Le 13 avril 2012, la Maison de la Photographie de Lille à l’occasion d’un partenariat signé avec la Maison Européenne de la Photographie à Paris est devenue la «MEP-LILLE». À l’occasion du vernissage de l’exposition de William Klein, les deux structures ont officialisé le partenariat.
Cette signature de convention a été faite en présence de Martine Aubry (Maire de Lille), Christophe Girard (Adjoint à la Culture de la Ville de Paris), Catherine Cullen (Adjointe à la Culture de la Ville de Lille), Jean-Luc Monterosso (Directeur de la Maison Européenne de la Photographie), et Olivier Spillebout (Directeur de la Maison de la Photographie).
Au-delà du symbole de décentralisation culturelle de grandes institutions nationales en province, cette coopération a permis de faire de l’équipement
lillois, « une MEP LILLE » à l’occasion de deux rendez-vous annuels.
La structure culturelle parisienne, dédiée à la création contemporaine, confirme ainsi la confiance qu’elle témoigne à son homonyme lilloise depuis
2004. Jean-Luc Monterosso, directeur de la MEP, avait alors accepté d’être commissaire pour les Transphotographiques. L’échange va aujourd’hui
plus loin puisqu’il permet de lancer une « MEP hors les murs », dans le même esprit que le Louvre à Lens.
Au-delà du symbole, cette coopération est le produit de la décentralisation et va permettre à la Maison de la Photographie lilloise d’entreprendre
des projets de coproductions. Le bâtiment, entièrement rénové, situé rue Frémy, devient aujourd’hui « un bel écrin » dans Lille-Fives, avec un enjeu
d’autant plus important : dynamiser le quartier.
Après avoir accueilli William Klein avec son exposition « Rome + Klein » en avril et Charlotte Rampling avec « Albums secrets » en septembre, la
Maison de la Photographie et la M.E.P. proposeront en 2013 deux nouvelles expositions.
Exposition du 16 février au 10 mars 2012
C’est samedi. Il fait froid dans les vestiaires. J’ai la chair de poule, en culotte, pieds nus. Maman a oublié de faire un ourlet, la robe d’Océane est trop grande pour moi.Maman s’énerve, elle ne trouve pas le trou de l’aiguille.J’ai peur qu’elle me gronde.La bouche en cul de poule pour le rose à lèvres et les paupières closes pour le fard nacré, je suis jolie comme un cœur. Maman jauge le résultat, d’un œil froid. Tout à l’heure elle sera tellement fière de moi qu’elle pleurera.
La scène est immense, une ligne de visages attentifs et souriants comme le loup du Petit chaperon rouge : 1, 2, 3, 4, 5 : mesdames et messieurs les membres du jury. Derrière, les mamans aux abois. « Ce n’est pas grave si tu perds ma chérie, Maman t’aimera toujours». Devant moi, Fibie s’avance, elle marche les pieds en dedans, elle fait la révérence à droite, traverse en cadence mécanique, fait la révérence à gauche. Puis Luna, pimpante et aguicheuse, c’est elle qui va gagner. […] Marion Gronier

Visites guidées
Des élèves et leurs enseignants ont pu lors de leur visite guidée discuter de la différence entre une princesse et une mini-miss…
D’autant plus intéressant qu’au même moment se discutait à l’assemblée nationale une proposition de loi visant à interdire l’organisation de concours de beauté pour les enfants de moins de 11 ans.


Dessins réalisés par des élèves du collège Boris Vian de Lille lors d’une visite guidée
Presse

Exposition du 13 avril au 30 mai 2012 en partenariat avec la Maison Européenne de la Photographie
En 1956, après la publication de son célèbre journal photographique sur New York, William Klein, peintre, graphiste et photographe arrive à Rome sur l’invitation de Federico Fellini, qui l’engage comme assistant réalisateur sur “Les Nuits de Cabiria”. C’est l’occasion pour Klein, armé de son appareil, d’explorer les moindres recoins de la cité avec pour guides les nouvelles figures de proue du monde littéraire et artistique italien.
Dans le contexte excitant des années 50, le photographe réalise une nouvelle fresque sur Rome. Cinquante ans plus tard, une exposition, ainsi que la réédition de l’ouvrage, célèbrent à nouveau le talent incroyablement visionnaire de son auteur et le geste d’amour envers cette ville éternelle.
Réapparaissent ainsi, dans cette exposition, la magie de ces années, l’acuité du regard de Klein et elle le consacre, s’il le fallait encore, comme l’un des maîtres de la photographie.
![]()

Vernissage




Quelques exemples de visites guidées
Après une première visite en février, le collège Boris Vian est revenu visiter l’exposition William Klein en avril : 6 élèves étaient particulièrement intéressés par la photographie, et suivent un atelier photo avec l’association Pygmalion.
L’école Brunswichz – Rousseau à Lille s’est déplacée à 2 reprises pour accompagner 2 classes (30 élèves de CE1 et 30 élèves de CM2) visiter l’exposition William Klein. Suite à ces 2 visites, les enseignants et les élèves ont manifesté l’envie de réaliser un atelier photo sur l’année 2012-2013, encadré par notre chargée de médiation.
Les apprentis du BTM Photographie du Centre de Formation des Apprentis de Tourcoing ont suivi une visite de l’exposition William Klein.
Les étudiants de la Faculté Libre de Sciences Humaines (Master 1 Histoire et journalisme) à l’Université Catholique de Lille ont également bénéficié d’une visite guidée. La médiatrice a complété la visite par des enseignements techniques sur l’art photographique et l’histoire de l’art en général.
Le centre d’Art et d’Image à Wazemmes, école d’art municipale, nous a sollicités pour une visite guidée pour 5 adultes avec notre chargée de médiation.
Une éducatrice, 3 adolescents et 3 adultes de l’ITEP Tourcoing (foyer d’accueil) et l’association ARCAS, qui rassemble des gens du voyage et migrants, ont également visité l’exposition William Klein ; notre chargée de médiation a adapté la visite à ces publics.
La Maison de retraite Saint-Jean à Lille s’est déplacée pour visiter l’exposition William Klein. Cette visite nous permet d’envisager le développement d’actions à destination des personnes âgées et des maisons de retraite lilloises. Ces actions visent à encourager les sorties de ces publics parfois peu mobiles, ou déficients visuellement, et qui doivent également bénéficier d’un accompagnement spécifique.

