ous la pression des photographes, les Rencontres d’Arles ont doublé la somme allouée aux exposants. Un geste encore insuffisant au regard de son budget et des pratiques des autres festivals.
Une ombre au tableau cependant.Les Rencontres, qui jusqu’à l’an dernier ne versaient aucune rémunération aux photographes exposés, ont été récemment interpellées sur le sujet. La pétition « Paye ta photo » lancée en 2018 durant la semaine d’ouverture du festival par des collectifs de photographes et des auteurs indépendants avait ainsi rappelé que, « si la photographie ne s’est jamais aussi bien portée en France, la situation des photographes n’avait jamais été aussi critique ». Dans leur message adressé à Françoise Nyssen, alors ministre de la Culture, ces derniers constataient « le nombre croissant de lieux ou d’événements photo qui ne prévoient aucuns droits d’auteurs pour les photographes alors que tous les autres postes sont rémunérés, du menuisier qui construit les cimaises au directeur du festival ».« Cet état de fait est d’autant plus inacceptable que nombre de ces événements reçoivent des subventions publiques »,relevaient-ils en demandant qu’« un pourcentage non négligeable des subventions versées soit obligatoirement alloué aux droits d’auteurs des photographes invités à y participer ».
Comment un festival doté d’un budget de 7,2 millions d’euros en 2018, financé pour plus d’un tiers par les subventions publiques, à l’accès payant (42 € pour un billet plein tarif), pouvait-il continuer à ne pas payer les photographes alors que que d’autres festivals photo au budget bien plus modeste et à l’entrée libre rémunèrent les auteurs invités ? >>> Suite
