un projet « cannibale », une sorte de « Lille 3000 de la photo », hors-sol, et aspirant les deniers publics au détriment des autres structures. « Faux » répond le président de Région qui a voulu associer les structures existantes à la préfiguration du projet, comme le centre régional de la photographie de Douchy-les-Mines ou plus récemment le Centre culturel Chateau-Coquelle de Dunkerque. Le projet de Xavier Bertrand s’est aussi retrouvé malgré lui au cœur d’une bisbille politique lillo-lilloise entre Martine Aubry et Olivier Spillebout, directeur de la Maison de la photo de Lille-Fives, un temps associé à la démarche mais qui a depuis suspendu sa participation. Un Olivier Spillebout époux de Violette Spillebout, ex-directrice de cabinet de Martine Aubry et désormais candidate à l’investiture LREM pour la mairie de Lille contre son ancienne patronne. Sébastien Leroy, Voix du Nord 30 janvier 2019

Il s’agit avant tout d’amorcer la pompe pour l’Institut de la photo de Lille voulu par Xavier Bertrand qui sera véritablement inauguré en 2021. Mais en octobre, sept premières expositions temporaires seront ouvertes au public dans le Vieux-Lille. Article de Sébastien Leroy, Voix du Nord du 30 janvier 2019, article complet ici  Il s’agit avant tout d’amorcer la pompe pour l’Institut de la photo de Lille voulu par Xavier Bertrand qui sera véritablement inauguré en 2021. Mais en octobre, sept premières expositions temporaires seront ouvertes au public dans le Vieux-Lille. Un institut très politique Le projet d’Institut pour la photographie avait jusqu’ici fait couler plus d’encre politique que démontré sa dimension culturelle. Décidé en 2017 par Xavier Bertrand, ficelé avec le patron des rencontres d’Arles, l’Institut s’annonce à terme avec un budget de fonctionnement annuel d’environ 2 millions d’euros. De quoi le rendre suspect aux yeux de certains d’être un projet « cannibale », une sorte de « Lille 3000 de la photo », hors-sol, et aspirant les deniers publics au détriment des autres structures. « Faux » répond le président de Région qui a voulu associer les structures existantes à la préfiguration du projet, comme le centre régional de la photographie de Douchy-les-Mines ou plus récemment le Centre culturel Chateau-Coquelle de Dunkerque. Le projet de Xavier Bertrand s’est aussi retrouvé malgré lui au cœur d’une bisbille politique lillo-lilloise entre Martine Aubry et Olivier Spillebout, directeur de la Maison de la photo de Lille-Fives, un temps associé à la démarche mais qui a depuis suspendu sa participation. Un Olivier Spillebout époux de Violette Spillebout, ex-directrice de cabinet de Martine Aubry et désormais candidate à l’investiture LREM pour la mairie de Lille contre son ancienne patronne.  

Nos Revues de presse pour l'année 2018

Par l’intermédiaire de son avocat, la structure fivoise exige que sa demande de subventions soit examinée au conseil municipal de ce vendredi. Sous peine d’engager une action au tribunal administratif. Un soubresaut qui laisse la mairie de marbre. Une nouvelle étape est franchie dans le conflit entre la ville et la Maison de la photographie. Si une demande de subventions n’est pas examinée au conseil municipal de ce vendredi, l’association a l’intention de porter l’affaire jusqu’au tribunal administratif. C’est également en janvier que, l’an dernier, la Maison de la photo apprenait la suspension de sa subvention annuelle de 130 000 €. « Pourtant régulière depuis vingt ans de fonctionnement », note Olivier Spillebout, le directeur de la structure. Les motifs avancés : un endettement important, qui fait peser un risque de cessation d’activité de l’association et le fait qu’aucune autre structure ne mettait la main à la poche. La Voix du Nord du 01 février 2019

Rencontre avec Olivier Spillebout : L’Institut de Photographie « La place de l’artiste a été oubliée alors qu’il est au coeur du sujet » !

Depuis l’annonce il y a deux ans de l’ouverture d’un Institut de Photographie dans les Hauts-de-France par Xavier Bertrand et les Rencontres d’Arles, les rumeurs vont bon train. L’association Arles / Hauts-de-France provoque des interrogations. Au niveau régional, c’est également une incompréhension; cet été il a été décidé que l’Institut soit installé en plein cœur de Lille. Décision qui ne sied pas à Olivier Spillebout, directeur de la Maison de la Photographie de Lille, qui ose dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.

9 Lives : En octobre dernier vous avez fait une demande de suspension du projet de l’Institut de Photographie pour son manque de transparence et de clarté. En effet, les acteurs culturels de la région semblent être écartés du projet. Quels ont été les résultats suite à cette demande ?
Olivier Spillebout : Cette démarche via un premier communiqué de presse le 17 octobre 2018 avait pour but d’envoyer un signal fort à l’exécutif régional, après presque 3 ans de tentatives de discussion. En effet, depuis l’élection de Xavier Bertrand fin 2015, la Maison de la Photographie a été force de propositions concernant le futur de la Photographie sur notre territoire. Pendant ces 3 ans, la Région -en tous cas la personne à la Région qui décide seule en matière de Culture et donc de Photographie – n’a pas souhaité nous associer ni nous soutenir.

Olivier Spillebout, directeur de la structure fivoise, a tenu à réagir aux propos du président des Hauts-de-France, qui a défendu son projet d’Institut de la Photo dans nos colonnes. C’est une partie de ping-pong sans fin. Dans nos colonnes il y a quelques jours, Xavier Bertrand avait souhaité défendre le futur Institut de la Photo et le placer au-dessus de la mêlée, loin du « marigot politicard », pointant les bisbilles entre la mairie de Lille et la Maison de la Photo… Ses propos ont fait réagir Olivier Spillebout, le directeur de la structure, prompt une nouvelle fois à souligner l’importance des petites structures dans le tissu social et culturel. Dans ce grand bain transformé en marécage, on n’est pas près de faire une grande photo de famille, tant les positions semblent inconciliables et certaines stratégies vivaces. Concernant la politisation du dossier. La Maison de la Photo souligne que « la position de la Région y participe pleinement et entretient une situation ubuesque en continuant de qualifier de politique un dossier qui ne devrait être que culturel. » Elle s’étonne également de l’absence de soutien et de dialogue : « Les élus d’opposition lillois vous ont interpellé sur le sujet (…), vous ne les écoutez pas », fustige-t-elle dans le communiqué. Avant d’estoquer : « Serait-il possible que vous n’écoutiez que le maire de Lille ? ». Concernant l’absence aux réunions. Deux versions s’opposent. Le communiqué se veut pourtant clair : « Les responsables de la Maison de la Photo n’ont pas manqué un seul temps fort de présentation de l’Institut, ni une seule des réunions du comité d’experts (…) Notre administratrice a assisté à chacune des réunions du Comité, (…), nous ne vous avons pas envoyé une stagiaire ! Nous tenons à votre disposition les compte-rendus détaillés de chaque réunion… ». Concernant les subventions de la Région. Là encore, il y a de la friture sur la ligne. « Je ne peux pas vous laisser dire que vous nous auriez ‘‘financé un certain nombre de projets’’ ». Le communiqué rappelant que seule une participation de 30 000 € pour le festival des Transphotographiques a été votée, « dix fois moins que le financement de la Région par le passé ». « Sur ces 30 000 €, et alors que le festival est terminé depuis deux mois, nous n’avons touché que 9 000 € pour le moment ». article d'Antoine Placer, Voix du Nord 28 octobre 2018, Lire l'article ici Lire ici l'intégralité de la réponse d'Olivier Spillebout à Xavier Bertrand  

Réponse à Xavier Bertrand suite à l’article Voix du Nord du 25 octobre 2018 Cher Xavier Bertrand, Depuis bientôt 3 ans, la Maison de la Photographie, son Conseil d’administration, et son directeur, cherchent à dialoguer avec vous sur le projet de la Photographie sur notre territoire. Ce dialogue n’a pas été possible, simplement parce que vous avez porté votre attention sur des personnalités nouvelles et extérieures à la Région, légitimes certes, mais qui méconnaissent les enjeux de notre territoire, comme son histoire. Vous choisissez aujourd’hui de nous répondre par voie de presse. C’est un premier pas, nous vous en remercions. Le dialogue commence. En revanche, je souhaite apporter des précisions suite à vos affirmations, lors de l’entretien que vous avez bien voulu donner à la Voix du Nord en date du 25/10. Vous qualifiez notre situation de  “Marigot Politicard” : Ce “Marigot Politicard”, croyez bien que comme vous, je regrette que la Maison de la Photographie y soit associée. Mais la position de la Région y participe pleinement et entretient une situation ubuesque en continuant de qualifier de “politique” un dossier qui ne devrait être que “culturel”. Les élus lillois d’opposition vous ont interpellé sur le sujet. Les acteurs économiques membres de notre CA aussi. Les acteurs culturels et photographes se sont exprimés. Ils ne sont pas écoutés. Serait-il possible que vous n’écoutiez  que le Maire de Lille ? En effet, vous avez été très clairement interpellé par les élus de l’opposition lilloise, Thierry Pauchet, François Kinget, et Caroline Vannier (qui est aussi élue régionale) qui a priori sont de votre “bord” politique,  et qui vous ont demandé de soutenir fortement et équitablement la Maison de la Photographie. Vous aviez juste répondu que l’absence de financement de la DRAC justifiait le non-financement de la Région. Une telle réponse était-elle à la hauteur de l’importance à vos yeux du sujet photographique? La Drac est revenue en juillet dans le financement de la Maison Photo, ce qui n’a pourtant pas modifié votre position. Le Président du Conseil Général du Nord a lui aussi décidé de revenir en fonctionnement dans le budget de la Maison de la Photographie en 2018. Il a proposé l’organisation d’une table ronde des collectivités pour le futur de notre association.  Proposition saine et pleine de bon sens. Malheureusement, cette table ronde a été organisée dans la précipitation par la Ville de Lille, qui a fait en sorte de ne pas nous y convier ni nous en informer, et de complètement l’instrumentaliser, pour se faire soutenir sur son retrait de subvention de Janvier. Elle a même réussi à faire signer à votre Vice-Président, un courrier qui dit que la Région obéit et suit les décisions culturelles de la Mairie…. Vous ne souhaitez pas que votre Institut prenne une balle perdue ? Je peux comprendre que vous protégiez ce projet qui vous tient tant à coeur, mais en tant que Président de Région, vous devez en toute équité vous préoccuper qu’aucune autre structure de votre territoire ne se prenne de “balle perdue” non plus, et a fortiori celles qui ont la légitimité des années et

Le président des Hauts-de-France ne laissera pas son projet être abîmé par les querelles de clocher lilloises. Xavier Bertrand l’a dit fermement, après que la Maison de la photo de Lille, à couteaux tirés avec Martine Aubry, eut appelé à « suspendre » la création du futur Institut européen de la photo. Ça peut bien tirer dans tous les sens à Lille, mais il est hors de question que l’Institut européen de la photographie prenne une balle perdue. Tel est, en substance, l’avertissement envoyé vendredi 19 octobre par Xavier Bertrand. La veille, le président (divers droite) des Hauts-de-France avait été interpellé en des termes pressants par un communiqué de presse de la Maison de la photo. L’association lilloise, basée à Fives, appelait à « suspendre » le projet d’institut porté par la Région, qualifiant le site d’implantation dans le Vieux-Lille de « mauvais choix  » et de « manque d’ambition  ». « Sauf si la disparition de la Maison de la photographie faisait partie d’une quelconque stratégie, il n’y a pas de sens à déséquilibrer encore plus l’offre en arts visuels entre Lille et le territoire régional  », fustigeait la Maison de la photo, qui voit dans le projet d’institut une possible menace existentielle. Voix du Nord 25 octobre 2018, Lire l'article ici :      

Institut de la Photo à Lille : Xavier Bertrand se sent rattrapé par son vieux démon L’institut européen de la photographie est en passe de devenir un enjeu électoral. La réponse cinglante de Xavier Bertrand vendredi dernier en commission permanente du conseil régional qu’il préside après la vigoureuse interpellation de la Maison de la Photo jeudi dernier – et relaté dans nos colonnes – montre que le dossier prend un tour fort politique. Xavier Bertrand dans le rôle de l’exorciste.La culture est toujours une bonne occasion de dégainer. Le président divers droite de la région des Hauts-de-France et la maire socialiste de Lille, Martine Aubry ont “dealé” pour l’installation d’un grand institut dédié à la photo dans le Vieux-Lille. Ce que la “vieille” Maison de la Photo critique et conteste avec l’énergie de ceux qui se sentent sacrifiés sur l’autel des accords noués entre les grands fauves de la politique. Selon La Voix du Nord, l’ancien patron de l’UMP se défend de plonger dans le “marigot politicard lillois”* (voir DailyNord). Il est vrai que le conflit entre la Maison de la Photo et la ville de Lille ressemble de plus en plus à une guerre de tranchées sans merci. La scène électorale lilloise joue déjà la pièce de la réhabilitation de la friche Saint-Sauveur, porté par la maire elle-même, la guerre de la Photo aura-t-elle lieu ? En important un dossier lillo-lillois en commission permanente – haut lieu des décisions du conseil régional -le député et conseiller régional RN Sébastien Chenu, qui prise les dossiers culturels, a gentiment énervé Xavier Bertrand. Qui lui a vivement rétorqué “Vous êtes le porte-parole d’Olivier Spillebout ! ” NDLR : le fondateur de la Maison de la Photo, a priori les deux hommes ne se connaissent pas, et le député avait soutenu le projet d’institut mais dans l’ex-bassin minier). Comme pour exorciser le démon de la politique à l’ancienne brutalement surgi. Pourquoi Xavier Bertrand est-il si en colère ? Depuis son élection à la tête du conseil régional des Hauts-de-France, Xavier Bertrand s’efforce de jeter à la rivière les habits de politicien professionnel qui collent à la peau des ambitieux.” J’ai changé “, proclamait-il le soir de son élection en décembre 2015. Une posture qui lui a plutôt bien réussi si l’on en juge les enquêtes d’image qui le créditent d’évaluations avantageuses. Popularité en hausse, image positive flatteuse, la séquence rend un son plutôt agréable. En se défaisant de l’uniforme UMP le soir même de l’intronisation de Laurent Wauquiez, il échange le carcan partisan contre des galons d’indépendance. Notre homme sait humer l’air du temps et flairer les bons filons. Patatras ! Cette histoire d’institut de la photo à Lille et surtout le flirt – en tout bien tout honneur – avec cette autre ex-leader de parti – Martine Aubry fut première secrétaire du PS en même temps qu’il fut le numéro un de l’UMP ! – le rattrapent par la manche de la politique politicienne. En prenant langue avec la maire de Lille pour appuyer son projet d’un nouveau phare culturel dans la capitale des Flandres, il s’approche du feu électoral, et pas des moindres, la fournaise

La ville ne fait pas plus de photos avec Daho qu’avec Arthus-Bertrand   Les dirigeants de la Maison de la photo avaient fait part de leur déception qu’il n’y ait pas de représentants de la majorité municipale pour accueillir Étienne Daho en mai. Mêmes regrets quand Yann Arthus-Bertrand est venu inaugurer son expo « La terre vue du ciel ». En mai, la ville, par la voix du directeur de cabinet, s’était ainsi dédouanée : « Nous n’avons pas reçu d’invitation officielle. Simplement un mail il y a trois ou quatre semaines. » Olivier Spillebout avait fait une autre lecture : « Un mail a été adressé au cabinet de Martine Aubry, avec copie à l’adjointe à la Culture et aux services. Ce mail a bien été reçu par les intéressés. On nous a répondu. Il proposait même que l’heure soit fixée à la convenance du maire.  » Récemment avait lieu le vernissage de l’exposition de Yann Arthus-Bertrand « La Terre vue du ciel », en présence du photographe environnementaliste. Le directeur et fondateur de la Maison de la photo maintient qu’une invitation a, à cette occasion-là aussi, été envoyée à toutes les collectivités : « La ville, le Département, la Région, la MEL, par email et par courrier ». D’élus lillois, il n’a pas vu. Emmanuel Crapet, Voix du Nord 24 octobre 2019    

La Maison de la photo souhaite le gel du projet d'Institut de la photo La Maison de la photo suggère à Xavier Bertrand de remettre dans le tiroir son projet d'Institut de la photo. Motif principal de cette demande de l'équipement culturel lillois : l'absence de concertation réelle autour de ce projet à 10 M€ en investissement et 3 M€ en fonctionnement annuel. Pourtant, la Maison de la photo faisait officiellement partie du Comité d'experts monté par le président de Région, associant également le centre régional de photographie de Douchy-les-Mines et Diaphane, à Beauvais. Le comité ne s'est réuni que 4 fois, mais son avis n'a jamais « été sollicité ni sur le bien-fondé de l’idée d’Institut, ni sur sa localisation, ni sur son champ d’action, alors qu’il était censé être complémentaire aux projets existants des acteurs du territoire », déplore Olivier Spillebout, directeur de la Maison de la photo. « Comment a été arbitré ce choix d’investir tant d’argent public dans une nouvelle structure, plutôt que coordonner et conforter le réseau des structures et musées existants ? », interroge la structure. Malgré son coût, le futur Institut serait d'une ambition assez modeste, avec seulement 1500 m2 d'exposition dans le Vieux Lille; surtout, la localisation à Lille, qui compte déjà la maison de la photo et le tri postal pour des expositions photo régulières, paraît «un mauvais choix», alors que d'autres options seraient imaginables. La région « a cette capacité de proposer un événement équivalent à Arles s’il était soutenu à juste hauteur. Il faut faire confiance aux ressources du territoire », poursuit Olivier Spillebout, qui poursuit : « Sauf si la disparition de la Maison de la photographie faisait partie d’une quelconque stratégie, il n’y a pas de sens à déséquilibrer encore plus l’offre en arts visuels entre Lille et le territoire régional ». Olivier Ducoing, Éco121 22 octobre 2018

La Maison de la photographie demande la suspension du projet d’Institut de la photo   La Région veut ouvrir un Institut de la photo dans le Vieux-Lille mais il y a déjà une Maison de la photo à Fives. Bonne ou mauvaise idée ? Les avis sont partagés.Un projet qui, selon lui, « manque d’ambition ». Puisque passé de 5 000 à 6 000 m2 quelque part dans les Hauts-de-France (en juillet 2017) à une version plus petite (en juillet 2018) : 3 600 m², dans le Vieux-Lille, avec 1 500m² de surfaces réservés aux expositions. Une localisation lilloise qui est « un mauvais choix ». Parce qu’à Lille, il y a déjà une Maison de la photo… Olivier Spillebout, le directeur et fondateur de la Maison de la photographie, n’y va pas avec le dos de la cuillère pour donner son avis sur l’Institut de la photographie voulu par le président de Région Xavier Bertrand. Dans un communiqué, daté de ce mercredi, le Lillois demande à la Région de suspendre son projet. (Lire ici) « Sauf si la disparition de la Maison de la photographie faisait partie d’une quelconque stratégie, il n’y a pas de sens à déséquilibrer encore plus l’offre en arts visuels entre Lille et le territoire régional. En tout cas, il semble évident que cet Institut aurait pu être localisé sur plusieurs sites plus pertinents qu’à Lille. » Emmanuel Crapet, Voix du Nord 18 octobre 2018    

La Maison de la Photo demande à Xavier Bertrand de suspendre l’Institut européen pour la Photographie ! Alors que débute ce mercredi un colloque de trois jours sous l’égide du futur Institut pour la photographie,  voulu par Xavier Bertrand et Martine Aubry à Lille, Olivier Spillebout, fondateur de la Maison de la Photo, sonne le tocsin. Et invite le président de Région Xavier Bertrand à suspendre son projet. La Maison de la Photographie ne veut pas éteindre la lumière ! Olivier Spillebout, le fondateur de l’établissement situé à Lille-Fives, se bat et croise le fer contre l’adversité. Depuis l’été, le président divers droite des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, et la maire socialiste de Lille, Martine Aubry, se sont accordés sur l’installation d’un grand institut européen de la photographie inspiré des Rencontres d’Arles, la grande référence* des arts photographiques. Problème : l’actuelle maison de la photographie de Lille est devenue elle aussi une référence en vingt ans d’existence et le rendez-vous des Transphotographiques et ses grands noms a nourri l’attractivité de la ville et de l’agglomération. Y-aurait-il doublon ? La bataille de la photo a pris un tour particulier avec l’arrêt brutal cette année des subventions municipales -130 000 euros-. Couper ainsi les vivres peut tout simplement être fatal à la petite entreprise culturelle dont la situation financière n’est pas au mieux comme beaucoup de ses homologues, et les règles budgétaires des collectivités locales encadrent les subventions. Et le régime administratif de la Maison de la Photo – les murs ont été cédés à une SCI pour 1 350 000 euros, moins l’endettement lié à un prêt – ne plaît pas forcément à la municipalité qui préfère avoir la maitrise sur le dispositif plutôt que ce drôle de partenariat public/privé. C’est le spectre de la disparition pure et simple qui plane désormais sur la Maison de la Photo. Cette dernière va resolliciter un volant de subventions. Sans y croire. Il faut approfondir les études En projetant d’installer l’Institut dans l’ancienne école Edouard Lalo du Vieux-Lille, un bâtiment qui appartient à la Métropole européenne de Lille, Xavier Bertrand et Martine Aubry veulent doter la métropole et la région d’un lieu de rendez-vous à la hauteur des ambitions européennes d’une agglomération. Ils poussent résolument le programme de l’équipement culturel qui n’a pas vocation à jouer les Arlésiennes. A la Maison de la Photo, on tire à boulets rouges sur ce projet estimé à 22 millions d’euros (10 millions d’investissement et 3 millions par an pendant le mandat régional) et qui donne des munitions aux détracteurs du Tout pour Lille, vieille pierre d’achoppement de l’aménagement régional. On pointe un comité d’experts fantoche, une dimension insuffisante – 3600 mètres carrés dont 1500 mètres carrés d’exposition seulement -, une précipitation qui nuit au bien-fondé du projet, un manque de transparence dans les décisions et un déficit de concertation. Et d’appeler carrément Xavier Bertrand à suspendre le projet d’Institut et d’approfondir les études en réunissant autour de la table les experts et artistes concernés. Selon Olivier Spillebout, associer les Rencontres d’Arles à Lille est un contre-sens : ” Arles ne peut pas incarner Lille et le territoire des

Nos Revues de presse pour l'année 2015

Lettre ouverte à Xavier Bertrand, Président de la région Hauts de FranceVendredi 11 octobre 2019 “Transparence et équité pour la Photographie en Hauts de France”   Monsieur le Président, J’ai bien reçu votre invitation à l’inauguration, le 11 octobre, de l’Institut pour la Photographie, en qualité de Directeur de la Maison de la Photographie de Lille. Permettez-moi de vous écrire mon indignation quant à ce geste, que j’interprète comme particulièrement cynique, au moment où la Maison de la Photographie vient de se séparer de son administratrice, ajoutant un licenciement aux 4 précédents. Cynique aussi, alors qu’en ce début octobre 2019, nous n’avons toujours aucune réponse de votre part sur la reconduction de la subvention pour les Transphotographiques en 2019, ni sur la demande de subvention en fonctionnement. Cynique enfin quand on sait combien votre projet d’Institut écrase sciemment l’existence de la Maison de la Photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la Photographie sur les Hauts-de-France et au-delà. Vous êtes d’ailleurs le seul représentant d’une collectivité territoriale à ne pas répondre aux sollicitations de la Maison de la Photographie, et à n’accorder aucun soutien.  Depuis maintenant presque 3 ans, vous avez personnellement multiplié les annonces spectaculaires sur votre Institut, et voulu laisser croire qu’il se créerait non pas en remplacement de la Maison de la Photographie, mais en complémentarité.  Je ne reviendrai pas sur les nombreuses propositions de collaboration que je vous ai adressées depuis la première présentation publique de votre projet. Je ne reviendrai pas non plus sur les nombreux échanges écrits et réunions, qui au final témoignent selon moi d’un mépris absolu des acteurs du territoire, de la Maison de la Photographie, mais aussi d’une grande partie des artistes photographes régionaux.  Vous poursuivez votre stratégie, sans écouter, sans entendre, sans voir. Savez-vous dans quel état financier, social et moral se trouve le tissu artistique local aujourd’hui ? Savez-vous combien les citoyens sont écoeurés par le manque de considération pour leurs problèmes quotidiens, par les pratiques politiques anciennes, et par les projets pharaoniques portés par les élus ? Les Grands Débats nationaux, et plus particulièrement les Grands Débats Culture, organisés par l’Etat au printemps 2019 après la crise des Gilets Jaunes, avaient pourtant produit des conclusions riches et instructives sur la nécessité de transparence, de co-construction, d’équité, et de modération dans les projets, pour rapprocher les administrations des habitants. Tout cela ne vous a semble-t’il pas atteint. Arles à Lille n’a toujours aucun sens. Arles est certainement l’un des plus beaux événements dans la Photographie, mais son identité est à Arles, et pas à Lille. Le fait de confier le pilotage de l’Institut à l’équipe dirigeante d’Arles, qui n’est autre que celle précédemment du Musée de l’Elysée de Lausanne, est à mon sens une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi. Pourtant, au début, lors de la présentation en été 2017, vous aviez eu l’idée de collaborer avec ce Festival pour apporter du rayonnement à un projet au Nord de la France. Vous aviez

Imaginé en juillet 2017 à l’initiative de Xavier Bertrand et de Sam Stourdzé, le directeur des rencontres d’Arles, l’Institut pour la Photo (IPP) ouvre ses portes au public ce week-end à Lille, en configuration provisoire, pour sa première programmation d’expositions. Un projet qui ne fait pas que des heureux Lui refuse de s’afficher sur la photo de famille. Directeur de la Maison de la photographie à l’initiative des Transphotographiques à Lille, Olivier Spillebout ne cache pas son amertume au sujet de l’Institut pour la photographie, projet qui « écrase sciemment l’existence de la Maison de la photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la photographie dans les Hauts-de-France et au-delà », comme il l’a écrit à Xavier Bertrand, dans une lettre ouverte. Pour Olivier Spillebout, l’IPP est un « projet pharaonique » et faire « Arles à Lille n’a aucun sens. C’est une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi ». Et d’annoncer sa volonté de « combattre et dénoncer la culture qui dépense sans compter, la culture des paillettes, la culture au service des ambitions personnelles ». Déjà l’an dernier des acteurs culturels de la Région s’inquiétaient de voir que la hausse du budget culture bénéficie à des projets nouveaux directement impulsés par Xavier Bertrand… qui s’en défend. « Séries Mania n’a pas empêché une aide accrue aux festivals d’Amiens, Arras et Valenciennes cette année. La preuve qu’un nouvel événement ne fait pas d’ombre aux acteurs locaux. L’Institut pour la photo n’enlèvera rien à personne, d’ailleurs la Région s’engage aussi sur l’extension du centre régional de la photo de Douchy-les-Mines ». Le président du conseil régional renvoie la posture d’Olivier Spillebout au contexte politique lillois. L’épouse de ce dernier est la candidate LREM contre Martine Aubry… partenaire de Xavier Bertrand sur le projet d’Institut pour la photo et qui avait en 2018 suspendu les subventions de la Ville à la Maison de la photo. Sébastien Leroy, Voix du Nord 10/11/2019 (illustration Florent Moreau)

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Flâner, observer, s’arrêter. Les déambulations urbaines de Jorge Rivas Rivas ne doivent rien au hasard.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Notre héroïne, Ginzilla, est née dans une famille japonaise traditionnelle aux valeurs conservatrices extrêmement strictes. Cela étouffait son cœur sauvage, engendrant des actes de rébellion peut-être plus visibles que les marques de défi saisissantes, écrites à l'encre permanente sur la toile de son corps.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Les paysages de la mort sont des paysages contaminés. Ils contiennent à la fois le charme idyllique d'un lieu mais aussi la stigmatisation des événements dont ils ont été les témoins silencieux.