Visite guidée avec les élèves de l’école Brunswichz-Rousseau
Vernissage
Le vernissage a eu lieu le vendredi 13 avril 2012, en présence de William Klein, Martine Aubry (Maire de Lille), Christophe Girard (Adjoint au Maire de Paris chargé de la culture), Catherine Cullen (Adjointe au Maire de Lille déléguée à la Culture), Jean-Luc Monterosso (Directeur de la Maison Européenne de la Photographie). Plus de 400 personnes (public, partenaires, associations,…) étaient présentes lors de cette soirée.

Une animation Leïca a été mise en place à l’occasion de cette soirée, prenant la forme d’un laboratoire photo avec décor et matériel de développement.
Le public ravi a ainsi pu repartir avec une photo souvenir de cette soirée.

Soirée de clôture – MAX KLEZMER BAND en concert
Afin de clôturer ensemble et de façon festive l’exposition William Klein, la Maison de la Photographie a organisé un concert de clôture et a ainsi permis aux derniers visiteurs de se retrouver autour d’un verre lors d’une soirée placée sous le signe du jazz.
En cohérence avec ses actions en faveur de la Pologne, c’est Max Klezmer Band, un groupe originaire de Cracovie, qui a été choisi pour animer cette soirée, qui a
réuni une centaine de personnes.
Max Klezmer Band groupe Polonais de Cracovie, propose un brillant mélange de Klezmer, de Jazz, de musique des pays de l’est, et de musique juive sephardique.
Très connus en Pologne, Max Klezmer Band a joué ces 13 dernières années tout autour du monde, notamment en Angleterre, France, Allemagne, Autriche, Belgique, Suède et aussi lors d’échanges culturels en Jamaïque et en Afrique noire.

Exposition du 5 au 15 juin 2012
Les habitants, commerçants, cafetiers, associations, familles de Fives s’unissent afin de donner leur vision du quartier, et présentent « Portraits de Fives », une exposition vouée à la rencontre et à la découverte.
Fort des partenariats déjà engagés avec des structures de Fives, la Maison de la Photographie souhaite développer des projets en 2012 pour permettre une appropriation du lieu et un véritable point de rencontre entre les opérateurs du quartier. C’est dans ce cadre qu’elle accueille cette année deux expositions : celle de l’espace Claude Chassagny et Portraits de Fives, qui réunit plusieurs associations fivoises autour d’un objectif commun : témoigner de la vitalité et des richesses du quartier de Lille-Fives et de ses habitants.
Associations participantes : ATD Quart Monde, Capharnaüm, Les Potes en Ciel, Les Portes du Soleil, Nasdac, SAJ Les Papillons Blancs.

Exposition du 21 juin au 15 juillet 2012
Luca Gilli est né en 1965. Diplômé de sciences naturelles à l’Université de Parme, il vit à Cavriago en Italie. Successivement exposé dans différentes institutions et
galeries, Luca Gilli travaille sur la surexposition. Dans son exposition Blank (« vide » en anglais ») il « exprime des moments d’absolu, un aspect métaphysique ».
Le photographe trouve son terrain d’action dans des lieux en construction, de prime abord sans intérêt particulier.

« Ils ne sont pas encore investis par la présence humaine. Ce sont des espaces en devenir ». Par ses jeux de lumières, Luca Gilli fait disparaître les lignes de fuite, les perspectives et les volumes. Quelques objets savamment choisis se détachent alors de ces fonds blancs, dénués de leurs ombres portées, mis en valeur dans leurs détails, leur couleur et leur grain.
Extrait du texte « Les Chambres Blanches » de Quentin Bajac, Conservateur – Chef du Cabinet de la photographie. Centre Pompidou, Paris
Luca Gilli était présent lors du vernissage de son exposition. Il a pu rencontrer le public lillois et partager leurs impressions sur son travail. Il aura l’occasion de revenir sur Lille début 2013, car sa série Blank a été choisie pour être exposée sur le stand de la Maison de la Photographie lors de la foire d’art contemporain, Lille Art Fair.


Exposition du 20 septembre au 16 novembre 2012 réalisée en partenariat avec la Maison Européenne de la Photographie, Paris
Helmut Newton, Alice Springs, Bettina Rheims, Jeanloup Sieff, Norman Parkinson, David Lynch, Cecil Beaton, Juergen Teller, Jacques Bosser, Peter Lindbergh, Paolo Roversi, David Bailey, Jean Baudrillard, Peter Beard, Martial Cherrier, Larry Clark, Marie-Laure de Decker, Alain Fleischer, Martine Franck, Lee Friedlander, Ralph Gibson, Nan Goldin, Marc Le Mene, Weegee, Robert Mapplethorpe, Duane Michals, Irving Penn, Arnulf Rainer, Tomoko Sawada, David Seidner, Eugene William Smith.
Pour son propre travail centré sur sa vie intime, Charlotte Rampling ouvre les pages de son album consacrées à la petite enfance, à ses adolescents qu’elle a vu grandir, images qui expriment un hymne à la vie, et aussi l’appétit de ses voyages vécus en Extrême-Orient à l’époque où la Chine n’était pas encore une escale très fréquentée.
Du côté des photos qu’elle a inspirées et pour la première fois rassemblées, on découvrira celles de Cecil Beaton, Bettina Rheims, Helmut Newton, Alice Springs, Paolo Roversi, Peter Lindbergh, chacune contenant sa part de surprise et de choc – comme c’est également le cas pour Juergen Teller. Enfin au niveau des autoportraits choisis dans les collections de la Maison Européenne, Charlotte Rampling a retenu notamment ceux de Larry Clark, Ralph Gibson, Marie-Laure de Decker, Duane Michals…
Une musique originale a été spécialement conçue par Jean-Michel Jarre pour cette exposition.
Henry Chapier
![]()

