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Maison de la Photographie / Lille / Hauts-de-France
 

Rémi Ochlik : Printemps arabe

Exposition du 26 mars au 27 avril 2013
Vernissage le mardi 26 mars à 18h30

 

En 2005, il fonde sa propre agence photographique, IP3 Press, dont l’objectif est de couvrir les actualités en France et à travers le monde. En 2011, Rémi photographie les révolutions du printemps arabe, en Tunisie, en Egypte et Libye. Son travail a été publié dans Le Monde Magazine, VSD, Paris Match, Time Magazine et le Wall Street Journal. Le 22 février 2012, Rémi est tué à Homs, Syrie.

Le 17 décembre 2010, Mohamed Bouazizi, 26 ans, perd son commerce et s’immole publiquement, dans son village tunisien de Sidi Bouzid. La révolte se déclenche. Des milliers de tunisiens descendent dans les rues. La contestation gagne Tunis en janvier 2011, le peuple demande le départ de son dictateur. Le 14 janvier, Ben Ali quitte le pouvoir et cet événement marque le début d’une marche vers la démocratie dans toute la région.

Parce qu’elles sont nombreuses à subir les régimes dictatoriaux depuis des décennies, les populations des pays voisins rejoignent le mouvement et se révoltent contre leurs régimes respectifs. En février, c’est au Caire que la rue s’embrase, la place Tahrir est prise d’assaut par des milliers d’Egyptiens en colère. Après quinze jours de sit-in et des combats de rue pour défendre la place contre la police et les supporters du président, le 10 février 2011, Hosni Mubarak finit par céder sous la pression de l’armée et quitte le pouvoir à son tour.

Neuf jours après la chute du président égyptien, les habitants de Benghazi, galvanisés par les victoires de leur voisins, se soulèvent à leur tour. La répression du Guide libyen, Mouamar Kadhafi est sanglante. On voit alors la ville frontière tunisienne de Ras Jedir submergée par un flot de dizaines de milliers de travailleurs émigrés fuyant la Libye et ses combats.

Dans les rues des villes libyennes cependant, la population a pris conscience que son avenir lui appartient. A Benghazi, berceau de la contestation, les civils pillent les immenses dépôts d’armes du Guide et s’improvisent combattants. Ils repoussent l’armée régulière jusqu’à la ville pétrolière de Ras Lanuf. La contre-attaque est rude et fait rebrousser chemin aux rebelles jusqu’à Benghazi. Le 17 mars 2011, alors que l’armée de Kadhafi est dans les faubourgs de la ville, une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU permet aux forces françaises, anglaises et américaines d’intervenir. Benghazi est sauvé mais il faudra attendre plusieurs mois avant que Tripoli, la capitale, ne tombe. Enfin, après d’intenses combats à Syrte et Bani Walid, le 20 octobre 2011 Mouamar Kadhafi est fait prisonnier puis tué. La libération de la Libye est alors annoncée.

Le but de ce travail de près de cinq mois au cours de l’année 2011, au-delà du news et de l’image d’actualité pure, est de raconter une véritable histoire humaine, l’histoire de ces peuples qui se sont battus pour leur liberté.

Remi Ochlik

Remi Ochlick a perdu la vie le 22 février dernier à Homs, sous le bombardement de l’armée syrienne. Il a envoyé cette série pour participer à la Bourse du Talent Reportage ; elle raconte l’histoire «des peuples qui se sont battus pour la liberté», et témoigne d’un talent qui reste, lui, immortel. Cette exposition lui est dédiée.

 

 

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Horaires :
Ouvert du jeudi au dimanche de 11h à 18h.
Attention : en raison d’événements privés, il est possible que la Maison de la Photographie soit fermée au public certains jours.

Tarifs :
Normal 8€ / Réduit 5€ ( Carte étudiant, seniors + 65ans , demandeurs d’emplois, détenteurs de carte famille nombreuse )
Gratuit ( Enfants de – 8 ans, bénéficiaires du RSA, personnes à mobilité réduite + 1 accompagnant et lors du vernissage de l’exposition).

Exposition réalisée en partenariat avec Photographie.com

 

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