Dans les beaux quartiers de Lille, l’Institut pour la photographie n’est qu’en préfiguration, mais son inauguration, le 11 octobre dernier, a fait couler beaucoup d’encre dans la presse régionale (et au-delà), relayant les doutes des acteurs de la culture.   « L’Institut pour la photographie n’enlèvera rien à personne » C’est ce que Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France et initiateur du projet (en collaboration avec les Rencontres d’Arles dont les équipes dirigent le projet) avait assuré. Ces lieux de culture photographique qui « ne manquent pas dans la région » (cf. Les Échos du 11 octobre 2019), « pas question de les fragiliser ». Raté. La Maison Photo (présente à Lille depuis 1997) a vu ses vivres coupés en 2018, et enchaine les licenciements. Et n’a « toujours aucune réponse sur la reconduction de la subvention régionale pour (son festival) les Transphotographiques en 2019 ni sur la subvention de fonctionnement ». Dans l’Oise, c’est Diaphane (et ses festivals les Photaumnales et Usimages) qui regrette l’absence de « signe budgétaire fort de la part de la région » comme nous le disait Fred Boucher dans son interview du 30 septembre dernier. « La subvention de la Région n’a pas bougé depuis 3 ans, nous avons de réels besoins pour consolider le festival. » Pourquoi attendre avant de sauver ou conforter ces acteurs historiques ? Et pourquoi avoir fait passer les subventions pour l’Institut, avant ? Politiquement incorrect ? Xavier Bertrand les avait appelés à « fournir de nouveaux projets en lien avec l’Institut ». Mais comment « faire la course à l’échalote aux projets si on n’a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser » s’interroge Fred Boucher, de Diaphane. Pas question non plus de donner le change du côté de la Maison Photo. Son directeur s’est retiré du « comité d’experts » jugé ni consultatif, ni décideur et a dénoncé un projet déséquilibré et opaque. Comme il l’exprime dans l’article du The Art Newspaper du 3 octobre dernier, il s’inquiète sur la position et l’implication des Rencontres d’Arles, qu’il voit comme une « prise de contrôle hostile » sur la région. Il semblerait que du côté du CRP/ de Douchy-les-Mines, les choses avancent d’avantage que pour les deux autres structures régionales, son Président, Jean-Marc Vantournhoudt nous confirme qu’un projet d’extension va voir le jour dès 2020, grâce à la DRAC et à la région. Une décision qui a été prise suite à la visite de Xavier Bertrand au centre en juin dernier. Si Jean-Marc Vantournhoudt nous avoue avoir été sceptique sur le projet d’Institut à ses débuts et de ne pas avoir compris pourquoi les acteurs locaux n’aient à aucun moment été consultés en amont, aujourd’hui, ils affirment leur volonté d’un travail commun. Pouvoir revendiquer la paternité d’un grand projet culturel Sur l’impulsion de son nouveau président, le budget culture des Hauts de France a bondi. Le hic ? La hausse profite à des projets nouveaux « au détriment de l’existant » a dénoncé le CRAC (comité régional arts et culture) dès 2018. Les personnalités politiques ne seraient-elles pas intéressées par des projets préexistants qui ne portent pas leur signature ? Dans la Voix du Nord (ce 10 octobre), Olivier Spillebout, de la Maison Photo, pointe «  la culture qui dépense sans compter »,

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nouvelle bataille. L’Institut pour la Photo ouvre ses portes aujourd’hui dans le Vieux-Lille avec une grande exposition. “Bébé” de Xavier Bertrand, président divers droite des Hauts-de-France , et de Martine Aubry, maire socialiste de Lille, le projet menace directement la Maison de la Photographie, vieille institution lilloise dédiée au huitième art. Son directeur, Olivier Spillebout, vent debout contre cet adversaire qu’il accuse d’une forme de concurrence déloyale, vient de publier une lettre ouverte au vitriol à Xavier Bertrand (ce n’est pas la première fois qu’il réagit). Et ce n’est pas tout…Entretien. En février dernier, la Maison de la Photographie saisissait le tribunal administratif de Lille avec une requête introductive d’instance portant recours en annulation d’une délibération du conseil régional des Hauts-de-France (19 octobre 2018 et 18 janvier 2019). Par le biais de sa commission permanente, ce dernier affecte une enveloppe de 1,6 million d’euros “afin de poursuivre les études déjà engagées dans le cadre de l’implantation de l’institut pour la photographie“. Ce dernier est le fruit d’un accord non-écrit entre Martine Aubry et Xavier Bertrand (relire notre article). Elu grâce au forfait de la gauche à la tête des Hauts-de-France, cette dernière absente de l’hémicycle, Xavier Bertrand, passionné de photographie, cherche à donner des gages au camp de Martine Aubry et à son électorat, sensible aux thèmes culturels. Un calcul partagé par les deux protagonistes, engagés chacun de leur côté dans leur campagne pour se faire réélire. Les décisions du conseil régional en question seraient entachées d’illégalité. De plus, le directeur général des services du conseil régional ne pouvait rejeter la demande de retrait formulée par la Maison de la photo, puisqu’il n’avait pas de délégation précise pour ce faire. S’ensuit une série d’anomalies (défaut d’information de la commission permanente, rupture d’égalité devant la loi et violation de la liberté associative,…) qui pourraient, selon le plaignant, aboutir à l’annulation de la mesure. C’est le principe même de l’institut qui est visé par le mémoire d’avocats (Manuel Gros, Heloïse Hicter et ass.). On peut y lire : “Créant une “super” association régionale, transparente ou para administrative, dotée de crédits illimités, les délibérations attaquées créent une rupture d’égalité entre les associations régionales“. Et “A terme, (L’institut de la photo) monopolisant les subventions…éliminera les “vraies” structures associatives“…Dont la Maison de la Photo, à l’instar d’autres, la profession d’auteur-photographe subit les contraintes économiques. Il y aurait même une intention de nuire, de “mettre à l’écart,” à l’endroit de la Maison de la Photo de Lille-Fives… Bref, le contentieux n’est pas près de s’éteindre sur fond de campagne électorale lilloise à couteaux tirés. Violette Spillebout, épouse du fondateur de la Maison de la Photo, candidate LREM, est une opposante clairement affichée à Martine Aubry, et Xavier Bertrand saisit l’argument au vol. Le directeur s’explique : DailyNord : Votre combat ressemble au pot de fer contre le pot de terre. Pensez-vous avoir une chance de le gagner ? La Maison de la Photo risque de disparaître… Olivier Spillebout : Ce combat n’est plus seulement celui de la Maison de la Photo, mais bien celui de la photographie

Les lieux culturels de la photographie ne manquent pas dans les Hauts-de-France, mais la création de l'Institut pour la photographie à Lille déstabilise certaines structures qui s'inquiètent pour leur pérennité. L'arrivée de l'Institut pour la Photographie à Lille ne fait pas que des heureux dans le milieu culturel des Hauts-de-France. Car la photo a déjà ses lieux dans le nord du pays depuis quelques décennies. Une Maison de la photographie existe à Lille depuis 1997, avec son festival des Transphotographiques. Au sud de la région, Diaphane, créé en 1991, fait aussi vivre deux festivals dans l'Oise, les Photaumnales et Usimages. Et, enfin, le Centre régional de la photographie (CRP), implanté à Douchy-les-Mines, a été fondé en 1982 dans le prolongement du Photo-Club du comité d'entreprise Usinor Denain. Trois lieux aux ancrages historiques et territoriaux forts. L'annonce, faite aux Rencontres de la photographie d'Arles, à l'été 2017, de la création de l'Institut par le président de région, Xavier Bertrand, épaulé de Françoise Nyssen, alors ministre de la Culture, les a d'abord cueillis à froid avant de nourrir des espoirs. Xavier Bertrand avait vite rassuré, déclarant qu'il n'était « pas question de les fragiliser » tout en les appelant à « fournir de nouveaux projets en lien avec l'Institut ». Deux ans plus tard leur position a diversement évolué. Course aux municipales « On s'organise pour ne pas fermer », annonce Olivier Spillebout, le directeur de la Maison de la photographie. La subvention de 130.000 euros accordée par la Ville lui a été coupée en 2018, au terme d'une discussion animée à la mairie, où le nom de son épouse est loin d'être inconnu. L'ex-PS Violette Spillebout a été chef de cabinet de Martine Aubry, mais  c'est contre elle qu'elle fera la course aux municipales de Lille en 2020 , sous la casquette La République En marche (LREM). Dans l'Oise, on se sent un peu le parent pauvre picard. Le directeur de Diaphane, Fred Boucher, oscille entre deux sentiments.  « La dynamique photo est renforcée dans la région grâce à l'Institut, mais nous on ne se sent pas confortés dans nos missions. On ne peut pas faire la course à l'échalote aux projets si on n'a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser », déplore-t-il. Sur un budget annuel de 572.000 euros, la part de la région représente un peu plus de 100.000 euros pour Diaphane et ses activités d'expositions, de résidence et d'éducation à l'image auprès des scolaires.  « J'ose espérer que cette part sera revalorisée. La dotation du CRP de Douchy-les-Mines atteint, elle, plus de 250.000 euros », déclarait l'an dernier la maire de Beauvais, Caroline Cayeux. Cela n'a pas été le cas pour l'association photographique picarde. Belles archives Tandis qu'à Douchy-les-Mines les choses progressent. Le lieu est à l'étroit dans les 200 mètres carrés de l'ancienne poste du village qu'il occupe, mais « on a avancé sur des points d'extension et pour une antenne pédagogique digne de ce nom », se félicite la directrice du CRP, Muriel Enjalran. Récemment labellisé centre d'art contemporain d'intérêt national, le CRP possède de belles archives photographiques ainsi que quelque 7.000 ouvrages sur le médium pour lesquels ils ont également obtenu le détachement

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nos Revues de presse pour l'année 2016

Lettre ouverte à Xavier Bertrand, Président de la région Hauts de FranceVendredi 11 octobre 2019 “Transparence et équité pour la Photographie en Hauts de France”   Monsieur le Président, J’ai bien reçu votre invitation à l’inauguration, le 11 octobre, de l’Institut pour la Photographie, en qualité de Directeur de la Maison de la Photographie de Lille. Permettez-moi de vous écrire mon indignation quant à ce geste, que j’interprète comme particulièrement cynique, au moment où la Maison de la Photographie vient de se séparer de son administratrice, ajoutant un licenciement aux 4 précédents. Cynique aussi, alors qu’en ce début octobre 2019, nous n’avons toujours aucune réponse de votre part sur la reconduction de la subvention pour les Transphotographiques en 2019, ni sur la demande de subvention en fonctionnement. Cynique enfin quand on sait combien votre projet d’Institut écrase sciemment l’existence de la Maison de la Photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la Photographie sur les Hauts-de-France et au-delà. Vous êtes d’ailleurs le seul représentant d’une collectivité territoriale à ne pas répondre aux sollicitations de la Maison de la Photographie, et à n’accorder aucun soutien.  Depuis maintenant presque 3 ans, vous avez personnellement multiplié les annonces spectaculaires sur votre Institut, et voulu laisser croire qu’il se créerait non pas en remplacement de la Maison de la Photographie, mais en complémentarité.  Je ne reviendrai pas sur les nombreuses propositions de collaboration que je vous ai adressées depuis la première présentation publique de votre projet. Je ne reviendrai pas non plus sur les nombreux échanges écrits et réunions, qui au final témoignent selon moi d’un mépris absolu des acteurs du territoire, de la Maison de la Photographie, mais aussi d’une grande partie des artistes photographes régionaux.  Vous poursuivez votre stratégie, sans écouter, sans entendre, sans voir. Savez-vous dans quel état financier, social et moral se trouve le tissu artistique local aujourd’hui ? Savez-vous combien les citoyens sont écoeurés par le manque de considération pour leurs problèmes quotidiens, par les pratiques politiques anciennes, et par les projets pharaoniques portés par les élus ? Les Grands Débats nationaux, et plus particulièrement les Grands Débats Culture, organisés par l’Etat au printemps 2019 après la crise des Gilets Jaunes, avaient pourtant produit des conclusions riches et instructives sur la nécessité de transparence, de co-construction, d’équité, et de modération dans les projets, pour rapprocher les administrations des habitants. Tout cela ne vous a semble-t’il pas atteint. Arles à Lille n’a toujours aucun sens. Arles est certainement l’un des plus beaux événements dans la Photographie, mais son identité est à Arles, et pas à Lille. Le fait de confier le pilotage de l’Institut à l’équipe dirigeante d’Arles, qui n’est autre que celle précédemment du Musée de l’Elysée de Lausanne, est à mon sens une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi. Pourtant, au début, lors de la présentation en été 2017, vous aviez eu l’idée de collaborer avec ce Festival pour apporter du rayonnement à un projet au Nord de la France. Vous aviez

Imaginé en juillet 2017 à l’initiative de Xavier Bertrand et de Sam Stourdzé, le directeur des rencontres d’Arles, l’Institut pour la Photo (IPP) ouvre ses portes au public ce week-end à Lille, en configuration provisoire, pour sa première programmation d’expositions. Un projet qui ne fait pas que des heureux Lui refuse de s’afficher sur la photo de famille. Directeur de la Maison de la photographie à l’initiative des Transphotographiques à Lille, Olivier Spillebout ne cache pas son amertume au sujet de l’Institut pour la photographie, projet qui « écrase sciemment l’existence de la Maison de la photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la photographie dans les Hauts-de-France et au-delà », comme il l’a écrit à Xavier Bertrand, dans une lettre ouverte. Pour Olivier Spillebout, l’IPP est un « projet pharaonique » et faire « Arles à Lille n’a aucun sens. C’est une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi ». Et d’annoncer sa volonté de « combattre et dénoncer la culture qui dépense sans compter, la culture des paillettes, la culture au service des ambitions personnelles ». Déjà l’an dernier des acteurs culturels de la Région s’inquiétaient de voir que la hausse du budget culture bénéficie à des projets nouveaux directement impulsés par Xavier Bertrand… qui s’en défend. « Séries Mania n’a pas empêché une aide accrue aux festivals d’Amiens, Arras et Valenciennes cette année. La preuve qu’un nouvel événement ne fait pas d’ombre aux acteurs locaux. L’Institut pour la photo n’enlèvera rien à personne, d’ailleurs la Région s’engage aussi sur l’extension du centre régional de la photo de Douchy-les-Mines ». Le président du conseil régional renvoie la posture d’Olivier Spillebout au contexte politique lillois. L’épouse de ce dernier est la candidate LREM contre Martine Aubry… partenaire de Xavier Bertrand sur le projet d’Institut pour la photo et qui avait en 2018 suspendu les subventions de la Ville à la Maison de la photo. Sébastien Leroy, Voix du Nord 10/11/2019 (illustration Florent Moreau)

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Flâner, observer, s’arrêter. Les déambulations urbaines de Jorge Rivas Rivas ne doivent rien au hasard.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Notre héroïne, Ginzilla, est née dans une famille japonaise traditionnelle aux valeurs conservatrices extrêmement strictes. Cela étouffait son cœur sauvage, engendrant des actes de rébellion peut-être plus visibles que les marques de défi saisissantes, écrites à l'encre permanente sur la toile de son corps.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Les paysages de la mort sont des paysages contaminés. Ils contiennent à la fois le charme idyllique d'un lieu mais aussi la stigmatisation des événements dont ils ont été les témoins silencieux.

Dans les beaux quartiers de Lille, l’Institut pour la photographie n’est qu’en préfiguration, mais son inauguration, le 11 octobre dernier, a fait couler beaucoup d’encre dans la presse régionale (et au-delà), relayant les doutes des acteurs de la culture.   « L’Institut pour la photographie n’enlèvera rien à personne » C’est ce que Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France et initiateur du projet (en collaboration avec les Rencontres d’Arles dont les équipes dirigent le projet) avait assuré. Ces lieux de culture photographique qui « ne manquent pas dans la région » (cf. Les Échos du 11 octobre 2019), « pas question de les fragiliser ». Raté. La Maison Photo (présente à Lille depuis 1997) a vu ses vivres coupés en 2018, et enchaine les licenciements. Et n’a « toujours aucune réponse sur la reconduction de la subvention régionale pour (son festival) les Transphotographiques en 2019 ni sur la subvention de fonctionnement ». Dans l’Oise, c’est Diaphane (et ses festivals les Photaumnales et Usimages) qui regrette l’absence de « signe budgétaire fort de la part de la région » comme nous le disait Fred Boucher dans son interview du 30 septembre dernier. « La subvention de la Région n’a pas bougé depuis 3 ans, nous avons de réels besoins pour consolider le festival. » Pourquoi attendre avant de sauver ou conforter ces acteurs historiques ? Et pourquoi avoir fait passer les subventions pour l’Institut, avant ? Politiquement incorrect ? Xavier Bertrand les avait appelés à « fournir de nouveaux projets en lien avec l’Institut ». Mais comment « faire la course à l’échalote aux projets si on n’a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser » s’interroge Fred Boucher, de Diaphane. Pas question non plus de donner le change du côté de la Maison Photo. Son directeur s’est retiré du « comité d’experts » jugé ni consultatif, ni décideur et a dénoncé un projet déséquilibré et opaque. Comme il l’exprime dans l’article du The Art Newspaper du 3 octobre dernier, il s’inquiète sur la position et l’implication des Rencontres d’Arles, qu’il voit comme une « prise de contrôle hostile » sur la région. Il semblerait que du côté du CRP/ de Douchy-les-Mines, les choses avancent d’avantage que pour les deux autres structures régionales, son Président, Jean-Marc Vantournhoudt nous confirme qu’un projet d’extension va voir le jour dès 2020, grâce à la DRAC et à la région. Une décision qui a été prise suite à la visite de Xavier Bertrand au centre en juin dernier. Si Jean-Marc Vantournhoudt nous avoue avoir été sceptique sur le projet d’Institut à ses débuts et de ne pas avoir compris pourquoi les acteurs locaux n’aient à aucun moment été consultés en amont, aujourd’hui, ils affirment leur volonté d’un travail commun. Pouvoir revendiquer la paternité d’un grand projet culturel Sur l’impulsion de son nouveau président, le budget culture des Hauts de France a bondi. Le hic ? La hausse profite à des projets nouveaux « au détriment de l’existant » a dénoncé le CRAC (comité régional arts et culture) dès 2018. Les personnalités politiques ne seraient-elles pas intéressées par des projets préexistants qui ne portent pas leur signature ? Dans la Voix du Nord (ce 10 octobre), Olivier Spillebout, de la Maison Photo, pointe «  la culture qui dépense sans compter »,

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nouvelle bataille. L’Institut pour la Photo ouvre ses portes aujourd’hui dans le Vieux-Lille avec une grande exposition. “Bébé” de Xavier Bertrand, président divers droite des Hauts-de-France , et de Martine Aubry, maire socialiste de Lille, le projet menace directement la Maison de la Photographie, vieille institution lilloise dédiée au huitième art. Son directeur, Olivier Spillebout, vent debout contre cet adversaire qu’il accuse d’une forme de concurrence déloyale, vient de publier une lettre ouverte au vitriol à Xavier Bertrand (ce n’est pas la première fois qu’il réagit). Et ce n’est pas tout…Entretien. En février dernier, la Maison de la Photographie saisissait le tribunal administratif de Lille avec une requête introductive d’instance portant recours en annulation d’une délibération du conseil régional des Hauts-de-France (19 octobre 2018 et 18 janvier 2019). Par le biais de sa commission permanente, ce dernier affecte une enveloppe de 1,6 million d’euros “afin de poursuivre les études déjà engagées dans le cadre de l’implantation de l’institut pour la photographie“. Ce dernier est le fruit d’un accord non-écrit entre Martine Aubry et Xavier Bertrand (relire notre article). Elu grâce au forfait de la gauche à la tête des Hauts-de-France, cette dernière absente de l’hémicycle, Xavier Bertrand, passionné de photographie, cherche à donner des gages au camp de Martine Aubry et à son électorat, sensible aux thèmes culturels. Un calcul partagé par les deux protagonistes, engagés chacun de leur côté dans leur campagne pour se faire réélire. Les décisions du conseil régional en question seraient entachées d’illégalité. De plus, le directeur général des services du conseil régional ne pouvait rejeter la demande de retrait formulée par la Maison de la photo, puisqu’il n’avait pas de délégation précise pour ce faire. S’ensuit une série d’anomalies (défaut d’information de la commission permanente, rupture d’égalité devant la loi et violation de la liberté associative,…) qui pourraient, selon le plaignant, aboutir à l’annulation de la mesure. C’est le principe même de l’institut qui est visé par le mémoire d’avocats (Manuel Gros, Heloïse Hicter et ass.). On peut y lire : “Créant une “super” association régionale, transparente ou para administrative, dotée de crédits illimités, les délibérations attaquées créent une rupture d’égalité entre les associations régionales“. Et “A terme, (L’institut de la photo) monopolisant les subventions…éliminera les “vraies” structures associatives“…Dont la Maison de la Photo, à l’instar d’autres, la profession d’auteur-photographe subit les contraintes économiques. Il y aurait même une intention de nuire, de “mettre à l’écart,” à l’endroit de la Maison de la Photo de Lille-Fives… Bref, le contentieux n’est pas près de s’éteindre sur fond de campagne électorale lilloise à couteaux tirés. Violette Spillebout, épouse du fondateur de la Maison de la Photo, candidate LREM, est une opposante clairement affichée à Martine Aubry, et Xavier Bertrand saisit l’argument au vol. Le directeur s’explique : DailyNord : Votre combat ressemble au pot de fer contre le pot de terre. Pensez-vous avoir une chance de le gagner ? La Maison de la Photo risque de disparaître… Olivier Spillebout : Ce combat n’est plus seulement celui de la Maison de la Photo, mais bien celui de la photographie

Les lieux culturels de la photographie ne manquent pas dans les Hauts-de-France, mais la création de l'Institut pour la photographie à Lille déstabilise certaines structures qui s'inquiètent pour leur pérennité. L'arrivée de l'Institut pour la Photographie à Lille ne fait pas que des heureux dans le milieu culturel des Hauts-de-France. Car la photo a déjà ses lieux dans le nord du pays depuis quelques décennies. Une Maison de la photographie existe à Lille depuis 1997, avec son festival des Transphotographiques. Au sud de la région, Diaphane, créé en 1991, fait aussi vivre deux festivals dans l'Oise, les Photaumnales et Usimages. Et, enfin, le Centre régional de la photographie (CRP), implanté à Douchy-les-Mines, a été fondé en 1982 dans le prolongement du Photo-Club du comité d'entreprise Usinor Denain. Trois lieux aux ancrages historiques et territoriaux forts. L'annonce, faite aux Rencontres de la photographie d'Arles, à l'été 2017, de la création de l'Institut par le président de région, Xavier Bertrand, épaulé de Françoise Nyssen, alors ministre de la Culture, les a d'abord cueillis à froid avant de nourrir des espoirs. Xavier Bertrand avait vite rassuré, déclarant qu'il n'était « pas question de les fragiliser » tout en les appelant à « fournir de nouveaux projets en lien avec l'Institut ». Deux ans plus tard leur position a diversement évolué. Course aux municipales « On s'organise pour ne pas fermer », annonce Olivier Spillebout, le directeur de la Maison de la photographie. La subvention de 130.000 euros accordée par la Ville lui a été coupée en 2018, au terme d'une discussion animée à la mairie, où le nom de son épouse est loin d'être inconnu. L'ex-PS Violette Spillebout a été chef de cabinet de Martine Aubry, mais  c'est contre elle qu'elle fera la course aux municipales de Lille en 2020 , sous la casquette La République En marche (LREM). Dans l'Oise, on se sent un peu le parent pauvre picard. Le directeur de Diaphane, Fred Boucher, oscille entre deux sentiments.  « La dynamique photo est renforcée dans la région grâce à l'Institut, mais nous on ne se sent pas confortés dans nos missions. On ne peut pas faire la course à l'échalote aux projets si on n'a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser », déplore-t-il. Sur un budget annuel de 572.000 euros, la part de la région représente un peu plus de 100.000 euros pour Diaphane et ses activités d'expositions, de résidence et d'éducation à l'image auprès des scolaires.  « J'ose espérer que cette part sera revalorisée. La dotation du CRP de Douchy-les-Mines atteint, elle, plus de 250.000 euros », déclarait l'an dernier la maire de Beauvais, Caroline Cayeux. Cela n'a pas été le cas pour l'association photographique picarde. Belles archives Tandis qu'à Douchy-les-Mines les choses progressent. Le lieu est à l'étroit dans les 200 mètres carrés de l'ancienne poste du village qu'il occupe, mais « on a avancé sur des points d'extension et pour une antenne pédagogique digne de ce nom », se félicite la directrice du CRP, Muriel Enjalran. Récemment labellisé centre d'art contemporain d'intérêt national, le CRP possède de belles archives photographiques ainsi que quelque 7.000 ouvrages sur le médium pour lesquels ils ont également obtenu le détachement

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nos Revues de presse pour l'année 2017

Rétrospective 20 ans de la Maison photo > Grand boulevard Mouvaux

La Région Hauts-de-France s’appuie sur Arles pour son Institut de la photographie Une mission de préfiguration sur le futur Institut de la photographie des Hauts-de-France a été confiée à Anne Lacoste dont le rapport attendu pour février 2018 éclairera plus précisément sur ses vocations mais aussi sur son coût réel. Il y a quelques mois Sam Stourdzé et Xavier Bertrand ne se connaissaient pas. C’est à la faveur d’un article sur la culture du président de la région des Hauts-de-France dans la presse que le directeur des Rencontres d’Arles l’a invité à visiter l’édition 2016 du festival. Par la suite, ils ont à plusieurs reprises échangé. « Je l’interrogeais sur ce que devait être une politique photo. Les Hauts-de-France disposent par ailleurs d’institutions photos auxquelles je voulais donner une dimension supplémentaire », explique Xavier Bertrand. En décembre 2016 Sam Stourdzé lui remet une note où il propose la création d’un centre d’expositions, de médiation, de recherche et de conservation de fonds. Ensemble, ils regardent les différents sites possibles dans la métropole Lilloise pouvant être réhabilités

La Bourse du Talent / Lens'Art Photographic

Nos Revues de presse pour l'année 2014

Lettre ouverte à Xavier Bertrand, Président de la région Hauts de FranceVendredi 11 octobre 2019 “Transparence et équité pour la Photographie en Hauts de France”   Monsieur le Président, J’ai bien reçu votre invitation à l’inauguration, le 11 octobre, de l’Institut pour la Photographie, en qualité de Directeur de la Maison de la Photographie de Lille. Permettez-moi de vous écrire mon indignation quant à ce geste, que j’interprète comme particulièrement cynique, au moment où la Maison de la Photographie vient de se séparer de son administratrice, ajoutant un licenciement aux 4 précédents. Cynique aussi, alors qu’en ce début octobre 2019, nous n’avons toujours aucune réponse de votre part sur la reconduction de la subvention pour les Transphotographiques en 2019, ni sur la demande de subvention en fonctionnement. Cynique enfin quand on sait combien votre projet d’Institut écrase sciemment l’existence de la Maison de la Photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la Photographie sur les Hauts-de-France et au-delà. Vous êtes d’ailleurs le seul représentant d’une collectivité territoriale à ne pas répondre aux sollicitations de la Maison de la Photographie, et à n’accorder aucun soutien.  Depuis maintenant presque 3 ans, vous avez personnellement multiplié les annonces spectaculaires sur votre Institut, et voulu laisser croire qu’il se créerait non pas en remplacement de la Maison de la Photographie, mais en complémentarité.  Je ne reviendrai pas sur les nombreuses propositions de collaboration que je vous ai adressées depuis la première présentation publique de votre projet. Je ne reviendrai pas non plus sur les nombreux échanges écrits et réunions, qui au final témoignent selon moi d’un mépris absolu des acteurs du territoire, de la Maison de la Photographie, mais aussi d’une grande partie des artistes photographes régionaux.  Vous poursuivez votre stratégie, sans écouter, sans entendre, sans voir. Savez-vous dans quel état financier, social et moral se trouve le tissu artistique local aujourd’hui ? Savez-vous combien les citoyens sont écoeurés par le manque de considération pour leurs problèmes quotidiens, par les pratiques politiques anciennes, et par les projets pharaoniques portés par les élus ? Les Grands Débats nationaux, et plus particulièrement les Grands Débats Culture, organisés par l’Etat au printemps 2019 après la crise des Gilets Jaunes, avaient pourtant produit des conclusions riches et instructives sur la nécessité de transparence, de co-construction, d’équité, et de modération dans les projets, pour rapprocher les administrations des habitants. Tout cela ne vous a semble-t’il pas atteint. Arles à Lille n’a toujours aucun sens. Arles est certainement l’un des plus beaux événements dans la Photographie, mais son identité est à Arles, et pas à Lille. Le fait de confier le pilotage de l’Institut à l’équipe dirigeante d’Arles, qui n’est autre que celle précédemment du Musée de l’Elysée de Lausanne, est à mon sens une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi. Pourtant, au début, lors de la présentation en été 2017, vous aviez eu l’idée de collaborer avec ce Festival pour apporter du rayonnement à un projet au Nord de la France. Vous aviez

Imaginé en juillet 2017 à l’initiative de Xavier Bertrand et de Sam Stourdzé, le directeur des rencontres d’Arles, l’Institut pour la Photo (IPP) ouvre ses portes au public ce week-end à Lille, en configuration provisoire, pour sa première programmation d’expositions. Un projet qui ne fait pas que des heureux Lui refuse de s’afficher sur la photo de famille. Directeur de la Maison de la photographie à l’initiative des Transphotographiques à Lille, Olivier Spillebout ne cache pas son amertume au sujet de l’Institut pour la photographie, projet qui « écrase sciemment l’existence de la Maison de la photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la photographie dans les Hauts-de-France et au-delà », comme il l’a écrit à Xavier Bertrand, dans une lettre ouverte. Pour Olivier Spillebout, l’IPP est un « projet pharaonique » et faire « Arles à Lille n’a aucun sens. C’est une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi ». Et d’annoncer sa volonté de « combattre et dénoncer la culture qui dépense sans compter, la culture des paillettes, la culture au service des ambitions personnelles ». Déjà l’an dernier des acteurs culturels de la Région s’inquiétaient de voir que la hausse du budget culture bénéficie à des projets nouveaux directement impulsés par Xavier Bertrand… qui s’en défend. « Séries Mania n’a pas empêché une aide accrue aux festivals d’Amiens, Arras et Valenciennes cette année. La preuve qu’un nouvel événement ne fait pas d’ombre aux acteurs locaux. L’Institut pour la photo n’enlèvera rien à personne, d’ailleurs la Région s’engage aussi sur l’extension du centre régional de la photo de Douchy-les-Mines ». Le président du conseil régional renvoie la posture d’Olivier Spillebout au contexte politique lillois. L’épouse de ce dernier est la candidate LREM contre Martine Aubry… partenaire de Xavier Bertrand sur le projet d’Institut pour la photo et qui avait en 2018 suspendu les subventions de la Ville à la Maison de la photo. Sébastien Leroy, Voix du Nord 10/11/2019 (illustration Florent Moreau)

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Flâner, observer, s’arrêter. Les déambulations urbaines de Jorge Rivas Rivas ne doivent rien au hasard.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Notre héroïne, Ginzilla, est née dans une famille japonaise traditionnelle aux valeurs conservatrices extrêmement strictes. Cela étouffait son cœur sauvage, engendrant des actes de rébellion peut-être plus visibles que les marques de défi saisissantes, écrites à l'encre permanente sur la toile de son corps.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Les paysages de la mort sont des paysages contaminés. Ils contiennent à la fois le charme idyllique d'un lieu mais aussi la stigmatisation des événements dont ils ont été les témoins silencieux.