Charlotte Rampling, Paris, 1985 © Bettina Rheims



Exposition du 23 novembre au 21 décembre 2012
Le 6 octobre 2012, la désormais célèbre parade d’ouverture a lancé FANTASTIC, la dernière édition thématique dans l’esprit de Bombaysers de Lille et d’Europe XXL. Métamorphoses urbaines, expositions majeures au Tripostal, à la Gare Saint Sauveur et dans de nombreux lieux culturels partenaires, spectacles et événements hors du commun… FANTASTIC a exploré une programmation intrigante qui a transformé le quotidien et révélé les mystères dissimulés au coin des rues et derrière les portes de lieux familiers. Tous les habitants du territoire ont pu prendre part aux événements qui ont rythmé la métropole durant ces 3 mois.

Nicolas Andreos © Thomas Muselet
Thomas Muselet est un photographe de la région lilloise.
Qu’il s’agisse de photos d’enfants, d’artistes, de musiciens, de cuisiniers, Thomas, trente-trois ans, installé à Douai et spécialisé dans le portrait et le photomontage, est un génie de la création numérique. Roi des trucages et de la retouche, cherchant toujours un rendu artistique de qualité, il réalise à tous les coups des créations originales et uniques. Méticuleux et très technique, de nombreux magazines spécialisés publient aujourd’hui ses articles. Mettant son talent, sa créativité et sa sensibilité au service des univers de chacun, Thomas est un artiste hors normes en pleine expansion.

De nombreuses personnes étaient présentent lors du vernissage et ont eu l’occasion de se faire «tirer le portrait» par Thomas Muselet.
Portraits réalisés à travers un vieux frigo aménagé à l’occasion.

De jeunes élèves du collège Boris Vian ont pu présenter leur brunch à 3 chefs étoilés le samedi 24 novembre. A leur tour, les grands chefs leur ont donné conseils et ont réalisé une démonstration culinaire en direct.
Une soirée a également été organisée le surlendemain du vernissage durant laquelle les grands chefs étoilés de la région (dont les portraits étaient également exposés) ont fait déguster leurs spécialités.

Presse

Par l’expérience de l’organisation des Transphotographiques, et les nombreux contacts établis pendant ces 10 dernières années, les projets artistiques sont nombreux et la Maison de la Photographie organise des événements sur son lieu tout au long de l’année, en produisant les œuvres et la scénographie des expositions, en communiquant largement au niveau métropolitain et régional.
Affiches

Les plans de communication mis en œuvre regroupent des campagnes d’affichage (abris bus, panneaux Decaux) sur la métropole lilloise, la diffusion de cartons
d’invitation pour les vernissages des expositions, des newsletters sont envoyées régulièrement (+ de 20 000 adresses mails) annonçant les différents événements
proposés par la Maison de la Photographie. Notre site internet : www.maisonphoto.com accueille de plus en plus de visiteurs.
La page Facebook est aussi régulièrement alimentée et mise à jour. Une grande bâche face à l’entrée du bâtiment annonce l’exposition en cours.
Invitations / flyers

Newsletters
Les newsletters sont envoyées régulièrement a une large banque d’adresses mails. Elles annoncent l’actualité de la Maison de la Photographie.
Nous avons également développé un partenariat avec le site internet YELP qui met en avant nos événements.

La Maison de la Photographie, association Loi de 1901, est implantée à l’entrée du quartier de Fives, rue Frémy, au coeur de l’ilot Frémy-Courbet, en pleine rénovation. Espace d’exposition déployé sur deux niveaux de 300m² aménagés en galeries, la Maison de la Photographie est en activité depuis une dizaine d’années. Ce lieu culturel a pour but de promouvoir la photographie sous toutes ses formes, auprès de tous les publics. C’est aujourd’hui un lieu de rencontre autour de l’art visuel, qui accueille tout au long de l’année des expositions, des débats, des événements, et se veut être un véritable support pour la diffusion artistique sur le territoire.
Après presque 10 ans d’activité, et des échanges avec les collectivités partenaires, la Maison de la photographie a effectué un diagnostic de ses activités et de son
ancrage dans le quartier. La Maison de la Photographie souhaite devenir un lieu culturel au cœur du quartier de Fives / Lille avec un ancrage renforcé en devenant un lieu de vie ouvert sur les structures du quartier et ses habitants. Fort des partenariats déjà engagés après années avec des structures de Fives, la structure souhaite développer des projets en lien avec elles en 2012, pour permettre une appropriation du lieu et un véritable point de rencontre entre les opérateurs du quartier, ce qui manque aujourd’hui à Fives.
Par des événements organisés tout au long de l’année par la Maison de la Photographie, ou par l’accueil de projets solidaires, par une ouverture au public du quartier, le lieu devient un lieu de rencontres régulières et de convivialité.
Déterminée à partager sa passion pour la photographie avec le plus grand nombre, La Maison de la Photographie mène depuis toujours des actions à destination du public scolaire. En contact direct avec les professeurs de la métropole lilloise, La Maison Photo invite les écoles à se rapprocher d’elle à chacune de ses expositions. Des visites guidées sont en effet mises en place pour permettre aux élèves de tous âges de mieux appréhender les expositions, et l’art photographique et visuel en général. La visite est adaptée à l’âge des scolaires, de la maternelle au public étudiant. Des supports pédagogiques sont disponibles, pour permettre aux professeurs de préparer au mieux leur visite. Sollicités et questionnés, les élèves sont volontaires et enthousiastes. Lorsque le thème s’y prête, des exercices pratiques sont réalisés, l’objectif étant toujours d’aller plus loin et de leur donner les clefs pour faciliter leur prochaine visite.

