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Maison de la Photographie / Lille / Hauts-de-France
 

Mathieu Missiaen : Bliss

Exposition du 5 juin au 6 juillet 2014

 

 » Les fluides numériques, le voyage des sentiments amoureux via l’écran et le clavier, la foudre de sentiments par données binaires 1100101101, l’homo- sexualité féminine dans les productions télévisuelles mainstream, ou encore la violence physique dans l’univers corporatif (la vidéo d’un homme attaquant son patron à l’aide de son écran d’ordinateur… ), sont les dernières thématiques que j’ai voulu aborder.
Si cela dérange, ou reste parfois flou pour certains, je persiste à croire que c’est aujourd’hui une façon détournée de traiter notre société, ses beautés et ses mauvais penchants.
L’envie qui y préside est de créer des images simples à l’aide de séries qui ont la force de raconter une histoire concrète touchée d’abstraction.
Je tente en permanence de mettre en relief des symboles forts souvent empruntés à l’univers du stock d’images. Ces plateformes sur lesquelles il est possible d’acheter des images libres de droits, là où nous trouvons un message direct et simple, la naïveté est reine : un homme souriant avec un attaché-case, une femme faisant les courses avec ses enfants. Voilà ce que j’aime dans cette perception minimaliste, certes naïve mais assez concise, des réalités.
La lumière est mon moyen d’exploiter cette passion pour les choses simples tout en les reliant à une certaine réalité plus compliquée. Je les plonge alors dans mon univers futuriste, étrange et parfois dérangeant en confrontant une lumière froide et douce qui rappelle celle d’un écran, avec une lumière chaude et dure, qui elle, rappelle celle du soleil.
C’est en mettant en évidence cette confrontation de températures, ces univers différents que je raconte cette génération qui s’invente des doubles vies. Un mélange de rapport à nous-mêmes puis à l’autre et ce par le biais de notre second life « .
Mathieu Missiaen

Mathieu Missiaen commence sa carrière par le travail de la matière. Il étudie la peinture et le design de mobilier, et s’installe ensuite pendant trois ans au Canada où il poursuit le travail du bois et le graphisme. De retour à Paris, il crée en 2011 Le creative sweatshop, un studio créatif axé sur l’artisanat d’art, le set design, la sculpture et la création d’image. Depuis un an, il consacre son temps libre à la photographie de mode en studio et à la nature morte contemporaine.

 

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Horaires :
Ouvert du jeudi au dimanche de 11h à 18h.
Attention : en raison d’événements privés, il est possible que la Maison de la Photographie soit fermée au public certains jours.

Tarifs :
Normal 8€ / Réduit 5€ ( Carte étudiant, seniors + 65ans , demandeurs d’emplois, détenteurs de carte famille nombreuse )
Gratuit ( Enfants de – 8 ans, bénéficiaires du RSA, personnes à mobilité réduite + 1 accompagnant et lors du vernissage de l’exposition).

Exposition réalisée en partenariat avec Photographie.com

 

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