Dans les beaux quartiers de Lille, l’Institut pour la photographie n’est qu’en préfiguration, mais son inauguration, le 11 octobre dernier, a fait couler beaucoup d’encre dans la presse régionale (et au-delà), relayant les doutes des acteurs de la culture.   « L’Institut pour la photographie n’enlèvera rien à personne » C’est ce que Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France et initiateur du projet (en collaboration avec les Rencontres d’Arles dont les équipes dirigent le projet) avait assuré. Ces lieux de culture photographique qui « ne manquent pas dans la région » (cf. Les Échos du 11 octobre 2019), « pas question de les fragiliser ». Raté. La Maison Photo (présente à Lille depuis 1997) a vu ses vivres coupés en 2018, et enchaine les licenciements. Et n’a « toujours aucune réponse sur la reconduction de la subvention régionale pour (son festival) les Transphotographiques en 2019 ni sur la subvention de fonctionnement ». Dans l’Oise, c’est Diaphane (et ses festivals les Photaumnales et Usimages) qui regrette l’absence de « signe budgétaire fort de la part de la région » comme nous le disait Fred Boucher dans son interview du 30 septembre dernier. « La subvention de la Région n’a pas bougé depuis 3 ans, nous avons de réels besoins pour consolider le festival. » Pourquoi attendre avant de sauver ou conforter ces acteurs historiques ? Et pourquoi avoir fait passer les subventions pour l’Institut, avant ? Politiquement incorrect ? Xavier Bertrand les avait appelés à « fournir de nouveaux projets en lien avec l’Institut ». Mais comment « faire la course à l’échalote aux projets si on n’a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser » s’interroge Fred Boucher, de Diaphane. Pas question non plus de donner le change du côté de la Maison Photo. Son directeur s’est retiré du « comité d’experts » jugé ni consultatif, ni décideur et a dénoncé un projet déséquilibré et opaque. Comme il l’exprime dans l’article du The Art Newspaper du 3 octobre dernier, il s’inquiète sur la position et l’implication des Rencontres d’Arles, qu’il voit comme une « prise de contrôle hostile » sur la région. Il semblerait que du côté du CRP/ de Douchy-les-Mines, les choses avancent d’avantage que pour les deux autres structures régionales, son Président, Jean-Marc Vantournhoudt nous confirme qu’un projet d’extension va voir le jour dès 2020, grâce à la DRAC et à la région. Une décision qui a été prise suite à la visite de Xavier Bertrand au centre en juin dernier. Si Jean-Marc Vantournhoudt nous avoue avoir été sceptique sur le projet d’Institut à ses débuts et de ne pas avoir compris pourquoi les acteurs locaux n’aient à aucun moment été consultés en amont, aujourd’hui, ils affirment leur volonté d’un travail commun. Pouvoir revendiquer la paternité d’un grand projet culturel Sur l’impulsion de son nouveau président, le budget culture des Hauts de France a bondi. Le hic ? La hausse profite à des projets nouveaux « au détriment de l’existant » a dénoncé le CRAC (comité régional arts et culture) dès 2018. Les personnalités politiques ne seraient-elles pas intéressées par des projets préexistants qui ne portent pas leur signature ? Dans la Voix du Nord (ce 10 octobre), Olivier Spillebout, de la Maison Photo, pointe «  la culture qui dépense sans compter »,

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nouvelle bataille. L’Institut pour la Photo ouvre ses portes aujourd’hui dans le Vieux-Lille avec une grande exposition. “Bébé” de Xavier Bertrand, président divers droite des Hauts-de-France , et de Martine Aubry, maire socialiste de Lille, le projet menace directement la Maison de la Photographie, vieille institution lilloise dédiée au huitième art. Son directeur, Olivier Spillebout, vent debout contre cet adversaire qu’il accuse d’une forme de concurrence déloyale, vient de publier une lettre ouverte au vitriol à Xavier Bertrand (ce n’est pas la première fois qu’il réagit). Et ce n’est pas tout…Entretien. En février dernier, la Maison de la Photographie saisissait le tribunal administratif de Lille avec une requête introductive d’instance portant recours en annulation d’une délibération du conseil régional des Hauts-de-France (19 octobre 2018 et 18 janvier 2019). Par le biais de sa commission permanente, ce dernier affecte une enveloppe de 1,6 million d’euros “afin de poursuivre les études déjà engagées dans le cadre de l’implantation de l’institut pour la photographie“. Ce dernier est le fruit d’un accord non-écrit entre Martine Aubry et Xavier Bertrand (relire notre article). Elu grâce au forfait de la gauche à la tête des Hauts-de-France, cette dernière absente de l’hémicycle, Xavier Bertrand, passionné de photographie, cherche à donner des gages au camp de Martine Aubry et à son électorat, sensible aux thèmes culturels. Un calcul partagé par les deux protagonistes, engagés chacun de leur côté dans leur campagne pour se faire réélire. Les décisions du conseil régional en question seraient entachées d’illégalité. De plus, le directeur général des services du conseil régional ne pouvait rejeter la demande de retrait formulée par la Maison de la photo, puisqu’il n’avait pas de délégation précise pour ce faire. S’ensuit une série d’anomalies (défaut d’information de la commission permanente, rupture d’égalité devant la loi et violation de la liberté associative,…) qui pourraient, selon le plaignant, aboutir à l’annulation de la mesure. C’est le principe même de l’institut qui est visé par le mémoire d’avocats (Manuel Gros, Heloïse Hicter et ass.). On peut y lire : “Créant une “super” association régionale, transparente ou para administrative, dotée de crédits illimités, les délibérations attaquées créent une rupture d’égalité entre les associations régionales“. Et “A terme, (L’institut de la photo) monopolisant les subventions…éliminera les “vraies” structures associatives“…Dont la Maison de la Photo, à l’instar d’autres, la profession d’auteur-photographe subit les contraintes économiques. Il y aurait même une intention de nuire, de “mettre à l’écart,” à l’endroit de la Maison de la Photo de Lille-Fives… Bref, le contentieux n’est pas près de s’éteindre sur fond de campagne électorale lilloise à couteaux tirés. Violette Spillebout, épouse du fondateur de la Maison de la Photo, candidate LREM, est une opposante clairement affichée à Martine Aubry, et Xavier Bertrand saisit l’argument au vol. Le directeur s’explique : DailyNord : Votre combat ressemble au pot de fer contre le pot de terre. Pensez-vous avoir une chance de le gagner ? La Maison de la Photo risque de disparaître… Olivier Spillebout : Ce combat n’est plus seulement celui de la Maison de la Photo, mais bien celui de la photographie

Les lieux culturels de la photographie ne manquent pas dans les Hauts-de-France, mais la création de l'Institut pour la photographie à Lille déstabilise certaines structures qui s'inquiètent pour leur pérennité. L'arrivée de l'Institut pour la Photographie à Lille ne fait pas que des heureux dans le milieu culturel des Hauts-de-France. Car la photo a déjà ses lieux dans le nord du pays depuis quelques décennies. Une Maison de la photographie existe à Lille depuis 1997, avec son festival des Transphotographiques. Au sud de la région, Diaphane, créé en 1991, fait aussi vivre deux festivals dans l'Oise, les Photaumnales et Usimages. Et, enfin, le Centre régional de la photographie (CRP), implanté à Douchy-les-Mines, a été fondé en 1982 dans le prolongement du Photo-Club du comité d'entreprise Usinor Denain. Trois lieux aux ancrages historiques et territoriaux forts. L'annonce, faite aux Rencontres de la photographie d'Arles, à l'été 2017, de la création de l'Institut par le président de région, Xavier Bertrand, épaulé de Françoise Nyssen, alors ministre de la Culture, les a d'abord cueillis à froid avant de nourrir des espoirs. Xavier Bertrand avait vite rassuré, déclarant qu'il n'était « pas question de les fragiliser » tout en les appelant à « fournir de nouveaux projets en lien avec l'Institut ». Deux ans plus tard leur position a diversement évolué. Course aux municipales « On s'organise pour ne pas fermer », annonce Olivier Spillebout, le directeur de la Maison de la photographie. La subvention de 130.000 euros accordée par la Ville lui a été coupée en 2018, au terme d'une discussion animée à la mairie, où le nom de son épouse est loin d'être inconnu. L'ex-PS Violette Spillebout a été chef de cabinet de Martine Aubry, mais  c'est contre elle qu'elle fera la course aux municipales de Lille en 2020 , sous la casquette La République En marche (LREM). Dans l'Oise, on se sent un peu le parent pauvre picard. Le directeur de Diaphane, Fred Boucher, oscille entre deux sentiments.  « La dynamique photo est renforcée dans la région grâce à l'Institut, mais nous on ne se sent pas confortés dans nos missions. On ne peut pas faire la course à l'échalote aux projets si on n'a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser », déplore-t-il. Sur un budget annuel de 572.000 euros, la part de la région représente un peu plus de 100.000 euros pour Diaphane et ses activités d'expositions, de résidence et d'éducation à l'image auprès des scolaires.  « J'ose espérer que cette part sera revalorisée. La dotation du CRP de Douchy-les-Mines atteint, elle, plus de 250.000 euros », déclarait l'an dernier la maire de Beauvais, Caroline Cayeux. Cela n'a pas été le cas pour l'association photographique picarde. Belles archives Tandis qu'à Douchy-les-Mines les choses progressent. Le lieu est à l'étroit dans les 200 mètres carrés de l'ancienne poste du village qu'il occupe, mais « on a avancé sur des points d'extension et pour une antenne pédagogique digne de ce nom », se félicite la directrice du CRP, Muriel Enjalran. Récemment labellisé centre d'art contemporain d'intérêt national, le CRP possède de belles archives photographiques ainsi que quelque 7.000 ouvrages sur le médium pour lesquels ils ont également obtenu le détachement

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nos Revues de presse pour l'année 2013

Lettre ouverte à Xavier Bertrand, Président de la région Hauts de FranceVendredi 11 octobre 2019 “Transparence et équité pour la Photographie en Hauts de France”   Monsieur le Président, J’ai bien reçu votre invitation à l’inauguration, le 11 octobre, de l’Institut pour la Photographie, en qualité de Directeur de la Maison de la Photographie de Lille. Permettez-moi de vous écrire mon indignation quant à ce geste, que j’interprète comme particulièrement cynique, au moment où la Maison de la Photographie vient de se séparer de son administratrice, ajoutant un licenciement aux 4 précédents. Cynique aussi, alors qu’en ce début octobre 2019, nous n’avons toujours aucune réponse de votre part sur la reconduction de la subvention pour les Transphotographiques en 2019, ni sur la demande de subvention en fonctionnement. Cynique enfin quand on sait combien votre projet d’Institut écrase sciemment l’existence de la Maison de la Photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la Photographie sur les Hauts-de-France et au-delà. Vous êtes d’ailleurs le seul représentant d’une collectivité territoriale à ne pas répondre aux sollicitations de la Maison de la Photographie, et à n’accorder aucun soutien.  Depuis maintenant presque 3 ans, vous avez personnellement multiplié les annonces spectaculaires sur votre Institut, et voulu laisser croire qu’il se créerait non pas en remplacement de la Maison de la Photographie, mais en complémentarité.  Je ne reviendrai pas sur les nombreuses propositions de collaboration que je vous ai adressées depuis la première présentation publique de votre projet. Je ne reviendrai pas non plus sur les nombreux échanges écrits et réunions, qui au final témoignent selon moi d’un mépris absolu des acteurs du territoire, de la Maison de la Photographie, mais aussi d’une grande partie des artistes photographes régionaux.  Vous poursuivez votre stratégie, sans écouter, sans entendre, sans voir. Savez-vous dans quel état financier, social et moral se trouve le tissu artistique local aujourd’hui ? Savez-vous combien les citoyens sont écoeurés par le manque de considération pour leurs problèmes quotidiens, par les pratiques politiques anciennes, et par les projets pharaoniques portés par les élus ? Les Grands Débats nationaux, et plus particulièrement les Grands Débats Culture, organisés par l’Etat au printemps 2019 après la crise des Gilets Jaunes, avaient pourtant produit des conclusions riches et instructives sur la nécessité de transparence, de co-construction, d’équité, et de modération dans les projets, pour rapprocher les administrations des habitants. Tout cela ne vous a semble-t’il pas atteint. Arles à Lille n’a toujours aucun sens. Arles est certainement l’un des plus beaux événements dans la Photographie, mais son identité est à Arles, et pas à Lille. Le fait de confier le pilotage de l’Institut à l’équipe dirigeante d’Arles, qui n’est autre que celle précédemment du Musée de l’Elysée de Lausanne, est à mon sens une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi. Pourtant, au début, lors de la présentation en été 2017, vous aviez eu l’idée de collaborer avec ce Festival pour apporter du rayonnement à un projet au Nord de la France. Vous aviez

Imaginé en juillet 2017 à l’initiative de Xavier Bertrand et de Sam Stourdzé, le directeur des rencontres d’Arles, l’Institut pour la Photo (IPP) ouvre ses portes au public ce week-end à Lille, en configuration provisoire, pour sa première programmation d’expositions. Un projet qui ne fait pas que des heureux Lui refuse de s’afficher sur la photo de famille. Directeur de la Maison de la photographie à l’initiative des Transphotographiques à Lille, Olivier Spillebout ne cache pas son amertume au sujet de l’Institut pour la photographie, projet qui « écrase sciemment l’existence de la Maison de la photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la photographie dans les Hauts-de-France et au-delà », comme il l’a écrit à Xavier Bertrand, dans une lettre ouverte. Pour Olivier Spillebout, l’IPP est un « projet pharaonique » et faire « Arles à Lille n’a aucun sens. C’est une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi ». Et d’annoncer sa volonté de « combattre et dénoncer la culture qui dépense sans compter, la culture des paillettes, la culture au service des ambitions personnelles ». Déjà l’an dernier des acteurs culturels de la Région s’inquiétaient de voir que la hausse du budget culture bénéficie à des projets nouveaux directement impulsés par Xavier Bertrand… qui s’en défend. « Séries Mania n’a pas empêché une aide accrue aux festivals d’Amiens, Arras et Valenciennes cette année. La preuve qu’un nouvel événement ne fait pas d’ombre aux acteurs locaux. L’Institut pour la photo n’enlèvera rien à personne, d’ailleurs la Région s’engage aussi sur l’extension du centre régional de la photo de Douchy-les-Mines ». Le président du conseil régional renvoie la posture d’Olivier Spillebout au contexte politique lillois. L’épouse de ce dernier est la candidate LREM contre Martine Aubry… partenaire de Xavier Bertrand sur le projet d’Institut pour la photo et qui avait en 2018 suspendu les subventions de la Ville à la Maison de la photo. Sébastien Leroy, Voix du Nord 10/11/2019 (illustration Florent Moreau)

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Flâner, observer, s’arrêter. Les déambulations urbaines de Jorge Rivas Rivas ne doivent rien au hasard.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Notre héroïne, Ginzilla, est née dans une famille japonaise traditionnelle aux valeurs conservatrices extrêmement strictes. Cela étouffait son cœur sauvage, engendrant des actes de rébellion peut-être plus visibles que les marques de défi saisissantes, écrites à l'encre permanente sur la toile de son corps.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Les paysages de la mort sont des paysages contaminés. Ils contiennent à la fois le charme idyllique d'un lieu mais aussi la stigmatisation des événements dont ils ont été les témoins silencieux.

Dans les beaux quartiers de Lille, l’Institut pour la photographie n’est qu’en préfiguration, mais son inauguration, le 11 octobre dernier, a fait couler beaucoup d’encre dans la presse régionale (et au-delà), relayant les doutes des acteurs de la culture.   « L’Institut pour la photographie n’enlèvera rien à personne » C’est ce que Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France et initiateur du projet (en collaboration avec les Rencontres d’Arles dont les équipes dirigent le projet) avait assuré. Ces lieux de culture photographique qui « ne manquent pas dans la région » (cf. Les Échos du 11 octobre 2019), « pas question de les fragiliser ». Raté. La Maison Photo (présente à Lille depuis 1997) a vu ses vivres coupés en 2018, et enchaine les licenciements. Et n’a « toujours aucune réponse sur la reconduction de la subvention régionale pour (son festival) les Transphotographiques en 2019 ni sur la subvention de fonctionnement ». Dans l’Oise, c’est Diaphane (et ses festivals les Photaumnales et Usimages) qui regrette l’absence de « signe budgétaire fort de la part de la région » comme nous le disait Fred Boucher dans son interview du 30 septembre dernier. « La subvention de la Région n’a pas bougé depuis 3 ans, nous avons de réels besoins pour consolider le festival. » Pourquoi attendre avant de sauver ou conforter ces acteurs historiques ? Et pourquoi avoir fait passer les subventions pour l’Institut, avant ? Politiquement incorrect ? Xavier Bertrand les avait appelés à « fournir de nouveaux projets en lien avec l’Institut ». Mais comment « faire la course à l’échalote aux projets si on n’a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser » s’interroge Fred Boucher, de Diaphane. Pas question non plus de donner le change du côté de la Maison Photo. Son directeur s’est retiré du « comité d’experts » jugé ni consultatif, ni décideur et a dénoncé un projet déséquilibré et opaque. Comme il l’exprime dans l’article du The Art Newspaper du 3 octobre dernier, il s’inquiète sur la position et l’implication des Rencontres d’Arles, qu’il voit comme une « prise de contrôle hostile » sur la région. Il semblerait que du côté du CRP/ de Douchy-les-Mines, les choses avancent d’avantage que pour les deux autres structures régionales, son Président, Jean-Marc Vantournhoudt nous confirme qu’un projet d’extension va voir le jour dès 2020, grâce à la DRAC et à la région. Une décision qui a été prise suite à la visite de Xavier Bertrand au centre en juin dernier. Si Jean-Marc Vantournhoudt nous avoue avoir été sceptique sur le projet d’Institut à ses débuts et de ne pas avoir compris pourquoi les acteurs locaux n’aient à aucun moment été consultés en amont, aujourd’hui, ils affirment leur volonté d’un travail commun. Pouvoir revendiquer la paternité d’un grand projet culturel Sur l’impulsion de son nouveau président, le budget culture des Hauts de France a bondi. Le hic ? La hausse profite à des projets nouveaux « au détriment de l’existant » a dénoncé le CRAC (comité régional arts et culture) dès 2018. Les personnalités politiques ne seraient-elles pas intéressées par des projets préexistants qui ne portent pas leur signature ? Dans la Voix du Nord (ce 10 octobre), Olivier Spillebout, de la Maison Photo, pointe «  la culture qui dépense sans compter »,

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nouvelle bataille. L’Institut pour la Photo ouvre ses portes aujourd’hui dans le Vieux-Lille avec une grande exposition. “Bébé” de Xavier Bertrand, président divers droite des Hauts-de-France , et de Martine Aubry, maire socialiste de Lille, le projet menace directement la Maison de la Photographie, vieille institution lilloise dédiée au huitième art. Son directeur, Olivier Spillebout, vent debout contre cet adversaire qu’il accuse d’une forme de concurrence déloyale, vient de publier une lettre ouverte au vitriol à Xavier Bertrand (ce n’est pas la première fois qu’il réagit). Et ce n’est pas tout…Entretien. En février dernier, la Maison de la Photographie saisissait le tribunal administratif de Lille avec une requête introductive d’instance portant recours en annulation d’une délibération du conseil régional des Hauts-de-France (19 octobre 2018 et 18 janvier 2019). Par le biais de sa commission permanente, ce dernier affecte une enveloppe de 1,6 million d’euros “afin de poursuivre les études déjà engagées dans le cadre de l’implantation de l’institut pour la photographie“. Ce dernier est le fruit d’un accord non-écrit entre Martine Aubry et Xavier Bertrand (relire notre article). Elu grâce au forfait de la gauche à la tête des Hauts-de-France, cette dernière absente de l’hémicycle, Xavier Bertrand, passionné de photographie, cherche à donner des gages au camp de Martine Aubry et à son électorat, sensible aux thèmes culturels. Un calcul partagé par les deux protagonistes, engagés chacun de leur côté dans leur campagne pour se faire réélire. Les décisions du conseil régional en question seraient entachées d’illégalité. De plus, le directeur général des services du conseil régional ne pouvait rejeter la demande de retrait formulée par la Maison de la photo, puisqu’il n’avait pas de délégation précise pour ce faire. S’ensuit une série d’anomalies (défaut d’information de la commission permanente, rupture d’égalité devant la loi et violation de la liberté associative,…) qui pourraient, selon le plaignant, aboutir à l’annulation de la mesure. C’est le principe même de l’institut qui est visé par le mémoire d’avocats (Manuel Gros, Heloïse Hicter et ass.). On peut y lire : “Créant une “super” association régionale, transparente ou para administrative, dotée de crédits illimités, les délibérations attaquées créent une rupture d’égalité entre les associations régionales“. Et “A terme, (L’institut de la photo) monopolisant les subventions…éliminera les “vraies” structures associatives“…Dont la Maison de la Photo, à l’instar d’autres, la profession d’auteur-photographe subit les contraintes économiques. Il y aurait même une intention de nuire, de “mettre à l’écart,” à l’endroit de la Maison de la Photo de Lille-Fives… Bref, le contentieux n’est pas près de s’éteindre sur fond de campagne électorale lilloise à couteaux tirés. Violette Spillebout, épouse du fondateur de la Maison de la Photo, candidate LREM, est une opposante clairement affichée à Martine Aubry, et Xavier Bertrand saisit l’argument au vol. Le directeur s’explique : DailyNord : Votre combat ressemble au pot de fer contre le pot de terre. Pensez-vous avoir une chance de le gagner ? La Maison de la Photo risque de disparaître… Olivier Spillebout : Ce combat n’est plus seulement celui de la Maison de la Photo, mais bien celui de la photographie

Les lieux culturels de la photographie ne manquent pas dans les Hauts-de-France, mais la création de l'Institut pour la photographie à Lille déstabilise certaines structures qui s'inquiètent pour leur pérennité. L'arrivée de l'Institut pour la Photographie à Lille ne fait pas que des heureux dans le milieu culturel des Hauts-de-France. Car la photo a déjà ses lieux dans le nord du pays depuis quelques décennies. Une Maison de la photographie existe à Lille depuis 1997, avec son festival des Transphotographiques. Au sud de la région, Diaphane, créé en 1991, fait aussi vivre deux festivals dans l'Oise, les Photaumnales et Usimages. Et, enfin, le Centre régional de la photographie (CRP), implanté à Douchy-les-Mines, a été fondé en 1982 dans le prolongement du Photo-Club du comité d'entreprise Usinor Denain. Trois lieux aux ancrages historiques et territoriaux forts. L'annonce, faite aux Rencontres de la photographie d'Arles, à l'été 2017, de la création de l'Institut par le président de région, Xavier Bertrand, épaulé de Françoise Nyssen, alors ministre de la Culture, les a d'abord cueillis à froid avant de nourrir des espoirs. Xavier Bertrand avait vite rassuré, déclarant qu'il n'était « pas question de les fragiliser » tout en les appelant à « fournir de nouveaux projets en lien avec l'Institut ». Deux ans plus tard leur position a diversement évolué. Course aux municipales « On s'organise pour ne pas fermer », annonce Olivier Spillebout, le directeur de la Maison de la photographie. La subvention de 130.000 euros accordée par la Ville lui a été coupée en 2018, au terme d'une discussion animée à la mairie, où le nom de son épouse est loin d'être inconnu. L'ex-PS Violette Spillebout a été chef de cabinet de Martine Aubry, mais  c'est contre elle qu'elle fera la course aux municipales de Lille en 2020 , sous la casquette La République En marche (LREM). Dans l'Oise, on se sent un peu le parent pauvre picard. Le directeur de Diaphane, Fred Boucher, oscille entre deux sentiments.  « La dynamique photo est renforcée dans la région grâce à l'Institut, mais nous on ne se sent pas confortés dans nos missions. On ne peut pas faire la course à l'échalote aux projets si on n'a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser », déplore-t-il. Sur un budget annuel de 572.000 euros, la part de la région représente un peu plus de 100.000 euros pour Diaphane et ses activités d'expositions, de résidence et d'éducation à l'image auprès des scolaires.  « J'ose espérer que cette part sera revalorisée. La dotation du CRP de Douchy-les-Mines atteint, elle, plus de 250.000 euros », déclarait l'an dernier la maire de Beauvais, Caroline Cayeux. Cela n'a pas été le cas pour l'association photographique picarde. Belles archives Tandis qu'à Douchy-les-Mines les choses progressent. Le lieu est à l'étroit dans les 200 mètres carrés de l'ancienne poste du village qu'il occupe, mais « on a avancé sur des points d'extension et pour une antenne pédagogique digne de ce nom », se félicite la directrice du CRP, Muriel Enjalran. Récemment labellisé centre d'art contemporain d'intérêt national, le CRP possède de belles archives photographiques ainsi que quelque 7.000 ouvrages sur le médium pour lesquels ils ont également obtenu le détachement

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nos Revues de presse pour l'année 2012

Lettre ouverte à Xavier Bertrand, Président de la région Hauts de FranceVendredi 11 octobre 2019 “Transparence et équité pour la Photographie en Hauts de France”   Monsieur le Président, J’ai bien reçu votre invitation à l’inauguration, le 11 octobre, de l’Institut pour la Photographie, en qualité de Directeur de la Maison de la Photographie de Lille. Permettez-moi de vous écrire mon indignation quant à ce geste, que j’interprète comme particulièrement cynique, au moment où la Maison de la Photographie vient de se séparer de son administratrice, ajoutant un licenciement aux 4 précédents. Cynique aussi, alors qu’en ce début octobre 2019, nous n’avons toujours aucune réponse de votre part sur la reconduction de la subvention pour les Transphotographiques en 2019, ni sur la demande de subvention en fonctionnement. Cynique enfin quand on sait combien votre projet d’Institut écrase sciemment l’existence de la Maison de la Photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la Photographie sur les Hauts-de-France et au-delà. Vous êtes d’ailleurs le seul représentant d’une collectivité territoriale à ne pas répondre aux sollicitations de la Maison de la Photographie, et à n’accorder aucun soutien.  Depuis maintenant presque 3 ans, vous avez personnellement multiplié les annonces spectaculaires sur votre Institut, et voulu laisser croire qu’il se créerait non pas en remplacement de la Maison de la Photographie, mais en complémentarité.  Je ne reviendrai pas sur les nombreuses propositions de collaboration que je vous ai adressées depuis la première présentation publique de votre projet. Je ne reviendrai pas non plus sur les nombreux échanges écrits et réunions, qui au final témoignent selon moi d’un mépris absolu des acteurs du territoire, de la Maison de la Photographie, mais aussi d’une grande partie des artistes photographes régionaux.  Vous poursuivez votre stratégie, sans écouter, sans entendre, sans voir. Savez-vous dans quel état financier, social et moral se trouve le tissu artistique local aujourd’hui ? Savez-vous combien les citoyens sont écoeurés par le manque de considération pour leurs problèmes quotidiens, par les pratiques politiques anciennes, et par les projets pharaoniques portés par les élus ? Les Grands Débats nationaux, et plus particulièrement les Grands Débats Culture, organisés par l’Etat au printemps 2019 après la crise des Gilets Jaunes, avaient pourtant produit des conclusions riches et instructives sur la nécessité de transparence, de co-construction, d’équité, et de modération dans les projets, pour rapprocher les administrations des habitants. Tout cela ne vous a semble-t’il pas atteint. Arles à Lille n’a toujours aucun sens. Arles est certainement l’un des plus beaux événements dans la Photographie, mais son identité est à Arles, et pas à Lille. Le fait de confier le pilotage de l’Institut à l’équipe dirigeante d’Arles, qui n’est autre que celle précédemment du Musée de l’Elysée de Lausanne, est à mon sens une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi. Pourtant, au début, lors de la présentation en été 2017, vous aviez eu l’idée de collaborer avec ce Festival pour apporter du rayonnement à un projet au Nord de la France. Vous aviez

Imaginé en juillet 2017 à l’initiative de Xavier Bertrand et de Sam Stourdzé, le directeur des rencontres d’Arles, l’Institut pour la Photo (IPP) ouvre ses portes au public ce week-end à Lille, en configuration provisoire, pour sa première programmation d’expositions. Un projet qui ne fait pas que des heureux Lui refuse de s’afficher sur la photo de famille. Directeur de la Maison de la photographie à l’initiative des Transphotographiques à Lille, Olivier Spillebout ne cache pas son amertume au sujet de l’Institut pour la photographie, projet qui « écrase sciemment l’existence de la Maison de la photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la photographie dans les Hauts-de-France et au-delà », comme il l’a écrit à Xavier Bertrand, dans une lettre ouverte. Pour Olivier Spillebout, l’IPP est un « projet pharaonique » et faire « Arles à Lille n’a aucun sens. C’est une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi ». Et d’annoncer sa volonté de « combattre et dénoncer la culture qui dépense sans compter, la culture des paillettes, la culture au service des ambitions personnelles ». Déjà l’an dernier des acteurs culturels de la Région s’inquiétaient de voir que la hausse du budget culture bénéficie à des projets nouveaux directement impulsés par Xavier Bertrand… qui s’en défend. « Séries Mania n’a pas empêché une aide accrue aux festivals d’Amiens, Arras et Valenciennes cette année. La preuve qu’un nouvel événement ne fait pas d’ombre aux acteurs locaux. L’Institut pour la photo n’enlèvera rien à personne, d’ailleurs la Région s’engage aussi sur l’extension du centre régional de la photo de Douchy-les-Mines ». Le président du conseil régional renvoie la posture d’Olivier Spillebout au contexte politique lillois. L’épouse de ce dernier est la candidate LREM contre Martine Aubry… partenaire de Xavier Bertrand sur le projet d’Institut pour la photo et qui avait en 2018 suspendu les subventions de la Ville à la Maison de la photo. Sébastien Leroy, Voix du Nord 10/11/2019 (illustration Florent Moreau)

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Flâner, observer, s’arrêter. Les déambulations urbaines de Jorge Rivas Rivas ne doivent rien au hasard.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Notre héroïne, Ginzilla, est née dans une famille japonaise traditionnelle aux valeurs conservatrices extrêmement strictes. Cela étouffait son cœur sauvage, engendrant des actes de rébellion peut-être plus visibles que les marques de défi saisissantes, écrites à l'encre permanente sur la toile de son corps.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Les paysages de la mort sont des paysages contaminés. Ils contiennent à la fois le charme idyllique d'un lieu mais aussi la stigmatisation des événements dont ils ont été les témoins silencieux.