Visite scolaire (école Brunswick) de l’exposition William Klein
Les visites guidées ne sont pas réservées exclusivement aux scolaires : en effet, la Maison de la Photographie s’attache à ouvrir ses portes à d’autres publics : associations, maisons de quartier, séniors…
Toujours gratuites, ces visites font l’objet d’une réservation préalable auprès de notre chargée de médiation. Elles peuvent également être préparées en amont par
une pré-visite ou un atelier. L’objectif est de faire connaître les expositions et d’amener les publics vers les lieux culturels en général.
La Maison de la Photographie souhaite rendre accessible la pratique photographique aux publics qui le souhaitent. Des ateliers-photos sont donc mis en place, encadrés par une chargée de médiation. Ils permettent aux participants de développer leur compréhension et leurs compétences dans le maniement des
techniques photographiques. Sensibilisés à l’histoire de l’art, de l’art photographique, et aux techniques de prise de vue, ces ateliers peuvent s’étaler sur une année et permettre une marge de progression importante.
Le Collège St-Adrien de Villeneuve d’Ascq a ainsi créé un club photo en septembre 2011 composé de 15 élèves de 6ème. Tout au long de l’année les élèves assistent
à des visites guidées à La Maison de la Photographie. L’atelier a pour vocation de développer l’autonomie et l’expression artistique des élèves, en vue de réaliser une exposition photographique pour les portes ouvertes du collège. C’est un premier pas vers la découverte du milieu culturel.

Atelier photo Collège St Adrien – 2012
La Maison de la Photographie est un vrai partenaire de ce projet éducatif.
La médiatrice culturelle accompagne les élèves et les enseignants tout au long de la réalisation de leur projet. En effet, plusieurs rendez-vous de sensibilisation sont planifiés au cours desquels, elle donne les clefs de la réalisation d’une exposition de photographies (choisir un thème, fabriquer et travailler les photographies, écrire un texte de présentation…). Ces temps de sensibilisation ont lieu aussi bien au sein de l’établissement scolaire qu’à la Maison de la Photographie. En effet les artistes exposés à la Maison de la Photographie constituent de vrais cas pratiques pour la préparation de leur projet d’exposition.
Outre les ateliers photos, La Maison de la Photographie développe des activités avec les associations de la métropole lilloise.
Ces activités complètent les visites guidées, et permettent à des publics parfois en difficulté d’acquérir une approche différente ou plus complète de ce qu’est l’art photographique, et l’art en général. La photographie est prétexte à l’échange et devient un outil formidable pour tisser des liens sociaux. L’IM-PRO (Institut Médico-Professionnel) de Tourcoing accueille des adolescents déficients intellectuels légers et moyens, âgés de 12 à 23 ans. Ce centre dispense d’une part d’un enseignement scolaire et d’autre part d’un enseignement professionnel. L’objectif est d’amener ces jeunes vers un maximum d’autonomie et la pratique d’un métier.
En plus des enseignements scolaire et professionnel, la structure met en place des projets pédagogiques personnalisés, qui ont pour objet le développement de la sociabilité, de la confiance en soi, l’ouverture vers le monde. La réalisation de ces derniers peut passer par la pratique sportive ou artistique. Un atelier photo a été mis en place par les éducateurs de la structure, celui-ci compte une dizaine de personnes. La Maison de la Photographie accueille ce groupe régulièrement pour des visites guidées. La préparation de chaque visite demande un travail différent en amont. La médiatrice doit s’adapter à ce public et créer des outils pédagogiques permettant une compréhension facile des œuvres (utilisation d’images, de repères communs, de photographies…). Les ateliers de prise de vue et de lecture d’image ont également eu lieu et ont permis la réalisation d’une exposition.

Exemples de travaux réalisés par les adolescents de l’IM-Pro de Tourcoing lors des ateliers photo organisés avec la Maison de la Photographie
Organisation & montage d’une exposition
Opérateur public de l’Éducation nationale et du réseau SCÉRÉN, le CRDP Nord – Pas de Calais propose des ressources pédagogiques, des formations et des solutions techniques pour la communauté éducative. Cinq centres dans la région, à Arras, Calais, Dunkerque, Lille et Valenciennes, proposent une offre de proximité dédiée à l’accompagnement de tous les acteurs éducatifs.
Dans le cadre des Mercredi du CRDP, la Maison de la Photographie a organisé une formation sur le montage et l’organisation d’une exposition. Celle-ci s’adresse aux professionnels, enseignants et animateurs qui viennent chercher au CRDP des conseils pour se perfectionner. La formation reprend en détail les différentes étapes de l’organisation d’une exposition professionnelle de photographie, et propose également une séance de prise de vue sous la forme d’une ballade photographique afin de s’approprier le langage photographique et d’analyser les idées des participants.
Dates de la formation : 9 mai 2012 // 12 décembre 2012
Intervenants : Chargée de médiation et chargée de coordination de La Maison de la Photographie
Programme : L’écriture du projet artistique, le financement et la production, la communication et l’élaboration des supports de médiation, le transport et la conservation des œuvres, le montage d’une exposition, l’organisation d’un vernissage…
Exposition collective
La Maison de la Photographie a véritablement un rôle de « lieu ressource » pour les acteurs du quartier qui souhaitent organiser une exposition. Elle met ainsi à leur disposition ses locaux, du matériel et des moyens humains. C’est dans ce cadre qu’elle accueille cette année deux expositions : celle de l’espace Claude Chassagny, et l’exposition Portraits de Fives, qui réunit plusieurs associations fivoises.
> Exposition Portraits de Fives, du 5 au 15 juin 2012
Les habitants fivois, commerçants, cafetiers, associations, familles…s’unissent afin de donner leur vision du quartier et présentent une exposition vouée à la rencontre et à la découverte.
> Exposition Traces, Traits, Portraits de l’Espace Claude Chassagny du 5 au 7 juin 2012
Ce CMPP accueille des adolescents de 12 à 20 ans confrontés à l’échec scolaire ou en difficulté dans les parcours de formation existants. Il leur propose un éventail de soins et d’ateliers (pédagogiques, créatifs, corporels) visant à leur permettre de se projeter différemment face aux difficultés dans lesquelles ils se trouvent pris à répétition. Cette exposition est née de la demande des adolescents qui souhaitaient montrer ce qu’ils font.

