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Maison de la Photographie / Lille / Hauts-de-France
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9 Lives : La fin des Mauresques à la Maison de la Photo de Lille

La fin des Mauresques à la Maison de la Photo de Lille

Le regard des femmes marocaines revendiqué comme tel, et de leurs prises de position dans un contexte historico-politique plutôt adverse. Nous revenons sur une exposition hélas close à La Maison Photo de Lille parce qu’elle était tout simplement exceptionnelle. Un rappel de ce que furent les femmes marocaines, à la fois comme objet sexuel puis, comme objet esthétique, ou ethnique ; un appel à la conscientisation est lancé dans ces prises de parole multiples afin de faire oeuvre et débat, puis dialogues.

 

L’exposition Les Marocaines, en questionnant l’image de la femme marocaine dans les représentations anciennes du colonialisme, puis, au seuil des années soixante, celles plus esthétisantes d’Irving Penn, ont payé un lourd tribu au regard masculin. Si Penn a fait preuve d’un immense respect face à cette féminité, il reste pour le Festival l’expression d’un regard masculin extérieur, son regard relevant tout de même d’une forme d’ ethnocentrisme. C’est là un point de départ majeur pour aborder le cheminement des productions plus récentes, voire actuelles, qui ont fondé un combat du retour à la question identitaire et personnelle, dans la critique et le témoignage de ces travaux où un fil rouge s’inscrit remarquablement.

Par un chemin global de libération, toute une représentation des femmes, corps et esprit, se trouve non seulement questionnée mais projetée dans cette poétique de la Libération. Poétique de l’éphémère ou de la persistance, de la psyché se dégageant des forclusions de l’Interdit, d’histoires personnelles et de revendications d’un statut différent, de l’évocation des quotidiens dans la résultante des processus répressifs, des éblouissements solaires aux rituels différents initiant ces mouvements de la conscience et de l’être. Tout cela est inscrit presque panoptiquement dans une distance, par un appel au soulèvement de soi et au combat contre l’ordre du monde. En effet le statut des femmes marocaines, par le biais des artistes exposées, répond de l’ idéologie dominante faisant d’elles des objets, fantasmés et réifiés des pouvoirs politico-religieux, sédimentations des interdits, paradoxalement forclusion du voir.

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Pascal Terme 9 Lives 19 mai 2019

©Carolle Benitah

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Depuis 1997, l'Atelier de la Photo, devenu en 2003 la Maison de la Photographie, présente à Lille le meilleur de la Photographie internationale, tout en soutenant la création régionale et la pratique amateur.