Dans les beaux quartiers de Lille, l’Institut pour la photographie n’est qu’en préfiguration, mais son inauguration, le 11 octobre dernier, a fait couler beaucoup d’encre dans la presse régionale (et au-delà), relayant les doutes des acteurs de la culture.   « L’Institut pour la photographie n’enlèvera rien à personne » C’est ce que Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France et initiateur du projet (en collaboration avec les Rencontres d’Arles dont les équipes dirigent le projet) avait assuré. Ces lieux de culture photographique qui « ne manquent pas dans la région » (cf. Les Échos du 11 octobre 2019), « pas question de les fragiliser ». Raté. La Maison Photo (présente à Lille depuis 1997) a vu ses vivres coupés en 2018, et enchaine les licenciements. Et n’a « toujours aucune réponse sur la reconduction de la subvention régionale pour (son festival) les Transphotographiques en 2019 ni sur la subvention de fonctionnement ». Dans l’Oise, c’est Diaphane (et ses festivals les Photaumnales et Usimages) qui regrette l’absence de « signe budgétaire fort de la part de la région » comme nous le disait Fred Boucher dans son interview du 30 septembre dernier. « La subvention de la Région n’a pas bougé depuis 3 ans, nous avons de réels besoins pour consolider le festival. » Pourquoi attendre avant de sauver ou conforter ces acteurs historiques ? Et pourquoi avoir fait passer les subventions pour l’Institut, avant ? Politiquement incorrect ? Xavier Bertrand les avait appelés à « fournir de nouveaux projets en lien avec l’Institut ». Mais comment « faire la course à l’échalote aux projets si on n’a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser » s’interroge Fred Boucher, de Diaphane. Pas question non plus de donner le change du côté de la Maison Photo. Son directeur s’est retiré du « comité d’experts » jugé ni consultatif, ni décideur et a dénoncé un projet déséquilibré et opaque. Comme il l’exprime dans l’article du The Art Newspaper du 3 octobre dernier, il s’inquiète sur la position et l’implication des Rencontres d’Arles, qu’il voit comme une « prise de contrôle hostile » sur la région. Il semblerait que du côté du CRP/ de Douchy-les-Mines, les choses avancent d’avantage que pour les deux autres structures régionales, son Président, Jean-Marc Vantournhoudt nous confirme qu’un projet d’extension va voir le jour dès 2020, grâce à la DRAC et à la région. Une décision qui a été prise suite à la visite de Xavier Bertrand au centre en juin dernier. Si Jean-Marc Vantournhoudt nous avoue avoir été sceptique sur le projet d’Institut à ses débuts et de ne pas avoir compris pourquoi les acteurs locaux n’aient à aucun moment été consultés en amont, aujourd’hui, ils affirment leur volonté d’un travail commun. Pouvoir revendiquer la paternité d’un grand projet culturel Sur l’impulsion de son nouveau président, le budget culture des Hauts de France a bondi. Le hic ? La hausse profite à des projets nouveaux « au détriment de l’existant » a dénoncé le CRAC (comité régional arts et culture) dès 2018. Les personnalités politiques ne seraient-elles pas intéressées par des projets préexistants qui ne portent pas leur signature ? Dans la Voix du Nord (ce 10 octobre), Olivier Spillebout, de la Maison Photo, pointe «  la culture qui dépense sans compter »,

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nouvelle bataille. L’Institut pour la Photo ouvre ses portes aujourd’hui dans le Vieux-Lille avec une grande exposition. “Bébé” de Xavier Bertrand, président divers droite des Hauts-de-France , et de Martine Aubry, maire socialiste de Lille, le projet menace directement la Maison de la Photographie, vieille institution lilloise dédiée au huitième art. Son directeur, Olivier Spillebout, vent debout contre cet adversaire qu’il accuse d’une forme de concurrence déloyale, vient de publier une lettre ouverte au vitriol à Xavier Bertrand (ce n’est pas la première fois qu’il réagit). Et ce n’est pas tout…Entretien. En février dernier, la Maison de la Photographie saisissait le tribunal administratif de Lille avec une requête introductive d’instance portant recours en annulation d’une délibération du conseil régional des Hauts-de-France (19 octobre 2018 et 18 janvier 2019). Par le biais de sa commission permanente, ce dernier affecte une enveloppe de 1,6 million d’euros “afin de poursuivre les études déjà engagées dans le cadre de l’implantation de l’institut pour la photographie“. Ce dernier est le fruit d’un accord non-écrit entre Martine Aubry et Xavier Bertrand (relire notre article). Elu grâce au forfait de la gauche à la tête des Hauts-de-France, cette dernière absente de l’hémicycle, Xavier Bertrand, passionné de photographie, cherche à donner des gages au camp de Martine Aubry et à son électorat, sensible aux thèmes culturels. Un calcul partagé par les deux protagonistes, engagés chacun de leur côté dans leur campagne pour se faire réélire. Les décisions du conseil régional en question seraient entachées d’illégalité. De plus, le directeur général des services du conseil régional ne pouvait rejeter la demande de retrait formulée par la Maison de la photo, puisqu’il n’avait pas de délégation précise pour ce faire. S’ensuit une série d’anomalies (défaut d’information de la commission permanente, rupture d’égalité devant la loi et violation de la liberté associative,…) qui pourraient, selon le plaignant, aboutir à l’annulation de la mesure. C’est le principe même de l’institut qui est visé par le mémoire d’avocats (Manuel Gros, Heloïse Hicter et ass.). On peut y lire : “Créant une “super” association régionale, transparente ou para administrative, dotée de crédits illimités, les délibérations attaquées créent une rupture d’égalité entre les associations régionales“. Et “A terme, (L’institut de la photo) monopolisant les subventions…éliminera les “vraies” structures associatives“…Dont la Maison de la Photo, à l’instar d’autres, la profession d’auteur-photographe subit les contraintes économiques. Il y aurait même une intention de nuire, de “mettre à l’écart,” à l’endroit de la Maison de la Photo de Lille-Fives… Bref, le contentieux n’est pas près de s’éteindre sur fond de campagne électorale lilloise à couteaux tirés. Violette Spillebout, épouse du fondateur de la Maison de la Photo, candidate LREM, est une opposante clairement affichée à Martine Aubry, et Xavier Bertrand saisit l’argument au vol. Le directeur s’explique : DailyNord : Votre combat ressemble au pot de fer contre le pot de terre. Pensez-vous avoir une chance de le gagner ? La Maison de la Photo risque de disparaître… Olivier Spillebout : Ce combat n’est plus seulement celui de la Maison de la Photo, mais bien celui de la photographie

Les lieux culturels de la photographie ne manquent pas dans les Hauts-de-France, mais la création de l'Institut pour la photographie à Lille déstabilise certaines structures qui s'inquiètent pour leur pérennité. L'arrivée de l'Institut pour la Photographie à Lille ne fait pas que des heureux dans le milieu culturel des Hauts-de-France. Car la photo a déjà ses lieux dans le nord du pays depuis quelques décennies. Une Maison de la photographie existe à Lille depuis 1997, avec son festival des Transphotographiques. Au sud de la région, Diaphane, créé en 1991, fait aussi vivre deux festivals dans l'Oise, les Photaumnales et Usimages. Et, enfin, le Centre régional de la photographie (CRP), implanté à Douchy-les-Mines, a été fondé en 1982 dans le prolongement du Photo-Club du comité d'entreprise Usinor Denain. Trois lieux aux ancrages historiques et territoriaux forts. L'annonce, faite aux Rencontres de la photographie d'Arles, à l'été 2017, de la création de l'Institut par le président de région, Xavier Bertrand, épaulé de Françoise Nyssen, alors ministre de la Culture, les a d'abord cueillis à froid avant de nourrir des espoirs. Xavier Bertrand avait vite rassuré, déclarant qu'il n'était « pas question de les fragiliser » tout en les appelant à « fournir de nouveaux projets en lien avec l'Institut ». Deux ans plus tard leur position a diversement évolué. Course aux municipales « On s'organise pour ne pas fermer », annonce Olivier Spillebout, le directeur de la Maison de la photographie. La subvention de 130.000 euros accordée par la Ville lui a été coupée en 2018, au terme d'une discussion animée à la mairie, où le nom de son épouse est loin d'être inconnu. L'ex-PS Violette Spillebout a été chef de cabinet de Martine Aubry, mais  c'est contre elle qu'elle fera la course aux municipales de Lille en 2020 , sous la casquette La République En marche (LREM). Dans l'Oise, on se sent un peu le parent pauvre picard. Le directeur de Diaphane, Fred Boucher, oscille entre deux sentiments.  « La dynamique photo est renforcée dans la région grâce à l'Institut, mais nous on ne se sent pas confortés dans nos missions. On ne peut pas faire la course à l'échalote aux projets si on n'a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser », déplore-t-il. Sur un budget annuel de 572.000 euros, la part de la région représente un peu plus de 100.000 euros pour Diaphane et ses activités d'expositions, de résidence et d'éducation à l'image auprès des scolaires.  « J'ose espérer que cette part sera revalorisée. La dotation du CRP de Douchy-les-Mines atteint, elle, plus de 250.000 euros », déclarait l'an dernier la maire de Beauvais, Caroline Cayeux. Cela n'a pas été le cas pour l'association photographique picarde. Belles archives Tandis qu'à Douchy-les-Mines les choses progressent. Le lieu est à l'étroit dans les 200 mètres carrés de l'ancienne poste du village qu'il occupe, mais « on a avancé sur des points d'extension et pour une antenne pédagogique digne de ce nom », se félicite la directrice du CRP, Muriel Enjalran. Récemment labellisé centre d'art contemporain d'intérêt national, le CRP possède de belles archives photographiques ainsi que quelque 7.000 ouvrages sur le médium pour lesquels ils ont également obtenu le détachement

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nos Revues de presse pour l'année 2011

Lettre ouverte à Xavier Bertrand, Président de la région Hauts de FranceVendredi 11 octobre 2019 “Transparence et équité pour la Photographie en Hauts de France”   Monsieur le Président, J’ai bien reçu votre invitation à l’inauguration, le 11 octobre, de l’Institut pour la Photographie, en qualité de Directeur de la Maison de la Photographie de Lille. Permettez-moi de vous écrire mon indignation quant à ce geste, que j’interprète comme particulièrement cynique, au moment où la Maison de la Photographie vient de se séparer de son administratrice, ajoutant un licenciement aux 4 précédents. Cynique aussi, alors qu’en ce début octobre 2019, nous n’avons toujours aucune réponse de votre part sur la reconduction de la subvention pour les Transphotographiques en 2019, ni sur la demande de subvention en fonctionnement. Cynique enfin quand on sait combien votre projet d’Institut écrase sciemment l’existence de la Maison de la Photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la Photographie sur les Hauts-de-France et au-delà. Vous êtes d’ailleurs le seul représentant d’une collectivité territoriale à ne pas répondre aux sollicitations de la Maison de la Photographie, et à n’accorder aucun soutien.  Depuis maintenant presque 3 ans, vous avez personnellement multiplié les annonces spectaculaires sur votre Institut, et voulu laisser croire qu’il se créerait non pas en remplacement de la Maison de la Photographie, mais en complémentarité.  Je ne reviendrai pas sur les nombreuses propositions de collaboration que je vous ai adressées depuis la première présentation publique de votre projet. Je ne reviendrai pas non plus sur les nombreux échanges écrits et réunions, qui au final témoignent selon moi d’un mépris absolu des acteurs du territoire, de la Maison de la Photographie, mais aussi d’une grande partie des artistes photographes régionaux.  Vous poursuivez votre stratégie, sans écouter, sans entendre, sans voir. Savez-vous dans quel état financier, social et moral se trouve le tissu artistique local aujourd’hui ? Savez-vous combien les citoyens sont écoeurés par le manque de considération pour leurs problèmes quotidiens, par les pratiques politiques anciennes, et par les projets pharaoniques portés par les élus ? Les Grands Débats nationaux, et plus particulièrement les Grands Débats Culture, organisés par l’Etat au printemps 2019 après la crise des Gilets Jaunes, avaient pourtant produit des conclusions riches et instructives sur la nécessité de transparence, de co-construction, d’équité, et de modération dans les projets, pour rapprocher les administrations des habitants. Tout cela ne vous a semble-t’il pas atteint. Arles à Lille n’a toujours aucun sens. Arles est certainement l’un des plus beaux événements dans la Photographie, mais son identité est à Arles, et pas à Lille. Le fait de confier le pilotage de l’Institut à l’équipe dirigeante d’Arles, qui n’est autre que celle précédemment du Musée de l’Elysée de Lausanne, est à mon sens une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi. Pourtant, au début, lors de la présentation en été 2017, vous aviez eu l’idée de collaborer avec ce Festival pour apporter du rayonnement à un projet au Nord de la France. Vous aviez

Imaginé en juillet 2017 à l’initiative de Xavier Bertrand et de Sam Stourdzé, le directeur des rencontres d’Arles, l’Institut pour la Photo (IPP) ouvre ses portes au public ce week-end à Lille, en configuration provisoire, pour sa première programmation d’expositions. Un projet qui ne fait pas que des heureux Lui refuse de s’afficher sur la photo de famille. Directeur de la Maison de la photographie à l’initiative des Transphotographiques à Lille, Olivier Spillebout ne cache pas son amertume au sujet de l’Institut pour la photographie, projet qui « écrase sciemment l’existence de la Maison de la photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la photographie dans les Hauts-de-France et au-delà », comme il l’a écrit à Xavier Bertrand, dans une lettre ouverte. Pour Olivier Spillebout, l’IPP est un « projet pharaonique » et faire « Arles à Lille n’a aucun sens. C’est une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi ». Et d’annoncer sa volonté de « combattre et dénoncer la culture qui dépense sans compter, la culture des paillettes, la culture au service des ambitions personnelles ». Déjà l’an dernier des acteurs culturels de la Région s’inquiétaient de voir que la hausse du budget culture bénéficie à des projets nouveaux directement impulsés par Xavier Bertrand… qui s’en défend. « Séries Mania n’a pas empêché une aide accrue aux festivals d’Amiens, Arras et Valenciennes cette année. La preuve qu’un nouvel événement ne fait pas d’ombre aux acteurs locaux. L’Institut pour la photo n’enlèvera rien à personne, d’ailleurs la Région s’engage aussi sur l’extension du centre régional de la photo de Douchy-les-Mines ». Le président du conseil régional renvoie la posture d’Olivier Spillebout au contexte politique lillois. L’épouse de ce dernier est la candidate LREM contre Martine Aubry… partenaire de Xavier Bertrand sur le projet d’Institut pour la photo et qui avait en 2018 suspendu les subventions de la Ville à la Maison de la photo. Sébastien Leroy, Voix du Nord 10/11/2019 (illustration Florent Moreau)

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Flâner, observer, s’arrêter. Les déambulations urbaines de Jorge Rivas Rivas ne doivent rien au hasard.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Notre héroïne, Ginzilla, est née dans une famille japonaise traditionnelle aux valeurs conservatrices extrêmement strictes. Cela étouffait son cœur sauvage, engendrant des actes de rébellion peut-être plus visibles que les marques de défi saisissantes, écrites à l'encre permanente sur la toile de son corps.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Les paysages de la mort sont des paysages contaminés. Ils contiennent à la fois le charme idyllique d'un lieu mais aussi la stigmatisation des événements dont ils ont été les témoins silencieux.

Dans les beaux quartiers de Lille, l’Institut pour la photographie n’est qu’en préfiguration, mais son inauguration, le 11 octobre dernier, a fait couler beaucoup d’encre dans la presse régionale (et au-delà), relayant les doutes des acteurs de la culture.   « L’Institut pour la photographie n’enlèvera rien à personne » C’est ce que Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France et initiateur du projet (en collaboration avec les Rencontres d’Arles dont les équipes dirigent le projet) avait assuré. Ces lieux de culture photographique qui « ne manquent pas dans la région » (cf. Les Échos du 11 octobre 2019), « pas question de les fragiliser ». Raté. La Maison Photo (présente à Lille depuis 1997) a vu ses vivres coupés en 2018, et enchaine les licenciements. Et n’a « toujours aucune réponse sur la reconduction de la subvention régionale pour (son festival) les Transphotographiques en 2019 ni sur la subvention de fonctionnement ». Dans l’Oise, c’est Diaphane (et ses festivals les Photaumnales et Usimages) qui regrette l’absence de « signe budgétaire fort de la part de la région » comme nous le disait Fred Boucher dans son interview du 30 septembre dernier. « La subvention de la Région n’a pas bougé depuis 3 ans, nous avons de réels besoins pour consolider le festival. » Pourquoi attendre avant de sauver ou conforter ces acteurs historiques ? Et pourquoi avoir fait passer les subventions pour l’Institut, avant ? Politiquement incorrect ? Xavier Bertrand les avait appelés à « fournir de nouveaux projets en lien avec l’Institut ». Mais comment « faire la course à l’échalote aux projets si on n’a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser » s’interroge Fred Boucher, de Diaphane. Pas question non plus de donner le change du côté de la Maison Photo. Son directeur s’est retiré du « comité d’experts » jugé ni consultatif, ni décideur et a dénoncé un projet déséquilibré et opaque. Comme il l’exprime dans l’article du The Art Newspaper du 3 octobre dernier, il s’inquiète sur la position et l’implication des Rencontres d’Arles, qu’il voit comme une « prise de contrôle hostile » sur la région. Il semblerait que du côté du CRP/ de Douchy-les-Mines, les choses avancent d’avantage que pour les deux autres structures régionales, son Président, Jean-Marc Vantournhoudt nous confirme qu’un projet d’extension va voir le jour dès 2020, grâce à la DRAC et à la région. Une décision qui a été prise suite à la visite de Xavier Bertrand au centre en juin dernier. Si Jean-Marc Vantournhoudt nous avoue avoir été sceptique sur le projet d’Institut à ses débuts et de ne pas avoir compris pourquoi les acteurs locaux n’aient à aucun moment été consultés en amont, aujourd’hui, ils affirment leur volonté d’un travail commun. Pouvoir revendiquer la paternité d’un grand projet culturel Sur l’impulsion de son nouveau président, le budget culture des Hauts de France a bondi. Le hic ? La hausse profite à des projets nouveaux « au détriment de l’existant » a dénoncé le CRAC (comité régional arts et culture) dès 2018. Les personnalités politiques ne seraient-elles pas intéressées par des projets préexistants qui ne portent pas leur signature ? Dans la Voix du Nord (ce 10 octobre), Olivier Spillebout, de la Maison Photo, pointe «  la culture qui dépense sans compter »,

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nouvelle bataille. L’Institut pour la Photo ouvre ses portes aujourd’hui dans le Vieux-Lille avec une grande exposition. “Bébé” de Xavier Bertrand, président divers droite des Hauts-de-France , et de Martine Aubry, maire socialiste de Lille, le projet menace directement la Maison de la Photographie, vieille institution lilloise dédiée au huitième art. Son directeur, Olivier Spillebout, vent debout contre cet adversaire qu’il accuse d’une forme de concurrence déloyale, vient de publier une lettre ouverte au vitriol à Xavier Bertrand (ce n’est pas la première fois qu’il réagit). Et ce n’est pas tout…Entretien. En février dernier, la Maison de la Photographie saisissait le tribunal administratif de Lille avec une requête introductive d’instance portant recours en annulation d’une délibération du conseil régional des Hauts-de-France (19 octobre 2018 et 18 janvier 2019). Par le biais de sa commission permanente, ce dernier affecte une enveloppe de 1,6 million d’euros “afin de poursuivre les études déjà engagées dans le cadre de l’implantation de l’institut pour la photographie“. Ce dernier est le fruit d’un accord non-écrit entre Martine Aubry et Xavier Bertrand (relire notre article). Elu grâce au forfait de la gauche à la tête des Hauts-de-France, cette dernière absente de l’hémicycle, Xavier Bertrand, passionné de photographie, cherche à donner des gages au camp de Martine Aubry et à son électorat, sensible aux thèmes culturels. Un calcul partagé par les deux protagonistes, engagés chacun de leur côté dans leur campagne pour se faire réélire. Les décisions du conseil régional en question seraient entachées d’illégalité. De plus, le directeur général des services du conseil régional ne pouvait rejeter la demande de retrait formulée par la Maison de la photo, puisqu’il n’avait pas de délégation précise pour ce faire. S’ensuit une série d’anomalies (défaut d’information de la commission permanente, rupture d’égalité devant la loi et violation de la liberté associative,…) qui pourraient, selon le plaignant, aboutir à l’annulation de la mesure. C’est le principe même de l’institut qui est visé par le mémoire d’avocats (Manuel Gros, Heloïse Hicter et ass.). On peut y lire : “Créant une “super” association régionale, transparente ou para administrative, dotée de crédits illimités, les délibérations attaquées créent une rupture d’égalité entre les associations régionales“. Et “A terme, (L’institut de la photo) monopolisant les subventions…éliminera les “vraies” structures associatives“…Dont la Maison de la Photo, à l’instar d’autres, la profession d’auteur-photographe subit les contraintes économiques. Il y aurait même une intention de nuire, de “mettre à l’écart,” à l’endroit de la Maison de la Photo de Lille-Fives… Bref, le contentieux n’est pas près de s’éteindre sur fond de campagne électorale lilloise à couteaux tirés. Violette Spillebout, épouse du fondateur de la Maison de la Photo, candidate LREM, est une opposante clairement affichée à Martine Aubry, et Xavier Bertrand saisit l’argument au vol. Le directeur s’explique : DailyNord : Votre combat ressemble au pot de fer contre le pot de terre. Pensez-vous avoir une chance de le gagner ? La Maison de la Photo risque de disparaître… Olivier Spillebout : Ce combat n’est plus seulement celui de la Maison de la Photo, mais bien celui de la photographie

Les lieux culturels de la photographie ne manquent pas dans les Hauts-de-France, mais la création de l'Institut pour la photographie à Lille déstabilise certaines structures qui s'inquiètent pour leur pérennité. L'arrivée de l'Institut pour la Photographie à Lille ne fait pas que des heureux dans le milieu culturel des Hauts-de-France. Car la photo a déjà ses lieux dans le nord du pays depuis quelques décennies. Une Maison de la photographie existe à Lille depuis 1997, avec son festival des Transphotographiques. Au sud de la région, Diaphane, créé en 1991, fait aussi vivre deux festivals dans l'Oise, les Photaumnales et Usimages. Et, enfin, le Centre régional de la photographie (CRP), implanté à Douchy-les-Mines, a été fondé en 1982 dans le prolongement du Photo-Club du comité d'entreprise Usinor Denain. Trois lieux aux ancrages historiques et territoriaux forts. L'annonce, faite aux Rencontres de la photographie d'Arles, à l'été 2017, de la création de l'Institut par le président de région, Xavier Bertrand, épaulé de Françoise Nyssen, alors ministre de la Culture, les a d'abord cueillis à froid avant de nourrir des espoirs. Xavier Bertrand avait vite rassuré, déclarant qu'il n'était « pas question de les fragiliser » tout en les appelant à « fournir de nouveaux projets en lien avec l'Institut ». Deux ans plus tard leur position a diversement évolué. Course aux municipales « On s'organise pour ne pas fermer », annonce Olivier Spillebout, le directeur de la Maison de la photographie. La subvention de 130.000 euros accordée par la Ville lui a été coupée en 2018, au terme d'une discussion animée à la mairie, où le nom de son épouse est loin d'être inconnu. L'ex-PS Violette Spillebout a été chef de cabinet de Martine Aubry, mais  c'est contre elle qu'elle fera la course aux municipales de Lille en 2020 , sous la casquette La République En marche (LREM). Dans l'Oise, on se sent un peu le parent pauvre picard. Le directeur de Diaphane, Fred Boucher, oscille entre deux sentiments.  « La dynamique photo est renforcée dans la région grâce à l'Institut, mais nous on ne se sent pas confortés dans nos missions. On ne peut pas faire la course à l'échalote aux projets si on n'a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser », déplore-t-il. Sur un budget annuel de 572.000 euros, la part de la région représente un peu plus de 100.000 euros pour Diaphane et ses activités d'expositions, de résidence et d'éducation à l'image auprès des scolaires.  « J'ose espérer que cette part sera revalorisée. La dotation du CRP de Douchy-les-Mines atteint, elle, plus de 250.000 euros », déclarait l'an dernier la maire de Beauvais, Caroline Cayeux. Cela n'a pas été le cas pour l'association photographique picarde. Belles archives Tandis qu'à Douchy-les-Mines les choses progressent. Le lieu est à l'étroit dans les 200 mètres carrés de l'ancienne poste du village qu'il occupe, mais « on a avancé sur des points d'extension et pour une antenne pédagogique digne de ce nom », se félicite la directrice du CRP, Muriel Enjalran. Récemment labellisé centre d'art contemporain d'intérêt national, le CRP possède de belles archives photographiques ainsi que quelque 7.000 ouvrages sur le médium pour lesquels ils ont également obtenu le détachement

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nos Revues de presse pour l'année 2010

Lettre ouverte à Xavier Bertrand, Président de la région Hauts de FranceVendredi 11 octobre 2019 “Transparence et équité pour la Photographie en Hauts de France”   Monsieur le Président, J’ai bien reçu votre invitation à l’inauguration, le 11 octobre, de l’Institut pour la Photographie, en qualité de Directeur de la Maison de la Photographie de Lille. Permettez-moi de vous écrire mon indignation quant à ce geste, que j’interprète comme particulièrement cynique, au moment où la Maison de la Photographie vient de se séparer de son administratrice, ajoutant un licenciement aux 4 précédents. Cynique aussi, alors qu’en ce début octobre 2019, nous n’avons toujours aucune réponse de votre part sur la reconduction de la subvention pour les Transphotographiques en 2019, ni sur la demande de subvention en fonctionnement. Cynique enfin quand on sait combien votre projet d’Institut écrase sciemment l’existence de la Maison de la Photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la Photographie sur les Hauts-de-France et au-delà. Vous êtes d’ailleurs le seul représentant d’une collectivité territoriale à ne pas répondre aux sollicitations de la Maison de la Photographie, et à n’accorder aucun soutien.  Depuis maintenant presque 3 ans, vous avez personnellement multiplié les annonces spectaculaires sur votre Institut, et voulu laisser croire qu’il se créerait non pas en remplacement de la Maison de la Photographie, mais en complémentarité.  Je ne reviendrai pas sur les nombreuses propositions de collaboration que je vous ai adressées depuis la première présentation publique de votre projet. Je ne reviendrai pas non plus sur les nombreux échanges écrits et réunions, qui au final témoignent selon moi d’un mépris absolu des acteurs du territoire, de la Maison de la Photographie, mais aussi d’une grande partie des artistes photographes régionaux.  Vous poursuivez votre stratégie, sans écouter, sans entendre, sans voir. Savez-vous dans quel état financier, social et moral se trouve le tissu artistique local aujourd’hui ? Savez-vous combien les citoyens sont écoeurés par le manque de considération pour leurs problèmes quotidiens, par les pratiques politiques anciennes, et par les projets pharaoniques portés par les élus ? Les Grands Débats nationaux, et plus particulièrement les Grands Débats Culture, organisés par l’Etat au printemps 2019 après la crise des Gilets Jaunes, avaient pourtant produit des conclusions riches et instructives sur la nécessité de transparence, de co-construction, d’équité, et de modération dans les projets, pour rapprocher les administrations des habitants. Tout cela ne vous a semble-t’il pas atteint. Arles à Lille n’a toujours aucun sens. Arles est certainement l’un des plus beaux événements dans la Photographie, mais son identité est à Arles, et pas à Lille. Le fait de confier le pilotage de l’Institut à l’équipe dirigeante d’Arles, qui n’est autre que celle précédemment du Musée de l’Elysée de Lausanne, est à mon sens une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi. Pourtant, au début, lors de la présentation en été 2017, vous aviez eu l’idée de collaborer avec ce Festival pour apporter du rayonnement à un projet au Nord de la France. Vous aviez

Imaginé en juillet 2017 à l’initiative de Xavier Bertrand et de Sam Stourdzé, le directeur des rencontres d’Arles, l’Institut pour la Photo (IPP) ouvre ses portes au public ce week-end à Lille, en configuration provisoire, pour sa première programmation d’expositions. Un projet qui ne fait pas que des heureux Lui refuse de s’afficher sur la photo de famille. Directeur de la Maison de la photographie à l’initiative des Transphotographiques à Lille, Olivier Spillebout ne cache pas son amertume au sujet de l’Institut pour la photographie, projet qui « écrase sciemment l’existence de la Maison de la photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la photographie dans les Hauts-de-France et au-delà », comme il l’a écrit à Xavier Bertrand, dans une lettre ouverte. Pour Olivier Spillebout, l’IPP est un « projet pharaonique » et faire « Arles à Lille n’a aucun sens. C’est une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi ». Et d’annoncer sa volonté de « combattre et dénoncer la culture qui dépense sans compter, la culture des paillettes, la culture au service des ambitions personnelles ». Déjà l’an dernier des acteurs culturels de la Région s’inquiétaient de voir que la hausse du budget culture bénéficie à des projets nouveaux directement impulsés par Xavier Bertrand… qui s’en défend. « Séries Mania n’a pas empêché une aide accrue aux festivals d’Amiens, Arras et Valenciennes cette année. La preuve qu’un nouvel événement ne fait pas d’ombre aux acteurs locaux. L’Institut pour la photo n’enlèvera rien à personne, d’ailleurs la Région s’engage aussi sur l’extension du centre régional de la photo de Douchy-les-Mines ». Le président du conseil régional renvoie la posture d’Olivier Spillebout au contexte politique lillois. L’épouse de ce dernier est la candidate LREM contre Martine Aubry… partenaire de Xavier Bertrand sur le projet d’Institut pour la photo et qui avait en 2018 suspendu les subventions de la Ville à la Maison de la photo. Sébastien Leroy, Voix du Nord 10/11/2019 (illustration Florent Moreau)

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Flâner, observer, s’arrêter. Les déambulations urbaines de Jorge Rivas Rivas ne doivent rien au hasard.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Notre héroïne, Ginzilla, est née dans une famille japonaise traditionnelle aux valeurs conservatrices extrêmement strictes. Cela étouffait son cœur sauvage, engendrant des actes de rébellion peut-être plus visibles que les marques de défi saisissantes, écrites à l'encre permanente sur la toile de son corps.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Les paysages de la mort sont des paysages contaminés. Ils contiennent à la fois le charme idyllique d'un lieu mais aussi la stigmatisation des événements dont ils ont été les témoins silencieux.