Fort des partenariats déjà engagés année après année avec des structures de Fives, la Maison de la Photographie souhaite développer des projets en lien avec elles en 2012, pour permettre une appropriation du lieu et un véritable point de rencontre entre les opérateurs du quartier, ce qui manque aujourd’hui à Fives.
Plateforme culturelle au cœur du quartier de Fives, la Maison de la photographie accueille et conçoit tout au long de l’année des projets culturels : la photographie est un médium actuel facteur de rencontres et de découvertes. Avec L’exposition collective Portrait de Fives, la Maison Photographie met à la disposition des structures culturelles, associatives, écoles et familles du quartier, ses moyens matériels et humains : salles d’exposition, aide à la production, accompagnement par le biais d’ateliers de sensibilisation à la photographie afin que chacun puisse présenter ses projets, actions et réalisations.
La Maison de la Photographie remercie chacune les structures qui participent à Portraits de Fives 2013 : Culture du cœur, le Collège Boris Vian, Nasdac, Capharnaum, le CRDP et le CCN de Roubaix, la Médiathèque de Fives, le centre social Roger Salengro, Les Editions de la Contre Allée, Le collectif des Espaces Qui Parlent de Fives, ATD quart monde, le Lycée Pasteur.
La Maison de la Photographie souhaite montrer son ancrage au sein de Lille Fives, et depuis cette année, elle développe des projets en lien avec les associations du quartier. Ces projets ont pour but avant tout d’ouvrir les portes d’un lieu dédié à la culture et à la rencontre, mais aussi, bien sûr, d’accompagner les acteurs fivois dans leurs projets. La Maison de la Photographie met ainsi à leur disposition ses locaux, du matériel et des moyens humains.
Portraits de Fives est une exposition vouée au partage et à la découverte.
Au partage tout d’abord, parce qu’elle a permis de faire se rencontrer des personnes, et des points de vue. Les habitants, commerçants, associations, familles du quartier de Fives nous livrent leur quotidien dans ces photographies, qu’ils ont prises eux-mêmes ou au travers desquelles ils apparaissent. Une exposition vouée à la découverte ensuite, car elle nous permet d’explorer et de mieux connaître les gens et les murs d’un quartier que l’on ne regarde pas toujours avec attention, et qui a encore beaucoup à offrir.
Chaque structure a eu la chance de regrouper des personnes qui ont mis leur énergie dans ce projet, et qui ont permis de le concrétiser. Les professionnels de la
photographie qui ont accompagné ces structures ont également fait un travail formidable.
Suite à l’exposition Portraits de Fives, et dans le cadre d’une dernière «Fête des voisins » à la Cité Lys, l’association ATD Quart Monde expose les photographies prises par les habitants du quartier. Cet événement fait écho au travail de médiation fait avec les partenaires du quartier, et va même au-delà. Véritable exposition « hors les murs », ce projet permet à tous de se retrouver autour de ce travail de mémoire, face à la démolition prochaine de l’îlot, prévue pour 2013.

Exposition et vernissage des Portraits de Fives 2012 à la Maison de la Photographie

ATD Quart-Monde : ATD Quart Monde veut contribuer à bâtir une société où chacun sera respecté dans son égale dignité et y aura sa place pleine et entière. Pour cela, il veut donner la priorité aux plus démunis, aux plus exclus : il faut que chaque personne ait accès aux droits fondamentaux, c’est-à-dire les droits qui permettent de vivre dans cette égale dignité.
ACTIONS : Face à la démolition prochaine de l’îlot / Cité de la Lys, prévue pour 2013, les habitants de Fives ont voulu se mobiliser et ont réalisé un travail de mémoire en photos. La partie de l’exposition qui leur est consacrée s’articule autour de 2 thèmes : d’une part, faire parler les murs, d’autre part, les gens, à travers la photographie.

NASDAC : NASDAC (Nouvelle Association Solidaire de Diffusion des Arts et Cultures) participe au développement culturel durable des quartiers et micro-secteurs prioritaires de la ville de Lille (Fives, Saint Maurice, Moulins…) en favorisant l’accès de tous les publics aux événements culturels et en promouvant les arts émergents et les artistes locaux. Elle vise à tisser des liens entre des structures aux domaines d’intervention divers (culture, jeunesse, éducation populaire, insertion…) et met en place des actions collectives permettant de toucher un large public. NASDAC mise sur une médiation importante afin de toucher des publics éloignés de l’offre culturelle, dans une situation d’isolement et d’exclusion et d’impliquer au maximum les habitants dans la réalisation et l’évaluation de ses actions. Elle organise depuis 6 ans le FiveStival (concerts, spectacles de rue, ateliers pour enfants…) auquel plus de 80 compagnies ont jusqu’à maintenant participé.
ACTIONS : L’association expose à la Maison de la photographie des clichés pris pendant les éditions précédentes du festival, et nous rappelle ainsi que le quartier de Lille Fives est animé et qu’il prend vie grâce à ses habitants et à ses associations.

