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Maison de la Photographie / Lille / Hauts-de-France
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Courage et Dévouement

Courage et Dévouement

La Maison de la Photographie de Lille, fondée il y a presque 24 ans, n’est pas née d’une décision
politique mais de la passion pour la photographie d’Olivier Spillebout.
Retracer la genèse d’une institution aujourd’hui internationalement reconnue et profondément
enracinée dans l’histoire d’une région, c’est évoquer les étapes d’un projet culturel audacieux et
novateur.
Tout commence en 1997 lorsque Olivier Spillebout découvre, non loin de chez lui, au 18 rue Frémy,
dans un quartier de Lille déshérité, une ancienne usine en friche. Il décide d’y installer un atelier
photo. C’est un début modeste, mais le lieu devient, peu à peu, le rendez-vous incontournable des
afficionados de l’image fixe. En 2001, devant cet engouement, il décide de créer, avec une petite
équipe très motivée , « les Transphotographiques », un festival dans la ligne des Rencontres d’Arles,
mais qui a cette originalité d’être transfrontalier et de rayonner au-delà d’une région appelée
aujourd’hui les Hauts-de-France. Le succès est immédiat et, en 2003, l’usine en partie restaurée,
devient officiellement la Maison de la Photographie.
Les collectivités publiques apportent leur soutien aux expositions, puis en 2004, dans le cadre de Lille
Capitale Européenne de la Culture, la Maison accueille pour une création éphémère l’artiste Georges
Rousse. Il ouvre ainsi la voie aux plus grands photographes : William Klein, Frank Horvat, Sabine
Weiss, Costa Gavras, Peter Lindbergh, Martin Parr, etc.
Dès lors les soutiens et les collaborations se multiplient, d’abord avec la Maison Européenne de la
Photographie à Paris, puis la Bibliothèque Nationale de France, l’International Center of Photography
de New York (ICP), la Banque HSBC, la Banque Populaire du Nord et des galeries renommées. A
chaque évènement, dans un esprit d’ouverture, Olivier Spillebout fait appel à des personnalités
compétentes, tissant ainsi des liens avec des commissaires, des critiques et des éditeurs. La Maison
de la Photographie devient une référence qui ne cesse de s’internationaliser.
Aujourd’hui cependant il convient de sonner le tocsin. Faute du renouvellement des subventions
régulièrement allouées depuis des années par la Mairie de Lille, la Région et l’Etat, la Maison de la
Photographie de Lille envisage, après la prestigieuse exposition de Charlotte Perriand, produite par
l’Académie des Beaux-Arts en collaboration avec la Fondation Louis Vuitton, de fermer
définitivement ses portes.
Doit-on laisser un si beau lieu mourir ? Qu’on me permette de citer ici George-Henri Rivière : « Le
succès d’un musée ne se mesure pas au nombre de visiteurs qu’il reçoit, mais au nombre de visiteurs
auxquels il a enseigné quelque chose.(..) Il ne se mesure pas à son étendue mais à la quantité
d’espace que le public aura pu raisonnablement parcourir pour en tirer un véritable profit. C’est cela
le musée ». C’est cela la Maison de la Photographie de Lille.
Alors que s’esquisse un nouveau projet photographique qui tend à faire des Hauts-de-France la
plaque tournante de la photographie en Europe, ne serait-il pas regrettable de se priver d’un atout
qui est devenu, avec le Fresnoy à Tourcoing et le C.R.P. de Douchy-les-Mines, un pôle d’excellence ?
Si les lieux qui la fondent ferment leur porte, l’Europe de la culture va petit à petit s’étioler avant de
se transformer tout à fait en regret. Européen convaincu, je ne peux m’y résoudre : en ces temps
d’incertitude, la fermeture de la Maison de la Photographie de Lille aurait valeur de renoncement.
Jean-Luc Monterosso
Fondateur de la maison Européenne de la Photographie à Paris
Président de la Maison de la Photographie de Lille

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Depuis 1997, l'Atelier de la Photo, devenu en 2003 la Maison de la Photographie, présente à Lille le meilleur de la Photographie internationale, tout en soutenant la création régionale et la pratique amateur.