Dans les beaux quartiers de Lille, l’Institut pour la photographie n’est qu’en préfiguration, mais son inauguration, le 11 octobre dernier, a fait couler beaucoup d’encre dans la presse régionale (et au-delà), relayant les doutes des acteurs de la culture.   « L’Institut pour la photographie n’enlèvera rien à personne » C’est ce que Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France et initiateur du projet (en collaboration avec les Rencontres d’Arles dont les équipes dirigent le projet) avait assuré. Ces lieux de culture photographique qui « ne manquent pas dans la région » (cf. Les Échos du 11 octobre 2019), « pas question de les fragiliser ». Raté. La Maison Photo (présente à Lille depuis 1997) a vu ses vivres coupés en 2018, et enchaine les licenciements. Et n’a « toujours aucune réponse sur la reconduction de la subvention régionale pour (son festival) les Transphotographiques en 2019 ni sur la subvention de fonctionnement ». Dans l’Oise, c’est Diaphane (et ses festivals les Photaumnales et Usimages) qui regrette l’absence de « signe budgétaire fort de la part de la région » comme nous le disait Fred Boucher dans son interview du 30 septembre dernier. « La subvention de la Région n’a pas bougé depuis 3 ans, nous avons de réels besoins pour consolider le festival. » Pourquoi attendre avant de sauver ou conforter ces acteurs historiques ? Et pourquoi avoir fait passer les subventions pour l’Institut, avant ? Politiquement incorrect ? Xavier Bertrand les avait appelés à « fournir de nouveaux projets en lien avec l’Institut ». Mais comment « faire la course à l’échalote aux projets si on n’a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser » s’interroge Fred Boucher, de Diaphane. Pas question non plus de donner le change du côté de la Maison Photo. Son directeur s’est retiré du « comité d’experts » jugé ni consultatif, ni décideur et a dénoncé un projet déséquilibré et opaque. Comme il l’exprime dans l’article du The Art Newspaper du 3 octobre dernier, il s’inquiète sur la position et l’implication des Rencontres d’Arles, qu’il voit comme une « prise de contrôle hostile » sur la région. Il semblerait que du côté du CRP/ de Douchy-les-Mines, les choses avancent d’avantage que pour les deux autres structures régionales, son Président, Jean-Marc Vantournhoudt nous confirme qu’un projet d’extension va voir le jour dès 2020, grâce à la DRAC et à la région. Une décision qui a été prise suite à la visite de Xavier Bertrand au centre en juin dernier. Si Jean-Marc Vantournhoudt nous avoue avoir été sceptique sur le projet d’Institut à ses débuts et de ne pas avoir compris pourquoi les acteurs locaux n’aient à aucun moment été consultés en amont, aujourd’hui, ils affirment leur volonté d’un travail commun. Pouvoir revendiquer la paternité d’un grand projet culturel Sur l’impulsion de son nouveau président, le budget culture des Hauts de France a bondi. Le hic ? La hausse profite à des projets nouveaux « au détriment de l’existant » a dénoncé le CRAC (comité régional arts et culture) dès 2018. Les personnalités politiques ne seraient-elles pas intéressées par des projets préexistants qui ne portent pas leur signature ? Dans la Voix du Nord (ce 10 octobre), Olivier Spillebout, de la Maison Photo, pointe «  la culture qui dépense sans compter »,

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nouvelle bataille. L’Institut pour la Photo ouvre ses portes aujourd’hui dans le Vieux-Lille avec une grande exposition. “Bébé” de Xavier Bertrand, président divers droite des Hauts-de-France , et de Martine Aubry, maire socialiste de Lille, le projet menace directement la Maison de la Photographie, vieille institution lilloise dédiée au huitième art. Son directeur, Olivier Spillebout, vent debout contre cet adversaire qu’il accuse d’une forme de concurrence déloyale, vient de publier une lettre ouverte au vitriol à Xavier Bertrand (ce n’est pas la première fois qu’il réagit). Et ce n’est pas tout…Entretien. En février dernier, la Maison de la Photographie saisissait le tribunal administratif de Lille avec une requête introductive d’instance portant recours en annulation d’une délibération du conseil régional des Hauts-de-France (19 octobre 2018 et 18 janvier 2019). Par le biais de sa commission permanente, ce dernier affecte une enveloppe de 1,6 million d’euros “afin de poursuivre les études déjà engagées dans le cadre de l’implantation de l’institut pour la photographie“. Ce dernier est le fruit d’un accord non-écrit entre Martine Aubry et Xavier Bertrand (relire notre article). Elu grâce au forfait de la gauche à la tête des Hauts-de-France, cette dernière absente de l’hémicycle, Xavier Bertrand, passionné de photographie, cherche à donner des gages au camp de Martine Aubry et à son électorat, sensible aux thèmes culturels. Un calcul partagé par les deux protagonistes, engagés chacun de leur côté dans leur campagne pour se faire réélire. Les décisions du conseil régional en question seraient entachées d’illégalité. De plus, le directeur général des services du conseil régional ne pouvait rejeter la demande de retrait formulée par la Maison de la photo, puisqu’il n’avait pas de délégation précise pour ce faire. S’ensuit une série d’anomalies (défaut d’information de la commission permanente, rupture d’égalité devant la loi et violation de la liberté associative,…) qui pourraient, selon le plaignant, aboutir à l’annulation de la mesure. C’est le principe même de l’institut qui est visé par le mémoire d’avocats (Manuel Gros, Heloïse Hicter et ass.). On peut y lire : “Créant une “super” association régionale, transparente ou para administrative, dotée de crédits illimités, les délibérations attaquées créent une rupture d’égalité entre les associations régionales“. Et “A terme, (L’institut de la photo) monopolisant les subventions…éliminera les “vraies” structures associatives“…Dont la Maison de la Photo, à l’instar d’autres, la profession d’auteur-photographe subit les contraintes économiques. Il y aurait même une intention de nuire, de “mettre à l’écart,” à l’endroit de la Maison de la Photo de Lille-Fives… Bref, le contentieux n’est pas près de s’éteindre sur fond de campagne électorale lilloise à couteaux tirés. Violette Spillebout, épouse du fondateur de la Maison de la Photo, candidate LREM, est une opposante clairement affichée à Martine Aubry, et Xavier Bertrand saisit l’argument au vol. Le directeur s’explique : DailyNord : Votre combat ressemble au pot de fer contre le pot de terre. Pensez-vous avoir une chance de le gagner ? La Maison de la Photo risque de disparaître… Olivier Spillebout : Ce combat n’est plus seulement celui de la Maison de la Photo, mais bien celui de la photographie

Les lieux culturels de la photographie ne manquent pas dans les Hauts-de-France, mais la création de l'Institut pour la photographie à Lille déstabilise certaines structures qui s'inquiètent pour leur pérennité. L'arrivée de l'Institut pour la Photographie à Lille ne fait pas que des heureux dans le milieu culturel des Hauts-de-France. Car la photo a déjà ses lieux dans le nord du pays depuis quelques décennies. Une Maison de la photographie existe à Lille depuis 1997, avec son festival des Transphotographiques. Au sud de la région, Diaphane, créé en 1991, fait aussi vivre deux festivals dans l'Oise, les Photaumnales et Usimages. Et, enfin, le Centre régional de la photographie (CRP), implanté à Douchy-les-Mines, a été fondé en 1982 dans le prolongement du Photo-Club du comité d'entreprise Usinor Denain. Trois lieux aux ancrages historiques et territoriaux forts. L'annonce, faite aux Rencontres de la photographie d'Arles, à l'été 2017, de la création de l'Institut par le président de région, Xavier Bertrand, épaulé de Françoise Nyssen, alors ministre de la Culture, les a d'abord cueillis à froid avant de nourrir des espoirs. Xavier Bertrand avait vite rassuré, déclarant qu'il n'était « pas question de les fragiliser » tout en les appelant à « fournir de nouveaux projets en lien avec l'Institut ». Deux ans plus tard leur position a diversement évolué. Course aux municipales « On s'organise pour ne pas fermer », annonce Olivier Spillebout, le directeur de la Maison de la photographie. La subvention de 130.000 euros accordée par la Ville lui a été coupée en 2018, au terme d'une discussion animée à la mairie, où le nom de son épouse est loin d'être inconnu. L'ex-PS Violette Spillebout a été chef de cabinet de Martine Aubry, mais  c'est contre elle qu'elle fera la course aux municipales de Lille en 2020 , sous la casquette La République En marche (LREM). Dans l'Oise, on se sent un peu le parent pauvre picard. Le directeur de Diaphane, Fred Boucher, oscille entre deux sentiments.  « La dynamique photo est renforcée dans la région grâce à l'Institut, mais nous on ne se sent pas confortés dans nos missions. On ne peut pas faire la course à l'échalote aux projets si on n'a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser », déplore-t-il. Sur un budget annuel de 572.000 euros, la part de la région représente un peu plus de 100.000 euros pour Diaphane et ses activités d'expositions, de résidence et d'éducation à l'image auprès des scolaires.  « J'ose espérer que cette part sera revalorisée. La dotation du CRP de Douchy-les-Mines atteint, elle, plus de 250.000 euros », déclarait l'an dernier la maire de Beauvais, Caroline Cayeux. Cela n'a pas été le cas pour l'association photographique picarde. Belles archives Tandis qu'à Douchy-les-Mines les choses progressent. Le lieu est à l'étroit dans les 200 mètres carrés de l'ancienne poste du village qu'il occupe, mais « on a avancé sur des points d'extension et pour une antenne pédagogique digne de ce nom », se félicite la directrice du CRP, Muriel Enjalran. Récemment labellisé centre d'art contemporain d'intérêt national, le CRP possède de belles archives photographiques ainsi que quelque 7.000 ouvrages sur le médium pour lesquels ils ont également obtenu le détachement

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nos Revues de presse pour l'année 2009

Lettre ouverte à Xavier Bertrand, Président de la région Hauts de FranceVendredi 11 octobre 2019 “Transparence et équité pour la Photographie en Hauts de France”   Monsieur le Président, J’ai bien reçu votre invitation à l’inauguration, le 11 octobre, de l’Institut pour la Photographie, en qualité de Directeur de la Maison de la Photographie de Lille. Permettez-moi de vous écrire mon indignation quant à ce geste, que j’interprète comme particulièrement cynique, au moment où la Maison de la Photographie vient de se séparer de son administratrice, ajoutant un licenciement aux 4 précédents. Cynique aussi, alors qu’en ce début octobre 2019, nous n’avons toujours aucune réponse de votre part sur la reconduction de la subvention pour les Transphotographiques en 2019, ni sur la demande de subvention en fonctionnement. Cynique enfin quand on sait combien votre projet d’Institut écrase sciemment l’existence de la Maison de la Photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la Photographie sur les Hauts-de-France et au-delà. Vous êtes d’ailleurs le seul représentant d’une collectivité territoriale à ne pas répondre aux sollicitations de la Maison de la Photographie, et à n’accorder aucun soutien.  Depuis maintenant presque 3 ans, vous avez personnellement multiplié les annonces spectaculaires sur votre Institut, et voulu laisser croire qu’il se créerait non pas en remplacement de la Maison de la Photographie, mais en complémentarité.  Je ne reviendrai pas sur les nombreuses propositions de collaboration que je vous ai adressées depuis la première présentation publique de votre projet. Je ne reviendrai pas non plus sur les nombreux échanges écrits et réunions, qui au final témoignent selon moi d’un mépris absolu des acteurs du territoire, de la Maison de la Photographie, mais aussi d’une grande partie des artistes photographes régionaux.  Vous poursuivez votre stratégie, sans écouter, sans entendre, sans voir. Savez-vous dans quel état financier, social et moral se trouve le tissu artistique local aujourd’hui ? Savez-vous combien les citoyens sont écoeurés par le manque de considération pour leurs problèmes quotidiens, par les pratiques politiques anciennes, et par les projets pharaoniques portés par les élus ? Les Grands Débats nationaux, et plus particulièrement les Grands Débats Culture, organisés par l’Etat au printemps 2019 après la crise des Gilets Jaunes, avaient pourtant produit des conclusions riches et instructives sur la nécessité de transparence, de co-construction, d’équité, et de modération dans les projets, pour rapprocher les administrations des habitants. Tout cela ne vous a semble-t’il pas atteint. Arles à Lille n’a toujours aucun sens. Arles est certainement l’un des plus beaux événements dans la Photographie, mais son identité est à Arles, et pas à Lille. Le fait de confier le pilotage de l’Institut à l’équipe dirigeante d’Arles, qui n’est autre que celle précédemment du Musée de l’Elysée de Lausanne, est à mon sens une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi. Pourtant, au début, lors de la présentation en été 2017, vous aviez eu l’idée de collaborer avec ce Festival pour apporter du rayonnement à un projet au Nord de la France. Vous aviez

Imaginé en juillet 2017 à l’initiative de Xavier Bertrand et de Sam Stourdzé, le directeur des rencontres d’Arles, l’Institut pour la Photo (IPP) ouvre ses portes au public ce week-end à Lille, en configuration provisoire, pour sa première programmation d’expositions. Un projet qui ne fait pas que des heureux Lui refuse de s’afficher sur la photo de famille. Directeur de la Maison de la photographie à l’initiative des Transphotographiques à Lille, Olivier Spillebout ne cache pas son amertume au sujet de l’Institut pour la photographie, projet qui « écrase sciemment l’existence de la Maison de la photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la photographie dans les Hauts-de-France et au-delà », comme il l’a écrit à Xavier Bertrand, dans une lettre ouverte. Pour Olivier Spillebout, l’IPP est un « projet pharaonique » et faire « Arles à Lille n’a aucun sens. C’est une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi ». Et d’annoncer sa volonté de « combattre et dénoncer la culture qui dépense sans compter, la culture des paillettes, la culture au service des ambitions personnelles ». Déjà l’an dernier des acteurs culturels de la Région s’inquiétaient de voir que la hausse du budget culture bénéficie à des projets nouveaux directement impulsés par Xavier Bertrand… qui s’en défend. « Séries Mania n’a pas empêché une aide accrue aux festivals d’Amiens, Arras et Valenciennes cette année. La preuve qu’un nouvel événement ne fait pas d’ombre aux acteurs locaux. L’Institut pour la photo n’enlèvera rien à personne, d’ailleurs la Région s’engage aussi sur l’extension du centre régional de la photo de Douchy-les-Mines ». Le président du conseil régional renvoie la posture d’Olivier Spillebout au contexte politique lillois. L’épouse de ce dernier est la candidate LREM contre Martine Aubry… partenaire de Xavier Bertrand sur le projet d’Institut pour la photo et qui avait en 2018 suspendu les subventions de la Ville à la Maison de la photo. Sébastien Leroy, Voix du Nord 10/11/2019 (illustration Florent Moreau)

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Flâner, observer, s’arrêter. Les déambulations urbaines de Jorge Rivas Rivas ne doivent rien au hasard.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Notre héroïne, Ginzilla, est née dans une famille japonaise traditionnelle aux valeurs conservatrices extrêmement strictes. Cela étouffait son cœur sauvage, engendrant des actes de rébellion peut-être plus visibles que les marques de défi saisissantes, écrites à l'encre permanente sur la toile de son corps.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Les paysages de la mort sont des paysages contaminés. Ils contiennent à la fois le charme idyllique d'un lieu mais aussi la stigmatisation des événements dont ils ont été les témoins silencieux.

Dans les beaux quartiers de Lille, l’Institut pour la photographie n’est qu’en préfiguration, mais son inauguration, le 11 octobre dernier, a fait couler beaucoup d’encre dans la presse régionale (et au-delà), relayant les doutes des acteurs de la culture.   « L’Institut pour la photographie n’enlèvera rien à personne » C’est ce que Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France et initiateur du projet (en collaboration avec les Rencontres d’Arles dont les équipes dirigent le projet) avait assuré. Ces lieux de culture photographique qui « ne manquent pas dans la région » (cf. Les Échos du 11 octobre 2019), « pas question de les fragiliser ». Raté. La Maison Photo (présente à Lille depuis 1997) a vu ses vivres coupés en 2018, et enchaine les licenciements. Et n’a « toujours aucune réponse sur la reconduction de la subvention régionale pour (son festival) les Transphotographiques en 2019 ni sur la subvention de fonctionnement ». Dans l’Oise, c’est Diaphane (et ses festivals les Photaumnales et Usimages) qui regrette l’absence de « signe budgétaire fort de la part de la région » comme nous le disait Fred Boucher dans son interview du 30 septembre dernier. « La subvention de la Région n’a pas bougé depuis 3 ans, nous avons de réels besoins pour consolider le festival. » Pourquoi attendre avant de sauver ou conforter ces acteurs historiques ? Et pourquoi avoir fait passer les subventions pour l’Institut, avant ? Politiquement incorrect ? Xavier Bertrand les avait appelés à « fournir de nouveaux projets en lien avec l’Institut ». Mais comment « faire la course à l’échalote aux projets si on n’a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser » s’interroge Fred Boucher, de Diaphane. Pas question non plus de donner le change du côté de la Maison Photo. Son directeur s’est retiré du « comité d’experts » jugé ni consultatif, ni décideur et a dénoncé un projet déséquilibré et opaque. Comme il l’exprime dans l’article du The Art Newspaper du 3 octobre dernier, il s’inquiète sur la position et l’implication des Rencontres d’Arles, qu’il voit comme une « prise de contrôle hostile » sur la région. Il semblerait que du côté du CRP/ de Douchy-les-Mines, les choses avancent d’avantage que pour les deux autres structures régionales, son Président, Jean-Marc Vantournhoudt nous confirme qu’un projet d’extension va voir le jour dès 2020, grâce à la DRAC et à la région. Une décision qui a été prise suite à la visite de Xavier Bertrand au centre en juin dernier. Si Jean-Marc Vantournhoudt nous avoue avoir été sceptique sur le projet d’Institut à ses débuts et de ne pas avoir compris pourquoi les acteurs locaux n’aient à aucun moment été consultés en amont, aujourd’hui, ils affirment leur volonté d’un travail commun. Pouvoir revendiquer la paternité d’un grand projet culturel Sur l’impulsion de son nouveau président, le budget culture des Hauts de France a bondi. Le hic ? La hausse profite à des projets nouveaux « au détriment de l’existant » a dénoncé le CRAC (comité régional arts et culture) dès 2018. Les personnalités politiques ne seraient-elles pas intéressées par des projets préexistants qui ne portent pas leur signature ? Dans la Voix du Nord (ce 10 octobre), Olivier Spillebout, de la Maison Photo, pointe «  la culture qui dépense sans compter »,

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nouvelle bataille. L’Institut pour la Photo ouvre ses portes aujourd’hui dans le Vieux-Lille avec une grande exposition. “Bébé” de Xavier Bertrand, président divers droite des Hauts-de-France , et de Martine Aubry, maire socialiste de Lille, le projet menace directement la Maison de la Photographie, vieille institution lilloise dédiée au huitième art. Son directeur, Olivier Spillebout, vent debout contre cet adversaire qu’il accuse d’une forme de concurrence déloyale, vient de publier une lettre ouverte au vitriol à Xavier Bertrand (ce n’est pas la première fois qu’il réagit). Et ce n’est pas tout…Entretien. En février dernier, la Maison de la Photographie saisissait le tribunal administratif de Lille avec une requête introductive d’instance portant recours en annulation d’une délibération du conseil régional des Hauts-de-France (19 octobre 2018 et 18 janvier 2019). Par le biais de sa commission permanente, ce dernier affecte une enveloppe de 1,6 million d’euros “afin de poursuivre les études déjà engagées dans le cadre de l’implantation de l’institut pour la photographie“. Ce dernier est le fruit d’un accord non-écrit entre Martine Aubry et Xavier Bertrand (relire notre article). Elu grâce au forfait de la gauche à la tête des Hauts-de-France, cette dernière absente de l’hémicycle, Xavier Bertrand, passionné de photographie, cherche à donner des gages au camp de Martine Aubry et à son électorat, sensible aux thèmes culturels. Un calcul partagé par les deux protagonistes, engagés chacun de leur côté dans leur campagne pour se faire réélire. Les décisions du conseil régional en question seraient entachées d’illégalité. De plus, le directeur général des services du conseil régional ne pouvait rejeter la demande de retrait formulée par la Maison de la photo, puisqu’il n’avait pas de délégation précise pour ce faire. S’ensuit une série d’anomalies (défaut d’information de la commission permanente, rupture d’égalité devant la loi et violation de la liberté associative,…) qui pourraient, selon le plaignant, aboutir à l’annulation de la mesure. C’est le principe même de l’institut qui est visé par le mémoire d’avocats (Manuel Gros, Heloïse Hicter et ass.). On peut y lire : “Créant une “super” association régionale, transparente ou para administrative, dotée de crédits illimités, les délibérations attaquées créent une rupture d’égalité entre les associations régionales“. Et “A terme, (L’institut de la photo) monopolisant les subventions…éliminera les “vraies” structures associatives“…Dont la Maison de la Photo, à l’instar d’autres, la profession d’auteur-photographe subit les contraintes économiques. Il y aurait même une intention de nuire, de “mettre à l’écart,” à l’endroit de la Maison de la Photo de Lille-Fives… Bref, le contentieux n’est pas près de s’éteindre sur fond de campagne électorale lilloise à couteaux tirés. Violette Spillebout, épouse du fondateur de la Maison de la Photo, candidate LREM, est une opposante clairement affichée à Martine Aubry, et Xavier Bertrand saisit l’argument au vol. Le directeur s’explique : DailyNord : Votre combat ressemble au pot de fer contre le pot de terre. Pensez-vous avoir une chance de le gagner ? La Maison de la Photo risque de disparaître… Olivier Spillebout : Ce combat n’est plus seulement celui de la Maison de la Photo, mais bien celui de la photographie

Les lieux culturels de la photographie ne manquent pas dans les Hauts-de-France, mais la création de l'Institut pour la photographie à Lille déstabilise certaines structures qui s'inquiètent pour leur pérennité. L'arrivée de l'Institut pour la Photographie à Lille ne fait pas que des heureux dans le milieu culturel des Hauts-de-France. Car la photo a déjà ses lieux dans le nord du pays depuis quelques décennies. Une Maison de la photographie existe à Lille depuis 1997, avec son festival des Transphotographiques. Au sud de la région, Diaphane, créé en 1991, fait aussi vivre deux festivals dans l'Oise, les Photaumnales et Usimages. Et, enfin, le Centre régional de la photographie (CRP), implanté à Douchy-les-Mines, a été fondé en 1982 dans le prolongement du Photo-Club du comité d'entreprise Usinor Denain. Trois lieux aux ancrages historiques et territoriaux forts. L'annonce, faite aux Rencontres de la photographie d'Arles, à l'été 2017, de la création de l'Institut par le président de région, Xavier Bertrand, épaulé de Françoise Nyssen, alors ministre de la Culture, les a d'abord cueillis à froid avant de nourrir des espoirs. Xavier Bertrand avait vite rassuré, déclarant qu'il n'était « pas question de les fragiliser » tout en les appelant à « fournir de nouveaux projets en lien avec l'Institut ». Deux ans plus tard leur position a diversement évolué. Course aux municipales « On s'organise pour ne pas fermer », annonce Olivier Spillebout, le directeur de la Maison de la photographie. La subvention de 130.000 euros accordée par la Ville lui a été coupée en 2018, au terme d'une discussion animée à la mairie, où le nom de son épouse est loin d'être inconnu. L'ex-PS Violette Spillebout a été chef de cabinet de Martine Aubry, mais  c'est contre elle qu'elle fera la course aux municipales de Lille en 2020 , sous la casquette La République En marche (LREM). Dans l'Oise, on se sent un peu le parent pauvre picard. Le directeur de Diaphane, Fred Boucher, oscille entre deux sentiments.  « La dynamique photo est renforcée dans la région grâce à l'Institut, mais nous on ne se sent pas confortés dans nos missions. On ne peut pas faire la course à l'échalote aux projets si on n'a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser », déplore-t-il. Sur un budget annuel de 572.000 euros, la part de la région représente un peu plus de 100.000 euros pour Diaphane et ses activités d'expositions, de résidence et d'éducation à l'image auprès des scolaires.  « J'ose espérer que cette part sera revalorisée. La dotation du CRP de Douchy-les-Mines atteint, elle, plus de 250.000 euros », déclarait l'an dernier la maire de Beauvais, Caroline Cayeux. Cela n'a pas été le cas pour l'association photographique picarde. Belles archives Tandis qu'à Douchy-les-Mines les choses progressent. Le lieu est à l'étroit dans les 200 mètres carrés de l'ancienne poste du village qu'il occupe, mais « on a avancé sur des points d'extension et pour une antenne pédagogique digne de ce nom », se félicite la directrice du CRP, Muriel Enjalran. Récemment labellisé centre d'art contemporain d'intérêt national, le CRP possède de belles archives photographiques ainsi que quelque 7.000 ouvrages sur le médium pour lesquels ils ont également obtenu le détachement

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
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Nos Revues de presse pour l'année 2008

Lettre ouverte à Xavier Bertrand, Président de la région Hauts de FranceVendredi 11 octobre 2019 “Transparence et équité pour la Photographie en Hauts de France”   Monsieur le Président, J’ai bien reçu votre invitation à l’inauguration, le 11 octobre, de l’Institut pour la Photographie, en qualité de Directeur de la Maison de la Photographie de Lille. Permettez-moi de vous écrire mon indignation quant à ce geste, que j’interprète comme particulièrement cynique, au moment où la Maison de la Photographie vient de se séparer de son administratrice, ajoutant un licenciement aux 4 précédents. Cynique aussi, alors qu’en ce début octobre 2019, nous n’avons toujours aucune réponse de votre part sur la reconduction de la subvention pour les Transphotographiques en 2019, ni sur la demande de subvention en fonctionnement. Cynique enfin quand on sait combien votre projet d’Institut écrase sciemment l’existence de la Maison de la Photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la Photographie sur les Hauts-de-France et au-delà. Vous êtes d’ailleurs le seul représentant d’une collectivité territoriale à ne pas répondre aux sollicitations de la Maison de la Photographie, et à n’accorder aucun soutien.  Depuis maintenant presque 3 ans, vous avez personnellement multiplié les annonces spectaculaires sur votre Institut, et voulu laisser croire qu’il se créerait non pas en remplacement de la Maison de la Photographie, mais en complémentarité.  Je ne reviendrai pas sur les nombreuses propositions de collaboration que je vous ai adressées depuis la première présentation publique de votre projet. Je ne reviendrai pas non plus sur les nombreux échanges écrits et réunions, qui au final témoignent selon moi d’un mépris absolu des acteurs du territoire, de la Maison de la Photographie, mais aussi d’une grande partie des artistes photographes régionaux.  Vous poursuivez votre stratégie, sans écouter, sans entendre, sans voir. Savez-vous dans quel état financier, social et moral se trouve le tissu artistique local aujourd’hui ? Savez-vous combien les citoyens sont écoeurés par le manque de considération pour leurs problèmes quotidiens, par les pratiques politiques anciennes, et par les projets pharaoniques portés par les élus ? Les Grands Débats nationaux, et plus particulièrement les Grands Débats Culture, organisés par l’Etat au printemps 2019 après la crise des Gilets Jaunes, avaient pourtant produit des conclusions riches et instructives sur la nécessité de transparence, de co-construction, d’équité, et de modération dans les projets, pour rapprocher les administrations des habitants. Tout cela ne vous a semble-t’il pas atteint. Arles à Lille n’a toujours aucun sens. Arles est certainement l’un des plus beaux événements dans la Photographie, mais son identité est à Arles, et pas à Lille. Le fait de confier le pilotage de l’Institut à l’équipe dirigeante d’Arles, qui n’est autre que celle précédemment du Musée de l’Elysée de Lausanne, est à mon sens une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi. Pourtant, au début, lors de la présentation en été 2017, vous aviez eu l’idée de collaborer avec ce Festival pour apporter du rayonnement à un projet au Nord de la France. Vous aviez

Imaginé en juillet 2017 à l’initiative de Xavier Bertrand et de Sam Stourdzé, le directeur des rencontres d’Arles, l’Institut pour la Photo (IPP) ouvre ses portes au public ce week-end à Lille, en configuration provisoire, pour sa première programmation d’expositions. Un projet qui ne fait pas que des heureux Lui refuse de s’afficher sur la photo de famille. Directeur de la Maison de la photographie à l’initiative des Transphotographiques à Lille, Olivier Spillebout ne cache pas son amertume au sujet de l’Institut pour la photographie, projet qui « écrase sciemment l’existence de la Maison de la photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la photographie dans les Hauts-de-France et au-delà », comme il l’a écrit à Xavier Bertrand, dans une lettre ouverte. Pour Olivier Spillebout, l’IPP est un « projet pharaonique » et faire « Arles à Lille n’a aucun sens. C’est une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi ». Et d’annoncer sa volonté de « combattre et dénoncer la culture qui dépense sans compter, la culture des paillettes, la culture au service des ambitions personnelles ». Déjà l’an dernier des acteurs culturels de la Région s’inquiétaient de voir que la hausse du budget culture bénéficie à des projets nouveaux directement impulsés par Xavier Bertrand… qui s’en défend. « Séries Mania n’a pas empêché une aide accrue aux festivals d’Amiens, Arras et Valenciennes cette année. La preuve qu’un nouvel événement ne fait pas d’ombre aux acteurs locaux. L’Institut pour la photo n’enlèvera rien à personne, d’ailleurs la Région s’engage aussi sur l’extension du centre régional de la photo de Douchy-les-Mines ». Le président du conseil régional renvoie la posture d’Olivier Spillebout au contexte politique lillois. L’épouse de ce dernier est la candidate LREM contre Martine Aubry… partenaire de Xavier Bertrand sur le projet d’Institut pour la photo et qui avait en 2018 suspendu les subventions de la Ville à la Maison de la photo. Sébastien Leroy, Voix du Nord 10/11/2019 (illustration Florent Moreau)

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Flâner, observer, s’arrêter. Les déambulations urbaines de Jorge Rivas Rivas ne doivent rien au hasard.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Notre héroïne, Ginzilla, est née dans une famille japonaise traditionnelle aux valeurs conservatrices extrêmement strictes. Cela étouffait son cœur sauvage, engendrant des actes de rébellion peut-être plus visibles que les marques de défi saisissantes, écrites à l'encre permanente sur la toile de son corps.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Les paysages de la mort sont des paysages contaminés. Ils contiennent à la fois le charme idyllique d'un lieu mais aussi la stigmatisation des événements dont ils ont été les témoins silencieux.