CAPHARNAÜM : L’association CAPHARNAUM a été créée dans le but de proposer aux personnes sans domicile, un lieu d’accueil, d’écoute, de restauration et
d’hébergement mixte pour adultes. Elle a évolué, en gardant toujours en tête cette question fondamentale de l’accompagnement, et en mettant en oeuvre des outils adaptés à ces publics. Elle leur propose ainsi une prise en charge progressive de leur avenir et une réinsertion durable dans la société.
ACTIONS : Accompagnés par Aline Reynaud-Paligot, les résidents ont suivi des ateliers photographiques dans le but de réaliser cette exposition. Ils ont ainsi voulu nous faire découvrir les lieux qu’ils aiment à Fives. Les clichés pris au cours des 4 ballades photographiques nous dévoilent également le quotidien de ces résidents, à travers des portraits réalisés dans leur foyer.

SAJ LES PAPILLONS BLANCS : Association rassemblant des parents et amis autour du handicap mental, Les Papillons Blancs rassemble 550 familles adhérentes, et met en oeuvre des solutions innovantes d’accompagnement et de développement adaptées à tous les âges dans les 5 Territoires du sud de l’agglomération lilloise. L’association accueille, dans 23 établissements et services, plus de 2400 enfants, adolescents et adultes porteurs de handicap mental.
ACTIONS : La réalisation de cette exposition s’est faite par le biais de prises de vue réalisées par les résidents de l’association, et encadrées par Aline Reynaud-Paligot. Ces travaux leur permettent de s’exprimer et de nous faire découvrir leur quotidien, à travers des photographies prises sur leur itinéraire quotidien dans Fives, quand ils vont faire leurs courses, participent à un atelier danse ou se rendent à la piscine…

LES POTES EN CIEL : Le café des enfants « les Potes en Ciel » accueille au quotidien des familles, de Lille Fives notamment. L’association a souhaité mettre en avant ces familles au travers de portraits photographiques. Une série de 15 portraits au format 40×50 a été réalisée bénévolement par Laurent Vandenbeusch, photographe auteur, au sein même du café. Exposer ces portraits est pour l’association un moyen de témoigner très directement de ce que chaque famille peut trouver au café. Cette exposition à la Maison de la Photographie à Lille Fives, dans le quartier des Potes en Ciel, prend donc tout son sens. Des textes associés aux photographies seront également exposés. C’est avant tout un soutien « logistique » (tirages, encadrement, cartels) et une expertise dans le montage d’expositions que la Maison de la Photographie a apporté à l’association.
ACTIONS : Dans cette dynamique et cette logique d’échange entre le café des enfants et la Maison de la Photographie, le photographe Laurent Vandenbeusch a mené une véritable réflexion sur la famille et l’importance de la photographie comme rituel familial, moment de réunion privilégié, « quasi cérémonial ». En effet, cette façon d’être ensemble ici et maintenant, grâce à la photographie, est aujourd’hui un élément fort dans la construction de l’identité familiale.

