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Maison de la Photographie / Lille / Hauts-de-France
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L’Observateur du Valenciennois : L’objectif de la féminité

Valenciennes : Les Transphotograhiques

L’objectif de la féminité

Leticia Valverdes présente ses clichés des filles brésiliennes. Un hymne à la femme en devenir.

Ceux sont 80 photographies colorées ou monochromes qui dévoilent une féminité naissante. Ici, des adolescentes brésiliennes aux apparences masculines, photographiées en noir et blanc. Plus loin, ces mêmes jeunes filles, vêtues cette fois-ci de robe chatoyante ou fardées d’ un léger maquillage… Sur les murs blancs de l’espace Novéac, Leticia Valverdes exposent les métamorphoses des «vies Invisibles», ces filles des mes brésiliennes : une première ‘manifestation valenciennoise des transphotographiques, qui met cette année en exergue les artistes féminines.

Révéler les femmes à elles-mêmes

Touchée par les adolescentes bien souvent déguisées en garçon pour éviter les abus sexuels, la photographe brésilienne a souhaité les révéler à elles-mêmes. Et enfin, les donner à voir en tant que femme. « Ces filles sont jolies, elles ne doivent plus êtres invisibles; la société brésilienne les a trop souvent ignorées. Même dans ce pays obsédé parla beauté, elles doivent accepter leur identité’, concède l’artiste. Par le biais de son objectif, elle a tenté de capter toute leur sensibilité en devenir: le regard d’une enfance perdue ou la pose alanguie d’une adulte incertaine. C’est que d’un bout à l’autre de la galerie, les photos retracent leur désir latent d’être femme. Mais aussi, et surtout, leur en donne le pouvoir. La magie de l’appareil peut-être, la subtilité d’un travail de mise en confiance, sûrement. « Les photos noir et blanc sont les pruniers tirages effectués. Les premiers instants de rencontre. Elles étaient dissimulées sous de amples vêtements, sans identité physique. Puis on a commencé à se connaître. il y eut une libération. D’où les photos de couleurs.

En effet, pendant plus de trois ans, Leticia Valverdes s’est liée avec ces jeunes filles pour les familiariser avec son projet. Pas de relation d’artiste à modèles, «c’était un travail d’échange. jamais je ne les ai forcées à poser pour moi. Si au dé-part elles étaient un peu secrètes, elles se sont ensuite libérées. Le désir d’être admirée a dépassé la peur d’être exposée . certaines se sont photographiées elles-mêmes. Quant aux mies portées, ce sont elles qui les ont choisi. Rien à voir avec une mise en scène. Elles se livrent elles-mêmes à l’objectif. Puis il fallait approcher cet instant qui moelle un peu l’enfance: lorsque tes jeunes filles essaient valoir. Miroitent les robes de leur mère. Pour être plus féminine» explique la photographe.

«la photographie, c’est un moyen d’offrir quelque chose de soi»

Et d’un seul «clic» tout fixer. Figer un instant de bonheur sur le papier. «test pour cela que j’adore la photographie: c’est un moyen rapide d’offrir quelque chose de soi» Le résultat, c’est une part d’intimité regagnée, celle perdue dans les rues de la cité. Trois caractéristiques sont sorties de cette rencontre
photographique. « Face à l’objectif, certaines étaient belles, d’autres talentueuses, d’autres encore étaient fières…: une révélation pour chacune. Beaucoup d’entre dies en m’aient assez d’être prises comme des droguées. Alors, au sortir de certaines séances photos, d’aucunes n’hésitaient pas à arborer leur photos» Plus qu’une exposition, c’est au bout du compte un témoignage que la brésilienne apporte. Rien à voir avec un documentaire, elle espère juste toucher le spectateur. «Habituellement, il y a une distance entre la photo et celui qui ta re garde. l’aimerais que les gens se disent en regardant les portraits: tiens, cela pourrait être ma fille. Après tout, de Brésil ou de France, les adolescentes ont les mêmes rêves» Regarder les photos, et éprouver…Leticia Valverdes ne devrait pas déchanter. L’émotion imprègne chaque prise de vue sans pour autant sombrer dans le pathétique, Pour un véritable voyage dans les sphères féminines…

Magali Rigaut

L’Observateur du Valenciennois du vendredi 24 mai 2002

Les Transphotographiques

>Crée en 2001 par Olivier Spillebout, les transphotographiques est un festival destiné à mettre en valeur l’art de la photographie, comme son nom l’indique.Le principe est de répartir toutes une série d’expositions dans les villes. L’an dernier, seul Lille pouvait recevoir le festival. Mais cette année, les organisateurs ont choisis de décentraliser.sur toute la région. 62 ex-positions sont donc attendues dans tout le département. Le point commun entre toutes ces manifestations? «On a choisi d’exposer des artistes féminines» lance Olivier Spillebout. D’où la présence de Leticia Valverdes dans Valenciennes

 

La jeune photographe brésilienne, encore et toujours l’appareil à la main

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Depuis 1997, l'Atelier de la Photo, devenu en 2003 la Maison de la Photographie, présente à Lille le meilleur de la Photographie internationale, tout en soutenant la création régionale et la pratique amateur.