Dans les beaux quartiers de Lille, l’Institut pour la photographie n’est qu’en préfiguration, mais son inauguration, le 11 octobre dernier, a fait couler beaucoup d’encre dans la presse régionale (et au-delà), relayant les doutes des acteurs de la culture.   « L’Institut pour la photographie n’enlèvera rien à personne » C’est ce que Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France et initiateur du projet (en collaboration avec les Rencontres d’Arles dont les équipes dirigent le projet) avait assuré. Ces lieux de culture photographique qui « ne manquent pas dans la région » (cf. Les Échos du 11 octobre 2019), « pas question de les fragiliser ». Raté. La Maison Photo (présente à Lille depuis 1997) a vu ses vivres coupés en 2018, et enchaine les licenciements. Et n’a « toujours aucune réponse sur la reconduction de la subvention régionale pour (son festival) les Transphotographiques en 2019 ni sur la subvention de fonctionnement ». Dans l’Oise, c’est Diaphane (et ses festivals les Photaumnales et Usimages) qui regrette l’absence de « signe budgétaire fort de la part de la région » comme nous le disait Fred Boucher dans son interview du 30 septembre dernier. « La subvention de la Région n’a pas bougé depuis 3 ans, nous avons de réels besoins pour consolider le festival. » Pourquoi attendre avant de sauver ou conforter ces acteurs historiques ? Et pourquoi avoir fait passer les subventions pour l’Institut, avant ? Politiquement incorrect ? Xavier Bertrand les avait appelés à « fournir de nouveaux projets en lien avec l’Institut ». Mais comment « faire la course à l’échalote aux projets si on n’a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser » s’interroge Fred Boucher, de Diaphane. Pas question non plus de donner le change du côté de la Maison Photo. Son directeur s’est retiré du « comité d’experts » jugé ni consultatif, ni décideur et a dénoncé un projet déséquilibré et opaque. Comme il l’exprime dans l’article du The Art Newspaper du 3 octobre dernier, il s’inquiète sur la position et l’implication des Rencontres d’Arles, qu’il voit comme une « prise de contrôle hostile » sur la région. Il semblerait que du côté du CRP/ de Douchy-les-Mines, les choses avancent d’avantage que pour les deux autres structures régionales, son Président, Jean-Marc Vantournhoudt nous confirme qu’un projet d’extension va voir le jour dès 2020, grâce à la DRAC et à la région. Une décision qui a été prise suite à la visite de Xavier Bertrand au centre en juin dernier. Si Jean-Marc Vantournhoudt nous avoue avoir été sceptique sur le projet d’Institut à ses débuts et de ne pas avoir compris pourquoi les acteurs locaux n’aient à aucun moment été consultés en amont, aujourd’hui, ils affirment leur volonté d’un travail commun. Pouvoir revendiquer la paternité d’un grand projet culturel Sur l’impulsion de son nouveau président, le budget culture des Hauts de France a bondi. Le hic ? La hausse profite à des projets nouveaux « au détriment de l’existant » a dénoncé le CRAC (comité régional arts et culture) dès 2018. Les personnalités politiques ne seraient-elles pas intéressées par des projets préexistants qui ne portent pas leur signature ? Dans la Voix du Nord (ce 10 octobre), Olivier Spillebout, de la Maison Photo, pointe «  la culture qui dépense sans compter »,

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nouvelle bataille. L’Institut pour la Photo ouvre ses portes aujourd’hui dans le Vieux-Lille avec une grande exposition. “Bébé” de Xavier Bertrand, président divers droite des Hauts-de-France , et de Martine Aubry, maire socialiste de Lille, le projet menace directement la Maison de la Photographie, vieille institution lilloise dédiée au huitième art. Son directeur, Olivier Spillebout, vent debout contre cet adversaire qu’il accuse d’une forme de concurrence déloyale, vient de publier une lettre ouverte au vitriol à Xavier Bertrand (ce n’est pas la première fois qu’il réagit). Et ce n’est pas tout…Entretien. En février dernier, la Maison de la Photographie saisissait le tribunal administratif de Lille avec une requête introductive d’instance portant recours en annulation d’une délibération du conseil régional des Hauts-de-France (19 octobre 2018 et 18 janvier 2019). Par le biais de sa commission permanente, ce dernier affecte une enveloppe de 1,6 million d’euros “afin de poursuivre les études déjà engagées dans le cadre de l’implantation de l’institut pour la photographie“. Ce dernier est le fruit d’un accord non-écrit entre Martine Aubry et Xavier Bertrand (relire notre article). Elu grâce au forfait de la gauche à la tête des Hauts-de-France, cette dernière absente de l’hémicycle, Xavier Bertrand, passionné de photographie, cherche à donner des gages au camp de Martine Aubry et à son électorat, sensible aux thèmes culturels. Un calcul partagé par les deux protagonistes, engagés chacun de leur côté dans leur campagne pour se faire réélire. Les décisions du conseil régional en question seraient entachées d’illégalité. De plus, le directeur général des services du conseil régional ne pouvait rejeter la demande de retrait formulée par la Maison de la photo, puisqu’il n’avait pas de délégation précise pour ce faire. S’ensuit une série d’anomalies (défaut d’information de la commission permanente, rupture d’égalité devant la loi et violation de la liberté associative,…) qui pourraient, selon le plaignant, aboutir à l’annulation de la mesure. C’est le principe même de l’institut qui est visé par le mémoire d’avocats (Manuel Gros, Heloïse Hicter et ass.). On peut y lire : “Créant une “super” association régionale, transparente ou para administrative, dotée de crédits illimités, les délibérations attaquées créent une rupture d’égalité entre les associations régionales“. Et “A terme, (L’institut de la photo) monopolisant les subventions…éliminera les “vraies” structures associatives“…Dont la Maison de la Photo, à l’instar d’autres, la profession d’auteur-photographe subit les contraintes économiques. Il y aurait même une intention de nuire, de “mettre à l’écart,” à l’endroit de la Maison de la Photo de Lille-Fives… Bref, le contentieux n’est pas près de s’éteindre sur fond de campagne électorale lilloise à couteaux tirés. Violette Spillebout, épouse du fondateur de la Maison de la Photo, candidate LREM, est une opposante clairement affichée à Martine Aubry, et Xavier Bertrand saisit l’argument au vol. Le directeur s’explique : DailyNord : Votre combat ressemble au pot de fer contre le pot de terre. Pensez-vous avoir une chance de le gagner ? La Maison de la Photo risque de disparaître… Olivier Spillebout : Ce combat n’est plus seulement celui de la Maison de la Photo, mais bien celui de la photographie

Les lieux culturels de la photographie ne manquent pas dans les Hauts-de-France, mais la création de l'Institut pour la photographie à Lille déstabilise certaines structures qui s'inquiètent pour leur pérennité. L'arrivée de l'Institut pour la Photographie à Lille ne fait pas que des heureux dans le milieu culturel des Hauts-de-France. Car la photo a déjà ses lieux dans le nord du pays depuis quelques décennies. Une Maison de la photographie existe à Lille depuis 1997, avec son festival des Transphotographiques. Au sud de la région, Diaphane, créé en 1991, fait aussi vivre deux festivals dans l'Oise, les Photaumnales et Usimages. Et, enfin, le Centre régional de la photographie (CRP), implanté à Douchy-les-Mines, a été fondé en 1982 dans le prolongement du Photo-Club du comité d'entreprise Usinor Denain. Trois lieux aux ancrages historiques et territoriaux forts. L'annonce, faite aux Rencontres de la photographie d'Arles, à l'été 2017, de la création de l'Institut par le président de région, Xavier Bertrand, épaulé de Françoise Nyssen, alors ministre de la Culture, les a d'abord cueillis à froid avant de nourrir des espoirs. Xavier Bertrand avait vite rassuré, déclarant qu'il n'était « pas question de les fragiliser » tout en les appelant à « fournir de nouveaux projets en lien avec l'Institut ». Deux ans plus tard leur position a diversement évolué. Course aux municipales « On s'organise pour ne pas fermer », annonce Olivier Spillebout, le directeur de la Maison de la photographie. La subvention de 130.000 euros accordée par la Ville lui a été coupée en 2018, au terme d'une discussion animée à la mairie, où le nom de son épouse est loin d'être inconnu. L'ex-PS Violette Spillebout a été chef de cabinet de Martine Aubry, mais  c'est contre elle qu'elle fera la course aux municipales de Lille en 2020 , sous la casquette La République En marche (LREM). Dans l'Oise, on se sent un peu le parent pauvre picard. Le directeur de Diaphane, Fred Boucher, oscille entre deux sentiments.  « La dynamique photo est renforcée dans la région grâce à l'Institut, mais nous on ne se sent pas confortés dans nos missions. On ne peut pas faire la course à l'échalote aux projets si on n'a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser », déplore-t-il. Sur un budget annuel de 572.000 euros, la part de la région représente un peu plus de 100.000 euros pour Diaphane et ses activités d'expositions, de résidence et d'éducation à l'image auprès des scolaires.  « J'ose espérer que cette part sera revalorisée. La dotation du CRP de Douchy-les-Mines atteint, elle, plus de 250.000 euros », déclarait l'an dernier la maire de Beauvais, Caroline Cayeux. Cela n'a pas été le cas pour l'association photographique picarde. Belles archives Tandis qu'à Douchy-les-Mines les choses progressent. Le lieu est à l'étroit dans les 200 mètres carrés de l'ancienne poste du village qu'il occupe, mais « on a avancé sur des points d'extension et pour une antenne pédagogique digne de ce nom », se félicite la directrice du CRP, Muriel Enjalran. Récemment labellisé centre d'art contemporain d'intérêt national, le CRP possède de belles archives photographiques ainsi que quelque 7.000 ouvrages sur le médium pour lesquels ils ont également obtenu le détachement

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nos Revues de presse pour l'année 2007

Lettre ouverte à Xavier Bertrand, Président de la région Hauts de FranceVendredi 11 octobre 2019 “Transparence et équité pour la Photographie en Hauts de France”   Monsieur le Président, J’ai bien reçu votre invitation à l’inauguration, le 11 octobre, de l’Institut pour la Photographie, en qualité de Directeur de la Maison de la Photographie de Lille. Permettez-moi de vous écrire mon indignation quant à ce geste, que j’interprète comme particulièrement cynique, au moment où la Maison de la Photographie vient de se séparer de son administratrice, ajoutant un licenciement aux 4 précédents. Cynique aussi, alors qu’en ce début octobre 2019, nous n’avons toujours aucune réponse de votre part sur la reconduction de la subvention pour les Transphotographiques en 2019, ni sur la demande de subvention en fonctionnement. Cynique enfin quand on sait combien votre projet d’Institut écrase sciemment l’existence de la Maison de la Photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la Photographie sur les Hauts-de-France et au-delà. Vous êtes d’ailleurs le seul représentant d’une collectivité territoriale à ne pas répondre aux sollicitations de la Maison de la Photographie, et à n’accorder aucun soutien.  Depuis maintenant presque 3 ans, vous avez personnellement multiplié les annonces spectaculaires sur votre Institut, et voulu laisser croire qu’il se créerait non pas en remplacement de la Maison de la Photographie, mais en complémentarité.  Je ne reviendrai pas sur les nombreuses propositions de collaboration que je vous ai adressées depuis la première présentation publique de votre projet. Je ne reviendrai pas non plus sur les nombreux échanges écrits et réunions, qui au final témoignent selon moi d’un mépris absolu des acteurs du territoire, de la Maison de la Photographie, mais aussi d’une grande partie des artistes photographes régionaux.  Vous poursuivez votre stratégie, sans écouter, sans entendre, sans voir. Savez-vous dans quel état financier, social et moral se trouve le tissu artistique local aujourd’hui ? Savez-vous combien les citoyens sont écoeurés par le manque de considération pour leurs problèmes quotidiens, par les pratiques politiques anciennes, et par les projets pharaoniques portés par les élus ? Les Grands Débats nationaux, et plus particulièrement les Grands Débats Culture, organisés par l’Etat au printemps 2019 après la crise des Gilets Jaunes, avaient pourtant produit des conclusions riches et instructives sur la nécessité de transparence, de co-construction, d’équité, et de modération dans les projets, pour rapprocher les administrations des habitants. Tout cela ne vous a semble-t’il pas atteint. Arles à Lille n’a toujours aucun sens. Arles est certainement l’un des plus beaux événements dans la Photographie, mais son identité est à Arles, et pas à Lille. Le fait de confier le pilotage de l’Institut à l’équipe dirigeante d’Arles, qui n’est autre que celle précédemment du Musée de l’Elysée de Lausanne, est à mon sens une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi. Pourtant, au début, lors de la présentation en été 2017, vous aviez eu l’idée de collaborer avec ce Festival pour apporter du rayonnement à un projet au Nord de la France. Vous aviez

Imaginé en juillet 2017 à l’initiative de Xavier Bertrand et de Sam Stourdzé, le directeur des rencontres d’Arles, l’Institut pour la Photo (IPP) ouvre ses portes au public ce week-end à Lille, en configuration provisoire, pour sa première programmation d’expositions. Un projet qui ne fait pas que des heureux Lui refuse de s’afficher sur la photo de famille. Directeur de la Maison de la photographie à l’initiative des Transphotographiques à Lille, Olivier Spillebout ne cache pas son amertume au sujet de l’Institut pour la photographie, projet qui « écrase sciemment l’existence de la Maison de la photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la photographie dans les Hauts-de-France et au-delà », comme il l’a écrit à Xavier Bertrand, dans une lettre ouverte. Pour Olivier Spillebout, l’IPP est un « projet pharaonique » et faire « Arles à Lille n’a aucun sens. C’est une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi ». Et d’annoncer sa volonté de « combattre et dénoncer la culture qui dépense sans compter, la culture des paillettes, la culture au service des ambitions personnelles ». Déjà l’an dernier des acteurs culturels de la Région s’inquiétaient de voir que la hausse du budget culture bénéficie à des projets nouveaux directement impulsés par Xavier Bertrand… qui s’en défend. « Séries Mania n’a pas empêché une aide accrue aux festivals d’Amiens, Arras et Valenciennes cette année. La preuve qu’un nouvel événement ne fait pas d’ombre aux acteurs locaux. L’Institut pour la photo n’enlèvera rien à personne, d’ailleurs la Région s’engage aussi sur l’extension du centre régional de la photo de Douchy-les-Mines ». Le président du conseil régional renvoie la posture d’Olivier Spillebout au contexte politique lillois. L’épouse de ce dernier est la candidate LREM contre Martine Aubry… partenaire de Xavier Bertrand sur le projet d’Institut pour la photo et qui avait en 2018 suspendu les subventions de la Ville à la Maison de la photo. Sébastien Leroy, Voix du Nord 10/11/2019 (illustration Florent Moreau)

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Flâner, observer, s’arrêter. Les déambulations urbaines de Jorge Rivas Rivas ne doivent rien au hasard.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Notre héroïne, Ginzilla, est née dans une famille japonaise traditionnelle aux valeurs conservatrices extrêmement strictes. Cela étouffait son cœur sauvage, engendrant des actes de rébellion peut-être plus visibles que les marques de défi saisissantes, écrites à l'encre permanente sur la toile de son corps.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Les paysages de la mort sont des paysages contaminés. Ils contiennent à la fois le charme idyllique d'un lieu mais aussi la stigmatisation des événements dont ils ont été les témoins silencieux.

Dans les beaux quartiers de Lille, l’Institut pour la photographie n’est qu’en préfiguration, mais son inauguration, le 11 octobre dernier, a fait couler beaucoup d’encre dans la presse régionale (et au-delà), relayant les doutes des acteurs de la culture.   « L’Institut pour la photographie n’enlèvera rien à personne » C’est ce que Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France et initiateur du projet (en collaboration avec les Rencontres d’Arles dont les équipes dirigent le projet) avait assuré. Ces lieux de culture photographique qui « ne manquent pas dans la région » (cf. Les Échos du 11 octobre 2019), « pas question de les fragiliser ». Raté. La Maison Photo (présente à Lille depuis 1997) a vu ses vivres coupés en 2018, et enchaine les licenciements. Et n’a « toujours aucune réponse sur la reconduction de la subvention régionale pour (son festival) les Transphotographiques en 2019 ni sur la subvention de fonctionnement ». Dans l’Oise, c’est Diaphane (et ses festivals les Photaumnales et Usimages) qui regrette l’absence de « signe budgétaire fort de la part de la région » comme nous le disait Fred Boucher dans son interview du 30 septembre dernier. « La subvention de la Région n’a pas bougé depuis 3 ans, nous avons de réels besoins pour consolider le festival. » Pourquoi attendre avant de sauver ou conforter ces acteurs historiques ? Et pourquoi avoir fait passer les subventions pour l’Institut, avant ? Politiquement incorrect ? Xavier Bertrand les avait appelés à « fournir de nouveaux projets en lien avec l’Institut ». Mais comment « faire la course à l’échalote aux projets si on n’a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser » s’interroge Fred Boucher, de Diaphane. Pas question non plus de donner le change du côté de la Maison Photo. Son directeur s’est retiré du « comité d’experts » jugé ni consultatif, ni décideur et a dénoncé un projet déséquilibré et opaque. Comme il l’exprime dans l’article du The Art Newspaper du 3 octobre dernier, il s’inquiète sur la position et l’implication des Rencontres d’Arles, qu’il voit comme une « prise de contrôle hostile » sur la région. Il semblerait que du côté du CRP/ de Douchy-les-Mines, les choses avancent d’avantage que pour les deux autres structures régionales, son Président, Jean-Marc Vantournhoudt nous confirme qu’un projet d’extension va voir le jour dès 2020, grâce à la DRAC et à la région. Une décision qui a été prise suite à la visite de Xavier Bertrand au centre en juin dernier. Si Jean-Marc Vantournhoudt nous avoue avoir été sceptique sur le projet d’Institut à ses débuts et de ne pas avoir compris pourquoi les acteurs locaux n’aient à aucun moment été consultés en amont, aujourd’hui, ils affirment leur volonté d’un travail commun. Pouvoir revendiquer la paternité d’un grand projet culturel Sur l’impulsion de son nouveau président, le budget culture des Hauts de France a bondi. Le hic ? La hausse profite à des projets nouveaux « au détriment de l’existant » a dénoncé le CRAC (comité régional arts et culture) dès 2018. Les personnalités politiques ne seraient-elles pas intéressées par des projets préexistants qui ne portent pas leur signature ? Dans la Voix du Nord (ce 10 octobre), Olivier Spillebout, de la Maison Photo, pointe «  la culture qui dépense sans compter »,

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nouvelle bataille. L’Institut pour la Photo ouvre ses portes aujourd’hui dans le Vieux-Lille avec une grande exposition. “Bébé” de Xavier Bertrand, président divers droite des Hauts-de-France , et de Martine Aubry, maire socialiste de Lille, le projet menace directement la Maison de la Photographie, vieille institution lilloise dédiée au huitième art. Son directeur, Olivier Spillebout, vent debout contre cet adversaire qu’il accuse d’une forme de concurrence déloyale, vient de publier une lettre ouverte au vitriol à Xavier Bertrand (ce n’est pas la première fois qu’il réagit). Et ce n’est pas tout…Entretien. En février dernier, la Maison de la Photographie saisissait le tribunal administratif de Lille avec une requête introductive d’instance portant recours en annulation d’une délibération du conseil régional des Hauts-de-France (19 octobre 2018 et 18 janvier 2019). Par le biais de sa commission permanente, ce dernier affecte une enveloppe de 1,6 million d’euros “afin de poursuivre les études déjà engagées dans le cadre de l’implantation de l’institut pour la photographie“. Ce dernier est le fruit d’un accord non-écrit entre Martine Aubry et Xavier Bertrand (relire notre article). Elu grâce au forfait de la gauche à la tête des Hauts-de-France, cette dernière absente de l’hémicycle, Xavier Bertrand, passionné de photographie, cherche à donner des gages au camp de Martine Aubry et à son électorat, sensible aux thèmes culturels. Un calcul partagé par les deux protagonistes, engagés chacun de leur côté dans leur campagne pour se faire réélire. Les décisions du conseil régional en question seraient entachées d’illégalité. De plus, le directeur général des services du conseil régional ne pouvait rejeter la demande de retrait formulée par la Maison de la photo, puisqu’il n’avait pas de délégation précise pour ce faire. S’ensuit une série d’anomalies (défaut d’information de la commission permanente, rupture d’égalité devant la loi et violation de la liberté associative,…) qui pourraient, selon le plaignant, aboutir à l’annulation de la mesure. C’est le principe même de l’institut qui est visé par le mémoire d’avocats (Manuel Gros, Heloïse Hicter et ass.). On peut y lire : “Créant une “super” association régionale, transparente ou para administrative, dotée de crédits illimités, les délibérations attaquées créent une rupture d’égalité entre les associations régionales“. Et “A terme, (L’institut de la photo) monopolisant les subventions…éliminera les “vraies” structures associatives“…Dont la Maison de la Photo, à l’instar d’autres, la profession d’auteur-photographe subit les contraintes économiques. Il y aurait même une intention de nuire, de “mettre à l’écart,” à l’endroit de la Maison de la Photo de Lille-Fives… Bref, le contentieux n’est pas près de s’éteindre sur fond de campagne électorale lilloise à couteaux tirés. Violette Spillebout, épouse du fondateur de la Maison de la Photo, candidate LREM, est une opposante clairement affichée à Martine Aubry, et Xavier Bertrand saisit l’argument au vol. Le directeur s’explique : DailyNord : Votre combat ressemble au pot de fer contre le pot de terre. Pensez-vous avoir une chance de le gagner ? La Maison de la Photo risque de disparaître… Olivier Spillebout : Ce combat n’est plus seulement celui de la Maison de la Photo, mais bien celui de la photographie

Les lieux culturels de la photographie ne manquent pas dans les Hauts-de-France, mais la création de l'Institut pour la photographie à Lille déstabilise certaines structures qui s'inquiètent pour leur pérennité. L'arrivée de l'Institut pour la Photographie à Lille ne fait pas que des heureux dans le milieu culturel des Hauts-de-France. Car la photo a déjà ses lieux dans le nord du pays depuis quelques décennies. Une Maison de la photographie existe à Lille depuis 1997, avec son festival des Transphotographiques. Au sud de la région, Diaphane, créé en 1991, fait aussi vivre deux festivals dans l'Oise, les Photaumnales et Usimages. Et, enfin, le Centre régional de la photographie (CRP), implanté à Douchy-les-Mines, a été fondé en 1982 dans le prolongement du Photo-Club du comité d'entreprise Usinor Denain. Trois lieux aux ancrages historiques et territoriaux forts. L'annonce, faite aux Rencontres de la photographie d'Arles, à l'été 2017, de la création de l'Institut par le président de région, Xavier Bertrand, épaulé de Françoise Nyssen, alors ministre de la Culture, les a d'abord cueillis à froid avant de nourrir des espoirs. Xavier Bertrand avait vite rassuré, déclarant qu'il n'était « pas question de les fragiliser » tout en les appelant à « fournir de nouveaux projets en lien avec l'Institut ». Deux ans plus tard leur position a diversement évolué. Course aux municipales « On s'organise pour ne pas fermer », annonce Olivier Spillebout, le directeur de la Maison de la photographie. La subvention de 130.000 euros accordée par la Ville lui a été coupée en 2018, au terme d'une discussion animée à la mairie, où le nom de son épouse est loin d'être inconnu. L'ex-PS Violette Spillebout a été chef de cabinet de Martine Aubry, mais  c'est contre elle qu'elle fera la course aux municipales de Lille en 2020 , sous la casquette La République En marche (LREM). Dans l'Oise, on se sent un peu le parent pauvre picard. Le directeur de Diaphane, Fred Boucher, oscille entre deux sentiments.  « La dynamique photo est renforcée dans la région grâce à l'Institut, mais nous on ne se sent pas confortés dans nos missions. On ne peut pas faire la course à l'échalote aux projets si on n'a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser », déplore-t-il. Sur un budget annuel de 572.000 euros, la part de la région représente un peu plus de 100.000 euros pour Diaphane et ses activités d'expositions, de résidence et d'éducation à l'image auprès des scolaires.  « J'ose espérer que cette part sera revalorisée. La dotation du CRP de Douchy-les-Mines atteint, elle, plus de 250.000 euros », déclarait l'an dernier la maire de Beauvais, Caroline Cayeux. Cela n'a pas été le cas pour l'association photographique picarde. Belles archives Tandis qu'à Douchy-les-Mines les choses progressent. Le lieu est à l'étroit dans les 200 mètres carrés de l'ancienne poste du village qu'il occupe, mais « on a avancé sur des points d'extension et pour une antenne pédagogique digne de ce nom », se félicite la directrice du CRP, Muriel Enjalran. Récemment labellisé centre d'art contemporain d'intérêt national, le CRP possède de belles archives photographiques ainsi que quelque 7.000 ouvrages sur le médium pour lesquels ils ont également obtenu le détachement

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nos Revues de presse pour l'année 2006

Lettre ouverte à Xavier Bertrand, Président de la région Hauts de FranceVendredi 11 octobre 2019 “Transparence et équité pour la Photographie en Hauts de France”   Monsieur le Président, J’ai bien reçu votre invitation à l’inauguration, le 11 octobre, de l’Institut pour la Photographie, en qualité de Directeur de la Maison de la Photographie de Lille. Permettez-moi de vous écrire mon indignation quant à ce geste, que j’interprète comme particulièrement cynique, au moment où la Maison de la Photographie vient de se séparer de son administratrice, ajoutant un licenciement aux 4 précédents. Cynique aussi, alors qu’en ce début octobre 2019, nous n’avons toujours aucune réponse de votre part sur la reconduction de la subvention pour les Transphotographiques en 2019, ni sur la demande de subvention en fonctionnement. Cynique enfin quand on sait combien votre projet d’Institut écrase sciemment l’existence de la Maison de la Photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la Photographie sur les Hauts-de-France et au-delà. Vous êtes d’ailleurs le seul représentant d’une collectivité territoriale à ne pas répondre aux sollicitations de la Maison de la Photographie, et à n’accorder aucun soutien.  Depuis maintenant presque 3 ans, vous avez personnellement multiplié les annonces spectaculaires sur votre Institut, et voulu laisser croire qu’il se créerait non pas en remplacement de la Maison de la Photographie, mais en complémentarité.  Je ne reviendrai pas sur les nombreuses propositions de collaboration que je vous ai adressées depuis la première présentation publique de votre projet. Je ne reviendrai pas non plus sur les nombreux échanges écrits et réunions, qui au final témoignent selon moi d’un mépris absolu des acteurs du territoire, de la Maison de la Photographie, mais aussi d’une grande partie des artistes photographes régionaux.  Vous poursuivez votre stratégie, sans écouter, sans entendre, sans voir. Savez-vous dans quel état financier, social et moral se trouve le tissu artistique local aujourd’hui ? Savez-vous combien les citoyens sont écoeurés par le manque de considération pour leurs problèmes quotidiens, par les pratiques politiques anciennes, et par les projets pharaoniques portés par les élus ? Les Grands Débats nationaux, et plus particulièrement les Grands Débats Culture, organisés par l’Etat au printemps 2019 après la crise des Gilets Jaunes, avaient pourtant produit des conclusions riches et instructives sur la nécessité de transparence, de co-construction, d’équité, et de modération dans les projets, pour rapprocher les administrations des habitants. Tout cela ne vous a semble-t’il pas atteint. Arles à Lille n’a toujours aucun sens. Arles est certainement l’un des plus beaux événements dans la Photographie, mais son identité est à Arles, et pas à Lille. Le fait de confier le pilotage de l’Institut à l’équipe dirigeante d’Arles, qui n’est autre que celle précédemment du Musée de l’Elysée de Lausanne, est à mon sens une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi. Pourtant, au début, lors de la présentation en été 2017, vous aviez eu l’idée de collaborer avec ce Festival pour apporter du rayonnement à un projet au Nord de la France. Vous aviez

Imaginé en juillet 2017 à l’initiative de Xavier Bertrand et de Sam Stourdzé, le directeur des rencontres d’Arles, l’Institut pour la Photo (IPP) ouvre ses portes au public ce week-end à Lille, en configuration provisoire, pour sa première programmation d’expositions. Un projet qui ne fait pas que des heureux Lui refuse de s’afficher sur la photo de famille. Directeur de la Maison de la photographie à l’initiative des Transphotographiques à Lille, Olivier Spillebout ne cache pas son amertume au sujet de l’Institut pour la photographie, projet qui « écrase sciemment l’existence de la Maison de la photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la photographie dans les Hauts-de-France et au-delà », comme il l’a écrit à Xavier Bertrand, dans une lettre ouverte. Pour Olivier Spillebout, l’IPP est un « projet pharaonique » et faire « Arles à Lille n’a aucun sens. C’est une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi ». Et d’annoncer sa volonté de « combattre et dénoncer la culture qui dépense sans compter, la culture des paillettes, la culture au service des ambitions personnelles ». Déjà l’an dernier des acteurs culturels de la Région s’inquiétaient de voir que la hausse du budget culture bénéficie à des projets nouveaux directement impulsés par Xavier Bertrand… qui s’en défend. « Séries Mania n’a pas empêché une aide accrue aux festivals d’Amiens, Arras et Valenciennes cette année. La preuve qu’un nouvel événement ne fait pas d’ombre aux acteurs locaux. L’Institut pour la photo n’enlèvera rien à personne, d’ailleurs la Région s’engage aussi sur l’extension du centre régional de la photo de Douchy-les-Mines ». Le président du conseil régional renvoie la posture d’Olivier Spillebout au contexte politique lillois. L’épouse de ce dernier est la candidate LREM contre Martine Aubry… partenaire de Xavier Bertrand sur le projet d’Institut pour la photo et qui avait en 2018 suspendu les subventions de la Ville à la Maison de la photo. Sébastien Leroy, Voix du Nord 10/11/2019 (illustration Florent Moreau)

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Flâner, observer, s’arrêter. Les déambulations urbaines de Jorge Rivas Rivas ne doivent rien au hasard.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Notre héroïne, Ginzilla, est née dans une famille japonaise traditionnelle aux valeurs conservatrices extrêmement strictes. Cela étouffait son cœur sauvage, engendrant des actes de rébellion peut-être plus visibles que les marques de défi saisissantes, écrites à l'encre permanente sur la toile de son corps.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Les paysages de la mort sont des paysages contaminés. Ils contiennent à la fois le charme idyllique d'un lieu mais aussi la stigmatisation des événements dont ils ont été les témoins silencieux.