S(ANS) D(ECLIC) F(IXE) : LES PORTES DU SOLEIL : S(ans) D(éclic) F(ixe) est un projet photographique monté pour et avec des personnes sans domicile fixe. Le but de cet atelier a été de permettre aux personnes de s’approprier un moyen de représentation qui leur appartienne entièrement et librement.
Durant la durée de l’atelier, les personnes concernées étaient en hébergement de stabilisation au foyer des Portes du Soleil, à la frontière des quartiers de Fives et Hellemmes. « L’atelier a ouvert ses portes en novembre 2010. Grâce aux différents réseaux concernés, une trentaine d’appareils ont pu être collectés. Cet atelier était librement accessible à toutes les personnes hébergées dans la structure, sur la seule base du volontariat et sans aucune restriction de sujet. Onze personnes y ont activement pris part. Après une explication sur les bases du cadrage, des lectures de portfolios et une visite au Musée des Beaux-Arts, chacun s’est vu remettre un appareil photo jetable qu’il avait toute latitude d’exploiter à sa guise. Pour l’essentiel, ces nouveaux photographes ont concentré leur regard sur ce qu’ils vivent au quotidien. Au-delà des traditionnels portraits souvenirs, ils ont su mettre en « lumière » ce quotidien de précarité et d’amitié tissée dans la rue, de galère et d’espoir. Un radiateur, un logement muré et condamné, une bouteille, une chaise, un parc grillagé, des graffitis… Autant d’images fortes, qui sont le fruit d’une vision de l’intérieur, habitée et poétique. Un cri de rage sincère contre le silence. » Jean-François Bednarski, photographe et porteur du projet.
ACTIONS : Une nouvelle campagne de collecte d’appareils photo jetables a vu le jour mi-décembre 2011, et un nouvel atelier photo a débuté fin janvier 2012. Celui-ci s’est étalé jusqu’au mois de mars, afin qu’un editing puisse être proposé début avril en vue d’un atelier d’écriture autour des images qui ont été produites.
« À Lille, dans la cité Lys : sur le gris, les couleurs »
Article publié dans Feuille de route n°409 (août 2011)
Dans le quartier de Fives, les habitants de la cité Lys ont peint des tableaux sur les portes et fenêtres murées des maisons qui les entourent. Ils ont mis leur talent en commun pour créer de magnifiques images qui racontent l’histoire et les espoirs de chacun : la maison où j’aimerais habiter, les paysages de ma jeunesse, car « nous avons le droit à la gaieté et aux couleurs. »
Alors que leur cité va être démolie pour cause de réhabilitation, les habitants, soutenus par ATD Quart Monde, l’association Paroles d’Habitants et les Fracas de Lille, ont décidé de ne pas se laisser envahir par le gris. Lors de la fête des voisins le 1er juin 2011, ils ont inauguré leurs œuvres en présence d’amis, d’élus et de professionnels. Voici comment ils ont expliqué leur démarche. « On nous demande souvent : mais pourquoi faites-vous de la peinture ici, alors que tout va être détruit ? Nous avons envie de répondre que, pour le temps qu’il nous reste à vivre dans la Cité Lys, nous avons le droit à la gaieté et aux couleurs. Il faut mettre des couleurs Maintenant, quand des gens viennent nous voir, ils ne regardent plus les maisons tristes, mais ils regardent les peintures, les fleurs. La Cité Lys est mal vue. Nous voulions montrer que nous ne sommes pas des gens à part. Nous savons faire des choses. Nous sommes des gens bien qui savons faire de belles choses. Ce projet de mise en couleurs et de jardinage a germé dans nos têtes lors de réunions où nous parlions entre nous de nos relogements. Nos voisins partent progressivement, les portes et les fenêtres sont murées. Une de nous a dit : « On n’est pas des chiens, on a le droit de vivre dans un bel endroit. » Nous nous sommes dit qu’il fallait mettre des couleurs.
Impatients Il y a un mois et demi, nous avons commencé à peindre. Nous avons fait des croquis, réfléchi à ce que nous voulions dessiner, nous avons mis en blanc puis dessiné sur les murs. Enfin, nous avons mis les couleurs. Tout le monde s’y est mis. Les enfants étaient impatients et réclamaient de peindre chaque mercredi. Les jeunes ont montré leurs talents, ont pris des initiatives. Les adultes ont pris les pinceaux aussi.
« Les Portes du soleil redonnent une seconde chance »
Article publié le mercredi 09 février 2011 – Nord Eclair
Quand on franchit Les Portes du soleil, on entre dans le foyer qu’ont imaginé et créé, il y a 20 ans, Samuel Chevallier et ses amis. Un lieu d’accueil pour les sans-abri, un lieu d’écoute, un lieu de vie. « Aucun être humain n’est fait pour vivre dehors », lance Doëtte Grenon. Depuis vingt ans, la présidente de l’association Les Portes du soleil offre son temps aux gens de la rue, ceux que l’on appelait clochards il y a peu. Elle fait partie du groupe d’amis qui se sont indignés Noël 1990 devant la situation « des plus exclus de la société ». Autour de Samuel Chevallier, ils se sont réunis pour aller distribuer de quoi de réchauffer, se nourrir, se désaltérer : de la soupe, des sandwichs, des couvertures. « Le fondateur a connu les difficultés de la vie et connaissait les problèmes de la rue. Un jour, il a voulu faire quelque chose », se souvient Doëtte. À l’époque, le Samu social n’existe pas et les accueils de jour sont rares. Les bénévoles vont à la rencontre des gens de la rue et, très vite, décident de créer un abri en dur. « Un des amis a acheté la maison au numéro 48. On a retroussé nos manches pour nettoyer, trouver des draps et de quoi faire le petit-déjeuner », raconte Doëtte. Aujourd’hui, l’association a acquis le numéro 50 et les deux maisons communiquent. Les 25 lits sont continuellement occupés. « Notre philosophie est de ne jamais laisser un lit vide, explique Vincent Morival, directeur de l’association. Nous avons la volonté de créer une ambiance conviviale, familiale et nous voulons nous adapter à tous les problèmes : l’alcool, l’emprise de drogues, les troubles psychiatriques. La plupart des personnes accueillies ont été exclues d’autres centres. L’idée est de redonner une chance à chacun. » Doëtte ajoute : « On ne laissera jamais personne dehors. On laisse la personne entrer, prendre une douche et on la réoriente vers le SIAO si on ne peut l’héberger. » Au-delà du lit, l’association propose de reconstruire les bases, un travail au quotidien : préparer un repas, faire la vaisselle, rentrer chaque soir… « L’une des personnes accueillies a très longtemps dormi sous tente. Il était très difficile de la faire rentrer chaque soir. Aujourd’hui, elle participe aux ateliers, limite sa consommation d’alcool, se lave régulièrement : c’est déjà un grand succès », remarque Vincent. De petite victoire en petite victoire, les personnes accueillies réapprennent à vivre, à donner un sens à leur vie.