Dans les beaux quartiers de Lille, l’Institut pour la photographie n’est qu’en préfiguration, mais son inauguration, le 11 octobre dernier, a fait couler beaucoup d’encre dans la presse régionale (et au-delà), relayant les doutes des acteurs de la culture.   « L’Institut pour la photographie n’enlèvera rien à personne » C’est ce que Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France et initiateur du projet (en collaboration avec les Rencontres d’Arles dont les équipes dirigent le projet) avait assuré. Ces lieux de culture photographique qui « ne manquent pas dans la région » (cf. Les Échos du 11 octobre 2019), « pas question de les fragiliser ». Raté. La Maison Photo (présente à Lille depuis 1997) a vu ses vivres coupés en 2018, et enchaine les licenciements. Et n’a « toujours aucune réponse sur la reconduction de la subvention régionale pour (son festival) les Transphotographiques en 2019 ni sur la subvention de fonctionnement ». Dans l’Oise, c’est Diaphane (et ses festivals les Photaumnales et Usimages) qui regrette l’absence de « signe budgétaire fort de la part de la région » comme nous le disait Fred Boucher dans son interview du 30 septembre dernier. « La subvention de la Région n’a pas bougé depuis 3 ans, nous avons de réels besoins pour consolider le festival. » Pourquoi attendre avant de sauver ou conforter ces acteurs historiques ? Et pourquoi avoir fait passer les subventions pour l’Institut, avant ? Politiquement incorrect ? Xavier Bertrand les avait appelés à « fournir de nouveaux projets en lien avec l’Institut ». Mais comment « faire la course à l’échalote aux projets si on n’a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser » s’interroge Fred Boucher, de Diaphane. Pas question non plus de donner le change du côté de la Maison Photo. Son directeur s’est retiré du « comité d’experts » jugé ni consultatif, ni décideur et a dénoncé un projet déséquilibré et opaque. Comme il l’exprime dans l’article du The Art Newspaper du 3 octobre dernier, il s’inquiète sur la position et l’implication des Rencontres d’Arles, qu’il voit comme une « prise de contrôle hostile » sur la région. Il semblerait que du côté du CRP/ de Douchy-les-Mines, les choses avancent d’avantage que pour les deux autres structures régionales, son Président, Jean-Marc Vantournhoudt nous confirme qu’un projet d’extension va voir le jour dès 2020, grâce à la DRAC et à la région. Une décision qui a été prise suite à la visite de Xavier Bertrand au centre en juin dernier. Si Jean-Marc Vantournhoudt nous avoue avoir été sceptique sur le projet d’Institut à ses débuts et de ne pas avoir compris pourquoi les acteurs locaux n’aient à aucun moment été consultés en amont, aujourd’hui, ils affirment leur volonté d’un travail commun. Pouvoir revendiquer la paternité d’un grand projet culturel Sur l’impulsion de son nouveau président, le budget culture des Hauts de France a bondi. Le hic ? La hausse profite à des projets nouveaux « au détriment de l’existant » a dénoncé le CRAC (comité régional arts et culture) dès 2018. Les personnalités politiques ne seraient-elles pas intéressées par des projets préexistants qui ne portent pas leur signature ? Dans la Voix du Nord (ce 10 octobre), Olivier Spillebout, de la Maison Photo, pointe «  la culture qui dépense sans compter »,

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nouvelle bataille. L’Institut pour la Photo ouvre ses portes aujourd’hui dans le Vieux-Lille avec une grande exposition. “Bébé” de Xavier Bertrand, président divers droite des Hauts-de-France , et de Martine Aubry, maire socialiste de Lille, le projet menace directement la Maison de la Photographie, vieille institution lilloise dédiée au huitième art. Son directeur, Olivier Spillebout, vent debout contre cet adversaire qu’il accuse d’une forme de concurrence déloyale, vient de publier une lettre ouverte au vitriol à Xavier Bertrand (ce n’est pas la première fois qu’il réagit). Et ce n’est pas tout…Entretien. En février dernier, la Maison de la Photographie saisissait le tribunal administratif de Lille avec une requête introductive d’instance portant recours en annulation d’une délibération du conseil régional des Hauts-de-France (19 octobre 2018 et 18 janvier 2019). Par le biais de sa commission permanente, ce dernier affecte une enveloppe de 1,6 million d’euros “afin de poursuivre les études déjà engagées dans le cadre de l’implantation de l’institut pour la photographie“. Ce dernier est le fruit d’un accord non-écrit entre Martine Aubry et Xavier Bertrand (relire notre article). Elu grâce au forfait de la gauche à la tête des Hauts-de-France, cette dernière absente de l’hémicycle, Xavier Bertrand, passionné de photographie, cherche à donner des gages au camp de Martine Aubry et à son électorat, sensible aux thèmes culturels. Un calcul partagé par les deux protagonistes, engagés chacun de leur côté dans leur campagne pour se faire réélire. Les décisions du conseil régional en question seraient entachées d’illégalité. De plus, le directeur général des services du conseil régional ne pouvait rejeter la demande de retrait formulée par la Maison de la photo, puisqu’il n’avait pas de délégation précise pour ce faire. S’ensuit une série d’anomalies (défaut d’information de la commission permanente, rupture d’égalité devant la loi et violation de la liberté associative,…) qui pourraient, selon le plaignant, aboutir à l’annulation de la mesure. C’est le principe même de l’institut qui est visé par le mémoire d’avocats (Manuel Gros, Heloïse Hicter et ass.). On peut y lire : “Créant une “super” association régionale, transparente ou para administrative, dotée de crédits illimités, les délibérations attaquées créent une rupture d’égalité entre les associations régionales“. Et “A terme, (L’institut de la photo) monopolisant les subventions…éliminera les “vraies” structures associatives“…Dont la Maison de la Photo, à l’instar d’autres, la profession d’auteur-photographe subit les contraintes économiques. Il y aurait même une intention de nuire, de “mettre à l’écart,” à l’endroit de la Maison de la Photo de Lille-Fives… Bref, le contentieux n’est pas près de s’éteindre sur fond de campagne électorale lilloise à couteaux tirés. Violette Spillebout, épouse du fondateur de la Maison de la Photo, candidate LREM, est une opposante clairement affichée à Martine Aubry, et Xavier Bertrand saisit l’argument au vol. Le directeur s’explique : DailyNord : Votre combat ressemble au pot de fer contre le pot de terre. Pensez-vous avoir une chance de le gagner ? La Maison de la Photo risque de disparaître… Olivier Spillebout : Ce combat n’est plus seulement celui de la Maison de la Photo, mais bien celui de la photographie

Les lieux culturels de la photographie ne manquent pas dans les Hauts-de-France, mais la création de l'Institut pour la photographie à Lille déstabilise certaines structures qui s'inquiètent pour leur pérennité. L'arrivée de l'Institut pour la Photographie à Lille ne fait pas que des heureux dans le milieu culturel des Hauts-de-France. Car la photo a déjà ses lieux dans le nord du pays depuis quelques décennies. Une Maison de la photographie existe à Lille depuis 1997, avec son festival des Transphotographiques. Au sud de la région, Diaphane, créé en 1991, fait aussi vivre deux festivals dans l'Oise, les Photaumnales et Usimages. Et, enfin, le Centre régional de la photographie (CRP), implanté à Douchy-les-Mines, a été fondé en 1982 dans le prolongement du Photo-Club du comité d'entreprise Usinor Denain. Trois lieux aux ancrages historiques et territoriaux forts. L'annonce, faite aux Rencontres de la photographie d'Arles, à l'été 2017, de la création de l'Institut par le président de région, Xavier Bertrand, épaulé de Françoise Nyssen, alors ministre de la Culture, les a d'abord cueillis à froid avant de nourrir des espoirs. Xavier Bertrand avait vite rassuré, déclarant qu'il n'était « pas question de les fragiliser » tout en les appelant à « fournir de nouveaux projets en lien avec l'Institut ». Deux ans plus tard leur position a diversement évolué. Course aux municipales « On s'organise pour ne pas fermer », annonce Olivier Spillebout, le directeur de la Maison de la photographie. La subvention de 130.000 euros accordée par la Ville lui a été coupée en 2018, au terme d'une discussion animée à la mairie, où le nom de son épouse est loin d'être inconnu. L'ex-PS Violette Spillebout a été chef de cabinet de Martine Aubry, mais  c'est contre elle qu'elle fera la course aux municipales de Lille en 2020 , sous la casquette La République En marche (LREM). Dans l'Oise, on se sent un peu le parent pauvre picard. Le directeur de Diaphane, Fred Boucher, oscille entre deux sentiments.  « La dynamique photo est renforcée dans la région grâce à l'Institut, mais nous on ne se sent pas confortés dans nos missions. On ne peut pas faire la course à l'échalote aux projets si on n'a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser », déplore-t-il. Sur un budget annuel de 572.000 euros, la part de la région représente un peu plus de 100.000 euros pour Diaphane et ses activités d'expositions, de résidence et d'éducation à l'image auprès des scolaires.  « J'ose espérer que cette part sera revalorisée. La dotation du CRP de Douchy-les-Mines atteint, elle, plus de 250.000 euros », déclarait l'an dernier la maire de Beauvais, Caroline Cayeux. Cela n'a pas été le cas pour l'association photographique picarde. Belles archives Tandis qu'à Douchy-les-Mines les choses progressent. Le lieu est à l'étroit dans les 200 mètres carrés de l'ancienne poste du village qu'il occupe, mais « on a avancé sur des points d'extension et pour une antenne pédagogique digne de ce nom », se félicite la directrice du CRP, Muriel Enjalran. Récemment labellisé centre d'art contemporain d'intérêt national, le CRP possède de belles archives photographiques ainsi que quelque 7.000 ouvrages sur le médium pour lesquels ils ont également obtenu le détachement

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nos Revues de presse pour l'année 2005

Lettre ouverte à Xavier Bertrand, Président de la région Hauts de FranceVendredi 11 octobre 2019 “Transparence et équité pour la Photographie en Hauts de France”   Monsieur le Président, J’ai bien reçu votre invitation à l’inauguration, le 11 octobre, de l’Institut pour la Photographie, en qualité de Directeur de la Maison de la Photographie de Lille. Permettez-moi de vous écrire mon indignation quant à ce geste, que j’interprète comme particulièrement cynique, au moment où la Maison de la Photographie vient de se séparer de son administratrice, ajoutant un licenciement aux 4 précédents. Cynique aussi, alors qu’en ce début octobre 2019, nous n’avons toujours aucune réponse de votre part sur la reconduction de la subvention pour les Transphotographiques en 2019, ni sur la demande de subvention en fonctionnement. Cynique enfin quand on sait combien votre projet d’Institut écrase sciemment l’existence de la Maison de la Photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la Photographie sur les Hauts-de-France et au-delà. Vous êtes d’ailleurs le seul représentant d’une collectivité territoriale à ne pas répondre aux sollicitations de la Maison de la Photographie, et à n’accorder aucun soutien.  Depuis maintenant presque 3 ans, vous avez personnellement multiplié les annonces spectaculaires sur votre Institut, et voulu laisser croire qu’il se créerait non pas en remplacement de la Maison de la Photographie, mais en complémentarité.  Je ne reviendrai pas sur les nombreuses propositions de collaboration que je vous ai adressées depuis la première présentation publique de votre projet. Je ne reviendrai pas non plus sur les nombreux échanges écrits et réunions, qui au final témoignent selon moi d’un mépris absolu des acteurs du territoire, de la Maison de la Photographie, mais aussi d’une grande partie des artistes photographes régionaux.  Vous poursuivez votre stratégie, sans écouter, sans entendre, sans voir. Savez-vous dans quel état financier, social et moral se trouve le tissu artistique local aujourd’hui ? Savez-vous combien les citoyens sont écoeurés par le manque de considération pour leurs problèmes quotidiens, par les pratiques politiques anciennes, et par les projets pharaoniques portés par les élus ? Les Grands Débats nationaux, et plus particulièrement les Grands Débats Culture, organisés par l’Etat au printemps 2019 après la crise des Gilets Jaunes, avaient pourtant produit des conclusions riches et instructives sur la nécessité de transparence, de co-construction, d’équité, et de modération dans les projets, pour rapprocher les administrations des habitants. Tout cela ne vous a semble-t’il pas atteint. Arles à Lille n’a toujours aucun sens. Arles est certainement l’un des plus beaux événements dans la Photographie, mais son identité est à Arles, et pas à Lille. Le fait de confier le pilotage de l’Institut à l’équipe dirigeante d’Arles, qui n’est autre que celle précédemment du Musée de l’Elysée de Lausanne, est à mon sens une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi. Pourtant, au début, lors de la présentation en été 2017, vous aviez eu l’idée de collaborer avec ce Festival pour apporter du rayonnement à un projet au Nord de la France. Vous aviez

Imaginé en juillet 2017 à l’initiative de Xavier Bertrand et de Sam Stourdzé, le directeur des rencontres d’Arles, l’Institut pour la Photo (IPP) ouvre ses portes au public ce week-end à Lille, en configuration provisoire, pour sa première programmation d’expositions. Un projet qui ne fait pas que des heureux Lui refuse de s’afficher sur la photo de famille. Directeur de la Maison de la photographie à l’initiative des Transphotographiques à Lille, Olivier Spillebout ne cache pas son amertume au sujet de l’Institut pour la photographie, projet qui « écrase sciemment l’existence de la Maison de la photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la photographie dans les Hauts-de-France et au-delà », comme il l’a écrit à Xavier Bertrand, dans une lettre ouverte. Pour Olivier Spillebout, l’IPP est un « projet pharaonique » et faire « Arles à Lille n’a aucun sens. C’est une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi ». Et d’annoncer sa volonté de « combattre et dénoncer la culture qui dépense sans compter, la culture des paillettes, la culture au service des ambitions personnelles ». Déjà l’an dernier des acteurs culturels de la Région s’inquiétaient de voir que la hausse du budget culture bénéficie à des projets nouveaux directement impulsés par Xavier Bertrand… qui s’en défend. « Séries Mania n’a pas empêché une aide accrue aux festivals d’Amiens, Arras et Valenciennes cette année. La preuve qu’un nouvel événement ne fait pas d’ombre aux acteurs locaux. L’Institut pour la photo n’enlèvera rien à personne, d’ailleurs la Région s’engage aussi sur l’extension du centre régional de la photo de Douchy-les-Mines ». Le président du conseil régional renvoie la posture d’Olivier Spillebout au contexte politique lillois. L’épouse de ce dernier est la candidate LREM contre Martine Aubry… partenaire de Xavier Bertrand sur le projet d’Institut pour la photo et qui avait en 2018 suspendu les subventions de la Ville à la Maison de la photo. Sébastien Leroy, Voix du Nord 10/11/2019 (illustration Florent Moreau)

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Flâner, observer, s’arrêter. Les déambulations urbaines de Jorge Rivas Rivas ne doivent rien au hasard.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Notre héroïne, Ginzilla, est née dans une famille japonaise traditionnelle aux valeurs conservatrices extrêmement strictes. Cela étouffait son cœur sauvage, engendrant des actes de rébellion peut-être plus visibles que les marques de défi saisissantes, écrites à l'encre permanente sur la toile de son corps.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Les paysages de la mort sont des paysages contaminés. Ils contiennent à la fois le charme idyllique d'un lieu mais aussi la stigmatisation des événements dont ils ont été les témoins silencieux.

Dans les beaux quartiers de Lille, l’Institut pour la photographie n’est qu’en préfiguration, mais son inauguration, le 11 octobre dernier, a fait couler beaucoup d’encre dans la presse régionale (et au-delà), relayant les doutes des acteurs de la culture.   « L’Institut pour la photographie n’enlèvera rien à personne » C’est ce que Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France et initiateur du projet (en collaboration avec les Rencontres d’Arles dont les équipes dirigent le projet) avait assuré. Ces lieux de culture photographique qui « ne manquent pas dans la région » (cf. Les Échos du 11 octobre 2019), « pas question de les fragiliser ». Raté. La Maison Photo (présente à Lille depuis 1997) a vu ses vivres coupés en 2018, et enchaine les licenciements. Et n’a « toujours aucune réponse sur la reconduction de la subvention régionale pour (son festival) les Transphotographiques en 2019 ni sur la subvention de fonctionnement ». Dans l’Oise, c’est Diaphane (et ses festivals les Photaumnales et Usimages) qui regrette l’absence de « signe budgétaire fort de la part de la région » comme nous le disait Fred Boucher dans son interview du 30 septembre dernier. « La subvention de la Région n’a pas bougé depuis 3 ans, nous avons de réels besoins pour consolider le festival. » Pourquoi attendre avant de sauver ou conforter ces acteurs historiques ? Et pourquoi avoir fait passer les subventions pour l’Institut, avant ? Politiquement incorrect ? Xavier Bertrand les avait appelés à « fournir de nouveaux projets en lien avec l’Institut ». Mais comment « faire la course à l’échalote aux projets si on n’a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser » s’interroge Fred Boucher, de Diaphane. Pas question non plus de donner le change du côté de la Maison Photo. Son directeur s’est retiré du « comité d’experts » jugé ni consultatif, ni décideur et a dénoncé un projet déséquilibré et opaque. Comme il l’exprime dans l’article du The Art Newspaper du 3 octobre dernier, il s’inquiète sur la position et l’implication des Rencontres d’Arles, qu’il voit comme une « prise de contrôle hostile » sur la région. Il semblerait que du côté du CRP/ de Douchy-les-Mines, les choses avancent d’avantage que pour les deux autres structures régionales, son Président, Jean-Marc Vantournhoudt nous confirme qu’un projet d’extension va voir le jour dès 2020, grâce à la DRAC et à la région. Une décision qui a été prise suite à la visite de Xavier Bertrand au centre en juin dernier. Si Jean-Marc Vantournhoudt nous avoue avoir été sceptique sur le projet d’Institut à ses débuts et de ne pas avoir compris pourquoi les acteurs locaux n’aient à aucun moment été consultés en amont, aujourd’hui, ils affirment leur volonté d’un travail commun. Pouvoir revendiquer la paternité d’un grand projet culturel Sur l’impulsion de son nouveau président, le budget culture des Hauts de France a bondi. Le hic ? La hausse profite à des projets nouveaux « au détriment de l’existant » a dénoncé le CRAC (comité régional arts et culture) dès 2018. Les personnalités politiques ne seraient-elles pas intéressées par des projets préexistants qui ne portent pas leur signature ? Dans la Voix du Nord (ce 10 octobre), Olivier Spillebout, de la Maison Photo, pointe «  la culture qui dépense sans compter »,

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nouvelle bataille. L’Institut pour la Photo ouvre ses portes aujourd’hui dans le Vieux-Lille avec une grande exposition. “Bébé” de Xavier Bertrand, président divers droite des Hauts-de-France , et de Martine Aubry, maire socialiste de Lille, le projet menace directement la Maison de la Photographie, vieille institution lilloise dédiée au huitième art. Son directeur, Olivier Spillebout, vent debout contre cet adversaire qu’il accuse d’une forme de concurrence déloyale, vient de publier une lettre ouverte au vitriol à Xavier Bertrand (ce n’est pas la première fois qu’il réagit). Et ce n’est pas tout…Entretien. En février dernier, la Maison de la Photographie saisissait le tribunal administratif de Lille avec une requête introductive d’instance portant recours en annulation d’une délibération du conseil régional des Hauts-de-France (19 octobre 2018 et 18 janvier 2019). Par le biais de sa commission permanente, ce dernier affecte une enveloppe de 1,6 million d’euros “afin de poursuivre les études déjà engagées dans le cadre de l’implantation de l’institut pour la photographie“. Ce dernier est le fruit d’un accord non-écrit entre Martine Aubry et Xavier Bertrand (relire notre article). Elu grâce au forfait de la gauche à la tête des Hauts-de-France, cette dernière absente de l’hémicycle, Xavier Bertrand, passionné de photographie, cherche à donner des gages au camp de Martine Aubry et à son électorat, sensible aux thèmes culturels. Un calcul partagé par les deux protagonistes, engagés chacun de leur côté dans leur campagne pour se faire réélire. Les décisions du conseil régional en question seraient entachées d’illégalité. De plus, le directeur général des services du conseil régional ne pouvait rejeter la demande de retrait formulée par la Maison de la photo, puisqu’il n’avait pas de délégation précise pour ce faire. S’ensuit une série d’anomalies (défaut d’information de la commission permanente, rupture d’égalité devant la loi et violation de la liberté associative,…) qui pourraient, selon le plaignant, aboutir à l’annulation de la mesure. C’est le principe même de l’institut qui est visé par le mémoire d’avocats (Manuel Gros, Heloïse Hicter et ass.). On peut y lire : “Créant une “super” association régionale, transparente ou para administrative, dotée de crédits illimités, les délibérations attaquées créent une rupture d’égalité entre les associations régionales“. Et “A terme, (L’institut de la photo) monopolisant les subventions…éliminera les “vraies” structures associatives“…Dont la Maison de la Photo, à l’instar d’autres, la profession d’auteur-photographe subit les contraintes économiques. Il y aurait même une intention de nuire, de “mettre à l’écart,” à l’endroit de la Maison de la Photo de Lille-Fives… Bref, le contentieux n’est pas près de s’éteindre sur fond de campagne électorale lilloise à couteaux tirés. Violette Spillebout, épouse du fondateur de la Maison de la Photo, candidate LREM, est une opposante clairement affichée à Martine Aubry, et Xavier Bertrand saisit l’argument au vol. Le directeur s’explique : DailyNord : Votre combat ressemble au pot de fer contre le pot de terre. Pensez-vous avoir une chance de le gagner ? La Maison de la Photo risque de disparaître… Olivier Spillebout : Ce combat n’est plus seulement celui de la Maison de la Photo, mais bien celui de la photographie

Les lieux culturels de la photographie ne manquent pas dans les Hauts-de-France, mais la création de l'Institut pour la photographie à Lille déstabilise certaines structures qui s'inquiètent pour leur pérennité. L'arrivée de l'Institut pour la Photographie à Lille ne fait pas que des heureux dans le milieu culturel des Hauts-de-France. Car la photo a déjà ses lieux dans le nord du pays depuis quelques décennies. Une Maison de la photographie existe à Lille depuis 1997, avec son festival des Transphotographiques. Au sud de la région, Diaphane, créé en 1991, fait aussi vivre deux festivals dans l'Oise, les Photaumnales et Usimages. Et, enfin, le Centre régional de la photographie (CRP), implanté à Douchy-les-Mines, a été fondé en 1982 dans le prolongement du Photo-Club du comité d'entreprise Usinor Denain. Trois lieux aux ancrages historiques et territoriaux forts. L'annonce, faite aux Rencontres de la photographie d'Arles, à l'été 2017, de la création de l'Institut par le président de région, Xavier Bertrand, épaulé de Françoise Nyssen, alors ministre de la Culture, les a d'abord cueillis à froid avant de nourrir des espoirs. Xavier Bertrand avait vite rassuré, déclarant qu'il n'était « pas question de les fragiliser » tout en les appelant à « fournir de nouveaux projets en lien avec l'Institut ». Deux ans plus tard leur position a diversement évolué. Course aux municipales « On s'organise pour ne pas fermer », annonce Olivier Spillebout, le directeur de la Maison de la photographie. La subvention de 130.000 euros accordée par la Ville lui a été coupée en 2018, au terme d'une discussion animée à la mairie, où le nom de son épouse est loin d'être inconnu. L'ex-PS Violette Spillebout a été chef de cabinet de Martine Aubry, mais  c'est contre elle qu'elle fera la course aux municipales de Lille en 2020 , sous la casquette La République En marche (LREM). Dans l'Oise, on se sent un peu le parent pauvre picard. Le directeur de Diaphane, Fred Boucher, oscille entre deux sentiments.  « La dynamique photo est renforcée dans la région grâce à l'Institut, mais nous on ne se sent pas confortés dans nos missions. On ne peut pas faire la course à l'échalote aux projets si on n'a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser », déplore-t-il. Sur un budget annuel de 572.000 euros, la part de la région représente un peu plus de 100.000 euros pour Diaphane et ses activités d'expositions, de résidence et d'éducation à l'image auprès des scolaires.  « J'ose espérer que cette part sera revalorisée. La dotation du CRP de Douchy-les-Mines atteint, elle, plus de 250.000 euros », déclarait l'an dernier la maire de Beauvais, Caroline Cayeux. Cela n'a pas été le cas pour l'association photographique picarde. Belles archives Tandis qu'à Douchy-les-Mines les choses progressent. Le lieu est à l'étroit dans les 200 mètres carrés de l'ancienne poste du village qu'il occupe, mais « on a avancé sur des points d'extension et pour une antenne pédagogique digne de ce nom », se félicite la directrice du CRP, Muriel Enjalran. Récemment labellisé centre d'art contemporain d'intérêt national, le CRP possède de belles archives photographiques ainsi que quelque 7.000 ouvrages sur le médium pour lesquels ils ont également obtenu le détachement

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nos Revues de presse pour l'année 2004

Lettre ouverte à Xavier Bertrand, Président de la région Hauts de FranceVendredi 11 octobre 2019 “Transparence et équité pour la Photographie en Hauts de France”   Monsieur le Président, J’ai bien reçu votre invitation à l’inauguration, le 11 octobre, de l’Institut pour la Photographie, en qualité de Directeur de la Maison de la Photographie de Lille. Permettez-moi de vous écrire mon indignation quant à ce geste, que j’interprète comme particulièrement cynique, au moment où la Maison de la Photographie vient de se séparer de son administratrice, ajoutant un licenciement aux 4 précédents. Cynique aussi, alors qu’en ce début octobre 2019, nous n’avons toujours aucune réponse de votre part sur la reconduction de la subvention pour les Transphotographiques en 2019, ni sur la demande de subvention en fonctionnement. Cynique enfin quand on sait combien votre projet d’Institut écrase sciemment l’existence de la Maison de la Photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la Photographie sur les Hauts-de-France et au-delà. Vous êtes d’ailleurs le seul représentant d’une collectivité territoriale à ne pas répondre aux sollicitations de la Maison de la Photographie, et à n’accorder aucun soutien.  Depuis maintenant presque 3 ans, vous avez personnellement multiplié les annonces spectaculaires sur votre Institut, et voulu laisser croire qu’il se créerait non pas en remplacement de la Maison de la Photographie, mais en complémentarité.  Je ne reviendrai pas sur les nombreuses propositions de collaboration que je vous ai adressées depuis la première présentation publique de votre projet. Je ne reviendrai pas non plus sur les nombreux échanges écrits et réunions, qui au final témoignent selon moi d’un mépris absolu des acteurs du territoire, de la Maison de la Photographie, mais aussi d’une grande partie des artistes photographes régionaux.  Vous poursuivez votre stratégie, sans écouter, sans entendre, sans voir. Savez-vous dans quel état financier, social et moral se trouve le tissu artistique local aujourd’hui ? Savez-vous combien les citoyens sont écoeurés par le manque de considération pour leurs problèmes quotidiens, par les pratiques politiques anciennes, et par les projets pharaoniques portés par les élus ? Les Grands Débats nationaux, et plus particulièrement les Grands Débats Culture, organisés par l’Etat au printemps 2019 après la crise des Gilets Jaunes, avaient pourtant produit des conclusions riches et instructives sur la nécessité de transparence, de co-construction, d’équité, et de modération dans les projets, pour rapprocher les administrations des habitants. Tout cela ne vous a semble-t’il pas atteint. Arles à Lille n’a toujours aucun sens. Arles est certainement l’un des plus beaux événements dans la Photographie, mais son identité est à Arles, et pas à Lille. Le fait de confier le pilotage de l’Institut à l’équipe dirigeante d’Arles, qui n’est autre que celle précédemment du Musée de l’Elysée de Lausanne, est à mon sens une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi. Pourtant, au début, lors de la présentation en été 2017, vous aviez eu l’idée de collaborer avec ce Festival pour apporter du rayonnement à un projet au Nord de la France. Vous aviez

Imaginé en juillet 2017 à l’initiative de Xavier Bertrand et de Sam Stourdzé, le directeur des rencontres d’Arles, l’Institut pour la Photo (IPP) ouvre ses portes au public ce week-end à Lille, en configuration provisoire, pour sa première programmation d’expositions. Un projet qui ne fait pas que des heureux Lui refuse de s’afficher sur la photo de famille. Directeur de la Maison de la photographie à l’initiative des Transphotographiques à Lille, Olivier Spillebout ne cache pas son amertume au sujet de l’Institut pour la photographie, projet qui « écrase sciemment l’existence de la Maison de la photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la photographie dans les Hauts-de-France et au-delà », comme il l’a écrit à Xavier Bertrand, dans une lettre ouverte. Pour Olivier Spillebout, l’IPP est un « projet pharaonique » et faire « Arles à Lille n’a aucun sens. C’est une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi ». Et d’annoncer sa volonté de « combattre et dénoncer la culture qui dépense sans compter, la culture des paillettes, la culture au service des ambitions personnelles ». Déjà l’an dernier des acteurs culturels de la Région s’inquiétaient de voir que la hausse du budget culture bénéficie à des projets nouveaux directement impulsés par Xavier Bertrand… qui s’en défend. « Séries Mania n’a pas empêché une aide accrue aux festivals d’Amiens, Arras et Valenciennes cette année. La preuve qu’un nouvel événement ne fait pas d’ombre aux acteurs locaux. L’Institut pour la photo n’enlèvera rien à personne, d’ailleurs la Région s’engage aussi sur l’extension du centre régional de la photo de Douchy-les-Mines ». Le président du conseil régional renvoie la posture d’Olivier Spillebout au contexte politique lillois. L’épouse de ce dernier est la candidate LREM contre Martine Aubry… partenaire de Xavier Bertrand sur le projet d’Institut pour la photo et qui avait en 2018 suspendu les subventions de la Ville à la Maison de la photo. Sébastien Leroy, Voix du Nord 10/11/2019 (illustration Florent Moreau)

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Flâner, observer, s’arrêter. Les déambulations urbaines de Jorge Rivas Rivas ne doivent rien au hasard.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Notre héroïne, Ginzilla, est née dans une famille japonaise traditionnelle aux valeurs conservatrices extrêmement strictes. Cela étouffait son cœur sauvage, engendrant des actes de rébellion peut-être plus visibles que les marques de défi saisissantes, écrites à l'encre permanente sur la toile de son corps.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Les paysages de la mort sont des paysages contaminés. Ils contiennent à la fois le charme idyllique d'un lieu mais aussi la stigmatisation des événements dont ils ont été les témoins silencieux.

Dans les beaux quartiers de Lille, l’Institut pour la photographie n’est qu’en préfiguration, mais son inauguration, le 11 octobre dernier, a fait couler beaucoup d’encre dans la presse régionale (et au-delà), relayant les doutes des acteurs de la culture.   « L’Institut pour la photographie n’enlèvera rien à personne » C’est ce que Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France et initiateur du projet (en collaboration avec les Rencontres d’Arles dont les équipes dirigent le projet) avait assuré. Ces lieux de culture photographique qui « ne manquent pas dans la région » (cf. Les Échos du 11 octobre 2019), « pas question de les fragiliser ». Raté. La Maison Photo (présente à Lille depuis 1997) a vu ses vivres coupés en 2018, et enchaine les licenciements. Et n’a « toujours aucune réponse sur la reconduction de la subvention régionale pour (son festival) les Transphotographiques en 2019 ni sur la subvention de fonctionnement ». Dans l’Oise, c’est Diaphane (et ses festivals les Photaumnales et Usimages) qui regrette l’absence de « signe budgétaire fort de la part de la région » comme nous le disait Fred Boucher dans son interview du 30 septembre dernier. « La subvention de la Région n’a pas bougé depuis 3 ans, nous avons de réels besoins pour consolider le festival. » Pourquoi attendre avant de sauver ou conforter ces acteurs historiques ? Et pourquoi avoir fait passer les subventions pour l’Institut, avant ? Politiquement incorrect ? Xavier Bertrand les avait appelés à « fournir de nouveaux projets en lien avec l’Institut ». Mais comment « faire la course à l’échalote aux projets si on n’a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser » s’interroge Fred Boucher, de Diaphane. Pas question non plus de donner le change du côté de la Maison Photo. Son directeur s’est retiré du « comité d’experts » jugé ni consultatif, ni décideur et a dénoncé un projet déséquilibré et opaque. Comme il l’exprime dans l’article du The Art Newspaper du 3 octobre dernier, il s’inquiète sur la position et l’implication des Rencontres d’Arles, qu’il voit comme une « prise de contrôle hostile » sur la région. Il semblerait que du côté du CRP/ de Douchy-les-Mines, les choses avancent d’avantage que pour les deux autres structures régionales, son Président, Jean-Marc Vantournhoudt nous confirme qu’un projet d’extension va voir le jour dès 2020, grâce à la DRAC et à la région. Une décision qui a été prise suite à la visite de Xavier Bertrand au centre en juin dernier. Si Jean-Marc Vantournhoudt nous avoue avoir été sceptique sur le projet d’Institut à ses débuts et de ne pas avoir compris pourquoi les acteurs locaux n’aient à aucun moment été consultés en amont, aujourd’hui, ils affirment leur volonté d’un travail commun. Pouvoir revendiquer la paternité d’un grand projet culturel Sur l’impulsion de son nouveau président, le budget culture des Hauts de France a bondi. Le hic ? La hausse profite à des projets nouveaux « au détriment de l’existant » a dénoncé le CRAC (comité régional arts et culture) dès 2018. Les personnalités politiques ne seraient-elles pas intéressées par des projets préexistants qui ne portent pas leur signature ? Dans la Voix du Nord (ce 10 octobre), Olivier Spillebout, de la Maison Photo, pointe «  la culture qui dépense sans compter »,

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nouvelle bataille. L’Institut pour la Photo ouvre ses portes aujourd’hui dans le Vieux-Lille avec une grande exposition. “Bébé” de Xavier Bertrand, président divers droite des Hauts-de-France , et de Martine Aubry, maire socialiste de Lille, le projet menace directement la Maison de la Photographie, vieille institution lilloise dédiée au huitième art. Son directeur, Olivier Spillebout, vent debout contre cet adversaire qu’il accuse d’une forme de concurrence déloyale, vient de publier une lettre ouverte au vitriol à Xavier Bertrand (ce n’est pas la première fois qu’il réagit). Et ce n’est pas tout…Entretien. En février dernier, la Maison de la Photographie saisissait le tribunal administratif de Lille avec une requête introductive d’instance portant recours en annulation d’une délibération du conseil régional des Hauts-de-France (19 octobre 2018 et 18 janvier 2019). Par le biais de sa commission permanente, ce dernier affecte une enveloppe de 1,6 million d’euros “afin de poursuivre les études déjà engagées dans le cadre de l’implantation de l’institut pour la photographie“. Ce dernier est le fruit d’un accord non-écrit entre Martine Aubry et Xavier Bertrand (relire notre article). Elu grâce au forfait de la gauche à la tête des Hauts-de-France, cette dernière absente de l’hémicycle, Xavier Bertrand, passionné de photographie, cherche à donner des gages au camp de Martine Aubry et à son électorat, sensible aux thèmes culturels. Un calcul partagé par les deux protagonistes, engagés chacun de leur côté dans leur campagne pour se faire réélire. Les décisions du conseil régional en question seraient entachées d’illégalité. De plus, le directeur général des services du conseil régional ne pouvait rejeter la demande de retrait formulée par la Maison de la photo, puisqu’il n’avait pas de délégation précise pour ce faire. S’ensuit une série d’anomalies (défaut d’information de la commission permanente, rupture d’égalité devant la loi et violation de la liberté associative,…) qui pourraient, selon le plaignant, aboutir à l’annulation de la mesure. C’est le principe même de l’institut qui est visé par le mémoire d’avocats (Manuel Gros, Heloïse Hicter et ass.). On peut y lire : “Créant une “super” association régionale, transparente ou para administrative, dotée de crédits illimités, les délibérations attaquées créent une rupture d’égalité entre les associations régionales“. Et “A terme, (L’institut de la photo) monopolisant les subventions…éliminera les “vraies” structures associatives“…Dont la Maison de la Photo, à l’instar d’autres, la profession d’auteur-photographe subit les contraintes économiques. Il y aurait même une intention de nuire, de “mettre à l’écart,” à l’endroit de la Maison de la Photo de Lille-Fives… Bref, le contentieux n’est pas près de s’éteindre sur fond de campagne électorale lilloise à couteaux tirés. Violette Spillebout, épouse du fondateur de la Maison de la Photo, candidate LREM, est une opposante clairement affichée à Martine Aubry, et Xavier Bertrand saisit l’argument au vol. Le directeur s’explique : DailyNord : Votre combat ressemble au pot de fer contre le pot de terre. Pensez-vous avoir une chance de le gagner ? La Maison de la Photo risque de disparaître… Olivier Spillebout : Ce combat n’est plus seulement celui de la Maison de la Photo, mais bien celui de la photographie

Les lieux culturels de la photographie ne manquent pas dans les Hauts-de-France, mais la création de l'Institut pour la photographie à Lille déstabilise certaines structures qui s'inquiètent pour leur pérennité. L'arrivée de l'Institut pour la Photographie à Lille ne fait pas que des heureux dans le milieu culturel des Hauts-de-France. Car la photo a déjà ses lieux dans le nord du pays depuis quelques décennies. Une Maison de la photographie existe à Lille depuis 1997, avec son festival des Transphotographiques. Au sud de la région, Diaphane, créé en 1991, fait aussi vivre deux festivals dans l'Oise, les Photaumnales et Usimages. Et, enfin, le Centre régional de la photographie (CRP), implanté à Douchy-les-Mines, a été fondé en 1982 dans le prolongement du Photo-Club du comité d'entreprise Usinor Denain. Trois lieux aux ancrages historiques et territoriaux forts. L'annonce, faite aux Rencontres de la photographie d'Arles, à l'été 2017, de la création de l'Institut par le président de région, Xavier Bertrand, épaulé de Françoise Nyssen, alors ministre de la Culture, les a d'abord cueillis à froid avant de nourrir des espoirs. Xavier Bertrand avait vite rassuré, déclarant qu'il n'était « pas question de les fragiliser » tout en les appelant à « fournir de nouveaux projets en lien avec l'Institut ». Deux ans plus tard leur position a diversement évolué. Course aux municipales « On s'organise pour ne pas fermer », annonce Olivier Spillebout, le directeur de la Maison de la photographie. La subvention de 130.000 euros accordée par la Ville lui a été coupée en 2018, au terme d'une discussion animée à la mairie, où le nom de son épouse est loin d'être inconnu. L'ex-PS Violette Spillebout a été chef de cabinet de Martine Aubry, mais  c'est contre elle qu'elle fera la course aux municipales de Lille en 2020 , sous la casquette La République En marche (LREM). Dans l'Oise, on se sent un peu le parent pauvre picard. Le directeur de Diaphane, Fred Boucher, oscille entre deux sentiments.  « La dynamique photo est renforcée dans la région grâce à l'Institut, mais nous on ne se sent pas confortés dans nos missions. On ne peut pas faire la course à l'échalote aux projets si on n'a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser », déplore-t-il. Sur un budget annuel de 572.000 euros, la part de la région représente un peu plus de 100.000 euros pour Diaphane et ses activités d'expositions, de résidence et d'éducation à l'image auprès des scolaires.  « J'ose espérer que cette part sera revalorisée. La dotation du CRP de Douchy-les-Mines atteint, elle, plus de 250.000 euros », déclarait l'an dernier la maire de Beauvais, Caroline Cayeux. Cela n'a pas été le cas pour l'association photographique picarde. Belles archives Tandis qu'à Douchy-les-Mines les choses progressent. Le lieu est à l'étroit dans les 200 mètres carrés de l'ancienne poste du village qu'il occupe, mais « on a avancé sur des points d'extension et pour une antenne pédagogique digne de ce nom », se félicite la directrice du CRP, Muriel Enjalran. Récemment labellisé centre d'art contemporain d'intérêt national, le CRP possède de belles archives photographiques ainsi que quelque 7.000 ouvrages sur le médium pour lesquels ils ont également obtenu le détachement

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nos Revues de presse pour l'année 2003

Lettre ouverte à Xavier Bertrand, Président de la région Hauts de FranceVendredi 11 octobre 2019 “Transparence et équité pour la Photographie en Hauts de France”   Monsieur le Président, J’ai bien reçu votre invitation à l’inauguration, le 11 octobre, de l’Institut pour la Photographie, en qualité de Directeur de la Maison de la Photographie de Lille. Permettez-moi de vous écrire mon indignation quant à ce geste, que j’interprète comme particulièrement cynique, au moment où la Maison de la Photographie vient de se séparer de son administratrice, ajoutant un licenciement aux 4 précédents. Cynique aussi, alors qu’en ce début octobre 2019, nous n’avons toujours aucune réponse de votre part sur la reconduction de la subvention pour les Transphotographiques en 2019, ni sur la demande de subvention en fonctionnement. Cynique enfin quand on sait combien votre projet d’Institut écrase sciemment l’existence de la Maison de la Photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la Photographie sur les Hauts-de-France et au-delà. Vous êtes d’ailleurs le seul représentant d’une collectivité territoriale à ne pas répondre aux sollicitations de la Maison de la Photographie, et à n’accorder aucun soutien.  Depuis maintenant presque 3 ans, vous avez personnellement multiplié les annonces spectaculaires sur votre Institut, et voulu laisser croire qu’il se créerait non pas en remplacement de la Maison de la Photographie, mais en complémentarité.  Je ne reviendrai pas sur les nombreuses propositions de collaboration que je vous ai adressées depuis la première présentation publique de votre projet. Je ne reviendrai pas non plus sur les nombreux échanges écrits et réunions, qui au final témoignent selon moi d’un mépris absolu des acteurs du territoire, de la Maison de la Photographie, mais aussi d’une grande partie des artistes photographes régionaux.  Vous poursuivez votre stratégie, sans écouter, sans entendre, sans voir. Savez-vous dans quel état financier, social et moral se trouve le tissu artistique local aujourd’hui ? Savez-vous combien les citoyens sont écoeurés par le manque de considération pour leurs problèmes quotidiens, par les pratiques politiques anciennes, et par les projets pharaoniques portés par les élus ? Les Grands Débats nationaux, et plus particulièrement les Grands Débats Culture, organisés par l’Etat au printemps 2019 après la crise des Gilets Jaunes, avaient pourtant produit des conclusions riches et instructives sur la nécessité de transparence, de co-construction, d’équité, et de modération dans les projets, pour rapprocher les administrations des habitants. Tout cela ne vous a semble-t’il pas atteint. Arles à Lille n’a toujours aucun sens. Arles est certainement l’un des plus beaux événements dans la Photographie, mais son identité est à Arles, et pas à Lille. Le fait de confier le pilotage de l’Institut à l’équipe dirigeante d’Arles, qui n’est autre que celle précédemment du Musée de l’Elysée de Lausanne, est à mon sens une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi. Pourtant, au début, lors de la présentation en été 2017, vous aviez eu l’idée de collaborer avec ce Festival pour apporter du rayonnement à un projet au Nord de la France. Vous aviez

Imaginé en juillet 2017 à l’initiative de Xavier Bertrand et de Sam Stourdzé, le directeur des rencontres d’Arles, l’Institut pour la Photo (IPP) ouvre ses portes au public ce week-end à Lille, en configuration provisoire, pour sa première programmation d’expositions. Un projet qui ne fait pas que des heureux Lui refuse de s’afficher sur la photo de famille. Directeur de la Maison de la photographie à l’initiative des Transphotographiques à Lille, Olivier Spillebout ne cache pas son amertume au sujet de l’Institut pour la photographie, projet qui « écrase sciemment l’existence de la Maison de la photographie, qui contribue pourtant depuis plus de 22 ans à l’histoire de la photographie dans les Hauts-de-France et au-delà », comme il l’a écrit à Xavier Bertrand, dans une lettre ouverte. Pour Olivier Spillebout, l’IPP est un « projet pharaonique » et faire « Arles à Lille n’a aucun sens. C’est une marque de défiance forte envers les acteurs du territoire et de leurs capacités à relever eux-mêmes un tel défi ». Et d’annoncer sa volonté de « combattre et dénoncer la culture qui dépense sans compter, la culture des paillettes, la culture au service des ambitions personnelles ». Déjà l’an dernier des acteurs culturels de la Région s’inquiétaient de voir que la hausse du budget culture bénéficie à des projets nouveaux directement impulsés par Xavier Bertrand… qui s’en défend. « Séries Mania n’a pas empêché une aide accrue aux festivals d’Amiens, Arras et Valenciennes cette année. La preuve qu’un nouvel événement ne fait pas d’ombre aux acteurs locaux. L’Institut pour la photo n’enlèvera rien à personne, d’ailleurs la Région s’engage aussi sur l’extension du centre régional de la photo de Douchy-les-Mines ». Le président du conseil régional renvoie la posture d’Olivier Spillebout au contexte politique lillois. L’épouse de ce dernier est la candidate LREM contre Martine Aubry… partenaire de Xavier Bertrand sur le projet d’Institut pour la photo et qui avait en 2018 suspendu les subventions de la Ville à la Maison de la photo. Sébastien Leroy, Voix du Nord 10/11/2019 (illustration Florent Moreau)

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Flâner, observer, s’arrêter. Les déambulations urbaines de Jorge Rivas Rivas ne doivent rien au hasard.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Notre héroïne, Ginzilla, est née dans une famille japonaise traditionnelle aux valeurs conservatrices extrêmement strictes. Cela étouffait son cœur sauvage, engendrant des actes de rébellion peut-être plus visibles que les marques de défi saisissantes, écrites à l'encre permanente sur la toile de son corps.

Exposition du 24 octobre au 15 décembre 2019
Vernissage le jeudi 24 octobre à 18h30
Les paysages de la mort sont des paysages contaminés. Ils contiennent à la fois le charme idyllique d'un lieu mais aussi la stigmatisation des événements dont ils ont été les témoins silencieux.

Dans les beaux quartiers de Lille, l’Institut pour la photographie n’est qu’en préfiguration, mais son inauguration, le 11 octobre dernier, a fait couler beaucoup d’encre dans la presse régionale (et au-delà), relayant les doutes des acteurs de la culture.   « L’Institut pour la photographie n’enlèvera rien à personne » C’est ce que Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France et initiateur du projet (en collaboration avec les Rencontres d’Arles dont les équipes dirigent le projet) avait assuré. Ces lieux de culture photographique qui « ne manquent pas dans la région » (cf. Les Échos du 11 octobre 2019), « pas question de les fragiliser ». Raté. La Maison Photo (présente à Lille depuis 1997) a vu ses vivres coupés en 2018, et enchaine les licenciements. Et n’a « toujours aucune réponse sur la reconduction de la subvention régionale pour (son festival) les Transphotographiques en 2019 ni sur la subvention de fonctionnement ». Dans l’Oise, c’est Diaphane (et ses festivals les Photaumnales et Usimages) qui regrette l’absence de « signe budgétaire fort de la part de la région » comme nous le disait Fred Boucher dans son interview du 30 septembre dernier. « La subvention de la Région n’a pas bougé depuis 3 ans, nous avons de réels besoins pour consolider le festival. » Pourquoi attendre avant de sauver ou conforter ces acteurs historiques ? Et pourquoi avoir fait passer les subventions pour l’Institut, avant ? Politiquement incorrect ? Xavier Bertrand les avait appelés à « fournir de nouveaux projets en lien avec l’Institut ». Mais comment « faire la course à l’échalote aux projets si on n’a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser » s’interroge Fred Boucher, de Diaphane. Pas question non plus de donner le change du côté de la Maison Photo. Son directeur s’est retiré du « comité d’experts » jugé ni consultatif, ni décideur et a dénoncé un projet déséquilibré et opaque. Comme il l’exprime dans l’article du The Art Newspaper du 3 octobre dernier, il s’inquiète sur la position et l’implication des Rencontres d’Arles, qu’il voit comme une « prise de contrôle hostile » sur la région. Il semblerait que du côté du CRP/ de Douchy-les-Mines, les choses avancent d’avantage que pour les deux autres structures régionales, son Président, Jean-Marc Vantournhoudt nous confirme qu’un projet d’extension va voir le jour dès 2020, grâce à la DRAC et à la région. Une décision qui a été prise suite à la visite de Xavier Bertrand au centre en juin dernier. Si Jean-Marc Vantournhoudt nous avoue avoir été sceptique sur le projet d’Institut à ses débuts et de ne pas avoir compris pourquoi les acteurs locaux n’aient à aucun moment été consultés en amont, aujourd’hui, ils affirment leur volonté d’un travail commun. Pouvoir revendiquer la paternité d’un grand projet culturel Sur l’impulsion de son nouveau président, le budget culture des Hauts de France a bondi. Le hic ? La hausse profite à des projets nouveaux « au détriment de l’existant » a dénoncé le CRAC (comité régional arts et culture) dès 2018. Les personnalités politiques ne seraient-elles pas intéressées par des projets préexistants qui ne portent pas leur signature ? Dans la Voix du Nord (ce 10 octobre), Olivier Spillebout, de la Maison Photo, pointe «  la culture qui dépense sans compter »,

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
2 conférences autour de la Photographie en danger

Nouvelle bataille. L’Institut pour la Photo ouvre ses portes aujourd’hui dans le Vieux-Lille avec une grande exposition. “Bébé” de Xavier Bertrand, président divers droite des Hauts-de-France , et de Martine Aubry, maire socialiste de Lille, le projet menace directement la Maison de la Photographie, vieille institution lilloise dédiée au huitième art. Son directeur, Olivier Spillebout, vent debout contre cet adversaire qu’il accuse d’une forme de concurrence déloyale, vient de publier une lettre ouverte au vitriol à Xavier Bertrand (ce n’est pas la première fois qu’il réagit). Et ce n’est pas tout…Entretien. En février dernier, la Maison de la Photographie saisissait le tribunal administratif de Lille avec une requête introductive d’instance portant recours en annulation d’une délibération du conseil régional des Hauts-de-France (19 octobre 2018 et 18 janvier 2019). Par le biais de sa commission permanente, ce dernier affecte une enveloppe de 1,6 million d’euros “afin de poursuivre les études déjà engagées dans le cadre de l’implantation de l’institut pour la photographie“. Ce dernier est le fruit d’un accord non-écrit entre Martine Aubry et Xavier Bertrand (relire notre article). Elu grâce au forfait de la gauche à la tête des Hauts-de-France, cette dernière absente de l’hémicycle, Xavier Bertrand, passionné de photographie, cherche à donner des gages au camp de Martine Aubry et à son électorat, sensible aux thèmes culturels. Un calcul partagé par les deux protagonistes, engagés chacun de leur côté dans leur campagne pour se faire réélire. Les décisions du conseil régional en question seraient entachées d’illégalité. De plus, le directeur général des services du conseil régional ne pouvait rejeter la demande de retrait formulée par la Maison de la photo, puisqu’il n’avait pas de délégation précise pour ce faire. S’ensuit une série d’anomalies (défaut d’information de la commission permanente, rupture d’égalité devant la loi et violation de la liberté associative,…) qui pourraient, selon le plaignant, aboutir à l’annulation de la mesure. C’est le principe même de l’institut qui est visé par le mémoire d’avocats (Manuel Gros, Heloïse Hicter et ass.). On peut y lire : “Créant une “super” association régionale, transparente ou para administrative, dotée de crédits illimités, les délibérations attaquées créent une rupture d’égalité entre les associations régionales“. Et “A terme, (L’institut de la photo) monopolisant les subventions…éliminera les “vraies” structures associatives“…Dont la Maison de la Photo, à l’instar d’autres, la profession d’auteur-photographe subit les contraintes économiques. Il y aurait même une intention de nuire, de “mettre à l’écart,” à l’endroit de la Maison de la Photo de Lille-Fives… Bref, le contentieux n’est pas près de s’éteindre sur fond de campagne électorale lilloise à couteaux tirés. Violette Spillebout, épouse du fondateur de la Maison de la Photo, candidate LREM, est une opposante clairement affichée à Martine Aubry, et Xavier Bertrand saisit l’argument au vol. Le directeur s’explique : DailyNord : Votre combat ressemble au pot de fer contre le pot de terre. Pensez-vous avoir une chance de le gagner ? La Maison de la Photo risque de disparaître… Olivier Spillebout : Ce combat n’est plus seulement celui de la Maison de la Photo, mais bien celui de la photographie

Les lieux culturels de la photographie ne manquent pas dans les Hauts-de-France, mais la création de l'Institut pour la photographie à Lille déstabilise certaines structures qui s'inquiètent pour leur pérennité. L'arrivée de l'Institut pour la Photographie à Lille ne fait pas que des heureux dans le milieu culturel des Hauts-de-France. Car la photo a déjà ses lieux dans le nord du pays depuis quelques décennies. Une Maison de la photographie existe à Lille depuis 1997, avec son festival des Transphotographiques. Au sud de la région, Diaphane, créé en 1991, fait aussi vivre deux festivals dans l'Oise, les Photaumnales et Usimages. Et, enfin, le Centre régional de la photographie (CRP), implanté à Douchy-les-Mines, a été fondé en 1982 dans le prolongement du Photo-Club du comité d'entreprise Usinor Denain. Trois lieux aux ancrages historiques et territoriaux forts. L'annonce, faite aux Rencontres de la photographie d'Arles, à l'été 2017, de la création de l'Institut par le président de région, Xavier Bertrand, épaulé de Françoise Nyssen, alors ministre de la Culture, les a d'abord cueillis à froid avant de nourrir des espoirs. Xavier Bertrand avait vite rassuré, déclarant qu'il n'était « pas question de les fragiliser » tout en les appelant à « fournir de nouveaux projets en lien avec l'Institut ». Deux ans plus tard leur position a diversement évolué. Course aux municipales « On s'organise pour ne pas fermer », annonce Olivier Spillebout, le directeur de la Maison de la photographie. La subvention de 130.000 euros accordée par la Ville lui a été coupée en 2018, au terme d'une discussion animée à la mairie, où le nom de son épouse est loin d'être inconnu. L'ex-PS Violette Spillebout a été chef de cabinet de Martine Aubry, mais  c'est contre elle qu'elle fera la course aux municipales de Lille en 2020 , sous la casquette La République En marche (LREM). Dans l'Oise, on se sent un peu le parent pauvre picard. Le directeur de Diaphane, Fred Boucher, oscille entre deux sentiments.  « La dynamique photo est renforcée dans la région grâce à l'Institut, mais nous on ne se sent pas confortés dans nos missions. On ne peut pas faire la course à l'échalote aux projets si on n'a pas la capacité humaine derrière pour les réaliser », déplore-t-il. Sur un budget annuel de 572.000 euros, la part de la région représente un peu plus de 100.000 euros pour Diaphane et ses activités d'expositions, de résidence et d'éducation à l'image auprès des scolaires.  « J'ose espérer que cette part sera revalorisée. La dotation du CRP de Douchy-les-Mines atteint, elle, plus de 250.000 euros », déclarait l'an dernier la maire de Beauvais, Caroline Cayeux. Cela n'a pas été le cas pour l'association photographique picarde. Belles archives Tandis qu'à Douchy-les-Mines les choses progressent. Le lieu est à l'étroit dans les 200 mètres carrés de l'ancienne poste du village qu'il occupe, mais « on a avancé sur des points d'extension et pour une antenne pédagogique digne de ce nom », se félicite la directrice du CRP, Muriel Enjalran. Récemment labellisé centre d'art contemporain d'intérêt national, le CRP possède de belles archives photographiques ainsi que quelque 7.000 ouvrages sur le médium pour lesquels ils ont également obtenu le détachement

Mardi 8 octobre 2019 à partir de 18h
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