Autour d’elles, une dizaine de salariés et 20 à 40 bénévoles luttent contre l’oisiveté, les conflits, écoutent les uns et les autres, leur donnent un peu de chaleur. Vingt ans après sa création, l’association n’a jamais été autant utile. Soutenues par la Fondation de France, les fêtes de fin d’année ont été l’occasion d’organiser des ateliers peinture, photographie, poterie. Les uns présentent leurs poteries, les autres décrivent fièrement les photos qu’ils ont prises. En 2011, tous espèrent un nouveau lieu de vie : « Ce qui était convenable au début est devenu trop petit, explique Vincent, et il n’y a pas d’accès adapté aux personnes handicapées ».
Les chambres ne sont pas individuelles et 2 à 4 personnes se partagent chaque pièce. « Nous sommes en pleine réflexion pour que nos locaux soient plus adaptés,afin de permettre aux personnes de se retrouver : c’est absolument indispensable et urgentissime », conclut Doëtte.
« Un bal rockabilly pour marquer avec vigueur le démarrage du FiveStival »
Article publié le 16.05.2012 – La Voix du Nord
FIVES, Les disques sont vinyles, les bananes gominées et les rollers ne sont pas « in line ». Bienvenue dans la fièvre rockabilly ! Avec les sons de Washington Dead Cats, du Blue Magic Band et de Juliette Dragon, le bal de samedi soir a fait tourner les épaules et les hanches pour marquer avec vigueur le démarrage du cinquième FiveStival. L’association Nasdac, organisatrice de la manifestation, s’est associée pour la première fois aux Bals à Fives. Un partenariat naturel, tant par l’amitié qui lie les membres des deux structures que par leurs engagements : la qualité des programmations et le travail effectué en amont avec et pour les habitants du quartier. Des ateliers et des reportages réalisés par les Fivois ponctueront ainsi les concerts du festival. Samedi, neuf spectacles sur la place Degeyter, dans les bars ou sur scène formeront le FivesStival de rue, tandis que deux soirées spéciales seront programmées : vendredi, soirée électro avec Misteure Valaire et Deluxe. Samedi, soirée world music avec Balkan Beat Box et Imperial Tiger Orchestra, à la salle des fêtes de Fives. • F. D. (CLP)
L’association Cultures du Cœur s’inscrit dans la logique de lutte contre les exclusions définie par la loi d’orientation de juillet 1998 dont le chapitre V évoque, parmi les droits fondamentaux, après la nourriture et les soins, le principe d’un « égal accès de tous, tout au long de la vie, à la culture. »
L’action de Cultures du Cœur s’adresse aux familles et aux personnes isolées en situation de rupture sociale et s’appuie sur la conviction que la culture constitue un extraordinaire levier d’insertion, aide à l’apprentissage de la citoyenneté et à la reprise d’autonomie. Cultures du Cœur a pour objet de « lutter contre l’exclusion sociale en favorisant l’accès à la culture. » Cultures du Cœur sollicite les entreprises culturelles qui mettent à disposition des invitations à l’attention de publics exclus de la culture. Ces structures culturelles, théâtres, festivals, musées, salles de concert et de danse cinémas, compagnies de cirque, enrichissent notre base de solidarité culturelle et s’engagent dans la lutte contre l’exclusion sociale tout en accueillant un nouveau public.
C’est donc grâce à de nombreux partenariats avec les structures culturelles et sportives que l’association sensibilise les personnes les plus démunies, à travers des débats, des visites, des rencontres ou des ateliers.
ACTIONS : Atelier photo hebdomadaire de janvier à mars 2013
Objectif : Découvrir la technique et l’histoire de la photo. Comprendre la notion de l’image et du droit à l’image. Construire des photo à partir d’un thème.
Thème : Jouer la ville : fiction et mise en scène dans la ville.
Groupe de travail : Le groupe de travail a été mis en place par la coordinatrice, Tiphaine Fatou. Le groupe se compose de : Régine, Jonathan, Magda, Monique, Cédric, Clémence, Brigitte, Elise, Typhaine et Stéphanie.
Déroulement : Alternance entre prises de vue en ville et réunions pour analyser les images réalisées. Au fur et à mesure des séances le projet artistique de chaque participant se construit et se précise. Un parcours entre Wazemmes et le Vieux Lille, dont Fives est le point central, a été déterminé pour les prises de vue Sur ce parcours les lieux sélectionnés sont choisis en fonction du projet de chacun. Lorsque un lieu est choisi par un participant les autres membres du groupe viennent l’aider ou en profitent pour s’entraîner. Une dropbox a été créée pour centraliser les photos réalisées au fur et à mesure.
Depuis maintenant sept ans, la Ville de Lille et la Maison de la Photographie s’associent pour renouveler le concours photo « Lille Ville nature ».
Chaque année, le but de ce temps fort est de permettre aux habitants de s’interroger sur la place de la nature à Lille en offrant leur regard sur ce qu’est aujourd’hui la nature urbaine et sur ce qu’ils souhaiteraient qu’elle soit demain.
Le thème retenu du concours photos Lille ville nature 2012 est « Drôles d’oiseaux ». Il fait écho au thème de la manifestation nationale « La Fête de la Nature » an de faire un clin d’œil aux 100 ans d’actions de la Ligue Protectrice des Oiseaux.
Le concours photos Lille ville nature 2012 invite les Lillois et visiteurs à donner leurs points de vue photographiques sur la cohabitation entre oiseaux et habitants.
Plus de 120 galeries françaises et européennes sur 12 000 m2 d’exposition, une participation exceptionnelle de la foire YIA – Young International Artists sur un espace dédié. Lille Art Fair a définitivement trouvé sa place ! Elle est désormais incontournable au cœur du triangle Paris-Bruxelles-Londres et se hisse parmi les premières foires d’art contemporain françaises. La Maison de la Photographie y participe depuis la 1ère édition en 2008.
Cette année nous avons présenté un photographe de la métropole lilloise, Laurent Dequick. Il y a présenté sa série Berlin Polaritât.
« A l’instar de certains paysages qui synthétisent en eux-mêmes une identité territoriale,les grandes villes ont quelque chose de fascinant. En y déambulant, on accède souvent sans réserve aux mythes que certaines images ont créées, colportées, véhiculées dans la mémoire collective. Autant de monuments, de lieux, d’objets qui deviennent les vecteurs d’une reconnaissance incontestable d’une métropole et de son rayonnement international. […] »
A cette occasion, le photographe a pu vendre quelques unes de ses œuvres et ainsi se faire connaitre un peu plus sur le marché de l’art contemporain.
La Maison de la Photographie a ainsi bénéficié d’une visibilité stratégique, afin de favoriser les possibles partenariats de vente, d’exposition ou de production, en présentant l’ensemble de son action auprès d’un public averti.
